Bonjour :)

Merci Gigibulle pour ta fidélité ! Oui, ça va assez vite mais il s'agit d'une histoire courte (entre 15 et 20 chapitres) donc ça allait devenir concret rapidement ;) Et puis, ils avaient hâte de céder à cette attraction primaire. La suite risque d'être toujours torride ^^ (on commencera à se poser les vraies questions un peu plus tard). Un immense merci pour ton commentaire sur l'écriture et lol oui je trouvais que Condor sonnait assez bien pour une voiture !

J'espère que la suite te plaira. En tout cas, merci de commenter !

Chapitre 4

Rey souffla avec lassitude. Elle était maquillée et coiffée mais toujours en pyjama, les mains sur les hanches devant son armoire.

« Tu sembles être plongée dans une profonde réflexion, l'alpagua Maz en passant une tête dans sa chambre.

-Je parlerais plutôt de dépit.

-Je sens que tes prochains mots seront les traditionnels « je n'ai rien à me mettre ! », je me trompe ?

-Non, pouffa Rey en se tournant vers elle.

-Tu as plein de jolies choses, pourquoi éprouves-tu tant de difficulté à te décider ?

-Tu sais qu'il me manque une partie de mes fringues, mon choix est donc considérablement réduit et puis j'ai décidé d'ouvrir mes horizons, murmura Rey en pinçant des lèvres. J'ai bien envie de m'acheter quelques jupes supplémentaires. »

Pour qu'un garçon y glisse ses doigts à nouveau, compléta-t-elle pour elle-même. Sans compter que c'était rudement plus efficace qu'un pantalon pour des parties de baises improvisées. Elle ne comptait pas galérer si sa petite aventure de la veille venait à se reproduire.

« Près de la fac, il y a un grand centre commercial. Rey se tourna vers elle. Si tu veux on pourrait y faire un tour ce week-end. J'ai horreur de ça mais pour toi, je ferai un effort. J'avais oublié que tu es jeune et que cette information t'importerait. Plus que de visiter le quartier. Il faut désormais que je te montre les coins branchés pour les gens de ton âge.

-Bizarrement je ne doute pas un instant que tu puisses être bien rencardée sur le sujet !

-C'est pas faux, je vis ici depuis longtemps alors j'ai quelques tuyaux ! »

Rey rigola et se replongea dans sa recherche s'obligeant à vite se décider en voyant l'heure tourner.

/

La grande horloge au fond de l'amphi annonçait bientôt 12h et Rey avait l'impression de la fixer depuis une éternité. Bien qu'intéressant, ce cours n'était pas à proprement parler passionnant. Le professeur manquait cruellement d'entrain et elle avait déjà étudié cette partie l'an passé. La matinée lui paraissait donc longue, voir inutile.

Finn était assis à ses côtés, attentif comme au premier jour et semblait fasciné par les explications débitées. Avec naturel, ils s'étaient retrouvés ce matin et avaient rapidement repris leurs échanges de la veille. Elle avait bien tenté de discuter avec lui pendant le cours mais ce dernier était bien trop studieux pour s'autoriser une telle fantaisie. Elle l'avait pourtant senti hésiter, tiraillé entre son envie d'apprendre et son souhait de papoter avec elle.

Lasse, elle s'étira et se mit à faire tourner son stylo. Peut-être réussirait-elle à battre son record sans le faire tomber ?

Elle s'y mit machinalement tout en repensant, un petit sourire salace aux lèvres, à ses ébats dans une certaine voiture. Son attention fut toutefois captée par des petits ricanements émis juste derrière-eux. Deux filles étaient penchées l'une vers l'autre avec la complicité de celles qui faisaient tout pour ne pas se faire remarquer.

Rey roula des yeux, elles au moins ne devaient pas s'ennuyer. Fouineuse, elle fixa le professeur mais tendit l'oreille pour tenter de capter leur conversation.

Quand elles parlèrent d'une sortie shopping le soir-même, Rey n'en perdit pas une miette et comme à son habitude, sauta sur cette occasion. Maz était un ange pour elle mais elle avait bien senti ce matin qu'elle consentait à s'y rendre dans le seul but de lui faire plaisir. Si elle pouvait lui éviter cet effort alors elle devait tenter le tout pour le tout.

