Pdv : Arion
- Pourquoi tu restes là ? Tu ne vas pas entrer Arion ?
Nous venions d'arriver à ce qui devrait être normalement, le club de foot. J'avais tellement envie que ce soit revenu comme avant, mais je ne voulais pas de la déception de ne pas avoir réussis.
- Vous imaginez si on entre et que l'équipe Raimon n'existe pas ?
- Ne t'inquiètes pas, si c'est le cas, j'appellerais Von Wunderbar. Il nous emmènera faire un saut dans le temps pour résoudre le problème.
C'était super rassurant, vraiment... Argh, ironie... Je voulais vraiment que ça est marché, parce que sinon, ça allait être vraiment trop compliqué. En plus, j'étais persuadé que Minami était déjà arriver, elle était trop curieuse, et puis, elle était généralement à l'heure depuis qu'elle avait quitté le 5e. Sauf qu'elle n'avait rien dit ! Pas une seule nouvelle, bonne ou mauvaise.
- Est-ce qu'il n'aurait pas était plus simple de le prendre avec nous ?
Hum... Non, pas vraiment. C'était quand même un ours, qui ressemble étrangement à une peluche, vivant et parlant. Le voir se baladait dans le collège serait vraiment trop bizarre. On ne dit même pas qu'il est bleu...
- Non, ce n'est pas possible. Les gens de cet espace temps serait surpris de le rencontre.
Je pense que ceux des autres aussi, mais là n'est pas la question je suppose...
- Hé Arion ? C'est toi ?
Skie ?
- Mais que fais-tu là ? L'entraînement à déjà commencé !
Celui de football ? Ou celui du club de calligraphie ? Est-ce qu'il y a même des entraînements pour la calligraphie ? Autant lui poser directement la question, on saura enfin si oui ou non nous avions réussi à préserver le football d'Alpha.
- De quel entraînement tu parles ? Celui de club de calligraphie ?
Rien qu'à la voir, je pouvais dire que j'avais dit une bêtise et qu'elle allait me corriger. Pour une fois, ça ne me dérangeait absolument pas. J'en étais même absolument ravi !
- Mais non ! Je te parle de l'entraînement de foot.
Oh mon Dieu merci !
Je laissais Fei et Vladimir se présentaient à Skie sur le chemin du la salle de repos, alors que je me demandais pourquoi Minami ne nous avait pas prévenu du succès de notre modification temporelle. Il devait encore y avoir quelque chose qui n'allait pas. Sinon, je ne vois pas d'autre raison que celle de m'ennuyer. Et ça, d'habitude c'était moi qui le faisais, et pas l'inverse.
- Tout le monde, on a des invités !
Tous les joueurs de Raimon se retournèrent vers nous, alors que Fey et Vlad se plaçait à côté de moi.
- Arion ! Tu es en retard !
Oups ! Désolé ? Mais en même temps, je me vois mal lui expliquer que je ne suis pas à l'heure parce que je doutais de sa capacités à se souvenir de sa passion pour le football. Je crois que c'est la meilleure excuse que j'aie jamais faite. Avec la fois où j'avais envoyé un message à Riccardo en lui disant que je serais en retard à l'entraînement parce que je cherchais mon portable...
- Tout le monde était persuadé que tu ne viendrais pas !
- C'est faux, je vous avais prévenu qu'il serait là...
Je me retournais vers Minami. Allongée sur le banc, son sac sous la tête, elle se retourna vers nous, l'indifférence marquée sur son visage. Pourtant, j'avais l'impression que quelque chose n'allait pas, qu'elle n'était pas satisfaite, et je ne voyais pas encore pourquoi. Je lui demandais silencieusement ce qui n'allait pas, mais au lieu de me répondre, elle se contenta de se relever pour traverser la salle et atteindre l'une des tables rondes et nous faire signe de venir nous asseoir. Ce que nous fîmes sous le regard curieux de Raimon, qui malgré leurs questions, restèrent silencieux, attendant de voir ce qu'il allait se passer.
