Bonjour :)
Merci aux nouveaux followers ! J'espère que l'histoire vous plaît ! N'hésitez pas à me faire des retours, ça fait plaisir et ça m'aide à m'améliorer ;)
Gigibulle : merci de ta fidélité ! Le ton de cette fic se veut drôle alors contente de lire que tu le ressens bien de cette façon. Finn et Poe auront un petit rôle. La fic est surtout centrée sur Rey et Ben bien que Maz aura son mot à dire ;) Pour ta question (pistache ou pivoine), je pense que le chapitre va y répondre !
Chapitre 3
Dans le bus, qu'elle s'était de facto retrouvée à prendre, elle rumina de longues secondes avant de se saisir avec rage de ses écouteurs et de tenter de s'apaiser avec de la musique. 30 minutes plus tard, elle descendit à son arrêt, à nouveau détendue et ayant hâte d'arriver enfin à la maison. Dépitée, elle avait encore toute la rue à remonter, elle s'arma de patience et entama le décompte des 10 dernières minutes d'effort qui lui restait à accomplir. En pente en plus. Elle retira ses écouteurs et était à deux doigts d'en faire de même avec ses chaussures quand elle s'arrêta dans son geste en reconnaissant une voiture au loin. Il était sur le trottoir d'en face, tranquillement adossé à sa portière à ranger elle ne savait quoi dans son portefeuille lorsqu'elle l'avait remarqué.
Elle se sentit soudainement pleinement revigorée et traversa d'un pas décidé, oubliant toute sa douleur. S'il la vit arriver, il ne chercha pas à se dérober à sa présence. Elle se planta devant lui et en étant aussi proche, elle constata qu'il était vraiment grand mais elle ne se laissa pas impressionner.
« Tu m'as abandonnée au milieu de la rue ! Espèce de rustre mal élevé !
-Dieu t'a donné des jambes. Elle roula des yeux de le voir la citer une nouvelle fois et par ce calme olympien qu'il réussissait à conserver malgré le ton sec qu'elle employait. Plutôt jolies d'ailleurs, ce serait donc fort dommageable de priver les autres hommes d'une telle vue. J'ai fait preuve d'altruisme… »
Elle allait répliquer, nullement calmée par son compliment déguisé mais le geste qu'il eut par la suite l'obligea à se taire. Il posa négligemment deux doigts contre sa hanche gauche, glissant doucement sur le tissu délicat de sa chemise avant de les retirer. Elle avait pu les sentir à travers et avait aimé la sensation de chaleur qu'il avait provoquée en elle.
« Si tu y tiens vraiment, je peux au moins t'éviter d'avoir à terminer à pied. Au vu de ta façon de marcher complètement désarticulée pour me rejoindre, ça te sera tout de même d'une aide précieuse. »
Elle plongea son regard dans le sien. Il avait l'air sérieux cette fois malgré sa remarque désobligeante au sujet de sa démarche. Elle qui s'était évertuée, malgré ses inflammations, à essayer d'être chaloupée. Vexée, elle recula mais fit tout de même le tour de la voiture pour se rendre du côté passager. Sa souffrance était trop grande pour refuser une telle offre bien qu'elle détesta le petit air satisfait qui se dessina sur ses traits. Elle ouvrit la portière et se précipita à l'intérieur pour qu'il ne puisse lui refaire un mauvais coup.
Ce n'est qu'une fois assise qu'elle remarqua le confort de l'habitacle ainsi que son petit côté vintage. Quel type de 23 ans se baladait avec une telle voiture ? Plus tôt, elle avait été trop occupée à le regarder et à jouer de ses charmes pour se rendre compte qu'il roulait visiblement dans une bagnole de collection. Il entra paisiblement à son tour et prit tout son temps pour s'asseoir près d'elle.
« Un modèle Condor ? Y'en a qui ne s'embête pas. On se demande comment tu as pu te payer une telle voiture à ton âge….
-Je ne l'ai pas achetée. Je l'ai héritée de mon père, je te rappelle que c'était son boulot. »
Elle se sentit stupide voir ridicule mais préféra rebondir plutôt que de se taire.
« Il te l'a léguée ? Ça veut dire qu'elle devait compter pour lui. C'est un joli geste de sa part, ajouta-t-elle avec plus de douceur que précédemment.
