Bonjour, bonjour ! Merci à tout le monde d'avoir lu le chapitre précédent et merci aux personnes qui ont pris le temps de commenter !


Chapitre 20

Le moteur vrombit une dernière fois et finit par se taire quand le propriétaire de la voiture coupa le contact, laissant tourner l'autoradio qui crachait une musique rythmée et entraînante. Il n'était pas question pour Deidara de louper son entrée dans les locaux d'Akatsuki Productions. Il s'examina une nouvelle fois dans le rétroviseur, vérifiant que tout en lui était parfait, de ses cheveux blonds coiffés avec soin à son costume hors de prix taillé sur-mesure, prends ça dans les dents, fils à papa ! Quand il eut la certitude d'être absolument incroyable, il tourna la tête pour saisir les dossiers qu'il devait faire signer à Ji, un de ses clients les plus importants.

Après avoir éteint la radio, il sortit finalement de sa voiture de sport dernier cri, lui portant une œillade satisfaite en se rappelant que certains venaient toujours bosser à pied, puis il la verrouilla, ses dossiers à la main.

Il avait été d'enfer, ces derniers mois, il s'était battu avec acharnement pour récupérer les dommages et intérêts liés à la diffusion sans autorisation des films d'Akatsuki Productions sur un site internet pornographique nommé Youteub, et il était ravi d'avoir obtenu gain de cause auprès du tribunal administratif.

Si certains avocats estimaient que le bon magistrat était celui qui parvenait à esquiver l'épreuve du plaidoyer, Deidara aimait bien trop se donner en spectacle pour renoncer à ce plaisir simple d'écraser ses adversaires, retournant contre eux toutes leurs armes, il s'en était fait une spécialité, amassant des sommes colossales pour Jiraiya, captant des honoraires pas dégueulasses.

Sa voiture était d'ailleurs une petite avance sur honoraires qu'il s'était permis de dépenser sans la moindre honte. Il tira la porte du hangar, veillant à garder ses dossiers stables. Il croisa son reflet dans un miroir devant lequel il s'arrêta – il y en avait partout ici – et il se trouva à tomber.

Tout se déroulait comme selon son plan. Il allait faire une entrée triomphante sur les plateaux et toutes les têtes allaient se tourner vers lui et l'acclamer comme s'il n'était jamais parti.

Son pantalon était parfaitement ajusté, mettant en valeur son postérieur rebondi et il devait admettre que s'il avait fait faire ce costume spécialement pour cet instant, il avait totalement adopté l'idée de ne plus avoir à enfiler « cet insultant prêt-à-porter qui me gêne à l'aine » comme dirait son ex, ce connard prétentieux. C'était même pas si grand que ça, vingt-six centimètres, pesta-t-il, de mauvaise foi.

Oui, c'était son jour, c'était certain, pensa-t-il en reprenant sa route jusqu'au plateau principal. Il fit battre légèrement la porte, veillant à ne pas perturber le tournage en cours et quand il ne vit pas la personne qu'il cherchait, il s'orienta directement vers la vaste salle de pause où la plupart des acteurs prenaient leur déjeuner lorsqu'ils étaient sur les lieux toute la journée.

Évidemment, ce fut là-bas qu'il retrouva toute la bande. Tapi dans l'ombre, il observa rapidement Kiba et Hinata, dans les bras l'un de l'autre, toujours aussi gerbants à baigner dans le bonheur conjugal, installés sur la banquette. Sakura se brossait les dents en expliquant qu'un jeune qui débutait n'avait pas su se contrôler et avait joui dans sa bouche. Les rires-aboiements de Kisame empêchaient presque d'entendre toute l'histoire alors qu'il tapotait sur les cheveux roses de Sakura et Itachi était toujours en train de déjeuner, finissant une… lunch-box ? Depuis quand Itachi mangeait autre chose que les plats préparés par les restaurants alentour ?

Il se faisait ses propres repas, maintenant ?

— Non, mais vraiment, se plaignait Sakura, il pouvait pas prévenir ? Je déteste en avoir plein les dents.

— Désolé, s'excusa Tsuki, j'aurais dû arriver plus tôt, ça t'aurait évité ça, tu aurais pu t'occuper de moi, à la place.

La jeune femme sourit à son acteur attitré.

— C'est vrai que je préfère quand c'est toi, confirma-t-elle. Tu es arrivé tard ce matin.

