12/01/22 NDA : Bonsoir ! J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre, ou déçu avec le chapitre précédent. En voici un nouveau, et vous allez enfin pouvoir reconnaître le coté jeu vidéo tant attendu ! En vous souhaitant une bonne lecture ~

PS : S'il vous plait, une petite review… ? Un petit mot pour dire ce que vous en pensez… ?

Chapitre 8 : Au royaume des aveugles…

« Auryn derrière toi ! »

Le hennissement de Naboo lui permit d'esquiver le tomahawk qui menaçait sa clavicule en se couchant au sol, et avec ses cimeterres, elle faucha les jambes du monstre, qui se retrouva à terre à son tour. Se redressant le plus vite possible, elle l'acheva d'un coup de lame entre son épaule droite et sa tête, avant, de revenir au combat principal. La créature lui donna un coup de gourdin dans le dos, alors qu'elle tentait de se retourner, ce qui la fit retomber à genou.

Sachant très bien qu'elle allait reprendre un coup, probablement dans la tête, elle ferma les yeux, et se concentra de toutes ses forces pour invoquer le bouclier de l'épée divine. Elle savait qu'il existait, elle connaissait les attributs de l'épée, Auryn espérait juste qu'il ne la viderait pas totalement de son énergie.

« Shield ! » Les entrelacs d'argent de la garde de l'épée se déployèrent à grande vitesse autour d'elle, formant une cage scintillante dans un bruit métallique, et le gourdin ricocha dessus. Passant le cimeterre gauche au travers des mailles, la lame transperça le monstre au niveau du flanc, et du sang glissa le long du fer.

Le second ennemi à terre, le bouclier d'argent se retira, et Auryn put enfin se relever pour de bon. Prise de vertige, elle dût cependant s'appuyer contre un arbre un moment, avant de remonter en selle.

« Ça va aller… ? » Demanda Naboo à sa maitresse, une fois qu'elle fut sur son dos.

« Ça passera. » Le ton un peu stone employé fit soupirer l'animal.

Depuis qu'ils avaient quitté les ruines du temple du temps, et reprit la route à travers la forêt, les monstres avaient doublés leurs effectifs. Le royaume du crépuscule empiétait de plus en plus sur celui de la lumière. Cependant, la princesse de l'entre-deux ne lui avait fait part d'aucun plan d'action.

Et plus encore, il était inquiet de l'usage intempestif de l'épée galactique. C'était comme si cette lame divine absorbait l'essence vitale de sa porteuse. Mais il n'osait toujours rien dire au sujet de la mission en elle-même. Ni sur le disparu. Auryn toute entière paraissait être couverte de plumes sur lesquelles les paroles ricochaient à l'instar des gouttelettes d'eau des cieux. Rien ne l'atteignait plus.

C'est ainsi qu'elle galopait, ses pensées allant et venant sur les souvenirs qu'elle avait avec Link. Sa façon de l'embrasser sur le front à chaque repas, de se saisir d'elle par derrière et glisser ses mains sur son ventre. Son rire… Ses yeux aussi bleus que les abysses. Même ce simulacre de manipulation, alors qu'elle lui demandait de jouer les guides à travers la forêt de Firone. Tout lui revenait en boucle.

« Halte cavalier ! » la grosse voix la fit frémir et la princesse sortie de ses songes douloureux.

Le garde perdu au milieu de la forêt, la laissa quelque peu perplexe, mais elle s'arrêta. Lorsqu'elle fut à sa hauteur, l'homme en armure redressa sa visière, et siffla.

« Vous êtes une femme ! Je ne m'y attendais pas. Vous chevauchez comme le vent. Et vous êtes armée, vous faites bien… Les coins ne sont pas sûrs. »

« J'avais remarqué… » Dit-elle en montrant ses quelques plaies au bras. Il grimaça sous son casque, relâchant sa visière pour se rapprocher d'Auryn.

« Pardonnez ma familiarité, mais je suis assigné à ce morceau de forêt, et je ne peux pas quitter mon poste sous peine de désertion… Cependant… » L'homme vint soulever son casque, dévoilant un visage hylien un peu pâle et une large entaille sur sa joue couverte de duvet. Auryn cligna des yeux, une aussi grosse voix pour un visage juvénile, c'était… vraiment perturbant. « J'ai essayé de joindre les soldats à l'entrée de la forêt, mon frère est parmi eux, mais aucun de mes pigeons n'est revenu… Pourriez-vous porter un message ? »

Auryn fixa ce visage presque implorant et détourna le regard par la suite, posant les prunelles turquoise sur l'horizon verte et feuillues. Elle n'avait pas vraiment de temps à perdre, mais l'homme sur place semblait vraiment inquiet, et avec tous les monstres qui provenaient du royaume du crépuscule, son frère pouvait très bien être décédé… Bien qu'elle soit enfant unique, et pour cause, vue la lignée complexe dont elle découlait, si elle avait eu de la fratrie, elle aurait aimé connaitre ce qui leur été arrivé. Alors elle soupira, et hocha la tête.

