Fière de moi, quasiment pas de retard, cette fois !

Merci pour les commentaires !


Chapitre 76

— La première leçon que j'ai prise en m'engageant dans les forces spéciales, lança Yahiko en jetant un vague regard par-dessus son épaule, c'est que personne ne mérite ma confiance.

Dramatiquement, il fit pivoter son fauteuil en direction de la porte de l'open-space pour braquer ses yeux bleus vers Neji qui se tenait dans l'embrasure, prêt à taper contre le battant ouvert pour annoncer son arrivée.

Ça avait toujours son petit effet, quand il faisait ça. Même Tenzo et Kakashi avaient fini par penser qu'il avait des yeux derrière la tête bien qu'il s'agisse uniquement d'une habile disposition de surfaces réfléchissantes qui lui permettait de savoir lorsque quelqu'un arrivait, même quand il se trouvait dos à la porte.

C'était sa propre façon de gérer sa paranoïa, symptôme commun à tous ceux qui s'étaient un jour approchés de l'affaire Uchiha.

— En un sens, sourit-il, Tobirama Senju avait raison en énonçant ce principe, puisqu'il était lui-même indigne de confiance.

Ne se fier à personne permettait de demeurer sur ses gardes, de ne s'étonner de rien et de ne prêter le flanc à aucune trahison. Dès que l'instinct prenait le pas sur le reste, quand l'enquête focalisait l'attention des forces spéciales, plus rien d'autre n'existait. Il n'y avait plus de place pour rien d'autre qu'une chaux épaisse faite de méfiance, d'analyse et de mesure, chaque réflexion était pesée et même les plus vieilles connaissances devenaient soudainement des suspects potentiels.

Yahiko n'avait pas oublié qu'une de ses premières tâches dans les forces spéciales, après que l'unité Raijin eut été démantelée dans les mois qui avaient suivi la radiation de l'inspecteur Senju, avait été de vérifier si ce dernier n'était pas, d'une façon ou d'une autre, corrompu.

L'enquête avait conclu que non. Que c'était seulement un bon flic qui s'était laissé dépasser par ses émotions et par son ressentiment envers Madara Uchiha. Personne ne savait ce que Tobirama avait de personnel contre l'homme, mais Yahiko ne lui en tenait pas vraiment rigueur : les atrocités perpétrées par le baron de la pègre étaient telles qu'il était facile de le haïr.

Pour autant que Yahiko sache, l'inspecteur déchu avait quitté la ville, retournant vers sa province natale pour y péricliter. Il avait choisi de s'y faire oublier et finalement, son ombre sur le commissariat avait fini par disparaître au fur et à mesure des départs en retraite, des démissions et des reconversions. La plupart des personnes ayant collaboré avec lui ne travaillaient plus, hormis le commissaire et Toka Senju, à l'accueil.

— Ça me paraît évident, répondit Neji en s'avançant. La confiance est un luxe que personne travaillant à proximité de la mafia ne peut se permettre. J'imagine que ça nous fait un point commun avec cette sale engeance.

Et c'était loin d'être le seul, concéda silencieusement Yahiko en faisant signe au jeune inspecteur de la criminelle afin qu'il s'approche et ferme la porte.

L'open-space était désert à une heure si matinale. Le service de nuit faisait une ronde dans les cités dans une tentative désespérée du maire et du ministre de montrer qu'ils avaient la situation en main. L'équipe de Yahiko, elle, ne commencerait pas avant encore une bonne heure.

— Vous vouliez me parler, lieutenant ?

Yahiko hocha la tête, faisant rouler son fauteuil pour se rapprocher de son bureau, posant les mains devant son clavier alors que Neji s'emparait du siège qui lui faisait face.

— En effet. J'ai reçu une lettre de recommandation appuyant votre candidature dans mon unité. Je souhaitais m'entretenir avec vous pour… disons, m'assurer de vos motivations avant toute chose. L'inspecteur Uzumaki ne tarit pas d'éloges à votre sujet.