- Nous avons rétablis le club de Raimon, et les joueurs qui l'avaient intégré pour jouer sont là. Mais il y a un joueur qui à intégrer le club pour payer l'opération de son frère qui ne peux plus marcher suite à un accident. Accident qui, Vlad l'a dit, n'a pas eu lieu.
Je n'écoutais pas la suite, me retournant pour chercher l'attaquant. Il devait être là. Il le devait, comme tous les autres Raimon. Avec Riccardo. Avec Samguk. Avec Lucien. Avec J-P. Mais il n'y était pas.
- Arion, je sais que tu vas nous dire d'aller le chercher, mais attends un instant.
Je me retournais vers elle pour lui expliquer, plus ou moins calmement, que non je n'allais certainement pas attendre, mais quand je croisais son regard je vis, non pas cette absolue certitude qu'elle abordait habituellement, mais une demande silencieuse. Une demande silencieuse qui me convainquit d'au moins attendre d'avoir les raisons de son choix.
- Je sais que tu veux aller chercher Victor, mais pour le moment il n'est pas en danger direct, il a juste oublié le foot, et je pense qu'il vaudrait mieux ne pas y aller seuls. Et ça comprend expliquer tout ce qu'il se passe aux joueurs de Raimon qui nous regarde avec des yeux ronds depuis un moment déjà... Et honnêtement, je compte finir cette journée de cours, parce que je comprends toujours rien à la physique, et j'ai deux heures aujourd'hui...
Ah... Min et ses problèmes de physique... Je me retournais pour voir qu'effectivement, nos coéquipiers nous regarder sans comprendre. Ce qui en soit pouvait être compréhensible, mais la liste dans les mains de Lucien l'était beaucoup moins... Parce que depuis quand c'était lui qui jouait avec le chaos, hein ? Bien, que maintenant que j'y pense, c'est sûrement depuis la bataille de peinture au deuxième... Enfin dans tous les cas, une fois que je réussis à obtenir un visuel sur cette fameuse feuille, c'est pour découvrir une liste de paris, intitulé "Pourquoi notre capitaine et notre joueuse sont devenus fous ?" Je dois avouer que si certain était probable, notamment le "ils l'étaient déjà" de Samguk, le paris "ils ont mangé des carottes mutantes" proposé par Aitor me paru vraiment absurde. Bien qu'en soit ils ont voyagé dans le temps soit étrange aussi...
- D'accord, je suis d'accord pour attendre jusqu'à la fin de la journée. Mais on y va dès la fin des cours.
- Et, faut aussi trouver le coach Evans. Histoire qu'on ne soit pas qu'un groupe d'adolescent qui se déplace dans le temps...
- Par ici les gains !
- Arion...
Je me retournais vers Min avec le meilleur sourire innocent que j'avais dans mon arsenal sous le regard incrédule de Fei et Vlad qui semblait totalement perplexe face aux échanges de bouts de papier qui se faisait à travers le club. Les fameux papiers que j'avais créés maintenant que je suis capitaine, que j'ai nommé "l'excuse des paris". Parce que je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais nous sommes une équipe très compétitive, et comme les échanges de corvées compliqués trop les roulements (Non, mais Eugène à quand même dû rangé tous les affaires d'entraînement quatre semaines d'affilés, quatre ! Et je ne compte même pas sa corvée initiale...) Du coup maintenant c'était plus que des échanges de ticket. Et avec ce pari, je venais de récupérer tous les tickets, ce qui veut dire que quoi qu'il se passe, ils seront obligés de misé des corvées ou des aides de devoirs, ce qui m'arrangeait parfaitement !
- Arion, arrête de jubiler, et vient nous aider à expliquer ce qu'il se passe à Raimon... Surtout que tu n'as pas tous les tickets, j'en ai encore trois...
Ah oui... Bon, c'est pas tout, mais nous avions des explications à donner.
- Pour faire court, Alpha nous a fait voyager dans le temps, nous avons joué au foot et sauvé le club. Voilà.
Je ne savais pas que Samguk pouvait à ce point être exaspéré et choqué en même temps... Bien que Subaru et Gabi n'était pas loin d'être dans le même état que lui. Ah, ce que j'aimais m'amuser avec l'équipe.
