Bonjour, bonjour !
Alors, pour répondre à la question qui m'a été posée par Mina (et qui ne spoilera pas l'histoire) : Oui, on verra Sasuke, mais très tard.
J'espère que ce chapitre vous plaira !
Chapitre 27
La coiffure, s'assura-t-il en passant une main dans ses cheveux, c'était parfait. Le rasage négligé contrôlé, vérifia-t-il en examinant de près ses joues, bon c'était pas génial, mais ça masquait un peu la tache de vin qui s'étendait sur son visage, descendant dans son cou et partant sous ses vêtements.
Il continua son examen, passant en revue ses chaussures assez propres, dissimulant ses chaussettes trouées, son pantalon fraîchement lavé était à sa taille, il avait mis la bonne ceinture et il n'avait pas oublié un vieux slip dans une des jambes du pantalon. Sa chemise était pas trop mal repassée, pour une fois – il aurait dû demander à Nagato de lui faire son repassage en échange du service rendu. Il observa son reflet dans le miroir de sa salle de bains exiguë, puis dodelinant de la tête, il leva les bras, vérifiant qu'il n'avait pas d'auréoles moches, reniflant rapidement l'odeur qui se dégageait de lui.
Bien.
Il était prêt. Ce jour était le jour où il prenait ses couilles à pleines mains et où il invitait la maîtresse Kaguya à boire un verre. Il avait accepté de remplacer Nagato à la réunion parents-professeurs qui devait avoir lieu, son ami ne se sentant pas de croiser Konan et de rester coincé avec elle une heure entière. Comme Zetsu avait toujours eu du mal avec cette femme, ce n'était pas une heure en plus ou en moins qui pourrait lui faire un effet quelconque.
Quand Nagato lui avait dit « finalement, t'avais raison de te méfier d'elle », il avait mollement hoché la tête, faisant semblant d'avoir eu un instinct imparable, mais, à vrai dire, ça n'avait rien à voir. Jamais il n'aurait pensé que Konan aurait pu être infidèle à Nagato, tout comme il n'aurait jamais pu considérer que Yahiko pourrait trahir son meilleur ami.
Et c'était justement ça qui lui avait posé problème. Quand Nagato avait commencé à fréquenter Konan, elle s'était merveilleusement bien intégrée, prenant le temps de connaître tout le monde. Et Zetsu avait assez mal vécu que leur trio devînt un quatuor, parce que petit à petit, pas à pas, il avait été exclu du trio où il avait à l'origine sa place. Alors bien sûr, il ne blâmait pas totalement Konan pour cela, mais il avait eu du mal à encaisser les espacements des rencontres, surtout depuis la naissance de Mikan.
Lui-même n'envisageait pas d'avoir des enfants. Pas que la gosse fût totalement désagréable, disons qu'elle était fréquentable. Mais jamais la paternité de son ami ne lui avait donné envie de jouer à ce jeu. Il avait longuement argüé qu'il était déjà incapable de s'occuper de lui, comment pouvait-on envisager de le voir prendre soin d'un être totalement dépendant ? C'était impossible.
Ce manque de goût pour les enfants avait créé une fracture entre lui, Yahiko et Nagato. Bien entendu, ils n'avaient pas volontairement cherché à le mettre de côté, s'était-il rassuré lors des longues semaines où il ne les croisait qu'à peine au détour de la salle de sport, c'était seulement qu'ils étaient très occupés, les deux, vu que Yahiko prenait son rôle de parrain très sérieusement.
Les trois adultes qui s'étaient regroupés autour de Mikan avaient petit à petit réorganisé leur temps et lui s'était retrouvé seul. Alors oui, bon, peut-être que le divorce de son ami avait été un peu soulageant pour lui. Il avait fait taire cette petite voix horrible d'égoïsme pour lui montrer tout son soutien, mais il était, en réalité, absolument ravi de pouvoir recommencer les sorties entre amis, d'être de nouveau invité aux soirées.
Et jamais il n'avait considéré l'idée de n'être qu'un remplacement pour Nagato. Bien sûr que non.
Parce que Yahiko serait toujours irremplaçable, dans son cœur.
