La quatrième année d'Harry fut pour Remus synonyme de joie et de détente. Bien que Sirius ne pouvait pas quitter sa demeure, cela ne l'empêcha pas de trouver un tas d'activités pour renouer avec Lunard. Ça faisait des années qu'ils n'avaient tout deux été aussi détendu, ils avaient aussi eut quelque discussions mélancolique sur leur passé, les regrets de chaqu'un, se consolant l'un et l'autre, ils eurent tous deux l'impression d'arriver de mieux en mieux à faire leur deuil. Cependant, ils se sont tous inquiétés suite au tournoi de trois sorciers et surtout, de l'étrange participation du fils de leur ami, le croyant parfaitement lorsqu'il disait n'y être pour rien. Dumbledore leur avait d'ailleurs demandé d'enquêter comme ils pouvaient sur le sujet, ce qu'ils firent mais très sommairement à cause de la situation de l'un et l'autre mais également par la faute d'un certain laxisme. Pour eux, il n'y avait pas lieu de s'en faire puisqu'après tout, Maugrey était à Poudlard et les deux amis avaient une confiance absolue dans les capacités de l'Auror. Chose qu'ils regrettèrent amèrement à la fin de l'année scolaire, lorsque la lumière se fut sur cette sordide histoire et malheureusement bien trop tard puisque Lord Voldemort était de retour.
Apprenant la nouvelle par Dumbledore, ils n'eurent de cesse de le harceler pour avoir des nouvelles de Harry -qui avait presque été immédiatement renvoyé chez les Dursley- et tentaient de le convaincre de l'emmener chez eut, mais ils n'eurent qu'une réponse, une semaine après les événements, ils reçurent une lettre convoquant tous les membres de l'ordre du Phoenix à se rassembler chez Sirius Black.
C'est ainsi que Remus, Sirius, le couple Weasley et Dumbledore se retrouvèrent autour de la grande table. Tous étaient agités et anxieux, sauf le plus grand sorcier de l'assemblée qui ne paraissait que sérieux et grave.
-Bien. Maintenant que nous sommes tous ici, nous pouvons commencer la première réunion de l'ordre du Phénix.
Sirius se racla la gorge et souligna qu'il n'y avait pas tout le monde.
-Effectivement, accorda l'ancien, Minerva a bien voulu s'occuper à ma place des divers problèmes de l'école et Maugrey se remet encore de sa mésaventure et doit s'occuper de l'enquête sur Barty Croupton Jr., d'ailleurs à son retour il nous ramènera une nouvelle recrus. Nous allons planifier notre stratégie pour les prochains mois et ce que nous devrions aussi faire face au ministère qui risque très certainement de faire l'autruche, bien com-
-Pourquoi avoir attendu si longtemps ? Les mangemorts ont désormais un coup d'avance ! Protesta Molly.
-Eh bien…
-Et où est Rogue ?
Remus se reçu un regard surpris de Sirius, mais il fixait beaucoup trop Albus pour s'en rendre compte, véritablement soucieux de la réponse. Son ancien professeur lui lança d'ailleurs un sourire énigmatique avant de regarder sa montre.
-Il devrait nous rejoindre dans la soirée ! Et il vous apportera d'ailleurs la réponse à votre question ma chère Molly.
C'est sur ceux que la réunion se poursuivit, il eut de grandes divergences sur les choses à faire, les endroits où partir enquêter et la posture face à la sécurité d'Harry. Sur ce sujet malheureusement, c'était Dumbledore qui décidait et son avis était sans appel : Harry restera chez les Dursley et poursuivra sa scolarité comme si de rien n'était, contre l'avis de tout le monde. Finalement à presque quatre heures, on entendit quelqu'un entrer. Toute les têtes se tournèrent vers le vestibule où on s'attendait à voir quelqu'un en sortir, à la place on entendit un gros bruit, comme quelque chose s'effondrant au sol.
-Oh, Dumbledore se leva, c'est certainement Severus.
Tous les autres le dépassèrent rapidement, inquiet, qu'elle ne fut leur surprise de découvrir Rogue effondrait au sol et ne bougeant pas d'un millimètre. Il eut un temps de choc que Remus fut le premier à dépasser, il se précipita auprès du Serpentard, s'agenouilla et lui releva la tête. Son visage était couvert de transpiration et de sang séché, il y avait aussi une grosse entaille au niveau de son front, sa respiration était faible et douloureuse. Lunard ne mit que quelques secondes avant de le soulever dans ses bras. Molly lui donna des directives pour l'installer dans une chambre au rez-de-chaussé, Remus le déposa sur le lit.
