Bonjour, bonjour ! Merci pour les reviews (tout particulièrement à Mina) ! Je ne vous ai pas répondu, je m'en occupe ce soir en rentrant du travail !
Chapitre 71
Mikan surgit par la porte d'entrée comme une bombe, écartant sa mère avec force, prenant à peine le temps de la saluer pour foncer directement dans le salon pour retrouver Susanô, babillant avec entrain et ignorant Konan qui la hélait pour lui demander de lui dire bonjour avant de tripoter son chat.
La mère de famille retourna un regard contrit à son ex avant de se pousser pour qu'il puisse entrer et Nagato s'avança avec prudence, le visage un peu crispé quand il entendit la voix de Yahiko prononcer « Mikan, sois gentille et écoute ta mère ».
C'était la première fois qu'il venait dans le second foyer de sa fille et s'il avait pu éviter, il l'aurait fait. Cependant, il avait une telle charge de boulot, depuis les émeutes, qu'il était obligé de travailler même le week-end. Konan et lui avaient donc convenu qu'il passerait déposer Mikan un vendredi soir après l'école.
Il retira le sac d'école de sa fille qu'il avait à l'épaule, puis il le tendit accompagné du sac de voyage qui contenait quelques affaires de l'enfant qu'il entendait toujours s'exprimer, parlant visiblement au chat. Elle revint vers lui en présentant l'animal qui avait grandi depuis la dernière fois que Nagato l'avait vu.
— Dis bonjour à Papa, Susanô !
Elle le colla d'office dans la main de son père, puis saisit l'autre pour l'amener jusqu'au salon.
— Maîtresse Kaguya, elle a dit qu'elle était fière de moi, annonça l'enfant en ne sachant pas trop si elle s'adressait à son parrain qui était toujours installé dans le canapé ou à son père qui campait sur le seuil du salon.
Nagato se répugnait à pénétrer dans l'intimité du couple qui l'avait trahi. Il ne voulait pas savoir s'ils étaient heureux et bien installés, quelle était leur routine, mais il ne pouvait pas non plus repousser sa fille qui avait désespérément besoin de sa présence qui s'était faite rare depuis les événements qui avaient eu lieu deux semaines plus tôt.
— Ah bon ? lui offrit-il en donnant une gratouille sur la tête du chat avant de le reposer.
Il nota qu'il devrait penser à se laver les mains et à changer ses vêtements dès qu'il serait de retour à la maison, pour ne pas incommoder Itachi, puis il se souvint que son colocataire dînait avec son oncle et qu'ils n'auraient probablement pas l'occasion de se voir.
— Voui, confirma Mikan en sautillant.
— Nous avons des voisins, Mikan, ponctua Yahiko, ne saute pas sur le plancher.
— Zut, dit-elle en guise d'excuses, se forçant à contenir son excitation.
Elle choisit d'aller s'asseoir près de son parrain se blottissant contre lui qui évitait toujours de regarder vers Nagato.
Aucun des deux n'était particulièrement à l'aise et Konan prenait tout son temps pour ranger les affaires de Mikan, sans doute pour esquiver cette situation désagréable.
— Maîtresse Kaguya elle a dit que c'était très bien que je cherche plus à jouer à la bagarre avec les grands ! Elle m'a donné un bon point !
Puis sa joie retomba alors qu'elle fronçait les sourcils.
— Mais Maître Iruka il nous donne pas de bons points, alors je l'ai donné à un petit qui en a pas, comme ça, il en a un et–
— Mikan, appela Konan au fond de la pièce, viens ici !
Sans plus tarder, la petite fille laissa les deux hommes seuls et il y eut un moment de tension, où ils peinèrent à se regarder. Quand ça arriva, Nagato soupira.
— Ça va ? demanda-t-il. Le boulot ?
Yahiko acquiesça mollement. Depuis qu'il avait lancé l'idée de démissionner, il avait su se ressaisir. Il n'était pas question d'abandonner son équipe. L'enquête pataugeait, bien entendu. Comme il s'y était attendu, il n'y avait pas de trace, pas de preuve, pas d'image. Il commençait à perdre patience, les mandats qu'il avait demandés mettaient un temps fou à lui être délivrés et il avait beaucoup d'obstacles qui se dressaient sur sa route.