-Je l'ai vu retaper cette carcasse des années durant avec son compatriote Chewie avec qui il gérait le garage. Je n'ai su qu'après son décès qu'il y avait bossé tout ce temps pour pouvoir me l'offrir à la fin de mes études dans un an. La fatalité aura précipité un peu les choses. Elle était presque prête, j'ai fini le travail moi-même. Juste le nécessaire pour qu'elle roule et passe les contrôles sinon je l'ai laissée dans l'état qu'il l'aurait voulu. »
Depuis qu'il était entré, ils ne s'étaient pas regardés mais face à cette précision, elle se tourna vers lui. Elle le dévisagea longuement, ne niant pas apprécier la vue. Elle s'était attendue à y voir un visage grave, peut-être un peu triste mais certainement pas cet air résolu. Il allait tourner la clé pour démarrer le moteur quand elle se pencha et posa sa main sur la sienne pour l'arrêter.
« J'aurais aimé avoir cette chance, il posa ses yeux sur elle alors que les siens étaient toujours fixés sur leurs mains, mes parents ne m'ont rien laissé à leur décès. J'aurais aimé pouvoir conserver un bout d'eux, par n'importe quel moyen, une forme de lien. Comme cette voiture. Une preuve indélébile de leur amour et de leur investissement pour moi. Je ne leur en veux pas, je n'avais que 8 ans et ils ne pouvaient se douter qu'ils mouraient dans un accident de voiture. Je n'ai presque rien pu garder de leurs affaires quand j'ai été placée. Je crois que ma tante Maz a réussi à en conserver quelques-unes mais qu'elle n'ose pas encore aborder le sujet avec moi. Elle se sent honteuse de ne pas avoir réussi à obtenir à ma garde à l'époque alors qu'elle ne devrait pas. J'étais jeune mais je n'ai pas oublié les combats qu'elle a menés pour m'avoir près d'elle. Ni ce juge qui a préféré m'envoyer d'une famille à l'autre plutôt que chez un membre de la mienne sous prétexte qu'elle était tenancière d'un bar et qu'elle vivait seule. »
Elle regarda enfin Ben et le relâcha.
« Ton père et ma tante se connaissaient bien. Je pense que le bar qui l'honore toujours était le sien avant qu'elle ne le revende pour prendre sa retraite.
-C'est le cas. Mon père avait toujours été flatté que la seule condition qu'elle ait exigée du repreneur soit de conserver cette plaque qu'importe les travaux qu'il souhaitait entreprendre. Il a tenu parole. Il la dévisagea. J'ai conscience de ma chance.
-Et moi de la mienne de pourvoir y mettre mes jolies jambes, argumenta-t-elle pour revenir sur un sujet plus léger. Tu peux démarrer. »
Traditionnellement, elle mettait un peu plus de temps à expliquer sa situation familiale mais, dans ce contexte, elle s'était sentie détendue à l'idée de lui en parler. Elle n'avait pas honte de son passé, sinon cela aurait été en avoir sur ses parents et jamais elle ne permettrait une chose pareille. Elle les aimait profondément. Elle sortit de ses pensées quand elle le vit faire le tour du rond-point et s'engager dans la mauvaise sortie.
« Qu'est-ce que tu fais ?
-La rue est fermée pour travaux un peu plus haut. Il faut arriver par l'autre côté pour pouvoir accéder à notre partie du quartier. Ça oblige à faire un léger détour.
-Et tu ne m'en informes que maintenant ? dit-elle d'un ton hautain.
-Qu'est-ce que ça change ?
-La durée de ma présence dans cette voiture.
-Il fallait continuer à pied si tu n'es pas satisfaite… »
Elle sourit, rassurée de voir qu'ils étaient vite revenus à leurs chamailleries habituelles.
« Tu pourrais rendre ça davantage satisfaisant, dit-elle en observant la rue par la fenêtre mais en ayant une position tout même plutôt alanguie.
-Et quelle satisfaction aimerais-tu obtenir ?
-A toi de te montrer inventif. »
Ils entrèrent dans le parc qui se trouvait à quelques minutes de leurs maisons respectives et elle fut étonnée qu'ils aient autorisé les voitures à passer ici. La route bien que clairement indiquée n'en était pas moins un peu cabossée et déserte. Elle fut encore plus déconcertée quand il se gara soudainement sur le bas-côté et qu'en se tournant vers lui, elle le vit lever le frein à main et couper le moteur.