-Je vais m'occuper de lui administrer les soins nécessaires, attendez moi dans le salon. Leur dicta tranquillement Albus.
Et ils durent partir. Ils retournèrent autour de la table, Molly particulièrement anxieuse en vue de son caractère maternant, son mari était d'ailleurs là pour elle, la rassurant. De son côté Sirius n'était pas particulièrement inquiété de la situation, il savait qu'entre les mains d'Albus son ancien ennemie ne risquait rien et le savait particulièrement résistant à la douleur, une certaine culpabilité l'envahit au souvenir de ses actes de cruautés passés qui lui permettait une tel certitude. Il préféra alors se concentrer sur la curiosité qui l'habitait par rapport à la réaction de son ami, celui-ci le rendait perplexe. Il observait Lunard en train de se ronger l'ongle, sa cuisse ne cessant de se baisser et se relever, entraînant un mouvement fort stressant de la table. Black mit sa main sur l'épaule de son ami.
-Ça va Lunard ?
L'appelait le regarda, se figeant. Il s'était perdu dans ses pensées et son inquiétude, il s'en voulu d'avoir rendu Sirius soucieux. Mais il ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'il s'était passé, et voir Severus dans cette état l'avait totalement retourné. Il tenta tout de même de prendre une voix calme et assurée.
-Oui ne t'inquiète pas Patmol…
Soudainement, la porte de la chambre s'ouvrir tranquillement, laissant apercevoir Albus se diriger vers les membres de l'ordre avec un visage serein.
-Ne vous en faites pas, il est hors de danger.
-Qu'est-ce qu'il se passe Albus ? Demanda Molly.
-Eh bien, après son retour, Voldemort a rappelé tous ses mangemorts, de cette manière Severus va redevenir notre espion auprès de lui mais...vous connaissez le seigneur des ténèbres, il aime tout particulièrement recadrer ses recrus à coup de Doloris.
Tous firent une grimace, le souvenir du couple Londubat trottant dans leur tête. Pour conclure, Dumbledore leur promit de les tenir au courant des éventuelles informations qu'aurait rassemblé le Serpentard. En attendant, il souhaita une bonne futur journée à tout le monde. Mais il glissa un mot au deux habitants de la demeure avant de partir.
-Je compte sur vous deux pour prendre soin de Severus et l'empêcher de trop en faire. Je repasserai en fin de semaine, il devrait reprendre connaissance demain matin, vous n'aurez qu'à suivre ses instructions pour la suite. Il se rapprocha de Remus et lui glissa. Je compte sur toi pour les empêcher de se battre.
Et il partit.
Lunard était assis sur une chaise, il était en train de trempé un gang dans de l'eau froide avant d'y jeter un sort de maintien pour finalement le poser sur le front transpirant de l'alité. Ça faisait 28 heures que Rogue était allongé ici, au début, Remus se contentait de rester dans le salon tout près pour le surveiller, mais au fur et à mesure que le temps passé, son inquiétude n'avait fait qu'augmenter et finalement se fut un cris de douleur et de panique provenant du Serpentard qui l'avait décidé à s'installer à son chevet. Maintenant il le fixait sans savoir quoi faire que ce soit de ses mains ou de l'émotion étrange qui lui enserrait la gorge. Il se savait sensible mais pas à ce point, après tout il n'avait été proche de son ancien camarade que durant deux trimestres et ils avaient à peine été ami, alors pourquoi le voir comme ça lui donnait autant envie d'hurler ? Peut-être que la guerre avait eu un effet plus dévastateur sur lui qu'il ne l'avait imaginé, aussi, comme lui avait fait remarquer Sirius, vivre reclus n'avait pas dû l'aider. Il se dit d'ailleurs qu'aller prendre l'air ne lui ferait pas de mal.
Il se leva et commença à quitter la pièce, mais avant de partir, une respiration haletante le stoppa, il se tourna vers le professeur de potion et vis son visage se crisper de toute part avant que ses yeux ne s'ouvrent écarquiller, il se releva le souffle court. Remus se précipita vers lui et l'arrêta dans son mouvement pour qu'il reste allongé, mais à peine l'avait-il touché que l'homme le repoussa d'un geste violent en criant Flipendo. Remus se retrouva projeté en arrière, il mit quelque minutes à reprendre ses esprits, il n'aurait jamais pensé que l'autre savait faire de la magie sans baguette. Il se releva doucement et s'approcha prudemment du porteur de noir qui faisait de l'hyperventilation. Finalement, avec une grande tendresse, Lunard posa sa main dans le dos du blessé. Severus se retourna vers lui.
