15/11/2019 : Bonjour à tous! Je reviens après plus de trois ans de silence sur cette fanfiction, et j'en suis sincèrement désolée. Je ne suis pas une auteur très fiable coté délais, vous avez dû le remarquer depuis le temps... Deux, trois ans... Parfois plus certainement... Non vraiment, je suis une catastrophe.

MAIS je vais tenter de prendre de bonnes résolutions. Je posterai mes chapitres à chaque fois que j'en aurais encore deux d'avances, ainsi, je pourrais prendre le temps d'écrire, tout en vous apportant la suite de vos histoires. Je dis que je vais tenter, parce que le syndrome de la page blanche et de l'oubli me traque toujours...

Bref, je ne vous embête plus, et je vous laisse avec ce nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaise, après toute l'attente... Je posterai le suivant le 14 décembre.

Bonne lecture, et n'oubliez pas les reviews, même si c'est pour m'engueuler, je comprendrai ~

Bise!

Chapitre 2 : Le temps d'un sourire

Elle ouvrit les yeux et les posa sur Naboo, son cheval gris pommelée, couché près d'elle. Ils n'avaient que peu dormi, les villageois tenant absolument à écouter les histoires sur les légendaires Gérudo deux fois de suite. Il devait être le milieu de la nuit lorsqu'elle avait pu aller se coucher, et évidemment, son éducation l'avait levée aux aurores. Elle quitta sa couverture à regret et se leva d'un bond avant de regarder dans le lointain, direction la forêt de Firone. Elle devait y aller… Pour récupérer ce qui lui revenait de droit.

Le problème était qu'elle ne connaissait quasiment pas la région… Elle aurait besoin d'un guide. Elle récupéra la bride de son cheval, et vêtue seulement d'une étrange robe longue, ses vêtements dans un sac, elle s'approcha de la fontaine prés de laquelle elle avait dormi. Le cheval henni une première fois, avant de la faire lâcher prise pour se rendre directement dans l'eau, l'éclaboussant au passage. Un mince sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle observait l'animal s'amuser pleinement… L'eau lui avait manqué… c'était une denrée rare dans le désert.

Elle plongea d'elle-même dans l'eau, faisant quelques brasses pour se rafraichir. Il faisait si bon ici, si doux… Et dire que le mal allait s'approcher et détruire ce monde… Sa mission était simple, récupérer la galactic sword dans le temple du temps, rassembler les trois fragments de Triforce puis déverser le graal sur les mondes. En clair, il ne lui restait qu'un an, tout au plus, pour accomplir son devoir.

Link se levait tout juste, il avait trouvé étrange de pouvoir enfin faire une bonne nuit sans aucune raison, mais il avait apprécié, et s'était levé plus tôt que d'habitude, un air en tête. Profitant de ce petit moment de répit, il emporta Epona à la fontaine de Firone pour lui faire un brin de toilette, et se rafraichir lui-même. D'un pas lent, il guida sa jument jusqu'au point d'eau, et s'apprêtait à la suivre lorsqu'il vit un étrange cheval à la robe grise pommelé de blanc hennir dans sa direction. L'animal les rejoignit et réclama des caresses d'un coup de tête dans les bras de Link.

« Et bien, mon tout beau, que fais-tu ici ? » Demanda le berger de manière rhétorique.

Le bruissement de l'eau lui répondit, et naturellement, le toalien tourna son visage vers la source du bruit. De l'eau jaillit une jeune femme blonde d'une beauté extraordinaire, vêtue d'un tissu de soie transparent, elle possédait une très longue chevelure camouflant ainsi la pointe de ses seins humides. Par décence, Link détourna les yeux, les jours écarlates, et se déplaça pour ne pas être vu.

Si c'était la première fois qu'il voyait une femme dans cette absence de tenue, c'était aussi la première fois qu'il n'arrivait pas à appliquer les règles de décences. La demoiselle lui tourna le dos, dévoilant entre les mèches humides, une longue cicatrice le long de sa colonne, qui força le toalien à couvrir sa bouche de sa main. Adieu la nudité sous ses yeux, seule restait visible la blessure qu'il imaginait monstrueuse.