« On peut savoir pourquoi tu.. »
Elle se tut quand il glissa sa main sous sa jupe et qu'elle remonta tout contre sa cuisse. Cependant, il n'alla pas assez haut pour que cela devienne plus tendancieux que cela ne l'était déjà. Interloquée mais pas farouche, elle ne la retira pas et se contenta de l'observer avec attention. Elle ne dit toujours rien et il se pencha vers elle pour que ses doigts remontèrent plus haut, bien plus haut jusqu'à toucher le tissu de son sous-vêtement. Il commença à y passer son index mais elle reprit ses esprits et repoussa vivement son bras de son intimité.
Il ne s'en formalisa pas et se rassit dans son siège en faisant mine de rallumer le moteur. Elle alla plus vite que lui. Elle se détacha et se retrouva une jambe de chaque côté de son corps, sans qu'il n'ait eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Dans cette position, elle essaya tout de même de garder une certaine distance bien qu'elle le chevauchait de manière équivoque.
Elle posa ses mains sur son torse et remonta jusqu'à ses épaules.
« Tu as l'air de savoir ce que tu veux, lui dit-elle en s'approchant de son oreille. J'aime ça. »
Après tout, c'était lui qui était prêt à l'instant à lui caresser le sexe. Comme technique d'approche, il avait sacrément osé et cette audace l'excita plus que de raison.
« Tu apprécies ce que tu sens ? répliqua-t-il. »
Elle lui sourit et le malaxa, savourant la dureté qu'elle pouvait capter sous ses ongles. Il en profita pour la tripoter à son tour. Il se remit à lui cajoler les cuisses puis remonta sur son cul sans aucun scrupule. Elle sentit très clairement le renflement dur contre l'intérieur de sa jambe. Il avait les mains moelleuses et chaudes, c'était agréable contre la peau fine de ses fesses. Il les pressa savoureusement contre ses paumes.
Elle se mit à se frotter contre lui dans un mouvement suggestif. Avec lascivité, elle ondulait dans une lenteur terrible. Il s'approcha et lui lécha le cou. Il y alla franchement et elle aima cette approche déterminée. Il n'hésita pas à remplacer ses lèvres par ses dents et cette fougue l'acheva. Elle émit plusieurs longs grondements tandis qu'il poussait contre ses hanches et que la sensation de chaleur entre ses cuisses s'accentuait. Elle voualit qu'il la touche, qu'il la caresse depuis qu'il avait eu le culot de passer sa main sous sa jupe. Un simple geste qui avait fini par déclencher une tempête entre eux. Un ouragan qu'ils avaient autant attendu l'un que l'autre, avait-elle le plaisir de constater.
Sa bouche descendit vers sa clavicule et elle se cambra pour lui offrir un accès à ses seins. Il lâcha l'une de ses fesses et elle l'observa pousser les pans de sa chemise. Il y mit son nez et elle frissonna d'en sentir le bout dans un chatouillement contre sa peau. Il embrassa le haut du sein, bien englobé dans sa lingerie blanche. Pour accompagner les humides baisers, sa main va rejoindre sa bouche et il le soupesa avant de le presser. Elle ferma les yeux et se délecta.
« Tire mes cheveux. »
Il le fit, enroulant de longues mèches autour de ses doigts puis tira vers l'arrière. Sa main libre se posa sur son sexe bouillant sans pour autant chercher à se faufiler en dessous. Cette simple pression suffisait à la rendre dingue. Elle avait envie de lui, tout de suite. Maintenant.
Elle rouvrit les yeux, secoua ses cheveux qu'il venait de relâcher et n'hésita plus.
« Tu as un préservatif ?
-Dans la boîte à gants. »
Il la désigna d'un doigt tout en reprenant ses embrassades dans son décolleté. Elle poussa sur sa tête sans ménagement pour pouvoir se contorsionner et atteindre l'autre côté de l'habitacle. Elle fut obligée de le quitter et de prendre appui de ses deux genoux sur le siège qui fut autrefois le sien pour y parvenir, lui exposant au passage une vue plongeante sur son postérieur.
