Pdv : Minami
Vlad était incroyable. Vraiment. Je ne disais pas ça souvent, mais il savait jouer. Même si on ne prenait pas en compte son armure d'esprit guerrier, même sans prendre en compte l'esprit guerrier en fait, il était incroyable ! Avec son esprit guerrier, qui correspond tellement bien à celui de Victor, et sa capacité à faire son armure, on pouvait dire qu'il était ce qui nous manquait pour terminer de renverser la situation. Surtout qu'il avait aidé Arion à faire sa propre armure. Et que les deux ensembles avaient marqué un deuxième but, au grand dam d'Alpha...
Quoi ? Je n'allais pas quand même pas être gentille avec lui, alors même qu'il avait menacé Vlad ! Et qu'il nous avait déporté dans une autre époque. Qu'il m'avait littéralement massacré à coup de ballon. Qu'il avait cherché à me tuer. Qu'il avait essayé de modifier la mémoire d'Arion. Qu'il voulait faire du mal à Mark, notre futur coach. Et... Non, en fait, c'est tout. Mais c'est déjà pas mal, je trouve ! Donc, oui, qu'il se prenne un but face à Arion et Vlad ne pouvait que me mettre de bonne humeur !
Enfin jusqu'à ce qu'une sorte d'ovni débarque pour faire disparaître nos adversaires. J'avais même pas eu le temps de me venger...
- Nous avons réussis, nous avons protégé la création du club. Le club de Mark Evans.
Qui semblait d'ailleurs un peu perdu maintenant que le match était terminé... Au contraire d'Arion, qui voulait visiblement sauter sur place, bien qu'il gardât un minimum de retenue. Reste à savoir combien de temps il allait pouvoir continuer...
- Alors ça veut dire qu'on a gagné !
Non, c'est vrai ? Bien sûr qu'on a gagné, ils ont fuis le terrain ! Je pensais que tu l'aurais quand même remarquer... Mais c'est vrai que c'était une bonne nouvelle, on allait enfin pouvoir rentrer à la maison. Et j'avais hâte de rentrer à la maison.
- Mais enfin, de quoi parle-t-il ?
- Je pense que tu devrais laisser tomber, Mark. C'est mieux pour ta santé mentale.
Bien qu'il faille déjà qu'il en est une, mais je n'allais certainement pas le lui dire. Et puis, j'avais raison, ça serait sûrement plus simple, parce que je me vois mal lui expliquer tout ce qu'il va se passer. Et tout ce qu'il va faire. Et ce que va devenir son club. En plus, est-ce que ça changerait le cours du temps si je lui disais ? En même temps, il a déjà changé, je pense. Alpha s'en est certainement assurer. Mais j'étais persuadé que, cette fois, c'était à notre avantage.
Je surveillais du coin de l'œil les remerciements de Fei, et l'annonce de Vlad de vouloir continuer le combat avec nous. J'étais heureuse, jouer avec lui était génial, et il pouvait marcher maintenant. Mais je ne pouvais pas m'arrêter de me demander où était son frère ? Si lui était là, pourquoi son frère n'était pas avec lui ? Et apparemment je n'étais pas la seule à me poser la question. Après que Fei est fait une rapide explication sur la disparation du club dans le futur, et seulement sur ça, nous avions écouter l'histoire de Vlad.
Je devais reconnaître une chose. C'est que quelque soit les espaces temps, Victor ferait tout pour son frère. Et même si je le savais, je continuais d'être surprise par l'intensité de leur relation. Les deux étaient indissociables, ils se sacrifieraient pour l'autre sans une seule seconde d'hésitation.
Je jetais un regard sur le fameux bracelet temporel que portait le frère de Victor, avant de me dire que la caravane était plus pratique, elle pouvait emmener plus de monde, malgré le problème de relique.
- Je ne comprends pas trop ce qu'il se passe. Ils battent pour sauver le football, c'est bien ça ?
- Tout à fait.
Je pouvais presque deviner quelle allait être la réponse du coach. Parce qu'honnêtement, il ressemblait trop à Arion, et je connaissais Arion et ses réactions. Pas que ce soit difficile, par que c'était l'un des garçons les plus ouvert que je connaisse, et puis nous étions coéquipiers depuis un an maintenant.
- Alors moi aussi je veux me battre à vos côtés !
Hum... Comment te dire ? Non. Juste non. Avoir deux Mark, un coach et un joueur, ça serait trop... Déjà que l'équipe était composée de personnalité étrange, Aitor, Eugène, le trio infernal, et que la cohabitation pouvait être explosive, on repensera à la bataille de peinture au deuxième étage, alors rajouté un deuxième Mark, c'était un mélange prédestiné à l'autodestruction.
- Non. Ce qu'on te demande de faire toi, c'est de créer le club de football de Raimon. C'est comme ça que nous protégerons le football.
Merci Silvia ! Je comprends enfin comme le club de foot a pu tenir debout quand c'était Mark qui le gérer. En fait c'était elle qui s'en occupait. Elle avait permis d'éviter une autodestruction de Mark... Et en plus, elle arrivait à le faire changer d'avis. Elle était vraiment douée. C'est peut-être pour ça qu'elle arrivait à gérer Arion au quotidien, elle avait l'expérience.
- C'est tout à fait ça. Parce que si Mark fonde le club, alors le football pourra être joué partout dans le monde !
- Je ne sais pas si on te l'a déjà dit, mais je te trouve très drôle.
Je n'ai pas pu m'en empêchait, j'ai éclaté de rire. Oh, pas longtemps, parce que bon, faut pas abuser. Mais franchement, c'est Mark qui disait ça ? Les deux étaient totalement identiques ! Heureusement pour moi, personne ne fit de remarque, malgré un regard mi-amusé mi-agacé d'Arion, et l'ours en peluche donna enfin le signal de départ. Direction notre temps !
Après un rapide salut à la tante d'Arion et aux garçons, avant de me mettre en route vers chez moi, laissant Arion essayer d'expliquer tout ça à Silvia. Je me demande d'ailleurs si elle se souvient de ce qu'il s'est passé... Faudra que je demande à Arion demain. Enfin, s'il arrive à l'heure. Parce que déjà qu'en temps normal il était généralement en retard, alors avec cette journée, ça serait un miracle qu'il ne loupe pas le début de l'entraînement. Bien que, l'envie de savoir si ça avait marché pourrait le motiver, en plus de Fei et Vlad, bien sûr.
J'observais un instant la porte d'entrée avant de sourire. Ouais, j'étais enfin chez moi. Je poussais la porte, délaissant mes chaussures et mes affaires, je me rendis au salon, où je savais se trouvais mon père. Entouré de liasses de papiers, il releva pourtant la tête dès que je passais le seuil de la porte. J'étais heureuse de le voir, il m'avait offert une vie, une famille.
- Alors ta journée ? C'était intéressant ?
- Si tu savais...