Lorsqu'elle se mit à chanter, le morceau qu'il avait écouté la veille, Link se dit qu'il devait vraiment partir. Et c'est avec un courage absolu, qu'il fila en douce, tirant Epona avec lui pour que personne ne soupçonne son passage. Il ne vit pas la jeune femme se retourner et fixer son dos jusqu'à ce qu'il disparaisse entre deux chemins.

Au même moment, une forme lumineuse s'échappa de la surface miroitante de l'eau, et sembla prendre la silhouette d'un animal. Se tournant vers la créature, la jeune femme s'inclina.

« Tu es bien loin de ton temps, Auryn, princesse de l'entre deux. » La voix éthérée de la créature donna des frissons d'appréhension à la concernée.

« Je suis là pour récupérer la galactic sword, cachée dans le temple brisé au cœur de la forêt. »

« Tu n'y arriveras pas seule. L'endroit est impossible à atteindre pour quiconque ne connait pas la forêt. Et toi, tu n'es pas de ce temps. » Annonça l'animal de lumière.

« Je sais. Je cherche quelqu'un qui pourra m'aider… Et qui ne craindra pas de le faire. » Il y eut un rire étonnamment féminin, tout droit venu de la gueule de la bête, avant qu'il ne reprenne la parole.

« Le garçon qui observait… Il pourra être un précieux allié. » Auryn cligna des yeux, avant de se retourner dans la direction que Link avait prise. Lui, un allié ? Mais pourquoi ? Ce n'était qu'un berger… Il connaissait probablement la forêt, mais ça ferait seulement de lui un guide pour quelques heures… Pas un allié.

Mais lorsque la blonde voulut se retourner, il n'y avait plus personne.

oOoOoOo

Link était parti en avance pour la bergerie, fuyant son amie Iria qui s'était levée tôt, mais surtout, la vision qui se glissait sous ses paupières chaque fois qu'il clignait des yeux. Les hommes d'ici auraient certainement parlé encore et encore des courbes de la voyageuse, mais pas lui. Il était différent. Et surtout, il n'arrivait plus à penser à rien… Rien, hormis cette longue cicatrice sur la colonne de la jeune femme.

Comme si quelqu'un avait voulu la couper en deux. Son cœur se serra à cette pensée. Comment pouvait-on faire autant de mal à quelqu'un d'aussi gentil ? Il ne la connaissait pas, c'était vrai, mais il l'avait écouté, et les histoires qu'elle avait narrées n'avait rien d'horrible. Link ne comprenait pas qu'on puisse faire autant de mal tout court, finalement.

Discutant avec son collègue tandis qu'ils surveillaient tous les deux les chèvres, et qu'Epona broutait dans un coin, le jeune homme finit par poser une question qui allait pourtant le prévenir des événements à suivre sans qu'il le sache.

« Fahd ? »

« Oui gamin ? » Demanda le berger en mâchouillant son épi de blé.

« Quand as-tu compris que tu allais épouser Tama ? » Celui que Bohdan disait bon à rien eut les joues roses une seconde à la pensée de son épouse vive et franche, et sourit.

« Quand elle m'a crié dessus pour la première fois je crois. J'avais perdu une chèvre, et elle était allée manger son potager. Tama m'est tombée dessus avec la vigueur d'une dragonne. » Link fronça les sourcils, perplexe.

« Tu veux dire que tu es tombé amoureux parce qu'elle t'a crié dessus ? » Fahd secoua la tête.

« Non. À cause de ses yeux. Elle était, différente, tu vois ? C'était comme si elle avait effacé le monde autour d'elle… Bon et je te l'accorde, elle est sublime en colère. »

« Tu es fou ! » Dit Link avant d'éclater de rire.