« Accrochez l'une de vos cages à la selle de mon cheval, je vous enverrais leur réponse une fois que je serais à l'avant-poste. » La gratitude au fond des yeux verts lui fit mal.

« Merci, mille fois… Je suis Aël, mon frère s'appelle Eöl. » Et tandis qu'il accrochait la petite cage ronde habitée avec des anneaux de métal à la selle, la demoiselle se demanda comment annoncer la mauvaise nouvelle au jeune hylien. Car il était évident que s'il n'avait plus de réponse, c'était que l'avant-poste avait dû subir l'arrivée des monstres. Probablement en surnombre.

Lorsque ce fut fait, Auryn salua le soldat en armure et lança de nouveau sa monture au galop, esquivant les conifères et sautant par-dessus les buissons. Elle espérait vraiment ne pas avoir à annoncer la terrible nouvelle, mais hélas, l'espoir n'avait plus de réelle place en son cœur, et son instinct avait raison sur beaucoup de sujets. C'est pourquoi, une fois l'entrée de la forêt en vue, quand l'air se fit plus frais, et l'odeur des arbres moins présente, elle sut qu'elle allait devoir annoncer le pire.

Le camp était ravagé comme si une horde de sanglier était passée. Plus encore que les tentes déchirées et renversées, il y avait le matériel militaire éclaté au sol, et l'herbe rougeoyante sous des corps en armures.

« Nous arrivons trop tard, Naboo. » Prononça lourdement la princesse. Mais à ces mots, quelqu'un toussa avec difficultés.

S'éjectant de la selle en un coup, pour atterrir directement dans l'herbe, la guerrière chercha parmi les corps, lequel était encore en vie. Et elle le trouva bientôt, une lance plantée en plein estomac, transperçant le sol et l'y clouant.

« Tenez bon ! » Elle avait réagi avant même de s'en rendre compte.

Agenouillée aux côtés du soldat meurtri, elle se pencha sur lui pour venir l'aider à retirer le casque qui le gênait. Et quelle ne fut pas sa surprise de constater la ressemblance marquante avec celui qu'elle avait croisé plus tôt. Essayant de soulager sa nuque, elle passa ses mains sous cette dernière pour le soutenir avec douceur.

« Vous êtes Eöl ! » Un début de sourire marqua ses traits. Malgré le deuil, c'était comme si cet homme, en étant toujours vivant, apportait un peu d'espoir dans la pénombre.

« Vous… Comment… ? » Il balbutia, avant de laisser entendre un gargouillis sanglant.

« J'ai croisé votre frère plus haut, il s'inquiétait pour vous… » Auryn se mordilla la lèvre. Que faire ? Il ne pouvait pas rester comme ça, il allait clairement mourir si elle ne faisait rien. Ne pensant pas aux conséquences, elle claqua des doigts avant d'appeler son destrier.

« Naboo ici. » Le cheval s'approcha, doutant cependant des intentions de sa maitresse.

« Auryn, qu'est-ce que tu… ? » Il craignait, lui, d'avoir très bien comprit.

« Je vais lui filer ma potion. »

« Mais tu n'en as que deux, et ton voyage ne pourra pas se terminer plus tôt ! »

« À qui… parlez… ? » Tenta le pauvre Eöl, ne comprenant pas qui était cette énergumène blonde.

« Il en a bien plus besoin que moi, et je suis condamnée de toutes façons, alors autant réfléchir au plus grand nombre. » Et sans prendre en compte les protestations du cheval, elle tira sur sa sacoche pour venir piocher une fiole de potion rouge vif. Elle se pencha alors sur le soldat, et de sa main libre, se saisit de la lance. « Je vais tirer, et verser la potion directement, d'accord ? Vous vivrez, Eöl, je vous promets, et vous retrouverez votre frère. »

Et dans un mouvement sec du bras gauche, elle extirpa la lance hors du sol et de l'abdomen du soldat, dont la gorge émit un gémissement guttural effrayant. Auryn jeta l'arme au loin sans se soucier de la direction prise par la pointe, et s'agenouilla de nouveau. Ouvrant le flacon d'un coup de dent, elle déversa une moitié de la potion sur la plaie béante d'où s'écoulait quantité de sang. Et alors que la chaire se mettait à fumer, signe d'une guérison en cours, elle se rapprocha du soldat étendu pour le surélever un peu et l'aider à boire l'autre moitié.

Il fallut environ une dizaine de minutes pour qu'Eöl soit totalement guéri. Il finit par se redresser totalement, fixant avec incertitude ses mains redevenues roses, et pourtant, maculées de sang.