— On fait aller, répondit-il, évasif. Ça suit son cours. Toujours pas de piste. Toujours pas le droit d'en parler.
— Je suis habilité, rappela Nagato.
— Ouais, bah, Konan et Mikan non.
Nagato jeta un œil dans le corridor pour évaluer où elles se trouvaient puis il fronça les sourcils et baissa le ton.
— Tu pourrais peut-être passer dans mon bureau et–
— Non, cingla Yahiko d'une voix forte. Je faisais ça quand on était amis, mais tu n'es plus mon ami, tu te souviens ?
Surpris, Nagato lui retourna une œillade perplexe, puis leva les mains en signe de renoncement.
— Soit, accepta-t-il. Ça me paraît juste.
Il passa d'un pied à l'autre, inconfortable. Le rire de Mikan qui s'entendait au loin renforça encore le malaise.
— Comment se porte Gai ? demanda-t-il.
— Au trente-sixième en dessous, répondit Yahiko, heureux de pouvoir rebondir sur un autre sujet. Kakashi passe souvent pour le réconforter, mais il est pas bien du tout.
Gai Maito adorait l'agent Lee. Il avait décidé d'en faire sa recrue dès qu'il aurait pu devenir inspecteur et finalement prendre une affectation à la brigade des mineurs. Le fait était que la promotion posthume du brigadier avait déchiré le cœur de Gai. La cérémonie s'était faite dans le silence ponctué des sanglots de l'officier qui pleurait avec tant de force son agent préféré. La salle avait été encombrée, beaucoup de gens étaient venus pour rendre hommage à Rock Lee, il était très apprécié par ses collègues.
Quand Mikan revint vers eux, ils effacèrent les airs sombres sur leurs visages pour retourner à des sujets plus joyeux. Elle eut tôt fait de dévier la conversation, montrant à son parrain ce que Maître Dai lui avait appris et Nagato finit par quitter les lieux pour rentrer chez lui.
Le temps s'était sacrément réchauffé et il n'avait pas vu le temps passer. Ils avaient franchi la mi-mai et il n'avait toujours pas la moindre idée de ce qu'il allait offrir à Itachi pour son anniversaire.
Il s'enfonça dans les rues en essayant de réfléchir, sans pourtant parvenir à trouver de piste. Comme prévu, il trouva l'appartement vide et éteint. Un petit mot d'Itachi trônait sur la table, annonçant son retour pour avant minuit. C'était une habitude qu'il avait prise depuis l'anniversaire de Sakura : quand il était absent, il laissait une heure approximative de son retour, à partir duquel Nagato pouvait commencer à s'inquiéter réellement.
Souriant à cette attention, l'inspecteur entreprit de réchauffer son dîner, ouvrant l'ordinateur portable qu'il avait ramené du commissariat pour continuer le travail même à la maison.
Plus il consacrait de temps à cette enquête, plus Killer Bee comprenait pourquoi il avait fallu toute une vie à Gyuki pour accumuler les informations que contenaient les dossiers dont il avait hérité à la mort de son maître.
Le monde souterrain était tellement complexe et opaque qu'il était compliqué de parvenir à établir un réseau complet.
Rapidement, Killer Bee s'était rendu compte que tout était incroyablement lié, sauf Tsuki qui restait encore l'élément mystère de cet immense tableau. Il était aussi possible qu'il n'ait rien à voir avec tout ça, cette question était donc en attente.
Il avait essayé d'actualiser la toile qu'il avait réussi à établir en extrayant les différentes connexions que son maître avait mises en avant, mais c'était compliqué. Ses contacts se fermaient dès qu'il posait une question trop frontale et on lui avait à plusieurs reprises dit de lâcher l'affaire.
Il revenait de cette pêche aux informations passablement bredouille, mais cette difficulté d'accès montrait à quel point sa cible était dangereuse, s'il en doutait encore.
Assis en tailleur au milieu de son salon, le capharnaüm sans nom répandu tout autour de lui, Bee réfléchissait. Des deux classeurs qu'il avait épluchés, et des renseignements collectés par Gyuki, il était parvenu à isoler trois personnes réellement suspectes qui avaient le temps, l'argent et les connexions nécessaires pour réussir à détruire le trafic de Chôseki Tanzaku.