— La maquilleuse a mis du temps à effacer mes cernes. J'ai eu du mal à m'endormir hier soir, j'ai passé une mauvaise nuit.

— V-vous av-vez en-enfin parlé ? demanda Hinata en se redressant sur la banquette.

— Oui, approuva Itachi avec une drôle de joie au fond des rétines. Il est en colère, mais au moins il le dit.

Ah tiens, pensa Deidara. Quelqu'un serait furieux contre mon ex ? Voilà qui ne m'étonne pas.

Tout chez ce type était fait pour énerver les honnêtes gens, particulièrement lui. Il avait un corps parfait, un sexe immense dont il savait se servir si bien que Deidara commençait à se dire que même pour la bagatelle, personne ne naissait égal à son voisin, c'était un fils à papa friqué, il passait bien à la caméra, il avait un don inné pour jouer la comédie, il était le chouchou de Jiraiya, tous les acteurs voulaient tourner avec lui parce qu'il était incroyable, même les nanas comme Hinata affirmaient ne pas avoir eu besoin de simuler l'orgasme, il suçait comme personne... Et il avait l'audace d'être si intelligent que s'il souhaitait se reconvertir, il pouvait le faire aisément. Et le pire, le pire, c'est qu'il se permettait le luxe d'être réellement attractif malgré tout ça ! Un mec énervant, en somme.

Ç'en était trop pour Deidara qui poussa la porte avec force, entrant dans la pièce en s'écriant « Boom ! », les faisant tous sursauter dans un bel ensemble – sauf bien évidemment, le crétin parfait qui était trop parfait pour se laisser surprendre. Discrètement, Deidara roula les yeux, accueillant dans ses bras Hinata qui lui sauta dessus avec joie, l'étreinte complétée par Kiba qui les étouffa tous les deux.

Quand ils se lâchèrent enfin, ce fut Kisame qui s'approcha pour lui filer une grande tape dans le dos.

— Salut, Maître, ricana-t-il. Il paraît qu'on doit t'appeler comme ça, maintenant, Monsieur l'Avocat.

Du coin de l'œil, Deidara vit Itachi réagir et se tendre sous les mots de Kisame, mais il n'y prêta pas vraiment attention, rejetant ses cheveux en arrière pour sourire – un rictus moins contrôlé que prévu, il fallait bien l'avouer. Il était tellement fier d'être parvenu à devenir avocat.

Une joie nouvelle s'empara de lui quand il entreprit de raconter en détail certaines de ses affaires, comment il avait réduit en miettes l'armée d'avocats de Youteub, cette bande de voleurs incompétents, et à vrai dire, il avait totalement oublié son plan. Son plan consistait à être si incroyable que son ex le regretterait et qu'il pourrait le renvoyer sur les roses et enfin se venger d'avoir été plaqué.

Parce qu'il aimait vraiment son métier, en fait, et qu'il s'était fait tout seul, malgré les bâtons qu'on avait mis dans ses roues aussi sublimes que le reste de sa personne.

Il avait travaillé avec acharnement, trouvant un job dans le X pour payer ses études, parce que tout le monde n'avait pas la chance de naître avec un compte en banque énorme. Le taf lui plaisait sans plus, mais ça rapportait de la thune tout en lui permettant de baiser, ce qui lui évitait de perdre du temps à la recherche d'un plan cul, c'était tout bénef.

Et quand ça s'était su à son école, les vieux qui se sentaient menacés par son talent avaient choisi de l'exclure en estimant qu'il n'était pas respectable, qu'il véhiculait une mauvaise image de leur établissement.

Mais ça ne l'avait pas arrêté, oh non, il avait continué à étudier avec la même fougue, pour leur prouver, à tous, qu'il était fait pour être avocat et que le monde du droit finirait par trembler en entendant son nom. Et il avait finalement réussi. Et, eh bien, face à ça, même se venger de l'affront que lui avait fait Itachi en le quittant en premier, c'était presque accessoire.

Parce qu'il avait réussi.

Quand finalement Itachi pivota vers lui, ce fut pour lui porter un tel regard que Deidara s'interrompit dans sa tirade pour le considérer avec orgueil :

— Quoi ?

— Tu es avocat…

Il y avait quelque chose d'indécent dans la façon dont le contemplait son ex, comme s'il venait de se souvenir à quoi servaient tous ses livres de droit qu'il ramenait tout le temps avec lui, et, vexé, Deidara croisa ses bras, levant un menton boudeur.