C'était bien pour ça que la trahison était pire que tout. Parce que, dans l'univers de Nagato, il n'y aurait jamais qu'un seul Yahiko, et que, si les amis vont et viennent, dans une vie, des âmes aussi sœurs que ces deux-là, c'était rare.
Zetsu soupira en enfilant son manteau, vérifiant une dernière fois sa tenue dans le reflet de sa vitre, puis il sortit en claquant la porte.
Vu qu'il n'avait de toute façon pas le projet de prendre la place de Yahiko dans le cœur de Nagato, autant aller essayer de prendre le cœur de cette jeune institutrice magnifique et incroyable.
Tout le long du chemin qui le conduisait jusqu'à l'école Naka, il se répéta les différentes amorces qu'il pourrait envisager, tentant d'écarter les trop classiques, les trop originales, les carrément craignos et, finalement parvenu devant le bâtiment, il se trouva bête, réalisant qu'il avait éliminé tour à tour toutes les options auxquelles il pouvait penser.
Quand il avisa la silhouette de Konan, il la suivit des rétines un instant, pour la regarder rejoindre Yahiko. Ce dernier attrapa la main de sa compagne pour les glisser dans sa poche, lui portant un coup d'oeil tendre, et Zetsu se sentit en colère contre lui-même, parce que le temps d'un battement de cœur, il avait souhaité voir Nagato à la place.
Soupirant, il prit sur lui et s'approcha, restant quelques pas derrière eux en attendant l'appel du professeur Iruka.
Ses yeux caressèrent les vitres de l'école et son cœur palpita un peu quand il aperçut la jolie institutrice. Oubliant momentanément Konan et Yahiko, et il replongea dans ses pensées pour essayer de réfléchir à une phrase qui serait à la fois mystérieuse, drôle et charmante et qui pourrait attiser la curiosité de cette femme tellement sublime qu'il avait la gorge sèche uniquement à la regarder.
Alors bien sûr, qu'elle s'appelât comme sa mère était un problème, mais chaque chose en son temps. Elles n'avaient rien, mais rien à voir, physiquement, et ce serait vraiment bien qu'il arrêtât de penser à sa génitrice.
Quand deux ombres apparurent à la bordure gauche de son champ de vision, il s'arracha à la contemplation de Maîtresse Kaguya, portant son regard sur Yahiko, puis Konan.
— Qu'est-ce que tu fais là ? demanda le premier.
— Et toi ? rétorqua-t-il. Je ne savais pas que tu étais un parent de Mikan.
Touché, afficha le visage de Yahiko qui baissa les yeux et s'écarta d'un demi-pas, acceptant de se mettre en retrait de la conversation que sa petite amie continua :
— Nagato ne vient pas ?
— Nan, lâcha Zetsu, il avait beaucoup de travail et…
Soupirant, il ne finit pas sa phrase, les considérant tous les deux avec dureté.
— Je ne sais pas pourquoi je mens. Il avait pas envie de voir vos tronches d'accidents de capote, donc comme moi, je suis un vrai pote et pas un bâtard de traître, je me suis proposé.
— Es-tu obligé de nous insulter ? siffla Konan et il lui offrit un sourire.
— Pas du tout, je le fais parce que ça me fait plaisir, ça me détend.
Yahiko refit le demi-pas qu'il avait annulé pour se tenir aux côtés de sa compagne, serrant sa main avec plus de force. Aucun d'eux n'avait élevé la voix et probablement que de l'extérieur, ça ressemblait à une conversation cordiale entre trois amis, jugea-t-il en laissant son regard se promener sur les autres parents qui attendaient devant l'école.
— Écoute, mon pote–
— Nope, nope, nope, précisa Zetsu, c'est un truc que t'as pas compris, mais t'es plus mon pote, en fait. Parce que moi, quand j'ai le choix entre Nagato et quelqu'un d'autre, je choisis Nagato.
