Bonjour ! Je suis de retour ! Désolée de vous avoir fait faux bond ! À vrai dire, ce chapitre a refusé de s'écrire. Je m'y suis reprise une bonne dizaine de fois avant de pouvoir avoir quelque chose.

Et je ne suis absolument PAS satisfaite de ce que je vous propose, mais bon, je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps. Peut-être qu'un jour, je le reprendrai pour écrire quelque chose de plus satisfaisant pour mon perfectionnisme.

Aussi, j'avais pas mal de choses en tête, j'ai eu des galères diverses et variées, bref, tout m'est tombé dessus en même temps.

J'espère que ce chapitre vous plaira et que vous avez passé de bonnes vacances d'été !


Chapitre 73

Un silence halluciné plana dans le bureau de Nagato alors qu'il cillait, jetant une œillade perplexe d'abord sur le papier qui avait atterri sur son clavier, puis sur Neji qui se déplaça légèrement. La chaussure de ce dernier couina quand elle racla le sol, mais le bruit n'arracha de sourire à aucun des deux hommes qui se contemplaient avec des sentiments tout à fait différents au fond des rétines.

Si le regard de Neji brûlait de colère et de détermination, celui de Nagato était plus prudent, plus méfiant. Il déglutit, puis secoua la tête.

— Une lettre de recommandation ? Pourquoi moi ? Je ne suis pas ton officier supérieur, je ne fais même pas partie de ton service…

Ses yeux glissèrent sur le formulaire que Neji avait posé sur son bureau et il l'examina avec minutie. Il s'agissait d'une demande d'affectation dans les forces spéciales et il était pris de court.

Même s'il savait que les événements récents avaient eu un rude impact sur tout le commissariat et qu'il était difficile de passer outre le chagrin provoqué par la mort de l'agent Lee, une telle décision ne pouvait pas être prise de façon impulsive. Et, très clairement, Nagato n'était pas certain que Neji avait vraiment réfléchi à ça, cela ressemblait plus à un acte de vengeance qu'à un réel désir d'engagement.

La vie dans les forces spéciales n'était évidemment pas celle d'un policier de la brigade criminelle. Il fallait être prêt à des sacrifices énormes qui se répercutaient sur tout l'entourage et il n'était pas question de signer ce document à la légère. Encore moins pour rendre un service qui lui avait été fait.

Neji humecta ses lèvres, ses cheveux se balancèrent dans son dos alors qu'il se crispait, le mouvement sans équivoque de ses mâchoires montrant à l'inspecteur de la brigade financière combien il se forçait à garder son calme.

Sa voix était assourdie quand il reprit la parole :

— Tu es un ancien des forces spéciales. Tu avais un grade de lieutenant et tu luttais contre le grand-banditisme. Tu as travaillé avec moi sur le terrain, ces derniers mois, et tu me connais, au moins partiellement. Il est bien plus judicieux de te demander cette faveur.

Nagato ne répondit pas, réfléchissant longuement. Quand Neji avait tapé à la porte de son bureau un quart d'heure plus tôt, il s'apprêtait à terminer ses encours pour pouvoir aller patienter dans le hall en attendant l'arrivée d'Itachi. Le léger soupir qui franchit ses lèvres n'était presque pas audible, mais il fit tressaillir Neji qui se méprit.

— Tu me demandes beaucoup, là.

— Je sais, rétorqua le jeune inspecteur. Et je sais que le service que je t'ai rendu ne vaut clairement pas ce que je te demande, mais j'ai besoin de faire quelque chose, d'agir. Je me sens impuissant.

Crispant les poings, Neji se tendit.

— Sans cette recommandation, j'ai peu de chances de pouvoir être affecté aux forces spéciales lors du prochain mouvement. J'ai besoin de… Je… Lee est mon meilleur ami, avoua-t-il, un trémolo dans la voix. Et je l'ai perdu à cause de… Je ne sais pas pourquoi il est mort.

Nagato ne releva pas l'accord fautif dans la phrase. Il se contenta d'humecter ses lèvres, laissant les implications de cette phrase le heurter durement. Il se figura un instant, au même âge, à pleurer sur la tombe de Yahiko, puis il s'appuya sur sa main, ses rétines s'égarant sur le document.