— Bien sûr que je suis avocat. Tu doutais ?

Itachi se redressa et s'approcha pour le considérer de ses yeux encore rouges à cause des lentilles de contact qu'il portait. Ce regard, là, précisément, le mettait mal à l'aise. Il donnait l'impression qu'il fouillait au fond de son âme et Deidara en avait horreur, parce que, bien malgré lui, il avait envie de se tortiller de malaise.

Alors, bien évidemment, il n'anticipa pas le moins du monde la phrase suivante :

— J'ai besoin de toi.

— Pardon ? glapit-il alors qu'Hinata et Kisame échangeaient un regard illuminé de compréhension.

Itachi baissa finalement les yeux – quoi ? Depuis quand il baisse les yeux devant moi ? – pour déglutir et répéter « j'ai besoin de toi » d'un air embarrassé. Alors, ça aurait pu être l'occasion rêvée de lui dire « mais moi, je n'ai pas besoin de toi », cependant il était évident qu'il ne parlait pas d'un quelconque attrait amoureux.

D'un coup, Deidara se sentit glisser dans sa peau d'avocat, il fronça les sourcils et désigna les chaises de la salle de pause.

— Vas-y, on s'installe, tu m'expliques et je vois ce que je peux faire pour toi.

Hochant la tête, Itachi retourna s'asseoir à la table alors que Deidara se mettait face à lui, les quatre autres choisissant de sortir pour leur laisser de l'espace. L'avocat contempla son ex qui rangeait avec minutie et délicatesse sa boîte à déjeuner à présent vide. Levant les rétines, Itachi dut percevoir la question muette qui se dessinait sur les traits de Deidara puisqu'il prononça :

— C'est mon colocataire qui insiste. Je lui ai dit que je n'avais parfois pas le temps de manger le midi parce que ma pause tombait tard certains jours, et il a décidé que c'était intolérable que je saute un repas sous prétexte que je ne trouvais pas de quoi manger aux alentours. Alors il me prépare mes déjeuners.

— J'ai du mal à t'imaginer vivre en colocation, tu es tellement pénible, rit Deidara en notant la douceur qui se promenait sur les traits de son ex. Depuis quand ?

— Depuis le mois d'août. C'est pour lui que j'ai besoin de toi. Il est en instance de divorce et… Est-ce que tu veux bien être son avocat ?

— C'est hors de question, rétorqua Deidara en se levant. Je déteste les divorces, tu le sais parfaitement.

— Je sais, répondit Itachi après un silence en observant Deidara récupérer ses dossiers et se diriger vers la porte. Mais Onoki Ryôtenbin se sert de ma profession pour lui enlever la garde de sa fille et…

La main de Deidara glissa sur la poignée et il se figea, les traits déformés par la colère. Onoki Ryôtenbin ? Cet immonde sac à merde qui avait signé son renvoi de l'école ? Il se força à se calmer, s'immobilisant face à la porte, refusant de présenter son visage qu'il savait hideux quand il était habité par la rage. Lorsqu'il pivota finalement, il réussit à rester neutre, écoutant la suite du discours de son ex.

— J'ai fichu en l'air ses chances d'obtenir quelque chose dans le divorce, et son avocat est un incompétent et il a besoin du meilleur. Et c'est toi.

Il accepta de revenir s'asseoir, pour demander confirmation :

— Onoki Ryôtenbin, tu dis ? Ma langue a fourché, quand j'ai dit non. Je la prends, ton histoire de divorce. Dresse-moi un topo rapide, puis donne-moi le numéro de mon client.

Le regard reconnaissant de Tsuki était en fait bien plus appréciable que la vengeance qu'il avait espéré en venant.

Eh bien, pensa Deidara en laissant un sourire étirer ses lèvres. La journée était encore mieux que prévue.


Quand son téléphone sonna, signalant l'appel d'un numéro qu'il ne connaissait pas, Nagato était en salle de pause, terminant son déjeuner en compagnie de Neji Hyuuga qui jetait des regards envieux au repas de son collègue.

Neji avait tenté de faire la conversation, posant mille questions sur le travail d'analyste qu'effectuait Nagato et pour savoir pourquoi il était le seul de son service à être détaché dans cette partie du commissariat, quand tous les autres avaient leurs bureaux plus haut, perdus dans les étages. Nagato avait répondu avec beaucoup de plaisir, constatant une nouvelle fois combien Neji et Tenten se mariaient bien et cet appel avait fini par interrompre sa discussion.