« Pardonnez-moi, commença-t-elle tout bas en se retournant vers les deux filles un petit air timide sur le visage, mais j'ai entendu votre discussion et…. Elle s'arrêta en remarquant que Finn la fixait d'un drôle d'air, se demandant visiblement ce qu'elle était en train de faire. Elle l'ignora et se reconcentra sur le duo féminin qui attendait la fin de son intervention. Je ne voulais pas vous espionner mais vous avez parlé de centre commercial et de shopping, ces mots ont un drôle de pouvoir sur moi. Ils sont comme magiques et réveillent un besoin compulsif quand ils sont prononcés. »

L'une des filles sourit et acquiesça face à sa réplique.

« Je suis nouvelle ici et je me demandais si vous accepteriez que je me joigne à vous. Mon seul pote c'est lui, elle désigna Finn d'un geste éloquent, et je ne crois pas qu'il soit spécialiste en la matière. Et ma tante a le lèche-vitrine en horreur donc vous seriez deux âmes extrêmement bienveillantes si vous consentiez à recueillir la mienne. »

Elle finit par un petit sourire contrit et un regard dont elle connaissait parfaitement le pouvoir. Même les femmes n'y résistaient pas quand elle le dégainait.

« Il me semble que tu es Rey ? Je m'appelle Rose et voici mon amie Kaydel. Je crois, elle vérifia d'un regard auprès de la seconde fille, que ton petit plaidoyer a fonctionné. Une façon bien originale de faire connaissance.

-On y va direct après les cours avec ma voiture. Ça te va ? enchaîna sa copine.

-Parfait ! leur répondit-elle en souriant de toutes ses dents. Merci à toutes les deux. »

Elle se retourna et émit un petit hoquet de satisfaction.

« J'y crois pas ! rigola Finn en s'approchant d'elle. Tu es de ce genre de filles prête à vendre son âme au diable pour une virée dans les magasins.

-Ce n'est pas qu'une virée shopping, c'est aussi l'occasion d'apprendre à connaître deux de mes camarades. Des filles en plus.

-Je ne te suffis pas ? »

Elle se tourna vers lui, un sourcil levé mais n'eut pas le luxe de répondre que la sonnerie marqua la fin de cette demi-journée.

/

Rey descendit de la voiture et leur fit un dernier signe, sans oublier de vérifier qu'elle avait bien ses multiples sacs avec elle. Cette sortie s'était encore mieux déroulée qu'elle l'avait espérée. Rose et Kaydel s'étaient montrées chaleureuses et enjouées, sincèrement ouvertes et désireuses de la connaître. Rey sourit, très heureuse d'avoir fait preuve de culot et d'avoir créé cette opportunité. Elles s'étaient déjà mises d'accord pour se retrouver le lendemain devant l'amphi afin de s'asseoir ensemble avec Finn. Ils allaient former un joyeux petit groupe désormais. Rey laissa échapper un rire en repensant à son appel à sa tante plus tôt dans la journée.

Elle avait profité de la pause-déjeuner pour appeler Maz et la prévenir. Dire que cette dernière avait été soulagée par son coup de fil était encore en deçà de ce que Rey avait pu imaginer.

Le sourire toujours aux lèvres, elle fut surprise en se retournant de voir Ben à l'avant de la demeure de sa mère. Il balaya d'un regard ses sacs, un nombre assez conséquent elle ne le nierait pas et passa devant lui en l'ignorant.

« Voilà donc où tu étais. Maz doit te donner un argent de poche conséquent pour pouvoir faire autant de dépenses. »

Elle s'arrêta et fit quelques pas dans sa direction pour qu'ils se retrouvent en face à face, à se toiser simplement séparés par la clôture.

« Primo, j'ai pas mal bossé depuis mes 18 ans pour pouvoir me payer ce dont j'avais envie. J'ai appris à être économe et à gérer un budget. J'ai donc une enveloppe loisirs que je choisis ou non d'utiliser. Secundo, je n'ai pu emmener qu'un quart de mes fringues ici donc j'en avais besoin. Tertio, je ne vois absolument pas en quoi ça te regarde et je ne te permets pas de me juger et enfin quarto, tu me cherchais ? »

Elle se pencha vers lui avec malice.

« Tu ne vas tout de même pas m'attendre à l'arrêt de bus tous les soirs ? Hier, c'était plaisant et nouveau mais j'ai aussi l'objectif de me construire une vie sociale, compléta Rey. »

En réalité, elle était plutôt flattée qu'il ait visiblement pu l'attendre ou tout du moins, qu'il ait cherché à la revoir. Il baissa les yeux vers ses pieds et détailla sa paire de compensées.