Alors qu'elle se débattait pour ouvrir ladite boite à gants, il profita de sa position offerte pour remonter de sa cheville à ses fesses dans une longue caresse appuyée. Cela la déconcentra une seconde et elle sentit cette envie d'imploser gronder en elle. Elle était chaude, humide et déjà prête à l'accueillir. Il continua son petit jeu et elle le laissa faire. Elle sentit ses doigts s'emparer de son tanga en dentelle blanche et tirer doucement dessus. Il prit son temps mais bientôt elle se sentit libérée de ce dernier. De son côté, elle n'était toujours pas parvenue à ouvrir le casier qui lui permettrait d'assouvir librement son désir.
Elle l'entendit ricaner brièvement face à son agacement qu'elle parvenait de moins en moins à contrôler.
« J'aimerais bien savoir ce qui te prend autant de temps… Tu n'as jamais ouvert la boîte à gants de ta voiture ?
-J'ai pas le permis ! Pourquoi sinon prendrais-je le bus ? Ce truc refuse de coopérer ! Foutue bagnole pourrie ! s'excita-t-elle avec rage.
-Ce n'est plus un touchant héritage familial ? la provoqua-t-il.
-Pas quand elle m'empêche d'obtenir ce que je veux ! »
Nouveau ricanement moqueur mais bientôt elle poussa un cri de victoire avant de grimacer de nouveau en voyant le chaos qui régnait dans le rangement. Elle bazarda les affaires, il replacerait le tout une fois l'acte terminé. Elle gratta pour y trouver, au plus vite, ce qu'elle cherchait avec désespoir.
Ce qu'elle n'avait pas prévu en revanche, c'est qu'il ferait tout pour la déconcentrer. Elle se força à ne pas réagir quand ses doigts remontèrent de plus en plus entre ses cuisses, puis se mirent à fouiller entre ses plis. Elle ne put empêcher un sursaut quand il en enfonça un en elle. Il l'avait attiré à la seconde où elle l'avait vu sur cette terrasse, s'il en doutait, l'humidité bien présente venait de le lui confirmer.
Elle se dandina, mitigée entre sa volonté de trouver la capote pour être prise comme elle l'entendait et ce désir brut qui s'éveillait autour des mouvements bien placés qu'il faisait en elle.
Quand le petit étui métallique apparut sous ses yeux, elle s'auto-congratula mais sa joie fut vite rattrapée par un jappement. Ses ongles s'enfoncèrent dans le moelleux du siège et elle s'autorisa à savourer une seconde avant de se retirer et de se retourner.
Il la saisit par la taille avec une violence certaine et l'obligea à se rasseoir sur lui dans la même position qu'initialement. Elle fit tourner le préservatif entre ses doigts, vérifia la date et son aspect afin de s'assurer de son étanchéité. Elle ressemblait peut-être à une catin à se faire prendre par un quasi inconnu aux yeux de tous dans une voiture mais elle n'en restait pas moins responsable pour autant.
Elle lui sourit et approcha ses lèvres très proches des siennes, les entrouvrant légèrement sans pour autant les toucher. Il la tira par la nuque et les frotta contre lui mais ne l'embrassa pas non plus. La bouche de Rey descendit sous son menton, dans sa barbe, puis elle se mit à suçoter sa peau.
Dans le même temps, elle s'occupa de sa ceinture et des boutons de son jean. Pour plus de facilité, il l'aida dans l'opération. Elle passa ses doigts sur son sexe, par-dessus son caleçon, et lui prodigua de longues caresses. Aussi impatients l'un que l'autre, il la souleva bien vite avant de descendre son boxer et de libérer son érection. Elle vrilla son regard dans le sien puis baissa innocemment les yeux pour observer ce qu'elle avait attendu depuis leur rencontre. Elle lui accorda un petit sourire, signe de sa satisfaction, puis le prit en main pour entamer un mouvement de va-et-vient avec assurance.
Il ferma les yeux et elle apprécia le pouvoir qui était le sien en cet instant. Son autre main passa sous son t-shirt gris et elle caressa son corps, attirée par sa texture ferme et ce côté humide en raison de sa transpiration. C'était délicieusement érotique tout comme la légère buée qui commençait à apparaître sur les carreaux.
Il finit par l'attraper par les hanches pour l'approcher. Elle comprit l'invitation, ouvrit le préservatif et le déroula sur son membre dur. Elle aurait aimé y mettre la bouche, Ben était bien proportionné et cela aurait été vraiment très excitant mais l'étroitesse du lieu qu'ils avaient choisi pour faire l'amour ne lui permettait pas cette fantaisie. Une prochaine fois, songea Rey.