Hésitant à décrocher, Nagato posa ses couverts puis, finalement, il prit l'appel.

Bonjour, scanda une voix enjouée, je cherche à joindre Nagato Uzumaki.

— C'est moi, apprit Nagato d'un air méfiant.

Je me présente, Maître Deidara Tanaka, je suis l'avocat d'Akatsuki Productions.

Nagato laissa passer un silence, le temps de se souvenir qu'Akatsuki Productions était l'endroit absurde où travaillait son colocataire.

— Que puis-je pour vous ?

Se déplaçant vers son bureau, faisant signe à son collègue, Nagato s'enferma pour s'installer dans son siège.

Disons que nous avons un ami et un ennemi communs, répondit Deidara. En quelque sorte.

Haussant un sourcil, Nagato sortit son ordinateur de sa veille pour ouvrir son navigateur internet afin de chercher quelques informations sur ce fameux Deidara Tanaka.

— Venez-en au fait, s'il vous plaît, Maître Tanaka.

Je veux prendre la relève de votre avocat actuel dans votre divorce. Il semblerait que la carrière d'acteur de X de Tsuki joue en votre défaveur pour obtenir la garde de votre enfant et j'ai l'habitude de gérer les affaires du milieu pornographique.

La recherche internet s'ouvrit directement sur le site du cabinet pour lequel Deidara travaillait et Nagato s'étouffa sur la page des tarifs.

— Je ne pourrai pas régler vos honoraires, avertit-il en grimaçant. Vous êtes hors de prix.

Et rappelez-vous qu'on paie un avocat en fonction de ses compétences. Mais ne vous inquiétez pas pour l'argent. Tsuki s'en chargera.

— Je ne peux pas accepter une chose pareille.

Il se redressa dans son fauteuil, secouant la tête avec force. Même s'il savait que son colocataire avait tout l'argent nécessaire pour régler les frais judiciaires liés à son divorce, il n'arrivait pas à se dire qu'il devrait compter sur lui pour ça. Il lui faisait déjà tellement de fleurs, en termes d'argent… Rien que pour l'appartement, c'était un scandale qu'il paie aussi peu cher de loyer et il ne parlait même pas des équipements supplémentaires, des dépenses qu'Itachi faisait pour Mikan – et pour lui – l'air de rien. C'était inacceptable.

— Non, vraiment, je… Je ne peux pas.

Acceptez au moins un premier rendez-vous. Disons dans deux jours. Avec votre avocat actuel. S'il vous plaît ?

La voix presque suppliante de l'avocat le fit réagir. Il devint subitement méfiant. Compte tenu de la page qu'il avait sous les yeux, les divorces n'étaient absolument pas le domaine privilégié de Maître Tanaka, et il était, effectivement, tout à fait compétent, au vu du détail des procès qu'il avait gagnés et de son classement, parmi les cinquante premiers dans la liste des avocats – Ebisu se trouvait, quant à lui, dans les cent derniers, Nagato avait déjà vérifié pour s'assurer que le rapport de force jouait en sa défaveur, en termes de réputation.

— Je ne comprends pas pourquoi vous souhaiteriez vous occuper de mon cas particulièrement.

Ne vous y trompez pas : votre cas ne m'intéresse pas spécialement. C'est un divorce classique, de ce que Tsuki m'en a dit. Elle vous a jeté et elle veut tout.

Ça faisait encore mal à entendre, mais c'était malheureusement le résumé le plus concis de la situation. Nagato changea son téléphone de main.

Non, vous ne m'intéressez pas vraiment. Par contre, la personne que vous affrontez… Onoki Ryôtenbin… Je me suis juré de l'abattre, un jour, d'aller sur son terrain de jeu et de l'anéantir.

— Vous vous servez de mon divorce pour régler des comptes personnels, donc.

Exactement. Ne vous faites pas d'illusion, Monsieur Uzumaki, un procès pour divorce, c'est seulement une arène où les avocats jouent à qui a la plus grosse. Il n'y a pas d'enjeu réel derrière, des couples qui se déchirent, il y en a tous les jours. Mais ma connaissance de l'univers du porno vous donne un atout inattendu face au vieux croulant. Je pense que je suis votre meilleure chance.

— Malgré tout votre cynisme, soupira Nagato, je pense que vous avez raison. Peut-on planifier une rencontre ?