-C'est moi Sev, lui dit-il doucement, tout va bien.
Il se mit à lui frotter le dos en lui murmurant calmement des paroles réconfortantes. Dans les affres de la douleur et de la panique, cette chaleur et cette odeur rappelait quelque chose de très apaisant à Severus. Ainsi, Remus sentit les muscles du dos du porteur de noir se dégourdir lentement et se détendre malgré quelque spasme incontrôler parcourant encore le corps du professeur, un symptôme typique des personnes ayant subis un Doloris. Finalement, Rogue se laissa aller dans l'étreinte du loup et se rendormit. Remus attendit un moment, vérifiant que le malade ne se réveillait pas de nouveau et finit par profiter de ce moment. Il se surprit à apprécier la chaleur contre son torse, et ainsi exposé, il pouvait observer son ancien collègue d'un autre angle. Severus avait l'air épuisé, ses cernes étaient d'autant plus visibles et creusaient son visage qui avait un air maladif, de plus il avait beaucoup maigrit, il l'était autant que le loup sauf qu'il serait étonnant d'apprendre que le Serpentard soit atteint de lycanthropie ou d'une toute autre maladie infligent un tel affaiblissement du corps. Lupin se promit d'arranger ça du mieux qu'il pouvait temps que l'autre homme serait dans cette maison, d'ailleurs, il devrait aller lui chercher à manger au cas où il se réveillerait dans les prochaines heures.
Remus recoucha avec précautions l'alité, il le recouvrit et se laissa aller à lui lisser les cheveux avant de partir. En quittant la chambre, il surprit Sirius qui avait l'air de l'attendre.
-Tu vas bien ? Lui demanda le maître des lieux.
-Oui ne t'en fait pas...tu es là depuis longtemps ?
-De puis que l'autre t'as projeté au mur, il n'a pas été discret.
Le ton de Sirius était dur, ce qui ne plut pas à Remus, ne comprenant pas cette réaction, il sentit tout de même que son ami attendait l'étincelle pour lui expliquer à sa manière ce qui n'allait pas. Il prit donc le soin de refermer la porte et espérait ne pas réveiller le blessé avec leur éclat de voix.
-C'est quoi le problème ? demanda prudemment le loup.
-Franchement Remus tu es trop gentil ! Tu n'as pas à t'occuper de lui !
-Il est blessé, Sirius. Et ça m'étonnerait que tu puisses le faire.
Sirius se retourna et se frotta le visage, il savait que son ami avait raison, malgré les années et sa culpabilité sur ses actes de jeunesse, il subsistait une rancœur tenace entre les anciens ennemis, l'un le tenant responsable pour bon nombre de ses malheurs et l'autre ne pouvait oublier se que le maître des potions a finalement fait, se tournait vers Voldemort. Et il avait vraiment peur que tout ceci ne soit qu'une façade, qu'il ne les trahisse et il voulait protéger Remus ne cette atroce sentiment qu'il avait lui-même éprouvé face à Pettigrow.
-Ce n'est pas notre problème ! Il n'a qu'à s'en prendre qu'à lui !
-C'est un membre de l'ordre et aussi notre espion, c'est important qu'il se remette.
-Tu parle ! Je ne sais pas ce qui a prit à Dumbledore pour l'engager ! Il était qu'en même pour l'autre taré à la base, il a juste retourné sa veste cette enfoiré de Servilus !
Il l'avait appelé ainsi par habitude, mais sans qu'il ne comprenne comment, Patmol se retrouva plaqué contre le mur, le tenant par le col, son ami le regardait furieusement ce qui estomaqua l'ancien héritier qui déglutit.
-Je t'interdis de l'appeler comme ça. Prévient le loup, avant de le lâcher et de partir dans la cuisine.
Le dernier Black ne comprenait pas, Remus n'avait jamais agit comme ça, il avait toujours été calme et raisonné, qu'importait ce qu'il avait pu lui dire par le passé. Il savait que son ami avait un grand cœur, ça avait toujours été le cas, et James lui avait bien expliqué qu'il n'avait jamais été d'accord avec leur comportement exécrable de l'époque. Alors il se tut et observa. Il vit l'attention particulière dont Lunard faisait preuve pour s'occuper du Serpentard, il vit sa déception quand Severus se réveilla et redeviens comme il était, distant et lui sommant de le laisser s'occuper seul de lui-même, égale à l'adolescent de ses souvenirs. Non, Sirius devait bien avouer que sur ce point il se trompait. Il commença à s'en rendre compte lorsque Harry vint les rejoindre chez lui. Il avait d'ailleurs été le plus heureux des hommes en pouvant converser avec l'adolescent, surtout à la réaction de celui-ci quant à son désir de vivre avec lui. Après ça, il avait surpris une discussion entre ses deux colocataires improvisée.