« Je… Je pensais que j'allais mourir. »

« Et vous auriez pu si je n'avais pas croisé votre frère. »

« Aël ? Il va bien ? » Auryn hocha la tête, conservant cependant un air lourd et triste sur la figure.

« Oui. Il s'inquiétait pour votre garnison, mais ne pouvait pas quitter son poste. »

« Nous avons été terrassé… » Commença le soldat en récupérant son casque pour fixer la crète rouge sur ce dernier.

« Je sais. Et les monstres reviendront, vous ne devez pas rester ainsi à découvert. Rejoignez votre frère et quittez la forêt. »

« Je ne peux pas quitter mon poste non plus. » Mais Auryn n'était pas juste une petite femme. Elle avait reçu l'éducation des Gerudos, et soudain, devant le constat amer que les hyliens étaient tellement obéissants à la famille royale, qu'ils étaient prêts à attendre qu'on vienne les tuer, elle s'énerva. Quittant ses talons sur lesquels elle s'était assise, elle se mit debout, et de toute sa hauteur, toisa le soldat blond.

« Je me fiche éperdument des ordres que l'ont vous a donné, l'avant-poste ici a été décimé, vous n'avez plus rien à garder. Retournez auprès de vôtre frère et rejoignez le village le plus proche. Protégez-le, et restez ensemble. Mais je ne vous veux plus dans la forêt, suis-je bien claire ? »

« Je n'ai pas d'ordre à recevoi… » Il se retrouva avec une main sur la bouche, et la demoiselle incroyablement prés, si bien qu'il eu le loisir d'apercevoir la rune sanglante sur son buste, et comprendre sa signification.

« Vous me devez une vie, je vous interdis de la gâcher. Maintenant prenez les pigeons voyageurs, et allez-vous-en ! »

Le soldat avait écarquillé les yeux de stupeur, presque dégouté par cette marque rouge qui ne voulait dire qu'une chose. Le promit de celle qui venait de le sauver n'était plus. Une femme en deuil venait de lui sauver la vie, et il ne pouvait que comprendre sa demande. La volonté de ne plus voir personne mourir. Il hocha lentement la tête.

« Je… Je comprends. Je le ferais… » Il se recula pour se détacher d'elle, et s'approcher du destrier pour le défaire de son fardeau. Lorsqu'il eut récupéré la cage, il se tourna une dernière fois vers Auryn, qui s'apprêtait à grimper sur Naboo. « Merci… Pour ma vie. Faites bon voyage… »

« Espérons… » Marmonna la jeune femme en détournant les yeux.

Et rapidement, la forêt fut derrière elle, au galop, Naboo était presque aussi rapide que l'étalon de son propre père à l'époque. Pourtant, elle savait qu'elle n'atteindrait pas le château d'Hyrule plusieurs jours. Et plus encore, elle doutait de son idée. La princesse Zelda cèderait-elle la triforce de la sagesse si elle lui expliquait la situation… ? Elle avait le temps de réfléchir à une idée miraculeuse.

oOoOoOo

Plusieurs jours s'étaient écoulés dans le donjon où Link s'était réveillé sous cette nouvelle forme. Il avait croisé son reflet dans une flaque et avait eu l'impression de nager en plein cauchemars. Ses derniers souvenirs lui montrant sa promise avec un air désespéré essayer de le retenir hors de l'obscurité. Mais il n'était pas seul, et une créature étrange essayait désormais de le dompter, lui parlant comme si elle entendait ses pensées, sans pour autant en tenir compte. Irrespectueuse et agaçante, elle essayait de lui grimper sur le dos, et de le faire avancer comme un bidet.

Il abdiqua après deux grognements à l'encontre de l'être spectrale, et emprunta la grande porte que lui indiquait Midona. Le loup arriva alors dans une chambre incroyablement grande, aux lourdes tapisseries décoratives, et dont le feu qui ronflait doucement dans l'âtre était la seule lumière. Là, ils trouvèrent deux personnes en pleine discussions, deux personnes qui se turent instantanément en les voyants. La première était recouverte d'une cape sombre s'entrouvrant sur une robe blanche et mauve. La deuxième était vêtue d'un étrange pantalon très large et blanc auquel s'ajoutait une sorte de bustier d'or blanc couvert de motifs qui lui était inconnu. Mais lorsque le loup releva sa gueule vers ces deux là, le choc qui le saisit le laissa pantois.

La princesse Zelda se trouvait face à lui, mais plus encore, une personne qu'il n'aurait pas cru voir ici. Auryn. Et ces vêtements… Il n'en avait jamais vu de pareil… Si Link avait quelques questions à poser à celle qui faisait chavirer son cœur quant à sa présence au Château d'Hyrule, il ne pouvait évidemment pas le faire, d'autant qu'il était impossible qu'elle l'ait reconnu sous cet aspect lupin. N'est-ce pas ? Il alterna entre les deux femmes, et croisa soudain le regard turquoise de la métisse qui vivait à Toal depuis plusieurs mois. Il avait des doutes, sur le fait qu'elle l'eut reconnu ou non, ne serait-ce que parce qu'elle le fixait à présent.