Il poussa contre ses reins et elle se frotta à son sexe sur toute la longueur. Elle posa ses mains de chaque côté de sa tête, s'accrochant au haut du siège avant de le laisser glisser en elle dans un souffle de délivrance partagée. Il ferma les yeux et se cala sur l'appui-tête.
Ses ongles griffèrent le cuir et elle ondula pour leur donner du plaisir. Il l'accompagna bien vite, poussant à son tour et ce fut étourdissant. C'était encore meilleur comme ça et elle aimait sa prise ferme et décidée contre son postérieur. Il serra plus fort et la cala davantage contre lui. Son pubis frotta avec allégresse contre le sien. Il accéléra, balançant son corps dans des soubresauts divins et maîtrisés. Elle finit même par caler l'une de ses mains sur le plafond pour apporter encore plus de brutalité à cette coucherie. Sa journée s'était bien passée mais elle n'avait pas imaginé que sa rentrée puisse se finir de façon aussi bonne.
Elle avait toujours été de nature expressive mais là elle devait bien avouer qu'elle dépassait ses propres standards. Etait-ce dû au fait que le sexe était incroyablement jouissif ? Si naturel ? Son corps s'emboitait si bien avec le sien et il avait une étrange capacité à deviner avec une seconde d'avance les endroits où elle aimerait qu'il la titille. Ou bien au fait que sa dernière expérience sexuelle commençait à remonter ? La question trouva une réponse claire après plusieurs nouvelles poussées où elle ne put définitivement plus retenir ses gémissements. Ils étaient naturellement doués ensemble et elle savait déjà que cette baise détrônerait, et de loin, sa numéro 1 d'alors.
Elle s'extasia donc sans vergogne dans des mélanges sensuels de soupirs, de longs feulements et de hurlements plus suggestifs. Elle prenait son pied et elle tenait à ce qu'il le sache. D'autant plus que son amant semblait lui aussi, en plus d'être vigoureux, aussi démonstratif qu'elle. Les sons rauques, virils qu'il sortait l'emmenaient de plus en plus haut pendant que son corps se fracassait toujours contre le sien. Et elle n'était pas prête d'oublier la façon si sexy qu'il avait de passer subtilement ses doigts dans ses cheveux pour accentuer la puissance des gestes en elle. C'était divin et l'orgasme s'annonçait somptueux. Elle n'était vraiment pas déçue d'être montée finalement.
/
Elle se laissa retomber sur lui lorsqu'ils jouirent en symbiose. Elle était rincée mais bordel s'avoua-t-elle, que cela avait été bon ! Elle s'accorda une seconde, le temps à leurs respirations de reprendre un rythme normal. Elle se souleva et les sépara avant que son membre ne redevienne mou.
Incroyable, se répéta Rey. Ils avaient littéralement fusionné. Elle replaça sa jupe jusqu'alors retroussée et reprit sa place côté passager. Elle déglutit puis soupira d'aise, avachie dans le siège un large sourire sur les lèvres. Elle en oublia presque qu'elle était toujours nue sous sa tenue. Elle se tourna vers lui et l'observa. Il avait les cheveux en bataille, probablement comme elle, mais une lueur bien visible dans les yeux. Elle sourit à nouveau, pleinement satisfaite de voir que le plaisir avait été plus que partagé. Il se débarrassa du préservatif et se rhabilla.
« Qu'as-tu fait de ma culotte ? finit-elle par demander. Je ne compte pas me balader la chatte à l'air pour tous les pervers du coin ni, elle le regarda, te faire cadeau de ce sous-vêtement pour que tu ne m'oublies pas.
-Je n'ai pas besoin de ça pour ne pas t'oublier, lui répondit-il la voix encore embuée. »
Cette remarque la flatta surtout qu'il fasse preuve d'une franchise aussi directe. Elle le vit mettre sa main dans la poche de son pantalon et en ressortir son tanga roulé en boule.