— Je ne sais pas ce qu'il t'a raconté, tenta une nouvelle fois Yahiko, mais–
— Mais rien, interrompit le coach sportif, parce que j'étais avec lui quand Karin Hôzuki lui a montré ce qu'elle avait découvert en enquêtant sur vous. C'est con, parce qu'en fait, t'es pas passé loin d'être vraiment un mec bien. Tu vois, il suffisait de garder ta bite dans ton futal, de lui dire que t'étais amoureux de sa nana, bref, d'avoir des couilles, un peu.
Ils eurent la bonne grâce de paraître gênés et Maître Iruka vint les chercher pour les conduire à son bureau. Scrupuleusement, il prit des notes sur ce qu'il se disait pour pouvoir faire un compte rendu clair à Nagato, se faisant le plus discret possible.
L'enseignant semblait extrêmement fier de sa jeune élève, soulignant longuement les nombreux progrès qu'elle faisait, précisant que la séparation de ses parents n'avait pas eu d'incidence négative sur elle, affirmant qu'au contraire, depuis qu'elle vivait à deux endroits différents, elle paraissait prendre bien plus au sérieux ses devoirs.
Iruka expliqua qu'il pensait que l'enfant avait à cœur de ne pas créer de problèmes, avouant à voix basse qu'elle avait peut-être peur que ses parents ne voulussent plus s'occuper d'elle si elle ne travaillait pas assez bien. Zetsu grimaça, entourant cette affirmation d'un grand cercle rouge, se promettant d'insister là-dessus auprès de Nagato.
C'était vrai que son ami traitait sa fille avec plus de distance, depuis la fin de l'audience. Il avait essayé de savoir ce qu'il se passait, mais avait bien compris que c'était trop dur à prononcer, alors il n'avait rien dit, mais si ça commençait à jouer sur la gosse, il n'était plus du tout d'accord.
Parce qu'en fait, il pouvait bien l'admettre devant lui-même, Mikan était un peu plus que « pas trop infréquentable ». Alors, bon, il n'avait pas changé d'avis pour avoir des enfants à son contact, mais elle était adorable, et toujours heureuse de le voir et elle le considérait comme un membre de la famille et pour lui, c'était un peu de chaleur et d'amour qu'il ne pouvait pas refuser. Donc flûte, si Nagato merdoyait, il allait se faire recadrer fissa.
Quand Iruka finit par prendre congé d'eux, il ne tint pas compte des deux autres, se concentrant de nouveau sur son but en avisant Maîtresse Kaguya. D'un pas décidé, sûr de lui, le torse bombé, indifférent aux regards en coin que lui jetait Yahiko pendant que Konan allait récupérer Mikan en salle d'étude, il marcha jusqu'à la femme de ses rêves et elle tourna ses incroyables yeux bleus vers elle et il se sentit transpercé. Plus il avançait, plus il se dégonflait.
Arrivé près d'elle, il sentait que ses mains étaient devenues moites et qu'il avait le cœur au bord des lèvres. Il ouvrit la bouche plusieurs fois de suite avant de pathétiquement prononcer un : « Excusez-moi, mademoiselle, madame, où sont les toilettes ? ».
Gentiment, elle lui désigna la porte un peu plus loin à sa droite et il s'y précipita, fermant le battant avec hargne.
Il s'insulta longuement à voix haute, crétin qu'il était, incapable de parvenir à prendre la parole devant une femme qui lui plaît, puis il finit par s'appuyer sur le lavabo, pour contempler son reflet :
— Il est où, le champion, là ? se lança-t-il avec colère. « Excusez-moi, où sont les toilettes ? » n'était pas une phrase d'accroche acceptable ! Con de toi, t'es vraiment un abruti, tu devais lui demander son numéro, d'aller boire un verre, pas l'endroit où tu peux pisser un coup !
Soupirant, il passa de l'eau sur son visage, qu'il sécha doucement avant d'essuyer ses mains et de ressortir en essayant de paraître le plus naturel possible, chose très difficile s'il considérait que Maîtresse Kaguya le contemplait avec un sourire, bien plus près qu'il pensait l'avoir laissée. Elle avança encore, tournant et retournant quelque chose dans ses doigts puis elle finit par lui tendre un morceau de papier.