Tout à fait, avec votre ancien avocat, pour qu'il me passe les dossiers. J'ai déjà eu quelques informations, mais il ne faut rien laisser au hasard si nous voulons gagner. Et nous voulons gagner.

Le policier hocha la tête avec fougue.

— Je suis d'accord, je veux gagner. Vous pouvez venir au commissariat ?

Deidara refusa assez sèchement, avant de préciser que le mieux était encore de garder secret ce changement d'avocat, « n'en parlez à personne, ni à votre meilleur ami, ni à votre mère ». Il proposa une rencontre à domicile et Nagato accepta, promettant de convaincre Ebisu de revenir.

Le rendez-vous fut fixé à deux jours plus tard, directement à la résidence Phénix. Et Nagato raccrocha.

L'entrain de l'avocat, son historique de victoires dans d'autres affaires, si long qu'il était toujours en train de parcourir la page, lui donna une bouffée d'oxygène telle qu'il se prit à rire dans le silence de son bureau.

Itachi avait promis de se faire pardonner, après tout, et de réparer les torts qu'il avait causés. En lui proposant un avocat compétent, il avait fait un prodigieux pas en avant pour obtenir le pardon, ce n'était rien de le dire.

Il lui semblait que la lumière se faisait au bout du tunnel. Sortant de son bureau pour aller dans celui de son avocat, il se prit à penser que la roue allait tourner, qu'ils pouvaient gagner et qu'il ne serait pas séparé de sa fille.


Nagato était encore un peu guilleret quand il passa la porte de son appartement et sans même y réfléchir, il se laissa tomber directement aux côtés d'Itachi qui était sur le canapé, le surprenant en tendant la main vers le scénario qu'il était en train de travailler.

— Ça, c'est une connerie, lança Nagato en lisant les positions décrites, personne ne fait ça avec son arme, le recul serait trop fort et… Bon, j'imagine que c'est pas fait pour être réaliste.

Itachi ne sut pas quoi répondre et il se trouva bête un instant avant de secouer la tête.

— Je vais le noter, j'en parlerai avec Jiraiya, pour voir si autre chose est possible. Pourquoi tant d'allégresse ?

— J'ai eu un certain Deidara Tanaka au téléphone.

Refermant son scénario, Itachi le posa près de lui sur le canapé, tendant un demi-sourire à son colocataire, l'écoutant détailler sa conversation avec l'avocat d'Akatsuki Productions.

Quand Mikan rentra à la maison, alors qu'elle était toujours en train de raconter à Oncle Zetsu comment elle avait mis par terre un garçon qui l'embêtait en utilisant le geste qu'il lui avait appris, elle eut la surprise de retrouver son papa en pleine discussion avec Itachi.

— Vous êtes re-copains avec Itachi ? demanda Mikan d'une voix enchantée en les voyant côte à côte sur le canapé.

Embarrassé, Nagato s'écarta légèrement pour observer le visage de sa fille, notant qu'elle avait l'air ravi à cette idée et il ne put pas simplement lui expliquer que non, qu'il était encore furax après Itachi, mais que bon, peut-être qu'il pouvait être fâché et quand même parler à son colocataire, surtout s'il s'agissait du divorce – malgré une entrée en matière qui n'avait pas vraiment de rapport.

Il hocha la tête avec un sourire et elle poussa un cri de joie en se tournant vers Oncle Zetsu qui la ramenait à la maison. Elle avait passé un moment avec lui, parce qu'il était amoureux d'une des maîtresses de son école et il avait proposé de venir la chercher pour pouvoir regarder la maîtresse Kaguya.

Elle se précipita en direction des deux colocataires et fronça les sourcils, ne se jetant pas contre eux comme elle avait prévu de le faire, un air un peu suspicieux sur le visage. Posant ses poings sur ses hanches, elle les dévisagea tour à tour d'un air sévère :

— Vous avez fait le bisou-câlin de quand on est plus fâchés ?

Perplexes, les deux hommes échangèrent un regard et Nagato sourit à sa fille.

— Il faut faire un bisou-câlin ?

L'enfant hocha frénétiquement la tête.

— Voui. Maman et Parrain, ils font tout le temps quand ils se fâchent. Ils font un câlin et un bisou, là.

Elle posa ses doigts sur la bouche de son père qui sentit son cœur plonger dans sa poitrine.


À bientôt !