« Oh elle se trouvait là tout ce temps ? Tu prends soin des affaires des autres, ça me plaît. »
Elle la récupéra, se pencha vers l'avant pour la glisser dans chaque jambe afin de la remettre à sa place. Avec naturel, elle ouvrit le pare-soleil pour se regarder dans le petit miroir. Elle se recoiffa et enleva les traces de maquillage qui avait un peu coulé dans ses ébats. Ils n'avaient pas ménagé leurs efforts. Un nouveau frisson la parcourut en repensant à ce sexe torride qu'ils venaient de s'offrir. Après quelques minutes et jugeant son apparence acceptable pour retrouver sa tante, elle se tourna vers lui.
« On peut y aller, je suis prête. Ramène-moi chez Maz. »
Elle n'éprouvait pas de culpabilité mais une gêne à avoir fait attendre sa tante plus que de raison pour s'être envoyée en l'air avec le voisin. Puis elle admit que si c'était à refaire, ses choix seraient exactement les mêmes. Ce remord de conscience s'envola donc aussi vite qu'il était apparu.
A son grand étonnement, il fit exactement la même chose qu'elle. Il se recoiffa et elle trouva ça sexy de voir ses grandes mains qui avaient faire jouir son corps il n'y a pas 5 minutes se faufiler entre ses mèches foncées affriolantes. Ce type l'excitait à un point pas possible et il était en capacité de lui donner des orgasmes, de la faire jouir vite et bien et elle comptait bien en profiter.
Il ralluma la voiture et ils finirent par arriver à destination. Il se gara devant chez elle, sans couper le moteur mais elle ne sortit pas immédiatement.
« Merci de m'avoir ramenée. Ça m'a fait plaisir d'éviter la marche à pied même si j'ai quand même eu les jambes flageolantes à un moment donné… »
Elle ne lui accorda pas le droit de répliquer qu'elle se pencha sur ses lèvres pour s'en saisir. L'idée de l'embrasser l'obsédait depuis qu'ils avaient redémarré. Ils s'étaient autorisés des contacts très intimes beaucoup plus tôt mais pas celui-ci et elle ne voulait pas le quitter sans y avoir goûté au moins une fois. Elle devait vérifier quelque chose.
Il y répondit aussitôt, poussant sur ses lèvres pour qu'elle ouvre sa bouche et que sa langue se saisisse de la sienne. Encore une fois, il se montra généreux et ce baiser ne manqua pas de la faire défaillir. Elle finit par se détacher et sortit de la voiture, faisant virevolter sa petite jupe au passage. Elle tapa au carreau et il l'ouvrit. Elle se pencha comme plus tôt et lui adressa un petit sourire.
« Tu embrasses aussi bien que tu baises, c'est-à-dire divinement. On remet ça quand tu veux. »
Puis, elle se redressa et se retourna pour rentrer chez elle. Tout le monde aurait pu être le témoin de leurs baisers langoureux dans la voiture, elle était nouvelle et ne tenait pas à s'afficher mais la tentation s'était révélée trop dure pour ne pas y céder.
Son enthousiasme retomba un peu quand, en passant la porte, elle appela sa tante et que cette dernière se précipita dans sa direction quelque peu affolée.
« Tous les vieux de la ville s'y étaient donnés rendez-vous ou quoi ? »
Rey mit une bonne seconde à comprendre que Maz en était restée à son escapade au guichet.
« Ah ça oui, se reprit-elle, c'était monstrueux ! Heureusement qu'il faut s'y rendre une seule fois dans l'année !
-Bien sûr ! Ma pauvre, elle lui saisit le poignet, tu es bouillante et regarde-moi cette tête, tu as l'air toute échevelée. »
Rey se regarda brièvement dans le miroir et s'écarta un peu. Elle devait puer le sexe aussi et ça elle tenait vraiment à ce qu'elle l'ignore.
« Je crois, si tu ne meurs pas de faim, que je vais aller prendre ma douche. Tous ces vieux autour de moi n'avaient pas l'air très propres, j'ai bien envie de me décrasser.
-Bien sûr, vas-y. J'ai hâte que tu me racontes ta journée. Elle était à la hauteur de tes espérances ?
-Oh non, plaisanta Rey. Bien au-delà ! »
/
Le dîner se déroula dans le calme et Rey entra le plus possible dans les détails pour que Maz n'en loupe pas une miette.
« Et le bus ce n'était pas trop long ? Tu vas supporter ça pendant trois années ? On pourrait envisager de te faire passer ton permis de conduire. A ton âge, les jeunes l'ont presque tous mais toi tu t'en fiches. »
Rey se renfrogna aussitôt, qu'est-ce qu'ils avaient tous avec ça ?