Il fit glisser le tiroir sur ses coulisses dans un roulement qui brisa le silence épais. Attrapant le courrier que lui avait laissé Nagato, Yahiko jeta un regard en coin sur le visage de l'inspecteur Hyuuga. Il n'y avait aucune émotion qui s'y reflétait autre qu'une neutralité extrême. L'idée des compliments faits par Nagato ne semblait pas l'ébranler, pas plus que l'entretien inopiné et non préparé auquel Yahiko avait décidé de le soumettre. Bon point.

Il plaqua la feuille sur le bureau, remarqua les yeux de Neji qui tentaient de déchiffrer l'écriture étroite et brouillonne de Nagato et Yahiko le nota mentalement : « lit à l'envers ; recherche l'information ; ne se fie pas aux paroles rapportées ». De nouveaux bons points, à vrai dire.

— Personnellement, continua Yahiko, je tiens assez peu compte des recommandations. Les jeux de pouvoir et de relation de ce type me laissent froid. Sélectionner l'ex-mari de ma compagne pour vous recommander auprès de moi était un choix cocasse, si je peux me permettre.

— J'ose croire que votre professionnalisme surclasse les affaires d'ordre privé, rétorqua Neji avec un sourire en coin.

Impertinent, pensa Yahiko. Difficile de juger si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Il avait déjà son lot d'impertinents sous ses ordres et il était compliqué de jauger comment Neji pourrait s'accorder à Kakashi le pornophile, à Tenzo, accro à ses plantes et à lui-même, roi des trouble-fêtes impénitents. Il décida de classer l'information comme neutre et prit une inspiration.

— En effet. De toute façon, cette recommandation n'a qu'un titre informatif. Vous pourriez être recommandé par Dan Kato en personne que je vous évaluerais quand même. Vos performances au tir sont améliorables, au mieux.

— Je compense avec une connaissance approfondie des procédures d'enquête et j'ai vu mon lot d'horreurs à la Crim'.

— C'est vrai, consentit Yahiko. J'ai entendu parler des affaires que vous avez. Pourquoi tant d'enquêtes liées au travail du sexe ?

Jusqu'alors inébranlable, Neji roula des yeux, visiblement agacé.

— Ma cousine est actrice de X et mon supérieur a un sens de l'humour douteux, mais j'imagine que je peux le remercier, j'ai mis les mains dans un nombre conséquent d'histoires sordides grâce à lui. J'ai l'estomac bien accroché.

Leurs regards s'agrippèrent et Yahiko s'étonna de la couleur des prunelles de son vis-à-vis. Jamais encore il n'avait pris le temps d'examiner l'homme qu'il n'avait aperçu qu'en passant. À présent, il voyait dans ce regard une ressemblance frappante avec Hinata, celui de la jeune femme étant sans doute teinté d'un peu plus de douceur. L'outremer de ces yeux, cependant, restait unique en son genre.

Repoussant la lettre, Yahiko décida d'y aller un peu plus franchement.

— Écoutez, dit-il en appuyant ses coudes et ses avant-bras sur le bois de son bureau, je sais pourquoi vous souhaitez rejoindre les forces spéciales, je me suis renseigné. Vous faisiez partie de la même promotion que l'agent Lee à l'école. Je comprends le désir de vengeance, je comprends l'envie de mettre hors d'état de nuire des monstres qui vous ont pris quelqu'un qui vous était cher, mais ce n'est pas le bon chemin. La vengeance ne vous apportera rien. Quand on s'engage dans les forces spéciales, particulièrement dans une unité comme la nôtre, il est important de connaître les statistiques. Madara Uchiha sévit depuis qu'il a dix-huit ans. Il en a aujourd'hui soixante-cinq. Il y a des dizaines, des centaines de petits gars comme vous qui ont brûlé d'envie de le faire tomber. Et le taux de réussite est à zéro pour cent. Celui qui a été le plus près de réussir, c'est Tobirama Senju et même lui a échoué – et il a tout perdu dans l'opération.

Yahiko humecta ses lèvres et déglutit, avant de continuer.