-Reste allongé bordel ! Lui avait presque ordonné, à bout, le loup.
-Occupe toi de tes affaires !
Il avait vu le Serpentard se tenir droit devant eux malgré la douleur qu'il devait encore ressentir, quand tous furent partis il avait interrogé son ancien ennemi.
-On n'a pas idée de se lever dans ton état.
-Tu ne vas pas t'y mettre aussi Black. Le ton était lasse bien que contrarié, Sirius le trouva fort apathique -se le rappelant parfaitement en forme dans la cabane hurlante- mais mit ça sur le compte de la fatigue.
-Harry se serait bien passé de te voir en plus.
-Je me doute bien, mais il aurait pu apprendre que je me trouvais là.
-Quel importance ?
Rogue s'était tourné vers lui, le regardant avec des yeux criants qu'il le trouvait totalement demeuré, mais il prit tout de même la peine de lui répondre en soupirant de lassitude.
-Comment Potter me voit ?
-Comme la peste.
Severus eut un petit sourire sarcastique qui s'évanouit bien vite lorsqu'il déclara.
-Et si tu voyais la peste se faire annihiler par une autre maladie, n'aurais-tu pas encore plus peur de celle-ci ?
Sirius était resté sans voix, le raisonnement était plus que juste et était surpris que le Serpentard soit capable d'intelligence, encore plus d'une attention aussi prévenante envers son filleul. Rogue s'était levé et avant de lui claquer la porte au nez lui avait dit.
-Il a déjà à digéré la mort de Diggory, ne lui rajoute pas des problèmes en plus, ce n'est qu'un gosse.
Et finalement Sirius comprit ce soir de décembre juste après le début des vacances d'hiver où au beau milieu de la nuit, il avait entendu des bruits venant du salon. Sortant de sa chambre, il vit que Remus s'était également réveillé et ensemble, ils étaient descendus. Ils constatèrent surpris, que Rogue s'était installé au salon entrain de boire une tasse de café.
-Qu'est-ce que tu fous là ? Avait demandé immédiatement le propriétaire des lieux.
L'interpellé s'était tourné vers eux et avait montré sa tasse avec dédain. Black allait s'emporter lorsque Remus l'arrêta d'un geste, il s'approcha ensuite du Serpentard et s'assit en face de lui.
-Tu ne passe pas les vacances d'hiver à Poudlard d'habitude ?
-Effectivement, lui avait-il répondu.
-On pourrait savoir pourquoi tu n'y es pas alors ?! Demanda excédé Patmol.
Ne recevant en réponse qu'un regard méprisant du porteur de noir qui sirotait tranquillement sa boisson, le maître des lieux le menaça de le jeter dehors. Les deux hommes se défièrent du regard, faisant déglutir difficilement Remus qui priait pour qu'ils ne se battent pas. Il supplia Severus du regard lorsque celui-ci détourna légèrement ses yeux froids vers lui. Après quelque minute de plus, Lupin tenta de sortir de sa poche un carré de chocolat noir et le posa sur la table dans la direction de leur invité inopportun. Le geste fit soupirer l'ancien Serpentard qui tentait en vérité de cacher son amusement, il n'est vraiment pas croyable à en avoir toujours sur lui, se dit-il. Finalement il prit la sucrerie sous le regard interloqué de Sirius qui n'avait rien manqué de l'échange silencieux.
-Je n'arrive plus à supporter cette folle en rose, j'avais juste besoin d'une pause, au moins d'une heure. Il se tourna vers Black et rajouta de manière dédaigneuse. Je ne compte pas rester, ça sent trop le chien mouillé pour moi.
Sirius tiqua et se retint d'insulter son homologue en grinçant des dents, il tenta plutôt de se recentrer sur le début de la déclaration du porteur de noir, celle-ci l'intrigua, alors il se rapprocha et s'assit au côté de Lunard.
-Je pensais être l'être que tu détestais le plus ? Plaisant a-t-il tout de même cynique. Il s'attendait à ce que l'autre l'envoie balader mais fut surpris de sa réponse.
-Malheureusement tu t'es fait détrôner. Cette garce est la pire vipère qui m'ait été donné de côtoyer, elle n'a aucune compétence et se permet de venir critiquer mon cours.
Les deux Maraudeurs se regardèrent et eurent un rire amusé.
-C'est vrai qu'il est tellement parfait. Ironisa le loup.