« Je m'inquiétais simplement de savoir si tu avais opté pour les bonnes chaussures aujourd'hui. Je ne compte pas te servir de chauffeur. Ta tante est venue voir ma mère pour se renseigner, étudier l'option de t'emmener parfois à la fac. »

Rey déchanta aussitôt, une nouvelle fois accablée de voir qu'il avait réussi à la remettre gentiment à sa place.

« Maz ignore tout de notre petite escapade d'hier. Elle est simplement gênée que je sois forcée à prendre le bus et à perdre autant de temps dans les transports chaque jour. Elle m'en avait parlé mais je ne pensais pas qu'elle le ferait. Ce n'était pas mon initiative, finit-elle plutôt fière de sa répartie.

-Parce que tu crois que j'en ai parlé ? Heureusement pour nous, ma mère a poliment décliné. Elle devait savoir que ça ne me plairait pas. »

Rey s'offusqua.

« Et on peut savoir pourquoi ? Hier il me semble que tu as pourtant apprécié ce que tu as réussi à obtenir.

-Je n'ai pas eu à te forcer. Tu t'es toi-même montrée très à l'aise avec l'idée. Cette main sur ta cuisse m'a parue judicieusement positionnée. Et oui, j'ai clairement apprécié. »

Elle commençait à se sentir un peu mal à l'aise. Ils rentraient encore dans cette tension qui avait le don de la mettre à vif, celle-là même qui l'avait poussée la veille à le chevaucher et à lui défaire sa ceinture pour qu'ils s'envoient en l'air. Il allait clairement la rendre dingue.

« Il me semble que tu as souligné ta curiosité d'en voir plus… tu étais déçue d'avoir manqué de temps pour continuer ton exploration. Je partage ce sentiment. Je crois que tu n'as pas encore visité toutes les pièces de la maison de ma mère. Je suis seul, si tu veux, on peut arranger ça maintenant. »

Venait-il de l'inviter à aller chez lui ? Pour sûr que si elle s'y rendait, elle ne se contenterait pas de découvrir la demeure de Leia mais également une autre chose sur laquelle cette dernière avait œuvré.

« Tu peux emmener tes sacs avec toi, ta sortie peut s'être éternisée un peu plus que prévu. »

Sans attendre sa réponse, il se tourna et se dirigea vers la bâtisse. Etait-elle si facile à convaincre ? Savait-il déjà qu'elle céderait à la tentation d'y entrer ? Elle ne voulait pas passer pour une fille facile. Dans la Condor, le pouvoir de séduction qui s'était construit entre eux avait était équitable. Ce soir, elle se sentait un peu désarçonnée. Elle n'aimait pas ne pas avoir le contrôle.

Pourtant, elle se vit clairement faire demi-tour, ouvrir le portillon et remonter l'allée d'une maison qui n'était pas la sienne avec un pas déterminé. Il l'attendait près de la porte, la laissa passer et referma derrière-elle. Elle s'attendait à ce qu'il lui saute dessus mais il n'en fit rien. Il ne l'aida même pas avec ses affaires et elle eut quelques difficultés à le suivre dans l'escalier. Il tourna à gauche arrivé en haut et elle entra dans ce qu'elle devina être sa chambre.

Simple mais spacieuse quoiqu'un peu impersonnelle mais Rey se rappela qu'il ne vivait ici que pour être proche de sa mère. La plupart de ses affaires devait être restée dans son appartement. Dommage, elle aurait espéré qu'un lieu aussi intime lui en aurait appris plus sur sa personnalité.

Il la regardait et se concentrait sur sa façon d'observer la pièce en essayant d'y déceler les moindres indices.

Elle lâcha soudainement ses achats et se dirigea vers lui. Après tout, si elle était montée ce n'était pas simplement pour qu'ils se regardent mais bien pour se toucher. Elle posa sa main sur son torse et commença à en tracer les contours avant de le pousser sans prévenir, et avec une certaine force, sur le lit. Elle le rejoignit, s'asseyant sur son bas-ventre.

Il prit cela pour le signal qui lui permettait de lancer les hostilités. Il appuya sur sa nuque pour que sa bouche vienne à la rencontre de la sienne. Il l'embrassa, enfonçant sa langue sans vergogne au fond de sa gorge. C'était toujours aussi bon, nota Rey. Ses baisers étaient puissants et excitants. Sans aucune gêne, ses paumes remontèrent sous sa jupe, la retroussa et il se mit à la caresser comme la veille.