Il dévisagea la photo de son suspect principal, un cliché volé et un peu flou, mais qui montrait l'homme sous son meilleur jour.
Il fixait toujours ses yeux dessus quand il décrocha son téléphone qui sonnait, pour répondre à son frère :
— Yeah, brother ?
— Bee ! beugla A. Mais qu'est-ce que tu fous ? Pourquoi t'es pas à la rédac ? Y a la bande-annonce du prochain film de Tsuki qui est sortie, tu devrais déjà être en train d'écrire un article !
Retenant un soupir et détachant finalement son regard de la silhouette au manteau trois-quarts qu'il fixait, Bee se redressa.
— Yes, j'ai commencé à écrire, t'inquiète pas, t'inquiète pas ! J'ai seulement besoin d'un peu plus d'euh d'inspiration. Tu auras mon papier ce soir, promis, je te l'envoie par mail.
— Le fait qu'on bosse dans le porno ne t'autorise pas à te toucher pendant tes heures de taf, rappela A. sans perdre en colère. T'as jusqu'à dix-sept heures !
Killer Bee porta son regard sur l'horloge et grogna, grognement qu'il transforma en toux pour éviter de se prendre un nouveau tir par son frère. Il était déjà seize heures trente.
— Si tu me laisses jusqu'à vingt heures, dit-il, je te l'apporte en personne et je t'aide à faire le check.
Pesant le pour et le contre, le rédacteur-en-chef accepta la proposition, énumérant d'autres menaces avant de raccrocher et Bee finit par abandonner son enquête pour se rendre à son bureau et ouvrir la boîte mail du boulot.
Il consacra le temps imparti pour son frère à écrire un article riche et dense, pour quelque chose s'appuyant sur une simple bande-annonce, tissant des liens avec les propos énoncés par Tsuki lors de l'interview qu'il avait conduite. Il était assez content de ce qu'il avait réussi à produire. Enregistrant le document sur une clé USB, il examina son appartement, laissant en stand-by cette enquête qui lui prenait tant d'énergie.
Sur le trajet qui conduisait jusqu'à la rédaction de Porn-Mag, il s'efforça de ne plus repenser à tout ça et, voyant qu'il était presque hors délai, il pressa le pas, choisissant un raccourci plutôt que son chemin habituel.
Quand il passa devant cet immeuble bourgeois du centre-ville, il tourna la tête, attiré par un mouvement, plus il s'arrêta, se renfonçant dans l'ombre pour observer ce qu'il pouvait distinguer à travers la vitre.
— C'est Tsuki, s'étonna-t-il. Qu'est-ce qu'il fait là ?
Se tassant derrière un arbre, envoyant un regard noir à des passants qui le considéraient d'un œil étrange, il resta à épier la pornstar, le scoop brillant en lettres d'or dans son esprit. Il vit l'acteur de X se retourner et sourire puis il attendit quelques secondes de plus pour le voir enlacer quelqu'un qu'il reconnut pour être Madara Uchiha.
Mais qu'est-ce que Madara Uchiha pourrait bien faire avec un acteur de X ? Ils sont amants ?
Ce serait un scoop hyper balèze, ça. Mais en même temps, non, ce n'était pas ça. De là où il était, il n'avait pas vraiment l'impression de voir des amants. Il écarta cette idée quelques secondes après son arrivée dans son esprit et, quand ils entrèrent dans l'ascenseur, Killer Bee se détourna, de plus en plus troublé.
Madara et Itachi se croisèrent dans le hall de l'immeuble au dernier étage duquel se trouvait le Ristretto. L'aîné des Uchiha était en retard et il détestait ça, cela se sentait à sa démarche raidie, à l'air renfrogné d'Izuna qui marchait derrière, suffisamment en diagonale pour ne pas se trouver dans le dos de son frère.
Quand le cadet remarqua Itachi à la réception de l'immeuble, il se pencha vers son aîné qui quitta presque immédiatement son air contrarié pour sourire, s'approchant d'un pas rapide pour saluer le cadet.
— Fils, se réjouit-il. C'est bon de te voir !