-Je ne te demande pas ton avis, cracha le porteur de noir. Si ça ne tenait qu'à moi, je resterai même faire Noël ici...mais je dois poursuivre l'entraînement de ton filleul...et j'ai peur que l'autre s'en prennent à certain de mes élèves ou pire, vole de la potion de véritas dans mes affaires, elle est particulièrement inintéressante à concocté.
Sirius avait été perplexe.
-Pourquoi de la potion de véritas ?
-Elle en fait boire aux élèves quand elle les interroge. Répondit-il sur le ton de la conversation.
-Quoi ?
Les deux autres sorciers étaient outrés, ils savaient que Dumbledore avait été remplacé par l'envoyé du ministère mais pas qu'elle tyrannisait l'école. Rogue fut ravi de son effet et décida d'en rajouter une couche.
-Je pense même que tu pourrais plus la détester que moi Black.
-J'ai peur.
-Tu peux, elle a totalement supprimé l'aspect pratique de la défense contre les forces du mal.
Patmol s'en était levé de son siège.
-Mais elle est folle, vociféra-t-il, comment feront-il pour se défendre contre ces saloperies de mangemort ?! Le ministère n'est vraiment qu'une bande d'idiot !
Rogue le scruta quelques instants avant de déclarer.
-C'est vrai, mais je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. A l'air choqué des deux autres hommes -bien que cela le fit bien rire- il préféra se justifier. Tu as raison dans la forme je te l'accorde, mais si ça peut permettre à Potter d'arrêter de se mettre en danger de mort je suis plutôt pour. Se gamin ne sait vraiment pas délégué au personne compétente, bien que je soupçonne que ça ne suffira pas à l'arrêté.
Et sur ces bonnes paroles, il sortit de table et s'enferma dans la chambre qu'il avait fait sienne. Sirius n'avait pas manqué une miette du regard qui suivit le porteur de noir. Il couvrit son ami de ses yeux semi-tendre, semi-déconcerté.
-Tu n'es pas discret, lui avait-il glissé à l'oreille, faisant se retourner son ami.
-De quoi ?
-Je comprends mieux ton comportement.
-Mais...de quoi tu parle Sirius ?
Le dénommé s'installa bien en face de son homologue.
-Tu as remarqué, il n'est pas aussi vif qu'à l'époque...en même temps on est pas mieux...une belle brochette de clodo.
Les deux hommes en rirent, oui, il avait l'air fin avec leur vieux vêtements négligé et leur air de mort-vivant. La guerre ne les avait pas épargnés.
-Mais je comprends un peu pourquoi tu...l'apprécie…
Remus ne comprit pas l'hésitation tandis que Black se dit que son ami n'était certainement pas près à entendre un mot précis. Il ne voudrait pas encore s'immiscer, la dernière fois avait particulièrement desservi son ami, et il s'en rendit vraiment compte à l'instant. Une vague de culpabilité enveloppa l'évadé. Mélancolique, il continua.
-Peut-être qu'un jour, nous pourrions vivre heureux.
-Pourquoi un jour ?
-Eh bien, toi tu dois te soigner de ta culpabilité et faire correctement ton deuil tout comme moi qui doit me remettre d'Azkaban et pour Rogue...il fixa quelque instant la porte, je ne sais pas quel était son problème à l'école, mais aujourd'hui il doit avoir le double à régler...tu dois me promettre que tu ne te laisseras pas sombrer avec lui !
-Pourquoi je ferais ça ?
-Parce que je te connais par cœur Lunard…
Sirius était grave tandis que Remus ne savait pas vraiment comment se comporter, sa seule certitude était que l'attention de son ami le touchait. Finalement, Patmol posa une question qui commençait à lui triturer sérieusement la tête.
-Lunard...honnêtement...tu m'en veux ?
-De quoi Patmol ?
-De...cette blague à la con et...d'avoir failli détruire ta scolarité ?
Remus soupira, il ne s'attendait pas à cette question et mit un temps pour remettre en place ses pensées, ça faisait beaucoup pour un seul soir.
-Je ne t'en veux pas pour la blague...et je ne t'en veux plus pour cette histoire...
-D'accord.
Un silence s'installa quelque minutes jusqu'à ce que finalement et brusquement Sirius demanda.
-Promet moi quelque chose !
-Encore ?
-Aller !
-C'est quoi ? Lui sourit Remus.
-Promet moi que tu essayeras d'être heureux Lunard ! Tu es celui qui le mérite le plus…
Le loup regarda son ami ému de cette déclaration, et dans un dernier sourire promis.