- Non, pour de vrai, je suis arrivé hier, vous aviez tous oublier le foot, sauf Min, avec qui j'ai rencontré Alpha, un garçon du futur.
- Comme moi.
- Comme Fei. Il nous a fait voyager dans le temps, et il a tenté de m'enlever le foot en déviant le tir d'Axel Blaze qui devait m'éviter un coma, et me donnait envie de jouer à Raimon.
- Et qui, personnellement, devait m'éviter une noyade...
- Et qui devait éviter une noyade à Minami. Quoi ?
Je me retournai vers Min qui nous regardait d'un air totalement perplexe face à nos regards paniqué. Le premier à réagir fut, étonnement Michael qui s'avança jusqu'à faire face à la joueuse. Il s'arrêta un instant, cherchant les mots, mais finit par reculer, ne sachant pas comment poser la question dont nous attendions tous une réponse.
- Tout va bien ?
- C'est nous qui devrions te poser la question !
L'air dubitatif sur son visage se marqua plus profondément, alors qu'elle s'enfonçait prudemment dans sa chaise. Elle ne comprenait pas, elle ne comprenait pas ce que nous faisions, ce qui nous faisais réagir. Du moins je crois, elle nous regardait comme on regarde un cas particulièrement intriguant de méduse phosphorescente...
- Bah, je vais bien alors... Je me suis toujours vite remise de mes crises, mais je ne vois pas vraiment le rapport...
Elle ne comprenait pas la gravité de ce qu'il y aurait pu se passer ? Ne voyait-elle pas qu'elle aurait pu se noyer ? Comment pouvait-elle ne pas voir, ne pas comprendre ? N'avait-elle aucun instinct de survie ?
- Minami, tu aurais pu mourir.
La voix prudente de Skie fit fondre cet immobilisme qui nous avait saisie, et dans un discret mouvement, pourtant si évident, Minami fut placer au centre de l'équipe. Malgré les mots froids de la manageuse, elle ne semblait pas atteinte d'autre chose que cette étrange incompréhension, qui semblait se teinter de cette curiosité, qui mettait à mal mes nerfs, alors qu'un frisson partait de mes mains pour se propager sur le reste de mon corps. Minami se contenta d'un haussement d'épaule, avant de soupirer devant nos regards insistant.
- Je sais. Mais ce n'est pas encore le cas, tout va bien.
- Je ne te comprends pas.
L'affirmation, que j'avais pourtant voulut garder pour moi, s'échappa dans un murmure qui, malgré moi arriva jusqu'à elle. Loin de s'en offusquer, elle posa sur moi son regard violet, et resta une seconde immobile, je pouvais presque voir son esprit travailler, cherchant la réponse, cherchant la compréhension.
- Moi non plus.
L'aveu en lui-même semblait déplacer, comme venant d'une autre situation. Mais je la croyais, elle ne nous comprenait pas. Nous non plus. Quelque chose ne sonnait pas juste, mais la scène continuait son cours, étirant indéfiniment cette incompréhension jusqu'à son point de rupture.
- Mais on ne veut juste pas que tu meures, putain !
L'éclat de colère de Michael, encore enfonçait contre son mur, éclaira d'une lueur de compréhension les yeux de Minami, l'espace d'un seconde, avant que la lumière qui l'avait animé se ternisse, jusqu'à disparaître sous son froncement de sourcil.
- Vous êtes affectés par ma mort ?
Est-ce vraiment une question ? Nous pensait-elle réellement si insensible envers elle ? N'avons-nous pas prouvé que nous étions amis, que nous tenions à elle ?
- Bien sûr, ce sont tes amis.
La voix calme de Vladimir sembla la décontenançait plus rapidement que cette absurde compréhension qui l'avait prise. Toujours immobile en face de moi, je pouvais voir cet éclat de douleur, une brèche, une blessure qu'elle tenait dissimuler. Un clignement de paupière, elle se leva sans briser cette torpeur qui tenait l'équipe, nous laissant l'observer, alors qu'elle disparaissait derrière les portes de métal.