Percevant la voix de son oncle, Itachi se retourna, un immense sourire sur les lèvres et il n'hésita pas une seconde à s'approcher pour l'enlacer avec force, s'attardant un peu dans l'éteinte paternelle que lui offrait Madara.
Ce dernier se recula un peu pour examiner le visage de son neveu, et remarquant qu'il paraissait en grande forme, il laissa s'envoler les dernières traces de contrariété dues à son retard.
— Comment vas-tu ? Tu as l'air mieux que la dernière fois.
Itachi hocha la tête, remerciant d'un geste le réceptionniste et saluant Izuna au passage, alors que Madara l'entraînait en direction de l'ascenseur.
— Je vais très bien, sourit l'acteur. Vous allez l'air de bonne humeur, mon oncle !
— Je le suis, confirma Madara. Et cette fois, c'est moi qui ai des millions de choses à raconter.
L'élévateur vibra un peu quand Izuna ponctua la phrase de son frère en appuyant sur le bouton qui les conduirait au dernier étage. Madara sourit.
— Je ne dirai rien de suite, je garde cette histoire pour le repas !
— Alors, je devrais peut-être en profiter pour vous faire part de ma demande, réfléchit Itachi en fronçant les sourcils. J'aimerais vous présenter Nagato pour mon anniversaire, enchaîna-t-il quand il perçut le hochement de tête approbateur de Madara.
Les deux frères échangèrent un regard, puis bienveillant, Madara posa une main sur l'épaule d'Itachi.
— Si c'est important pour toi, alors il sera le bienvenu à ma table, confirma-t-il.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent, et les trois Uchiha s'avancèrent dans la salle du restaurant désert.
— Nous devrions pouvoir le fêter le jour même, signala Izuna. Notre emploi du temps est vide pour ce soir-là.
Ravi, Itachi se tourna vers le frère de son oncle.
— J'espère que vous serez présent, vous aussi. Quitte à dîner en famille, autant que toute la famille soit présente. Toute la famille importante, spécifia-t-il.
C'était rude pour le frère et la mère qu'il avait laissés derrière lui en partant, il en avait conscience. Surtout pour son cadet. Mikoto, elle, n'avait rien fait pour empêcher son père de se comporter comme il l'avait fait et dans son esprit, ne rien faire, c'était cautionner. Alors il lui en voulait de ne pas l'avoir protégé comme elle aurait dû le faire.
D'un geste agacé, il écarta ces pensées.
— Nous avons sorti la bande-annonce d'Un flic à Vice-City, dit-il pour changer de sujet alors qu'ils approchaient de la table. Sakura est extatique, elle a été vue plus de dix mille fois !
— Ça annonce un joli succès, commenta Madara en prenant place à sa chaise habituelle.
Le serveur s'approcha, déposa des cartes près d'eux, signala la suggestion du chef, puis un arrivage d'un vin que le patriarche Uchiha appréciait particulièrement. Chacun choisit quelque chose sur le menu, puis le serveur repartit pour faire son annonce en cuisine, avant d'enclencher la musique que Madara aimait entendre. Izuna fronça les sourcils.
— Je suis fatigué d'écouter toujours le même album, dit-il en dardant sur son aîné un regard un peu accusateur.
— Qu'y puis-je ? se réjouit Madara. C'est ma chanson de victoire. Souhaiterais-tu que j'arrête de gagner ?
Izuna roula des yeux, incapable de retenir un petit sourire.
— Tu peux aussi acheter des écouteurs, suggéra-t-il.
Itachi observa leurs interactions avec beaucoup de tendresse, appréciant la complicité des deux frères. Finalement, Madara lui rendit son attention avec un rictus anticipateur.
— Je ne peux plus attendre, il faut que je te raconte cette victoire pour que je puisse la savourer avec quelqu'un d'autre que ce rabat-joie.
Itachi pinça les lèvres pour retenir son rire, envoyant un regard d'excuses à Izuna qui se renfrogna légèrement. Madara ne lui laissa pas le temps de bouder davantage, commençant immédiatement son histoire.
— Je ne sais pas si tu te souviens de cet investissement qu'Izuna jugeait ridicule et douteux.
— Celui que vous aviez fait en étant ivre, il y a deux ans ?