Subitement néanmoins, elle recula, ne lui permettant plus l'accès à son cul. Elle descendit encore et remonta son t-shirt pour dégager son ventre. Elle se pencha et lécha la fine ligne de poil qui la menait vers une partie de son anatomie qu'elle avait hâte de revoir et qu'elle se mit à exciter à l'aide de son autre main. Par-dessus le jean d'abord, alors que sa bouche remontait vers son nombril puis elle n'hésita pas à mettre ses doigts sous son pantalon et son caleçon. Il bandait déjà dur et le sentir pulser contre sa paume redoubla son impatience. Une réflexion qu'elle avait déjà eue dans la voiture s'immisça à nouveau dans son esprit et elle opta pour l'accomplir mais en tenant d'abord à le débarrasser de son maillot.

Elle voulait voir son torse, le palper et le dévorer. Elle lui enleva donc dans un mouvement et, en retour, lui ne se gêna pas pour lui ploter les seins avec vigueur. Si elle voulait le voir torse nu, il tenait visiblement à voir ses seins avec la même ardeur. Elle ne s'était pas trompée quand il se dévoila sous elle, il était bien fait. Elle aimait particulièrement la puissance qui se dégageait de ses bras qu'elle se mit à malaxer.

« Basket, 5 fois par semaine. Je me débrouille pas mal. »

Elle le lâcha, s'écarta pour venir saisir les bords de son débardeur pour le faire passer par-dessus sa tête et ainsi rester simplement en soutien-gorge sous ses yeux.

« Gymnastique pendant 15 ans mais j'ai arrêté. »

Il plongea aussitôt sur ses mamelons durcis, les titillant au travers du tissu qui les recouvrait encore. Il prit son temps, leur accordant baisers et palpations mais devant tant d'application elle se sentit un peu confuse bien que ce qu'il était en train de lui faire lui plaisait beaucoup.

« Ils ne sont pas très gros, reconnut-elle mais il la fit taire en dégrafant la dernière barrière pour l'envoyer au loin.

-Ça reste des seins. Il les mata d'ailleurs sans aucune subtilité face à elle. Ils sont beaux et bien proportionnés et, il effleura le petit espace entre les deux, là j'ai clairement envie d'y glisser quelque chose. »

Elle sourit, excitée par son aveu et le poussa à nouveau. Elle s'attaqua à son pantalon, tirant d'un coup sec pour que les boutons ne résistent pas à son assaut. Elle agrippa la matière pour qu'il descende jusqu'à mi-cuisses avant d'en faire de même avec son caleçon. Son sexe jaillit sous ses yeux et elle apprécia de le voir tendu rien que pour elle. Aussitôt, elle le prit en bouche et elle aima le petit sursaut surpris qu'elle sentit chez lui. Pour autant, il se détendit presque aussi vite, bien décidé à la laisser faire.

Elle plaça sa main à la base de sa verge et vint rapidement se coordonner avec les mouvements réguliers de ses lèvres. Elle fit preuve d'assurance, cette pratique ne l'avait jamais dérangé. Elle roula sa langue sur toute la longueur en appuyant sur le bout mais s'arrêta subitement pour le regarder.

« Voilà pourquoi hier j'ai eu un bref moment de déception. J'ai dans l'idée de te faire ça depuis que je t'ai vu moulé dans l'un de tes jeans. »

Elle retourna vite à sa première activité s'aidant de ses ongles enfoncés dans les draps pour s'assurer une stabilité. Comme la première fois, Ben se révéla plutôt expressif. Il soupirait, l'encourageait à aller plus vite et plus fort sans se sentir supérieur vis-à-vis d'elle mais ce qu'elle aima le plus fut l'instant combiné où il lui tira les cheveux et où ses hanches se mirent à suivre la cadence. Il prenait son pied et Rey s'en félicita.

Tout en continuant, elle délaissa le duvet pour occuper ses mains différemment. L'une d'elle remonta jusqu'à lui pour lui caresser le ventre et l'autre se faufila entre ses propres cuisses pour atteindre son pubis. Elle poussa sa culotte et commença à se donner du plaisir, faisant rouler le bout de son index sur sa boule de chair.