La lueur dans ses yeux était familière à Nagato. Il connaissait cette douleur, c'était la même qui l'avait forcé à prendre la décision parfaitement inverse à celle qui poussait Neji à quitter son poste à la brigade criminelle.

Lui aussi connaissait ce sentiment atroce d'impuissance. Il savait combien c'était dur de ramasser des corps et de chercher les bandits, de ne pas pouvoir empêcher ça. Il savait encore plus combien ce sentiment ne disparaîtrait pas dans les forces spéciales, encore moins dans les unités qui luttaient contre le grand-banditisme. Il savait, mieux que personne, que les arrestations étaient rares, souvent avortées, qu'il y avait des armées d'avocats derrière les barons du crime et qu'ils étaient difficilement accessibles.

Il savait, mieux que personne, qu'un seul d'entre eux ne changeait pas grand-chose à la mainmise totale de certaines des plus grandes familles de la pègre.

Il savait que rien ne ramènerait Lee, que rien ne pourrait réellement apaiser le chagrin de Neji et qu'il vivrait toute sa vie avec cette plaie béante dans le torse, celle de ne pas avoir pu sauver un ami.

Pour autant, il n'était pas capable de dire non. Parce qu'il savait, aussi, que les forces spéciales avaient besoin de gens comme le jeune inspecteur : doté d'une détermination froide, d'une rage inextinguible et d'une volonté de fer.

Malgré lui, Nagato laissa ses yeux se promener sur la silhouette du jeune officier qui lui faisait face. Un peu vieux pour entamer une formation de cet acabit, jugea-t-il, mais plus qu'en forme. L'homme pratiquait l'escrime à haut niveau – du sabre, si Nagato se souvenait des babillages de Tenten – et il maîtrisait plusieurs sports de combat. Ses résultats au tir étaient bons sans plus, mais il avait connu des agents moins doués.

Il capitula à moitié.

— Laisse-moi peser le pour et le contre quelques jours et prends ce temps pour réfléchir, de ton côté. Tu voudrais intégrer l'unité de Yahiko ?

— Idéalement, admit Neji sans se faire prier. Je sais qu'il sait qui a tué mon ami. Je veux qu'on arrive à arrêter ce type.

Tellement, tellement semblable à ce que je connais, pensa Nagato en hochant la tête, son regard se portant vers son téléphone de bureau qui sonnait.

D'un geste, il congédia Neji qui inclina la tête vers lui d'un air reconnaissant. Nagato décrocha en laissant son regard suivre la trajectoire de l'inspecteur qui quittait son bureau :

— Oui, Toka, que se passe-t-il ?


— Il va arriver, lança la dame à l'accueil, Toka si Itachi en croyait le badge posé sur la poche de sa chemise.

Elle avait prononcé cette phrase de telle façon qu'il eut presque envie de s'excuser de l'avoir dérangée, ne sachant pas trop quoi faire, à part danser devant le comptoir de l'accueil. Pour une fois, c'était lui qui était venu à la rencontre de Nagato. La journée de tournage avait été légère et il avait rapidement bouclé ses scènes, principalement pour pouvoir débaucher tôt.

Quand il était arrivé au commissariat, quelques dizaines de minutes avant l'heure de rendez-vous avec Nagato – ils devaient passer récupérer les vêtements qu'il porterait deux jours plus tard pour leur dîner au Ristretto –, il s'était présenté à l'accueil. C'était la première fois qu'il voyait Toka, mais il pouvait difficilement en tirer la moindre conclusion, il ne venait pas assez souvent au commissariat pour savoir si c'était une nouvelle, si elle était présente depuis longtemps.

Elle portait des cheveux grisonnants, laissant Itachi estimer son âge à plus d'une cinquantaine d'années. Son visage était aussi acéré que le ton sur lequel elle s'était adressée à lui, ses lèvres semblaient pincées dans une moue contrariée et peu impressionnée par l'agitation qui régnait autour d'elle et elle naviguait dans ses outils de travail avec l'air habitué d'une personne plus proche de la retraite que d'un début de carrière.