— Ici, on sait qu'on ne fait qu'un pas misérable, que le mieux qu'on peut faire est d'empêcher la situation d'empirer. Les forces spéciales luttant contre le grand-banditisme font un métier fait de frustration et d'échecs, avec peu ou prou de victoires, la plupart sont toujours trop insignifiantes en comparaison aux conséquences d'un échec. Votre vengeance, vous ne l'obtiendrez pas de votre vivant. En êtes-vous conscient ?

Neji hocha la tête sèchement.

— Et malgré ça, vous voulez vous engager ?

Nouveau hochement de tête. Yahiko soupira, balançant le menton de gauche à droite avec une moue sceptique. L'inspecteur face à lui n'avait même pas besoin de presser des mots contre ses lèvres pour que tout en lui clame de nouveau cette impertinence du début de l'entretien. Il y avait le menton soulevé dans une attitude bravache contenue, la tension des épaules, la crispation des articulations des mains.

L'inspecteur Hyuuga avait le comportement des jeunes chiens fous qui pensent que le monde leur appartient et qu'ils pourront le changer à force de volonté. Il était probablement de ceux qui sont convaincus qu'ils sont destinés à faire de grandes choses. Un peu comme Nagato et lui lorsqu'ils avaient commencé, si jeunes, si insouciants. Et il se faisait l'effet d'un vieux flic désabusé, comme ceux qu'il avait pris de haut quand ils avaient essayé de les mettre en garde contre l'usure du métier, les invitant à se protéger contre cette usure, à ne pas oublier de s'émerveiller de temps à autre, à ne pas cesser d'avoir confiance, parfois.

Ces vieux flics lui avaient appris que Tobirama Senju n'avait pas forcément raison, qu'il pouvait lui arriver de se tromper et qu'il l'avait probablement fait en affirmant que personne n'était digne de confiance.

Yahiko hocha la tête, recevant les réponses de Neji avec une pointe d'incertitude. Il était évident que le jeune inspecteur n'aurait aucun souci à passer les entretiens, à être recruté pour les forces spéciales. Et il était tout aussi évident qu'il s'engageait dans cette voie pour les mauvaises raisons et que sans un cadrage presque militaire, il lui serait facile d'échapper à tout contrôle.

Et Yahiko refusait de laisser faire ça.

Longtemps après que Neji eut quitté son bureau, il retira du tiroir le dossier de candidature pour l'analyser encore, sa décision déjà prise.

Ce jeune homme ne sortirait pas de son giron. Il le garderait près de lui et le surveillerait étroitement aussi longtemps qu'il serait à la tête de cette unité.


Quand une main s'abattit sur l'épaule de Killer Bee, il ne put s'empêcher d'émettre un couinement assez peu viril qu'il refuserait sans doute d'admettre jusqu'à ce que mort s'ensuive. Pas qu'il attache une réelle importance au concept de virilité, bien entendu, il était au-dessus de ça, mais il était censé rester sur ses gardes à tout moment.

Il se retourna sur l'ordre des doigts contractés sur lui, puis tomba nez à nez avec deux yeux incroyablement violets qui rendirent sa réplique moins assurée qu'elle n'aurait dû l'être, tant cette couleur l'avait surpris.

Oh boy, lâcha-t-il, tu m'as fait peur, mon gars. Tu vois pas que je suis en train d'espionner ?

Nagato se retint de justesse de rouler des yeux. C'était au moins au mérite du journaliste de ne pas se laisser démonter par l'arrivée inopinée de quelqu'un, mais c'était déconcertant de le voir assumer sans honte son comportement.

— C'est précisément ce qui me pose problème, siffla l'inspecteur. Arrêtez ça immédiatement.

Avec une exhalation exaspérée, Killer Bee croisa les bras et redressa le menton, clairement peu impressionné par Nagato qui tira sur son coude pour l'éloigner et les mettre à couvert, dans un endroit où personne ne pourrait écouter leur conversation.