Quand elle le sentit se tendre, il ne chercha pas à la repousser et elle ne voulut pas s'éloigner. D'un commun accord, il s'accorda donc le droit de jouir dans sa bouche. Elle avala le liquide qui se répandait en longues giclées dans sa gorge tout en finissant de le faire venir par quelques derniers allers-retours. Il finit par relâcher sa tête et elle se dégagea. Puis, il se redressa, étrangement en nage suite à sa fellation et se mit à l'observer. Il passa un doigt près du contour de ses lèvres.

« Tu en as plein la bouche.

-Tu sais ce qu'il te reste à faire. Embrasse-moi. »

Il ne se posa pas plus de question et s'exécuta, la gratifiant d'un baiser long et profond. Ensuite, il rangea son sexe mou dans son caleçon, remonta ce dernier ainsi que son pantalon d'un geste puis la saisit par la taille pour inverser les positions. Elle ne put retenir un frisson de désir. C'était à son tour maintenant et elle espérait qu'il serait aussi généreux qu'elle l'avait été.

Il positionna sa jupe sur son ventre et souffla sur sa culotte avant de plaquer ses grandes mains sur ses hanches pour qu'elle cesse de gigoter. Une fois calmée, il saisit son sous-vêtement et le cala sous ses genoux. D'une main, il écarta ses jambes. Ben avait de jolies lèvres et elle aimait les embrasser, toujours douces et moelleuses. Elle était donc impatience de les voir baiser cette autre partie d'elle.

Il déposa d'abord des caresses sur ses cuisses, puis sa langue retraça le même chemin. Il monta et elle ferma les yeux de le sentir enfin sur son sexe. Un premier baiser d'abord, puis un second et enfin il se mit à la sucer. Elle lâcha un premier son, un « oh » mélangé à un « hum » qui ne cessait de se reproduire dans les secondes à venir. Instinctivement, elle serra sa tête et il poussa à nouveau sur ses genoux pour qu'elle garde les cuisses bien ouvertes.

« Oh putain », pensa Rey en sentant monter son plaisir en escalade dans son bas-ventre. Elle avait joui la veille et pourtant cet orgasme lui paraissait si lointain en cet instant.

« Continue, murmura-t-elle et se fut à son tour de s'accrocher à ses cheveux. »

Elle était sur le point de venir, tout son corps était totalement crispé par les coups avisés qu'il donnait sur son anatomie quand une voix féminine la fit redescendre en moins d'une seconde.

« Ben tu es rentré ? »

Elle se figea, clairement étonnée bien qu'encore terriblement excitée pour ne pas dire foutrement frustrée d'avoir été interrompue à une seconde près. Lui aussi s'était redressé et il la scrutait avec un voile brillant sur les lèvres. Dans d'autres conditions, elle aurait trouvé ça plus qu'excitant mais pas en cet instant. Avec nonchalance, il appuya sur son ventre pour la faire se recoucher avant de remettre sa bouche sur ses parties intimes.

« Mais enfin qu'est-ce que tu fais ? Ta mère est juste en bas.

-Oui et ? Elle ne passera jamais cette porte. Elle est fermée et n'oserait pas la franchir. Et je te dois encore quelque chose. Si je ne me trompe pas, on y était presque. »

Elle haussa un sourcil et hésita.

« Quelle arrogance ! répliqua-t-elle et elle appuya sur sa tête pour qu'il reprenne. »

Mais il se redressa et elle grimaça, impatiente qu'il termine et ne tenant tout de même pas à ce que sa mère les trouve dans cette posture.

« Sois juste plus silencieuse. Elle ne viendra pas mais elle n'est pas sourde pour autant.

-Je n'aime pas jouir silencieusement. Ça va me gâcher mon plaisir de ne pas pouvoir l'exprimer, se rebella-t-elle déçue. »

Lui ne s'était pas gêné pour beugler de longs râles bien audibles au moment de se délivrer. Elle était outrée de ne pas bénéficier du même traitement.

« Soit tu jouis en silence, soit tu repars chez toi le feu entre les cuisses jusqu'au moment où on pourra remettre ça ! Si tu choisis cette option, je te promets de tenir ma parole. Je te le revaudrais, je n'aime pas recevoir sans donner. Question de principe.

-J'aime tes principes mais la prochaine fois que tu m'invites pour une petite séance cochonne dans ton lit, assure-toi que ta mère ne déboule pas en plein milieu ! Je pensais qu'on serait tranquille. Dans tous les cas, je vais faire comment pour repartir ? Avec tout mon bordel en plus ! ajouta-t-elle en pensant à ses sacs.

-Tu peux les laisser ici, tu les récupéras demain.