— Les toilettes résonnent, avoua-t-elle. C'est mon numéro. Appelez-moi.
Le plus dignement possible, il la remercia, tentant comme il le pouvait d'oublier le ridicule dont il avait dû se couvrir bien malgré lui, et drapé dans cette cape de fortune, il franchit le hall de l'école d'un pas viril.
Quand il ne fut plus en vue de l'établissement, il se mit à sauter, les bras tendus vers le haut, le poing fermé sur le numéro.
— YES ! Je savais que t'étais un champion, mon cochon ! Je le savais !
Nagato, fier de lui, près de la porte d'entrée, s'appuya sur le manche de sa serpillère, épongeant son front couvert d'un voile de sueur. Un sourire satisfait s'étalait sur ses lèvres, alors qu'il contemplait le parquet qui brillait d'humidité, l'eau noircie qui tournoyait doucement dans le seau gris. Il étira son dos et huma avec délicatesse l'air qui laissait un parfum fleuri qui embaumait dans tout l'appartement – exception faite de la chambre d'Itachi et de son bureau.
Toujours aussi fier de lui, il appliqua ses poings sur ses hanches pour énoncer avec entrain :
— Aaaah, voilà, enfin une maison qui sent le propre ! Il était temps, ça faisait un moment que je voulais nettoyer et que je n'avais pas pris un instant pour le faire et maintenant tout est nickel ! Il faudra seulement faire les carreaux de la baie vitrée, je m'en occuperai quand le beau temps sera revenu.
Au-dehors, des nuages de neige s'amoncelaient au-dessus des montagnes. Le chauffage central maintenant la température de l'appartement à un niveau suffisamment élevé pour qu'ils n'eussent pas besoin d'accumuler les couches de vêtements.
— Tu m'en diras tant, marmonna une voix émergeant du canapé.
Itachi n'avait pas bougé depuis le matin. Cloué au lit depuis deux jours à cause d'un rhume traître, il s'emmitouflait dans un plaid, une boîte de mouchoirs posée près de lui, une pile de livres s'accumulant de l'autre côté, un plateau chargé de médicaments et de tisane délaissé sur la table basse. Régulièrement, armé de patience, Nagato passait pour récupérer tous les mouchoirs usagés et les jeter à la poubelle, glissant au passage un thermomètre dans la bouche de son colocataire pour vérifier que la fièvre ne remontait pas.
Nagato laissa ses rétines balayer de nouveau le fruit de son labeur. Il était, quant à lui, d'une merveilleuse humeur. Levé du bon pied, la journée s'était annoncée incroyable : il n'allait pas croiser Yahiko au commissariat puisqu'il avait posé un jour pour s'assurer qu'Itachi survivrait, Konan ne l'avait pas contacté. Maître Tanaka avait appelé pour confirmer que tout allait bien, Mikan rentrait dans quelques heures.
— Je persiste à dire, commenta Itachi, qu'on peut aussi simplement engager quelqu'un pour le faire à notre place. Ça fait gagner du temps.
— Et la satisfaction du travail accompli, dans tout ça ?
— Hmhm, est-ce qu'elle t'aide à réaliser que tu t'es coincé près de la porte, ta satisfaction ? se moqua Itachi en se redressant pour le considérer d'un air amusé.
Clignant des yeux, Nagato observa le sol mouillé autour de lui avant de sentir ses épaules s'affaisser.
— Encore, marmonna-t-il.
— Encore, confirma Itachi. Au moins, la dernière fois, tu t'étais coincé près du canapé.
— Et tu pouvais pas me le dire ?
Le rire joyeux qui ponctua sa réplique le força à retenir un sourire.
— Non, répondit le colocataire terrassé par la maladie. C'est bien trop amusant. À chaque fois–
Le reste de la phrase fut avalé par son rire, moins contrôlé que d'ordinaire, à cause de son rhume.
Renonçant à trouver une solution pour s'échapper de son coin sec sans saccager tout son travail, Nagato prit appui sur la porte, pour contempler le canapé.
— Si tu as la force de te moquer de moi, c'est que tu te sens mieux.