La désapprobation dans la voix d'Itachi ressemblait beaucoup à celle qui avait vibré dans la voix d'Izuna.
— Il me semble que c'était un artiste pas terrible, se souvint Itachi, qui voulait se lancer dans… Il souhaitait réaliser quelque chose pour laquelle il n'avait pas les compétences. Et vous aviez investi gros. Et Izuna vous avait grondé pendant des mois entiers.
— Tu m'avais grondé aussi, rit Madara au souvenir de son neveu en pétard. Eh bien, figure-toi que cette entreprise a été repérée par un influenceur et ça a tellement bien fonctionné qu'elle va être cotée en bourse. Mon investissement lui avait permis de se former et il a finalement réussi.
Itachi sentit sa bouche s'ouvrir sous le choc et alla chercher une confirmation du côté d'Izuna qui approuva les dires de son frère d'un air exaspéré.
— Quel talent, souffla le plus jeune des trois. Vous avez un flair incroyable !
— Tu parles, grommela Izuna, il a eu de la chance, surtout. Ça aurait pu tourner tellement plus mal que ça ! Une fois, une seule fois, je me suis dit que je pouvais prendre une soirée libre et il a fallu qu'il fasse n'importe quoi ! Pire encore, le karma ne le remet pas à sa place !
L'affection dans la voix d'Izuna était palpable et le regard qu'il portait à son frère était beaucoup plus amusé que la première fois qu'il avait tenu un tel discours. Réfléchissant quelques instants, tête penchée, Itachi finit par saisir son verre.
— Je pense que ça compte quand même comme une victoire, jugea-t-il en levant son verre. À vos victoires, mon oncle.
— Qu'elles soient dues à la chance ou au talent, précisa Madara.
Le reste du repas les amena à reparler des émeutes, l'oncle demandant à son neveu de faire très attention. Ils s'attardèrent assez peu sur le sujet, Itachi incroyablement mal à l'aise à l'idée de ces violences. Ils évoquèrent aussi les vacances d'été, du voyage prévu à Uzushio, et Izuna demanda à Itachi s'il avait l'intention de profiter de l'ambiance estivale pour courtiser définitivement son inspecteur.
Embarrassé et oubliant définitivement ces histoires d'émeutes, Itachi piqua un fard, encore assez peu habitué aux taquineries du frère de son oncle.
Quand il rentra chez lui, aux alentours de minuit, il trouva Nagato toujours attablé en train de pianoter sur son clavier sans avoir débarrassé l'assiette de son dîner.
— Tu ne dors pas ? s'étonna-t-il.
L'inspecteur se tourna vers Itachi pour lui tendre un regard exténué.
— Dormir, qu'est-ce que c'est ? Je voulais finir ça avant d'y aller. C'était bien ?
— Oui, confirma Itachi en finissant de se déchausser.
Il s'approcha de la table à manger et tira une chaise face à Nagato tandis qu'il fermait l'ordinateur portable. L'acteur hésita un peu puis il demanda d'une voix timide :
— Tu serais d'accord pour rencontrer mon oncle, le jour de mon anniversaire ?
— Oui, accepta Nagato sans même y penser. C'est le 9 juin, c'est bien ça ?
Il attrapa son téléphone qui était resté près de son ordinateur puis inscrivit le rendez-vous dans son agenda.
— Hm, il faudra que je demande à Konohamaru de venir la garder… Mais c'est d'accord. Est-ce que je devrais être aussi bien habillé que toi ? s'inquiéta-t-il. Je ne voudrais pas que ton oncle ait une mauvaise impression de moi.
Itachi sourit, rassurant, puis tendit la main pour tapoter celle de Nagato.
— Ne t'inquiète pas, nous avons le temps d'aller faire les magasins, avant, tu pourras être présentable.
Vexé, Nagato retroussa une lèvre boudeuse en croisant les bras.
— T'es pas sympa quand tu t'y mets, soupira-t-il. Dire que j'avais trouvé le cadeau parfait pour toi… Je suis pas sûr que tu mérites.
Les yeux écarquillés par une excitation nouvelle, Itachi essaya de découvrir ce que Nagato avait prévu de lui offrir, mais celui-ci refusa de révéler le moindre mot à ce propos.
À bientôt !