Itachi hésita, ouvrit la bouche pour tenter de parler une nouvelle fois, pour savoir où il devait attendre quand une main se posa sur son épaule. Sursautant, il se tourna précipitamment, n'ayant le réflexe d'aucun des mouvements que Nagato essayait de graver dans sa mémoire musculaire. Il se fustigea un peu à mi-voix, se détendant en découvrant l'air rieur de Kakashi.

— Tsuki, c'est étonnant de vous voir par ici, vous venez récupérer mon rouquin préféré ?

C'était un peu insultant pour Yahiko, se dit Itachi en hochant la tête, mais cet idiot l'avait bien mérité. Il adressa un sourire un peu forcé et commercial à son fan, puis se laissa entraîner loin du comptoir depuis lequel Toka continuait de l'observer avec attention et une pointe de jugement au fond des yeux.

Kakashi babillait joyeusement à côté de lui, parlant d'une voix apaisante, basse et douce, faisant oublier à Itachi qu'il se trouvait en plein milieu d'un commissariat, que beaucoup des brigadiers présents le dévisageaient avec un étonnement grandissant, qu'il n'était pas le bienvenu dans les lieux.

Finalement, après quelques minutes de discussion, Nagato finit par apparaître, enfilant une veste de costume noire et fourrant dans une poche un papier plié en quatre. Quelque chose dans l'air qu'il arborait fit froncer les sourcils d'Itachi. Son colocataire paraissait vaguement inquiet, plus que lors de ces dernières semaines.

Pourtant, quand il l'aperçut, Nagato parut oublier tout ce qui le préoccupait, puisqu'il lui adressa un sourire radieux, pressant l'allure pour le rejoindre, dardant sur Kakashi un regard sceptique.

— Hatake, tu n'as pas de travail ?

— J'y allais, sourit Kakashi en s'écartant d'Itachi. Je suis de nuit, cette semaine.

Ce ne fut que lorsque l'agent des forces spéciales s'éloigna de lui qu'Itachi s'aperçut qu'il était si proche et ça le dérangea un instant et cela dut se voir, puisque Nagato s'empressa de s'interposer entre eux.

Cela ne dura qu'un instant, Nagato se tournant de nouveau vers Kakashi alors que celui-ci l'interpelait.

— Je voulais te voir. Elle m'a appelé. Il l'a contactée pour avoir des infos.

— On en parle lundi, reçut Nagato. Ça peut attendre jusque là ?

Évaluant l'information qu'il détenait et examinant les traits fatigués de Nagato, le second de Yahiko finit par hocher la tête.

— Je passerai te voir à la fin de mon service, annonça-t-il. Amusez-vous bien !


Killer Bee coupa le moteur, prenant garde à laisser la radio allumée alors qu'elle diffusait sa chanson du moment, son menton bougeant au rythme de la musique. Il ne détacha pas immédiatement sa ceinture, restant dans la même position alors qu'il observait la maison dressée sur une colline dans l'arrière-pays, perdue au milieu de rien.

Il avait eu des difficultés à trouver l'endroit, le GPS de son téléphone ayant renoncé depuis longtemps. La couverture réseau ne s'étendait pas jusqu'à ce lieu perdu au milieu de la campagne dans le fin fond de l'arrière-pays et, considérant la baraque qui se dressait devant lui, il se demandait même si l'eau courante était parvenue jusque là.

Il avait toujours été un citadin, après tout.

Il déglutit, se trémoussa d'inconfort dans son siège et soupira. Sa voiture était une petite citadine, très pratique en ville, mais qui tendait à devenir désagréable sur les longs trajets. Sur le siège à côté de lui, il avait laissé sa tablette parfaitement chargée et un dictaphone, mais il n'était pas sûr de vouloir les embarquer avec lui pour un premier contact.

Les mots de Yugito avaient résonné dans son esprit tout le temps du voyage, tournant en boucle et réveillant une alarme doucereuse dans son esprit. Avant de se déplacer, il avait fait quelques recherches sur l'homme. Le contact de l'autre journaliste avait une réputation sombre, et même le portrait dressé par la jolie blonde paraissait édulcoré, face à ce qu'il avait trouvé.