La ruelle était déserte et les hauts murs qui la délimitaient dépourvus de la moindre fenêtre. Quand ils arrivèrent au fond, alors que le journaliste pensait que l'inspecteur avait bien plus de force qu'il ne le paraissait, Nagato le plaqua contre le mur et y jeta son poing. Ses articulations s'égratignèrent sur les aspérités du béton, mais cette petite douleur ne troubla pas une seule seconde la colère dans ses yeux, mêlée à une inquiétude sourde.

— Arrêtez ça, répéta-t-il, vous allez vous faire tuer si vous continuez.

Il retira sa main du mur et recula d'un pas, sortant de l'espace personnel de Killer Bee, l'observant avec un regard sévère et désapprobateur.

— Hachibi avait au moins le mérite de savoir se faire discret, jeta-t-il.

Killer Bee épousseta ses vêtements, les remit en place avec délicatesse, puis il recommença à toiser Nagato.

— Vous savez qui est votre colocataire, au moins ?

— Et vous ? grogna Nagato.

Le journaliste ignora la réplique, retroussant une lèvre un peu arrogante.

— Cette affaire dépasse de loin un petit inspecteur de la brigade financière. On parle de la mafia, là.

— La ferme, siffla Nagato, bon sang, la ferme ! Restez loin de Tsuki, il n'a rien à voir avec tout ça, vous m'entendez ?

L'inspecteur n'était pas certain d'y croire quand il énonça cette phrase, mais une chose était sûre : la présence de Killer Bee était dangereuse pour tout le monde. Quand bien même il serait le disciple du plus grand reporter que ce pays ait jamais connu, il n'en avait ni la discrétion ni le discernement. Son comportement allait seulement tous les faire tuer.

Il savait, aussi, que ce genre de civils était très difficile à raisonner. Il n'avait jamais pu convaincre Hachibi de relâcher sa prise et de passer à une autre proie. Le défunt reporter avait été collé à ses semelles tout le temps qu'il avait été en charge de son unité dans les forces spéciales et il s'était avéré aussi utile que gênant.

Et, Nagato en avait peur, Killer Bee n'était que la moitié de ce qu'avait été son maître et pas la meilleure.

— Ce sont des menaces ? pérora le journaliste et le son exaspéré qui gargouilla dans la gorge de Nagato lui fit froncer les sourcils. Je ne cède pas devant les menaces.

Mais l'homme qui se tenait devant lui n'avait pas l'air plus impressionné que ça, bien que Killer Bee le surclasse tout à la fois en largeur et en hauteur. Il allait rétorquer quelque chose quand une phrase particulière revint à son esprit.

— Vous connaissiez mon maître, souffla-t-il.

Une fois de plus, Nagato ne laissa pas le murmure le détourner de son objectif.

— Ne vous approchez pas de Tsuki. Vous vous mettez en danger.

Bouche bée alors que les rouages cliquetaient dans son esprit et s'organisaient finalement en un tout cohérent, le journaliste regarda la silhouette de Nagato se détourner, passant de cette attitude menaçante – et réellement inquiétante – à quelque chose de plus détendu.

Quand il comprit, enfin, qui venait de le mettre en garde, il sentit ses genoux céder sous son poids et il s'effondra sur le sol de la ruelle.

Pour autant, il décida de persister. Plus les menaces étaient pressantes, plus il se rapprochait de son objectif.


— PAPA !

Mikan se tortilla sur les genoux de Kiba à l'instant même où elle aperçut son père qui s'approchait et, après quelques acrobaties, elle finit par glisser au sol pour courir vers Nagato et sauter, sachant très bien qu'il la réceptionnerait avec talent.

Autour de la bouche de la petite fille, il y avait des traces de sucre mal essuyées et son haleine était chargée d'une forte odeur de grenadine quand elle commença à répéter à son père toutes les aventures qu'elle avait vécues durant la journée, ponctuant son récit de quelques paroles rapportées de Kiba.