-Et je dis quoi à ma tante ? Je n'ai rien acheté ou mieux ils sont allés chez le voisin pour la nuit ? Et puis même je comptais les passer à la machine dès ce soir. Ils repartent chez moi !

-Tu as terminé ? On a mieux à faire que de déblatérer sur ton shopping. »

Il est vrai que depuis tout à l'heure, elle lui parlait alors qu'il avait toujours sa tête à quelques centimètres de son sexe. Elle retomba sur le matelas.

« Va y avoir du boulot, tout ça m'a clairement fait penser à autre chose. »

Il tendit un bras pour lui toucher un sein. Voilà à quoi cela pouvait être utile d'être grand. Il avait repris ses coups de langue et il lui flattait la poitrine dans le même temps. Elle avait été un peu ferme avec lui, à peine avait-il recommencé que son désir était remonté en flèche. Elle constata rapidement qu'il considérait l'idée de la faire jouir vite comme un challenge personnel pour en avoir douté. Elle se cramponna au lit mais se saisit rapidement d'un oreiller pour le placer sur son visage et s'éviter de couiner. Il lui arracha des mains et le lança au loin pour qu'elle ne puisse s'en emparer à nouveau.

« Je ne suce pas une femme sans visage et hors de question que tu jouisses dans mon oreiller. Il va falloir te retenir. Vois ça comme un défi à relever. Si tu as besoin de mordre, au lieu de baver dans l'une de mes affaires, le gras de ta main fera parfaitement l'affaire. »

Sans discuter elle l'écouta n'en pouvant plus et n'ayant qu'une hâte, atteindre enfin le plaisir ultime. Elle fut saisie de spasmes quand enfin la jouissance déferla en elle. Elle ne put retenir quelques couinements mais termina par un long soupir. Il se coucha près d'elle et elle lui sourit de satisfaction. Il roula sur le côté et tendit le bras sur ses seins. Elle était fière de voir qu'ils les obsédaient à ce point. Il en embrassa leurs pointes durcies une à une.

« La prochaine fois, il me faut vraiment tes seins. »

Il y allait donc avoir encore une autre rencontre entre eux. Cette fois, c'était lui qui le prédisait et elle savait déjà qu'elle y céderait avec la même facilité.

« Si tu veux éjaculer sur ma poitrine, je te laisserai faire. Elle le fixa. Personne n'a encore jamais eu ce privilège mais face à ce regard, je crois qu'il est temps de changer ça. Il fallait le mériter mais tu as prouvé en être digne. Tu es le premier type à leur vouer un tel culte.

-Parce qu'ils le méritent. »

Il se pencha et l'embrassa longuement.

« Ma mère ne va pas tarder à se rendre compte que ma Condor se trouve dans notre garage.

-Tu as dit qu'elle n'ouvrait pas la porte de ta chambre.

-C'est juste car je le lui ai interdit. L'une des règles que j'ai exigées pour notre nouvelle colocation mais ça ne veut pas dire qu'elle ne pourra pas, par l'un de ses stratagèmes, me pousser à en sortir.

-Tu as demandé ça pour pouvoir coucher avec des filles sans être dérangé ?

-Non, tu es la première que j'emmène ici. Je tiens simplement à mon intimité. »

Elle fut surprise qu'il lui avoue sans détour et qu'elle ait eu le droit de franchir la porte.

« Avant moi, ça remontait à quand la dernière fois ? osa-t-elle.

-6 mois, à peine quelques semaines avant les événements. Disons que depuis j'ai eu d'autres préoccupations et que personne n'avait réussi à susciter mon intérêt. »

Elle l'intéressait, c'était bon de se l'entendre dire.

« Moi c'était i mois, au moment du départ pour les grandes vacances. L'une de mes dernières soirées à Jakku. On avait voulu fêter ça. Elle reprit sur un ton plus sérieux, soudain anxieuse. Habituellement, je ne me laisse pas emporter de cette façon. A prendre de tels risques, précisa-t-elle. Je suis de nature plutôt soucieuse sur les questions de santé et même si à toi je ne te l'ai pas montré, elle venait clairement de s'exposer en le suçant, je ne fais pas ça d'habitude. Du moins pas s'en m'assurer que tout est ok… »

Elle fut étonnée de le voir se pencher vers sa commode et d'en ouvrir le tiroir pour en tirer une feuille de papier. Il lui tendit et elle l'observa.