Après une exhalation, ses yeux toujours fixés sur les contours de la maison, il finit par couper le son de la radio et détacher sa ceinture, pour ouvrir la portière et engager son pied gauche sur le sol, s'extrayant du véhicule.

L'herbe avait jauni à cause du soleil chaud qui avait régné en maître dans les campagnes du pays. Bien qu'il soit encore tôt, Bee pouvait sentir que cette journée n'échapperait pas à de nouvelles températures élevées.

Derrière ses lunettes de soleil, il observa avec attention les peupliers alentour, les montagnes qu'il distinguait au loin, si petites qu'il peinait à croire que c'étaient celles qu'il contemplait au quotidien.

Puis finalement, il claqua la portière, faisant le tour de sa voiture pour attraper sa tablette et son dictaphone. Quelque chose lui disait que convaincre le type de lui parler ne serait pas chose aisée et serait surtout une occasion unique. Être équipé convenablement éviterait la possibilité qu'il change d'avis.

— Let's go ! se motiva-t-il avant de se déplacer jusqu'à la maison.

Quand il arriva près d'elle, il constata qu'elle était verrouillée. En regardant par les fenêtres, il s'aperçut rapidement qu'elle était aussi totalement vide de présence humaine. Et ce qu'il pouvait voir par le carreau donnait totalement raison à Yugito.

Il hésita et refit le tour pour s'arrêter devant la porte d'entrée. Sur la sonnette, le nom était effacé et elle paraissait ne pas fonctionner, s'il en croyait les fils qui pendaient mollement.

Bee laissa un gémissement pensif franchir ses lèvres alors qu'il observait avec perplexité la porte d'entrée. Si le contact de Yugito n'était pas présent, il aurait fait tout ce chemin pour rien, saccageant un week-end qui aurait pu être prolifique, s'il avait pu rester en ville.

Il se redressa quand quelque chose de dur percuta son dos, qu'une respiration siffla près de son oreille, un sursaut le saisissant quand il réalisa qu'il n'avait pas entendu la personne derrière lui approcher.

Lentement, Bee leva les mains, les plaçant bien en évidence au-dessus de sa tête, les doigts toujours serrés sur sa tablette et son dictaphone, montrant qu'il était désarmé à l'homme qui le tenait en joue.

Boy, j'espère que t'es juste très content de me voir, lança-t-il avec humour en jetant un œil par-dessus son épaule.

Le canon s'enfonça encore plus dans ses reins, mais Bee ne regrettait rien. Si l'homme avait voulu l'abattre, il n'aurait pas pris la peine de s'annoncer de cette façon. Enfin, le journaliste le souhaitait. Il eut une pensée pour Yugito et son avertissement, la maudissant un peu – elle aurait pu prévenir, tout de même, qu'elle pensait à son contact quand elle parlait de sortir les armes !

Bon. Au moins, il s'agissait de celui qu'il recherchait.

Avec réticence, Bee se tourna lentement pour faire face à l'ancien policier, usé jusqu'à la corde. Les cheveux blancs et gris retombaient sur des sourcils arqués dans une expression dédaigneuse qui brillait dans les yeux bruns aux reflets rouges et les cicatrices sur son visage – sur les joues et sur le menton – donnaient au contact de Yugito un air méchant et dangereux.

— Désopilant, siffla Tobirama Senju en armant le chien de son revolver.

Well, le gars n'avait pas d'humour.


— Mon oncle est la première personne de ma famille à qui j'ai dit que j'étais acteur de X, expliqua Itachi pour ce qui paraissait être la centième fois. Il a été tellement ouvert, il a accepté l'idée sans même essayer de la discuter. C'est quelqu'un de bien, vraiment. Son frère est plus secret, plus distant, mais une fois que la glace est brisée, c'est une personne extrêmement aimable.

Les clés de l'appartement tintaient dans les poches de Nagato alors qu'ils avançaient dans la rue, épaule contre épaule, se touchant involontairement à de nombreuses reprises.