« Exactement ! souligna Rey. La marche maintient en forme, c'est bon pour la santé et à quoi bon être en jupe si je n'en fais pas profiter le voisinage ?
-Il est vrai que tu es la seule demoiselle du quartier à avoir d'aussi jolies gambettes. Ça me rappelle moi à l'époque. C'était scandaleusement indécent de porter une tenue aussi courte !
-Je t'imagine très bien en féministe convaincue, à déambuler dans des manifs pour scander la liberté sexuelle et le droit des femmes.
-C'est à peu près ça ! »
Elles éclatèrent de rire.
« N'empêche que les jeunettes de ta génération peuvent nous remercier. C'est grâce à nous que vous pouvez vous permettre ce genre de choses ! »
Rey se pencha vers elle et la serra affectueusement.
« Au nom de toutes les filles, merci ! »
Rey remonta dans sa chambre, le sourire aux lèvres. La complicité avec Maz était naturelle et elle se sentait développer des sentiments très forts pour cette dernière. Elle l'aimait démesurément et leur entente était une telle évidence. Grandir à ses côtés aurait été un pur bonheur mais elle chassa vite cette pensée négative.
Elle se jeta en travers de son lit et fit le bilan de cette journée. La fac d'abord. Elle était passionnée par la voie qu'elle avait choisie et depuis toujours, elle ne laisserait rien se mettre en travers de son chemin. Elle avait longuement hésité à venir jusqu'ici pour finir son cursus mais après le premier cours, elle était désormais sûre de son choix.
De plus, elle avait fait deux belles rencontres. Finn d'abord qui en l'espace d'une journée se profilait déjà comme son nouveau meilleur ami puis Poe, qu'elle espérait apprendre à connaître davantage mais qui lui avait aussi fait une excellente impression. Maz avait d'ailleurs était ravie de la voir socialiser aussi vite, arguant de ne plus jamais refuser une invitation venant de beaux garçons pour être avec elle. Si elle avait eu connaissance de sa fin d'après-midi… elle aurait été rassurée quant à ses capacités. Rey avait été en chasse, son objectif défini dès l'instant où son orteil avait touché cette foutue terrasse et elle l'avait obtenu. Beaucoup plus tôt qu'elle ne l'avait imaginé et certainement pas de façon aussi plaisante au bout de 3 jours seulement mais elle était pleinement satisfaite du franchissement de ce cap entre eux.
En pensant à lui, elle se demanda subitement une chose. Bien qu'elle était en pyjama, elle se précipita hors de la chambre. Elle descendit les escaliers discrètement et ouvrit délicatement la porte-fenêtre. Il faisait doux dehors et c'était agréable. Elle ne portait qu'un débardeur et un short mais ne frissonna pas. Elle s'avança mais ne fut qu'à moitié surprise de le trouver déjà accoudé à la rambarde.
Elle se plaça face à lui dans un rendez-vous qui, elle le sentait, finirait par devenir un rituel du soir. Les journées finiraient par contre par se raccourcir et d'ici quelques semaines, la nuit deviendrait leur partenaire au lieu des dernières lueurs du jour.
Elle aurait pu être mal à l'aise par ce qui s'était produit entre eux un peu plus tôt ou par la simplicité de sa tenue mais elle se sentait aussi bien qu'avec sa jupe et son chemisier. Avec lui, elle avait envie d'être sans filtre et avait nul besoin de maquillage ou d'autres artifices pour se sentir particulière à ses yeux. Chose qu'elle appréciait et qui venait de lui sauter aux yeux quand les siens se posèrent sur elle. Ils avaient beau avoir consommé et par conséquent probablement évacué un peu de cette tension bestiale qui régnait entre eux, elle se rendit compte par ce simple échange que ce n'était nullement le cas.
Et il était là. Il l'attendait, persuadé tout comme elle qu'ils se retrouveraient ici même comme les deux premiers soirs. Le sexe avait-il changé quelque chose entre eux ? Visiblement non et elle appréciait lui parler de tout et de rien mais aussi d'elle, chose rare. De la même façon qu'elle avait aimé ses confessions sur son père.
« Orpheline alors, entama-t-il tout à coup, comme s'il avait pu lire dans ses pensées.