La matinée se passa sans anicroche, et les deux hommes partagèrent le déjeuner ensemble, un bout de pain, un peu de fromage, des bâtons de viandes séchées, et une gourde de lait. Ils discutaient de tout et de rien, du moins jusqu'à ce que les chèvres semblent paniquer. On dit que les animaux sentent le danger avec plus de facilité que les hyliens. Personne ne se méfia lorsque le petit portillon de la bergerie fut poussé et que la voyageuse fit son apparition.

« Excusez-moi… Est-ce qu'un certain… Link est là… ? » La voix un peu timide le fit se relever en un coup, surtout que les chèvres s'étaient écartées du coin, gardant le plus de distance avec la blonde.

« Oui c'est moi. Tu es la voyageuse, n'est-ce pas ? » Elle hocha la tête. « Que puis-je pour toi ? » Demanda-t-il, chassant les images qu'il avait d'elle nue, de sa tête.

« Le chef du village, Bohdan je crois, m'a dit que tu connaissais bien la forêt… J'y ai dormi une nuit, et j'ai égaré un sac… Mais impossible de le retrouver, et je n'ai pas très envie de me perdre encore… » Elle réprima un rire avant de reprendre. « Voyageuse mais pas téméraire… » Le garçon eu un sourire hésitant face à cette remarque, avant de se tourner vers son compagnon d'infortune.

« Fahd ? Je peux te laisser les surveiller deux petites heures ? » L'adulte eut un large sourire avant de répondre.

« Mais bien sûr, Link. Profite de cette balade pour faire visiter les alentours à cette charmante nomade ! » Le sous-entendu était clair, et il prit un morceau de pain sur la tête, lancé par le garçon avec une adresse surprenante.

oOoOoOo

Voilà bien quinze minutes que le toalien ne disait rien. Il chevauchait Epona, suivit d'Auryn, qui s'était présentée lorsqu'ils avaient quitté la bergerie, et n'osait pas vraiment poser de question. Il tentait, comme Fahd l'avait dit, étrangement, de lui montrer les lieux les plus beaux, tout en entrainant la demoiselle dans la forêt de Firone. Mais le silence était pesant, et il n'était pas habitué à ne rien dire. Alors il tenta pour la 3e fois, de faire la conversation.

« Donc… Tu viens d'Hyrule, c'est ça ? Je n'y ai encore jamais mis les pieds. Il parait que c'est superbe… » Auryn, qui le précédait avec Naboo, fit avancer son cheval plus vite afin de se placer aux côtés du garçon.

« C'est exact… Mais je trouve que Toal est un village bien plus beau que la citadelle… » Le garçon se mit à rire.

« Tu plaisantes ? Il n'y a rien, par ici, nous sommes une dizaine à vivre du miel, du lait des chèvres, et de la forge... Rien de très intéressant. » Les yeux turquoise d'auryn se perdirent entre les arbres, presque triste, et le garçon se sentit soudainement minable. Pourquoi les filles changeaient si souvent d'humeur ?

« C'est justement pour ça, que je le trouve plus beau. Vous vous connaissez tous, vous travaillez tous ensemble… C'est comme une grande famille, ou personne n'est mit à part. Personne n'est seul. » Le silence revint

Link ne savait pas quoi répondre à cela. Et alors qu'ils passaient la frontière entre la lisière, et les bois denses, une question fusa, le laissant pantois quelques instants.

« Tu en as parlé à quelqu'un ? » La voix d'Auryn était hésitante, comme sur le ton de la confidence.

« Parlé de quoi ? » Demanda-t-il.

« Ce que tu as vu ce matin. » Il piqua un fard, puis devint blême juste après.

« Je suis vraiment, vraiment désolé. Je ne savais pas que tu étais là, je voulais amener Epona à la fontaine, et tu étais là, et je ne pouvais pas bouger, c'était… Je suis désolé, je me suis enfui, c'était indécent… »

« Je ne parlais pas de ça. » Il déglutit, prêt à réitérer ses excuses, mais dût s'interrompre. De quoi parlait-elle… ?