Et ça le rassurait. Il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi sensible à la fièvre qu'Itachi. Lui-même se targuait d'être plutôt résistant, mais pas son colocataire. Il avait eu drôlement peur à l'entendre si mal, il avait même hésité à appeler une ambulance. Son colocataire, dans son délire fiévreux, l'avait saisi par le poignet « jamais l'hôpital, jamais l'hôpital, c'est dangereux l'hôpital, y a des gens qui meurent là-bas et je ne veux pas qu'il me trouve ».
Quand Nagato avait essayé d'interroger Itachi à ce propos, il avait haussé les épaules, disant ne pas se souvenir. Mais le policier n'avait pas appelé les urgences. Il avait hésité à contacter Konan et s'était souvenu, pile à temps, que Konan était probablement occupée à papouiller son traître de meilleur ami et le statu quo qu'ils avaient réussi à mettre en place avec Maître Iruka par l'intermédiaire de Zetsu avait manqué de chanceler quand il s'était figuré les deux ensemble. Alors il était retourné prendre soin d'Itachi.
— Je devrais peut-être, réfléchit le père de famille, en profiter pour aller faire des courses… Ça ira, si je te laisse seul une heure ou deux ?
— C'est un rhume, tu sais… Je pense que je devrais survivre.
— Bon, rétorqua Nagato, de toute façon, j'ai mon portable, si t'as le moindre souci, tu m'appelles.
Quand il revint des courses, Itachi s'était endormi sur le canapé et le sol était sec. Il déposa les sacs sur le plan de travail, se déchaussa et retira son manteau, passa près du sofa pour rabattre le plaid sur son colocataire, s'arrêtant quelques secondes pour observer les traits apaisés, le nez rougi à force de mouchage et les cernes accumulés par les nuits horribles qu'il vivait à cause de son rhume.
— Et dire qu'il est le fantasme ultime de tous les gays de ce pays, chuchota Nagato avec un sourire.
Itachi s'agita et frotta ses yeux pleins de sommeil.
— Et aussi de quelques femmes, mon public est en partie féminin, précisa-t-il d'une voix rendue rauque par le réveil. J'ai dormi longtemps ?
— Je suis parti trois heures, maximum.
La pornstar se redressa dans le canapé, s'emmitouflant dans la couverture pour frissonner longuement et poser sur son colocataire un regard flou et un peu à l'ouest. Quand il ne portait pas ses lunettes, comme c'était le cas, il avait toujours du mal à bien positionner ses yeux sur son interlocuteur. Évidemment, Nagato réagit immédiatement :
— Mets tes lunettes. Attends, comment ça ton public est en partie féminin ? Y a des femmes qui regardent ce genre de choses ?
Le ton outré de Nagato fit rire Itachi qui attrapa ses lunettes pour les chausser et se tourner de nouveau vers son colocataire.
— Tu veux parler de la pornographie ? Ou de la pornographie gay ?
— Le tout, s'étouffa Nagato en repartant vers les sacs de courses pour les ranger.
— Eh bien, oui, les femmes consomment de la pornographie et une large part d'entre elles tend à préférer la pornographie gay.
— Ça me dépasse…
Itachi se força à se lever pour le rejoindre et le policier examina son colocataire sous les lumières.
— T'as l'air un peu mieux, quand même.
— Oui, merci, je suis seulement fatigué. Demain ce sera passé.
— Tu devrais aller te coucher et dormir dans ton lit…
Tirant une chaise pour s'installer dessus, Itachi secoua la tête.
— Non, ça va aller, une douche, du paracétamol et je serai comme neuf, sourit-il. C'est ce soir, non, que tu voulais faire une soirée jeu de société et friandises ?
— Oui, mais si tu n'as pas en forme, on peut reporter, c'est pas grave.
Pesant le pour et le contre, Itachi finit par hocher la tête.
— Tu as raison, je ferai mieux d'aller dormir. Tu embrasses Mikan pour moi ?
Il disparut dans sa chambre peu de temps après, laissant Nagato seul avec ses pensées et son cœur se serra quand il réalisa que c'était le lendemain qu'il recevrait les résultats du test de paternité.
À bientôt