Et naturellement, les changements opérés sur elle durant les quelques jours où il ne l'avait pas vu, lui sautèrent aux yeux. Elle avait minci, ses cernes étaient encore plus prononcés. Les iris turquoise qui brillaient lorsqu'il l'embrassait étaient rougis, comme si elle avait pleuré, et surtout, au-dessus de la bande de coton blanche qui recouvrait ses seins, il y avait une cicatrice encore fraiche. Une rune qu'il reconnaissait à peu près. Celle qui parlait des unions. Son cœur rata un battement. Que s'était-il passé ? S'était-elle mariée ? Le pleurait-elle ? Il n'était pas mort, il avait juste été emporté finalement. Il aurait aimé le lui dire, mais tout semblait si compliqué à présent. Elle avait l'air d'une étrangère en ces lieux…

« Midona … ? » Hésita la princesse en se tournant vers les nouveaux arrivants.

« Ksh ksh ksh… Tu te souviens de mon nom, je suis flattée… Et elle ? Qui est-ce ?» demanda la créature spectrale à l'encontre d'Auryn.

« Personne. » Répondit la blonde d'une voix étrangement atone.

« Personne ? Après le discours que vous venez de tenir, et votre demande, vous osez prétendre n'être personne ? » S'emporta la brune encapuchonnée. Mais Auryn ne fronça pas des cils, ni même ne broncha. C'était comme si rien n'avait d'importance. Et pourtant, il se souvenait très bien de sa réaction lorsqu'Ira avait levé la main sur elle.

Ce fut sa voix, encore dénuée d'émotion, qui lui fit le plus mal. C'était comme si celle qu'il aimait était morte, tout en tenant debout quand même.

« Songez simplement que vos actes entraineront des conséquences bien pire que vous ne puissiez l'imaginer… » Prononça-t-elle vers Zelda, et dans un dernier regard pour le loup, ce qui surprit ce dernier, elle quitta les lieux d'un pas vif, une lueur inquiète au fond de ses prunelles. Link aurait aimé la suivre, comprendre pourquoi il y avait cette souffrance dans ses yeux. Mais Zelda reprit la parole, ignorant les propos de celle qui venait de quitter la pièce.

« Ainsi voilà la personne que tu cherchais… »

« Ce n'est pas tout à faire ce que je voulais, mais… Bah… Il devrait faire l'affaire… » Zelda s'agenouilla alors devant le loup qu'était devenu Link.

« … Tu étais prisonnier ici, n'est-ce pas ? Je suis désolée. »

« Le pauvre n'a pas l'air de savoir où il est, ni ce qu'il se passe… Tu ne lui expliques pas ce que tu as fait pour qu'on en arrive là ? Tu lui dois bien ça… Princesse du Crépuscule… Ksh ksh ksh » Se moqua la créature rousse.

« Tu es infernale…Ecoutes bien…Le royaume d'Hyrule était autrefois l'endroit où reposait la puissance des déesses. Mais le roi des ombres est arrivé…Un sombre brouillard s'est abattu sur le royaume, et Hyrule est devenu le royaume du crépuscule… Les sombres nuages du crépuscule envahirent alors le royaume, et les habitants, privés de lumière, furent réduit en esprit désincarnés. Cependant ils ignorent encore qu'ils ne sont plus que des fantômes… Ils continuent à vivre ce mensonge qu'est devenue leur existence. Rêve transformé en cauchemars par les attaques des monstres des ombres… Mais je reste la princesse de ce royaume, même dans sa chute. » La Princesse Zelda lança un nouveau regard vers la porte, comme si Auryn y était pour quelque chose, et cela énerva légèrement le loup.

« Ce n'est pas la peine de faire une tête d'enterrement. Pour moi, c'est un chouette coin. Hyrule est juste passé du monde de la lumière à celui des ombres, c'est tout. » Annonça la créature sur son dos, et Link voulu la chasser, mais elle tint bon.

« Midona… Les créatures des ombres sont partout à ta recherche…Quelle en est la raison ? »

« Ben ça… Je me demande bien pourquoi… Ksh ksh ksh… » Ricana de nouveau sa cavalière, du moins jusqu' à faire silence, comme captivée par quelque chose d'extérieur.

« Le garde ne devrait pas tarder à faire sa ronde... Fuyez… Fuyez vite ! » Leur ordonna Zelda.

Link ne se rendit pas compte, après avoir quitté la chambre et traversé de multiples couloirs, que si aucun soldat ne s'en était prit à eux, c'était parce que la princesse de l'entre deux était déjà passée par là.