« Que… Comment ça… ? » Il était incroyablement nerveux.

« Je sais que tu m'as vu me baigner, ce n'est rien ça… Je parle de ce que tu as vu après… Mon dos… » Il blêmit de nouveau, et son sang se glaça en repensant à tous les scénarii qu'il avait imaginé, susceptible d'être responsable de cette blessure. « Tu n'as pas arrêté de me fixer jusqu'à ce que nous rejoignions ta cabane… »

« Je… Je n'en parlerai à personne, rassures toi… Je te le jure, sur tout l'honneur que je possède. C'est juste… Une blessure pareille… ça ne te fait pas mal… ? »

La demoiselle posa ses yeux sur le toalien et le jaugea de nouveau. Heureusement, il ne pouvait pas lire dans ses pensées. Cherchant à voir s'il était sincère là où elle, jouait les ingénues. La bête lui avait dit qu'il serait un précieux allié… Mais ce n'était qu'un berger innocent et inutile. Trop gentil pour son bien.

Trop facile à séduire.

Auryn ricana amèrement dans sa tête. Si son mentor voyait ce qu'elle faisait… Elle aurait adoré. Jouer sur la sentimentalité d'un homme, un hylien précisément. Son enseignement avait porté ses fruits. Faisant mine de réfléchir, elle inspira un bon coup, avant de proposer quelque chose.

« Si je te dis d'où cette blessure provient… Tu cesseras de t'inquiéter ? » Le jeune homme acquiesça. Loin, très loin dans ses songes, Auryn se permit de penser qu'elle aurait voulu l'avoir connu dans d'autres conditions.

« Cette blessure m'a été infligée par mon père, pour avoir désobéit à ses ordres. Une hallebarde. Je n'ai survécu que parce qu'il le souhaitait… » Et parce que c'était le seul moyen pour lui de me sauver de cet effroi accroché à mon dos. Mais placer une semi-vérité apportait toujours plus de réconfort que la vérité toute entière.

Le visage de Link se couvrit de honte après avoir demandé. Il se sentait nauséeux qu'un parent puisse faire subir cela à son enfant. Lui qui n'avait pas connu ses parents, se questionnaient maintenant. Auraient-ils agi ainsi avec lui ? Auraient-ils été comme Bhodan et son épouse avec leurs enfants ?

« Je suis désolé… Je n'aurais jamais dû te demander, et j'aurais dû me signaler ce matin. C'était impoli et déplacé. Pardonne-moi s'il te plait » La voix du garçon cherchait son pardon, et durant cet instant, Auryn se détesta. Pour ce qu'elle faisait, mais aussi pour son rôle.

« Je ne t'en veux pas, ce n'est pas grave. Juste, ne l'ébruite pas… » Link hocha vivement la tête. « Bon, et si on continuait d'avancer ? Mon sac est toujours perdu, et les deux heures sont presque écoulées… » Écarquillant les yeux, le garçon fit signe à sa monture d'avancer plus vite, et elle suivit.

Mais le temps passa trop vite, et ils n'avaient pas eu le temps de fouiller Firone toute entière. Link avait parlé du moulin à vent, bien plus loin, et de ruines, mais c'était toujours trop loin. Il promit cependant de l'amener le lendemain, et le surlendemain s'il le fallait. Jusqu'à ce qu'ils retrouvent son bien. De retour à la cabane du jeune homme, il était descendu d'Epona pour la guider à pied, puisqu'il comptait traverser tout le village.

« Tu n'es pas obligé de m'accompagner de nouveau, tu sais… Je ne veux pas te déranger dans ton travail. » Avait-elle dit.