-Ce n'est pas mon genre d'en parler mais avec toi et ce que tu m'avais dit, j'ai tout de suite su que tu comprendrais bien que nos situations soient très différentes. J'ai aimé ton honnêteté et cette manière très posée dont tu en as parlé. Tu n'as pas pris de gant, c'est rafraîchissant ! sourit-elle.
-Les gens se sentent toujours obligés de montrer de l'empathie alors qu'on aimerait seulement être écouté.
-Exactement, confirma Rey.
-Moi non plus, elle releva les yeux vers lui, ce n'est pas mon genre et j'ignorais que tu avais pu vivre une telle situation. Je n'ai pas menti, ma mère ne m'avait strictement rien dit à ton sujet. J'ai eu le plaisir de te découvrir par moi-même le soir de ton arrivée et c'était bien plus intéressant comme ça.
-Pourquoi ne t'a-t-elle rien dit ?
-Elle avait sûrement ses raisons. »
Cette réponse énigmatique lui fit froncer les sourcils mais elle préféra rebondir sur l'autre partie de sa répartie.
« Et qu'as-tu pensé lorsque tu m'as vue la première fois ? Hormis que je me déhanchais comme si j'étais chez moi ? le taquina-t-elle.
-Au départ rien de spécial. Elle leva les yeux, un peu vexée. Jusqu'au moment où tu as ouvert la bouche. Je me suis interrogé de savoir qui était cette provocatrice qui me regardait fixement en léchant de manière si suggestive une glace juste sous mes yeux. Tu es passée du statut de l'inconnue avec un joli déhanché et un corps intéressant à regarder, elle sourit car il venait de se rattraper habilement, à la voisine que je me devais de rencontrer.
-Je t'ai facilité la tâche. Le lendemain, j'étais déjà chez toi.
-Une autre surprise. Une bonne, une nouvelle fois que ma mère m'avait sciemment cachée. C'est pourquoi j'étais si déçu de te retrouver sans ton accessoire fétiche bien que tu l'aies vite remplacé par une flopée de macarons. Sans oublier que tu n'avais rien perdu de ton charme.
-J'aurais dû me montrer plus insaisissable, le taquina Rey.
-Tu l'es toujours. Ce n'est pas ce qui s'est passé qui a permis de changer ce point. Au contraire, ça ne t'en rend que plus attirante.
-J'ai tout de même quelques déceptions…. Laissa-t-elle flotter entre eux. J'aurais voulu en voir plus. »
Elle s'était fait cette réflexion sous la douche en repensant à tout cela. Elle avait regretté de ne pas avoir pu le toucher, le sentir et le palper plus.
« Je te rassure, reprit-t-elle, ce que j'ai pu voir de toi m'a plu. Et tu as amplement prouvé que tu savais très bien t'en servir mais une visite plus approfondie ne m'aurait pas dérangée. Mon corps est moins un mystère pour toi, je n'étais pas très habillée. »
Il avait embrassé ses lèvres, caressé ses seins, léché sa peau et pilonné son sexe.
« Ce qui ne veut pas dire qu'il ne reste rien à explorer.
-Non. »
Une étrange ambiance flotta entre eux suite à ces remarques.
« Comment as-tu trouvé le campus ? Ta rentrée s'est déroulée comme tu le désirais ? la questionna-t-il subitement. »
Elle sourit, étonnée qu'il lui demande mais ravie d'en discuter une nouvelle fois alors elle se lança dans le récit. Il sembla sincèrement intéressé, rebondissant et posant de nouvelles interrogations sur sa spécialité.
« Tu as des regrets ? demanda-t-il à la fin de son histoire et elle savait qu'il n'était plus question d'école.
-Non, pourquoi en aurais-je ? Tu es entré dans mon jeu autant que je suis rentrée dans le tien. Je n'aimerais pas que tu crois le contraire.
-Ce n'est pas le cas.
-Dans ce cas, pourquoi cette question ? Je ne t'ai pas suffisamment montré mon contentement pour que tu le remettes en doute ? Ben, je savais parfaitement ce que je faisais, tout comme toi. »
Il acquiesça et elle remonta dans sa chambre. Elle ferma la porte et avec ce même sourire rêveur sur les lèvres se décida à préparer ses affaires pour le lendemain. Elle finit par se coucher agréablement roulée en boule dans son drap, impatiente de voir ce que cette nouvelle journée lui réserverait.