La nervosité d'Itachi avait atteint des sommets aux alentours de dix-sept heures, et n'avait pas vraiment décru depuis. Il ne cessait de répéter à Nagato toutes les informations possibles sur son oncle, comme pour expliquer qu'il y avait toutes les possibilités du monde qu'ils s'entendent bien.

Malgré lui, l'inspecteur trouvait cette nervosité adorable. Lui-même n'était pas aussi nerveux qu'il le pensait. Après tout, rencontrer en personne un membre de la famille Uchiha aurait dû être un peu plus stressant.

Pour autant, il se contentait d'écouter Itachi ressasser les mêmes informations sans montrer le moindre signe d'agacement, le guidant simplement à travers les rues de Konoha pour parvenir jusqu'à l'immeuble qui dissimulait le Ristretto.

— Il aime le jazz, beaucoup trop. Son frère n'arrête pas de s'en plaindre, mais je ne pense pas qu'il soit véritablement ennuyé par la musique qu'écoute mon oncle, je pense que c'est surtout une façon de montrer son affection. Ils sont vraiment extrêmement proches. Leur relation est… J'aurais adoré avoir une telle relation avec mon frère, à vrai dire.

— Il te manque ? demanda Nagato.

Itachi ralentit l'allure un instant, pour réfléchir, puis il reprit un rythme normal.

— Oui. Mais je suis parti il y a dix ans. J'imagine que mon frère n'est plus l'enfant de treize ans qu'il était quand je suis parti. Ce sera son anniversaire en juillet. Chaque année, je me dis que je pourrais lui envoyer un message, mais je ne le fais jamais.

Nagato haussa les épaules. Même s'il n'avait pas le fin mot de l'histoire, il ne doutait pas une seule seconde que les raisons d'Itachi étaient valables.

Lorsque l'immeuble arriva en vue, l'acteur laissa échapper un gémissement et s'arrêta de marcher, de parler et de respirer, faisant rire Nagato qui se tourna vers lui pour l'observer avec attention.

Il porta une main au col de la chemise d'Itachi, le redressant, effleurant les mèches qui bordaient son visage. Ses doigts s'attardèrent sur la joue, frôlant l'arête de la mâchoire, puis il sourit en voyant le léger rougissement qui colora le teint de son colocataire.

— Ne sois pas si nerveux, enjoignit l'inspecteur d'un ton bas et rassurant. Je suis sûr que ton oncle et moi allons nous entendre à merveille. Si ma mère t'aime, alors ton oncle m'aimera.

Détournant le regard, Itachi se força à hocher la tête.

Le reste du chemin se passa en silence.

Itachi gardait les lèvres serrées, inquiet, ses mains serrées en poing et, gêné à l'idée qu'une telle inquiétude saisisse son colocataire, Nagato laissa sa main gauche se déplacer, effleurer le poignet d'Itachi pour attraper sa main, défaire la prise et entremêler leurs doigts. L'air surpris qui se peignit sur le visage d'Itachi fut rapidement remplacé par quelque chose de plus serein. D'une pression bien exercée sur la main qu'il tenait, Nagato tenta de communiquer son calme.

Ils franchirent les portes de l'immeuble main dans la main.

Ils avancèrent dans l'ascenseur et se sourirent, mais aucun des deux ne desserra sa prise.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et les doigts d'Itachi s'échappèrent à sa main alors qu'il s'élançait dans la salle du restaurant avec une hâte que Nagato lui avait rarement connue. Un sourire doux s'étendit sur son visage à l'abri des regards et il leva les yeux vers son colocataire suivant sa course jusque dans les bras tendus de son oncle.

Et alors, Nagato sentit qu'il perdait à la fois son sourire et ses couleurs.

Sa respiration devint erratique, légèrement sifflante, un voile étrangement bleu passa sur ses yeux alors qu'il se forçait à reprendre une contenance, que ses réflexes se mettaient en marche, effaçant les émotions négatives de son regard.

Parce qu'Itachi venait de se jeter dans les bras de Madara Uchiha, baron de la pègre et assassin d'Obito.


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