« Ça ne me dérange pas, ça change un peu de mon quotidien, et tu es sympathique. Tu as vu énormément de choses, c'est plaisant de discuter avec toi. » Avait-il affirmé dans un sourire. « Tu as dis que tu logeais près de la forêt, pourquoi tu ne dors pas à l'auberge ? C'est très douillet tu sais ? Même si Tama est un peu colérique, elle cuisine de très bons ragoûts ! » Ils avaient ri, et puis elle avait expliqué qu'elle avait l'habitude de dormir à la belle étoile et de se nourrir toute seule.

C'était le meilleur moyen pour recevoir une invitation à dîner. Elle le savait, elle avait vu Zira faire ce coup là avec tous les hyliens qu'elle croisait aux abords de la cité, et puis, elle les enfermait après avoir volé leurs bourses. Une fois encore, Auryn avait répondu ne pas vouloir déranger, et Link avait insisté, lui promettant la recherche de son sac le lendemain, puis le dîner chez lui.

L'élue des sages avait fait mine de céder, et avait suivit le berger du regard, tandis qu'il s'éloignait avec la jument à la robe pourpre et blanche. Dans ses pensées revenait sans cesse le discours de son mentor, Nabooru. Ne te fais aucun ami, et n'utilise les gens qu'en dernier recours. Aucun lien ne devra te retenir de faire ce pour quoi tu es destiné… Elle ne faisait rien de mal, n'est-ce pas ? Elle utilisait seulement Link pour fouiller la forêt à la recherche du temple du temps, c'était tout… Un gain de temps, vu la difficulté qu'elle avait eu à trouver Toal en partant de la citadelle d'Hyrule…

Alors pourquoi s'en voulait-elle ?

Parce qu'il était gentil avec elle. Foncièrement gentil. Ce n'était pas quelqu'un qui connaissait ses origines ni son but ici. C'était quelqu'un qui voulait l'aider, qui était prêt à discuter avec elle de tout et de rien. Un être vivant normal… Pas un entraîneur, par un gardien. Il était juste Link, le berger de Toal qui vivait hors du village dans une cabane perchée sur un arbre.

« Ma chérie, ma fille, mon ange… Je sais que ta vie sera dure, et j'aurais voulu pouvoir t'empêcher de porter ce fardeau… Mais je ne le peux… La prophétie des sages était claire… Les larmes d'Hylia et la force de Din mettront au monde l'élue. La lueur d'espoir pour les trois mondes… Comme j'aurais voulu que ce ne soit pas toi… » Elle se souvenait encore de l'étreinte de sa mère, la reine, autour de ses épaules…

Tout comme elle se souvenait du regard brûlant de son père sur elle, lorsqu'il avait compris la raison de sa venue. Il avait quitté son trône pour venir la rejoindre, et il l'avait saisi de ses bras massifs pour la serrer contre lui. Il s'en était voulu, d'avoir déclenché toutes ces horreurs simplement pour remettre son ennemi à sa place. C'était lui qui avait lancé le décompte, et forcé la fillette à quitter son royaume pour venir à cette époque.

« Voudras-tu bien pardonner à ton père, cette folie, dans l'autre monde… »

Il l'avait mené au temple du désert, et devant la grande déesse, à genoux sur le sable, et couverte de ses voiles blancs, elle l'avait reçu. L'écrin d'or qui servirait de clef. C'était un médaillon en or, de la forme d'un triangle creux, dans lequel trois encoches faites de cristal marquaient une sorte de délimitation magique.

Assise sur la barrière qui menait à la bergerie, Auryn contemplait le médaillon d'or qu'elle avait sorti de sous sa tunique bleue. Il était toujours vide, mais elle savait que sans la Galactic Sword, elle ne pouvait rien faire. L'épée du ciel… L'arme même des déesses. Rangeant le bijou à l'abri des regards, elle se laissa bercée par les bruits alentours, les paroles des villageois et le bêlement des chèvres, un peu plus haut.

« Pas de sentiments, pas de pitié. Ce monde n'est pas le tien et ne le sera jamais… C'est à cause de lui que tu es condamnée… » Répéta-t-elle dans un murmure.

Et pourtant, sous ses paupières se glissait l'écrin précieux d'un sourire…