« Il y a 15 jours, il y a eu un grand rassemblement en ville sur le sujet VIH et IST. J'avais dans l'idée de les refaire depuis un moment même si je ne fréquentais personne, à croire que j'avais anticipé ton arrivée... Donc je m'y suis rendu pour me faire tester sur tout le tralala habituel et vu que je n'ai couché qu'avec toi depuis … En un mot, je suis clean. »

Effectivement, c'est ce qu'elle lisait sur le papier. Elle le lui rendit et le remercia de sa franchise. Elle savait que ce doute l'aurait fait stresser.

« J'ai le même genre de papier chez Maz, dans ma chambre. Je n'ai pas eu de comportements à risque lors de ma dernière relation i mois mais j'ai tout de même attendu les 3 mois pour faire tous les tests. Nouvelle vie, nouvelle fac, je voulais m'assurer que tout soit clean comme tu le dis. Visiblement moi aussi j'ai bien fait. Je t'enverrai une photo du document ce soir. J'aime la transparence sur cette question.

-Où est ton téléphone ?

-Dans mon sac pourquoi ? demanda-t-elle étonnée que ce soit la seule chose qu'il trouve à dire.

-Va le chercher. Si tu veux pouvoir me contacter, je pense que tu auras besoin de mon numéro pour ça. »

Elle se leva, il n'avait pas tort et elle se rendit compte qu'elle avait couché avec lui avant même d'avoir cette information. C'était la première fois qu'elle se retrouvait dans cette situation. Elle se recoucha près de lui et lui tendit. Elle le regarda tapoter quelques secondes et il le lui rendit.

« Je vais devoir y aller. Maz va croire que je me sers d'elle et de sa maison uniquement comme lieu où dormir. J'ai envie de passer du temps avec elle. »

Il acquiesça et ils se rhabillèrent en silence. Une fois fait, elle se tourna vers lui.

« Bon, l'épineuse question du comment fait-on ? »

Ben se pencha à sa fenêtre et en poussa le rideau.

« Ma mère est dans son jardin, tu peux y aller, elle ne te verra pas. Je vais m'assurer qu'elle n'en bouge pas, tu n'as rien à craindre.

-Je suis presque déçue, moi qui me voyait déjà me la jouer à la MacGyver pour sortir. C'est finalement si simple. »

Ce demi-sourire encore. Celui qu'elle commençait à apprécier de plus en plus.

/

Le retour à la maison se passa sans encombre et le dîner fut encore plus drôle que celui de la veille. Maz avait exigé qu'elle défile dans ses nouveaux vêtements face à elle dans la cuisine pendant qu'elle préparait le repas. Sa tante l'avait même prise plusieurs fois en photos avec son smartphone.

Assise sur la chaise de la salle à manger, à finir de déguster son dessert, Rey sourit à la nouvelle remarque de sa tante qui ouvrait l'épineux sujet des garçons.

« Tu as dû te faire remarquer sur le campus, la flatta Maz.

-Tu sais tatie, il est grand et je suis loin d'y être la seule fille. J'ai confiance en mes charmes mais pas aussi démesurément que j'aime le faire croire. Je dois me sentir en confiance avant d'y aller et le mec a vraiment intérêt à me plaire ! Et à se montrer réceptif sinon je peux vite perdre mes moyens et passer de jeune femme provocante et sûre d'elle à petite chose fragile.

-Ce Finn avec qui tu traînes, il te plaît ?

-Nope, direct classé dans le catégorie « amis ».

-Et l'autre ?

-Même chose. Je les adore mais je ne les perçois pas comme des, elle hésita mais avec Maz elle savait qu'elle pouvait se montrer sans filtre, comme des amants potentiels. Ils n'éveillent strictement rien de ce côté-là et ça ne me dérange pas d'avoir des amis mecs. C'est plus distrayants que les filles !

-Oui ! Je te crois. Et eux vis-à-vis de toi ? Tu n'as pas senti quelque chose ?

-Je ne le pense pas. Poe, j'en suis sûre. Finn a quelques attentions mais c'est trop flou pour être clairement défini. Je pense surtout qu'il s'est attaché à moi de la même façon que celle que j'ai avec lui. Du moins, je l'espère. C'est fraternel, on était les deux nouveaux.

-J'espère que tes amours vont vite se mettre en route ! »

Rey ouvrit grand les yeux face à cette remontrance.

« Les études c'est important et aucun mec aussi beau et séduisant, charmeur, bon coup soit-il ne doit t'en détourner mais tu ne dois pas vivre comme une sainte non plus. Et je peux te dire ça car je suis ta tante et non ta mère.