Nagato écouta religieusement toutes les informations distribuées par sa fille, la replaçant correctement entre ses bras avant de s'orienter vers la seule chaise de libre à la table occupée par son colocataire et ses amis.

Au centre de la table trônait Monsieur Nours, tête pelucheuse de guingois, un œil manquant, rafistolé de partout. Le jouet était orienté de sorte à faire comme s'il regardait Itachi et Nagato ne pouvait qu'imaginer la conversation de laquelle découlait une telle mise en scène.

Presque malgré lui, alors qu'il s'asseyait entre Kiba et Kisame, Nagato décrocha du récit de sa fille, ses prunelles s'attardant sur la silhouette de son colocataire.

Perdu dans ses pensées, il se demanda une fraction de seconde à quel point il avait désobéi à la règle la plus élémentaire des forces spéciales, puis quand son enfant le rappela à l'ordre d'un « Papa, il préfère regarder Itachi que m'écouter » qui le fit détourner les yeux d'un air coupable – et qui fit rosir Itachi et ricaner les autres –, il décréta qu'il s'en fichait.

Avec une grimace exagérée, il tapota le nez de sa fille.

— Désolé, ma chérie, je pensais à Uzushio.

Il n'en fallut pas plus pour distraire tout à la fois Itachi et Mikan. Le premier s'illumina soudainement, la seconde se trémoussa dans ses bras.

— Mon oncle m'a conseillé quelques endroits à visiter, sourit Itachi en direction de Nagato. Je l'ai eu au téléphone plus tôt dans la journée, il m'a précisé qu'il allait rester en ville encore un petit peu, puis repartir.

— C'est Monsieur Mon Oncle ? demanda Mikan. J'aime bien Monsieur Mon Oncle, précisa-t-elle en regardant Hinata, il est gentil. Et il a de grands cheveux super cools !

— Il s'appelle Madara, corrigea Nagato d'une voix un peu étranglée.

— Ah bon ? C'est joli, j'aime bien.

Elle offrit une figure joyeuse à toute la tablée, son regard s'arrêtant sur Itachi qui s'empressa d'ajouter :

— Et son frère s'appelle Izuna. Et mon grand-père, le frère aîné de Madara et Izuna, s'appelait Myoko. Comme les montagnes. Mon arrière-grand-père espérait que ses cinq fils soient aussi solides et unis qu'une chaîne de montagnes.

Émerveillée, Mikan se tourna vers son père.

— Waouh, souffla-t-elle. C'est trop cool !

Finalement, Sakura ramena la conversation vers les activités prévues pour les vacances à Uzushio.

— Et vous allez avoir de quoi vous occuper pendant trois semaines ?

Elle avait un sourire en coin et Nagato lui tira la langue sans même envisager une seule seconde d'agir comme un adulte.

— À vrai dire, Itachi a planifié tellement d'activités que je pense qu'on aurait de quoi s'occuper pour au moins quatre mois.

Il baissa la voix et se pencha vers la tablée, saisissant le regard de son colocataire pour s'assurer qu'il comprenait que c'était une taquinerie.

— Il a même planifié nos pauses pipi, plaisanta-t-il.

— Je suis organisé et je veux m'assurer que vous voyiez tout ce qu'i voir, bougonna Itachi. Ce n'est pas comme si nous allions tous les étés à Uzushio.

Kisame eut un rire un peu rauque alors qu'il glissait ses doigts sur la paume tendue de Sakura.

— On y va chaque année pour la cérémonie, contredit-il. Admets seulement que tu adores planifier des vacances.

— T-tu as m-même pla-planifié ton v-v-voyage de no-noces, s'amusa Hinata à son tour.

Agacé d'être la cible des railleries de ses amis, Itachi retroussa une lèvre boudeuse et Mikan s'empressa de venir pour prendre sa défense, poussant son père du plat de la main quand il en rajouta une couche.

Au fond de lui, Nagato s'octroya un bon point pour réussir à rester aussi naturel que possible en sachant ce qu'il savait et en ne parvenant toujours pas à simplement accepter qu'Itachi ignorait tout.


A bientôt !