-Tu as surtout envie que je te raconte, la taquina Rey. Maz Kanata aime les potins, quelle révélation !

-Je veux juste que tu profites de ta jeunesse ! se justifia sa tante.

-Et moi j'aimerais bien connaître la tienne ! poursuivit-elle pour détourner la conversation. Elle ne doit pas manquer d'intérêt. »

Le tome 1 des amours de Maz fut un régal à suivre. Rey rigola, émit des suppositions et se dit que cette discussion valait tous les meilleurs films d'amour rocambolesque du monde.

« Assez pour ce soir, tu as vu l'heure ? Tu dois te lever tôt demain et si je te dévoile tout en un seul soir, on risque de s'ennuyer les longues nuits d'hiver.

-Tu as raison. Passe une bonne nuit. »

Sa tante quitta la pièce et Rey rassembla les restes de sa pomme pour aller les jeter quand son téléphone vibra sur la table. Elle le prit mais s'étonna de ce qu'elle y lut. Elle venait de recevoir un SMS d'un contact prénommé « Le voisin ». Elle eut du mal à retenir un immense éclat de rire.

Il avait osé mettre ce pseudonyme comme nom de contact. Elle n'y avait pas songé une seconde, pensant qu'il y mettrait simplement « Ben ». En tout cas il avait de l'humour et un sens du timing parfait. Elle déverrouilla son téléphone et prit connaissance du message.

J'attends toujours ta photo. Moi au moins je tiens ma parole. Viens avec le papier.

Elle sourit et monta dans sa chambre. Elle aurait pu s'offusquer de son message mais savoir qu'il l'attendait à la rambarde avait tout effacé. Elle ne se formalisa pas de sa demande, dans le cas inverse elle aurait exigé qu'il lui mette la preuve sous les yeux s'il ne l'avait pas déjà fait. Ça prouvait au contraire qu'il était sérieux sur ce sujet.

Elle redescendit le papier à la main et se précipita d'un pas joyeux vers la terrasse. Il était là à attendre négligemment. Avec malice, elle lui montra ses résultats et il s'apprêtait à descendre pour la rejoindre au niveau du grillage mais elle le stoppa.

« Reste où tu es. Inutile de bouger. Je vais te montrer un autre de mes talents. Je ne parle évidemment pas de celui dont tu as pu bénéficier cet après-midi. »

Elle sourit et commença à plier la feuille avec méthode et minutie. Une fois le résultat espéré obtenu, à savoir un élégant avion en papier digne d'un pro de l'origami, elle se pencha vers lui. Elle fit mine de fermer un œil, d'étudier la trajectoire du vent avant de le lancer droit dans sa direction. Il le rattrapa et elle s'auto-félicita de ne pas avoir perdu la main.

« Tu es presque aussi douée que dans ton autre talent, même si je préfère largement le premier. Tu t'es montrée encore plus délicate et attentionnée qu'avec ce bout de papier. Je te confirme que tu savais parfaitement ce que tu faisais. »

Elle esquissa un autre sourire tandis qu'il dépliait l'avion pour y lire les informations. Il prit son temps s'assurant de la date, de son authenticité et des tests effectués comme elle l'avait fait.

« Parfait. »

Elle s'amusa de le voir repasser sur ses plis mais elle l'interrompit.

« Tu peux le conserver je ne pense pas devoir le refaire prochainement. Je compte bien te garder dans mon lit un moment. D'autant plus que je vais pouvoir profiter de toi pleinement maintenant que cette question est réglée. Et puis, ça te fera un premier souvenir de moi.

-Ton test des IST ? dit-il en levant un sourcil, un peu décontenancé par la nature du présent.

-Je ne pensais pas au fond mais plutôt à la forme. L'avion en papier.

-Dans ce cas je vais m'appliquer à le reconstruire. Où as-tu appris à faire ça aussi bien ?

-Les quelques semaines que j'ai passées à l'orphelinat avant d'être placée. Je ne suis pas peu fière de te dire que tu te trouves en face de la championne toutes catégories. Moi aussi, tout comme ton père, j'ai une plaque à mon nom, les filles du dortoir avaient dessiné une affiche pour souligner mes exploits. »

Elle sourit, heureuse de partager ce souvenir.

« En revanche, j'ignore si le dessin est toujours affiché dans les toilettes du 3ème étage du dortoir C. »