Cette fic est écrite dans le cadre de la 120ème nuit écriture du FoF (Forum Francophone) pour le thème "Hameçon". Le FoF est un forum regroupant tous les francophones de ffnet où l'on peut discuter, demander de l'aide ou s'amuser entre nous. Le lien se trouve dans mes favoris. Rejoignez-nous !

Note de l'auteur : Je... N'aime pas ce texte. Sous le coup de la fatigue de la Nuit du FoF, je suis partie dans mes vieux relents d'adepte de la violence et... Ça me plaît pas. Donc j'en profite pour préciser qu'il y a plusieurs scènes assez violentes dans ce chapitre, lisez donc en connaissance de cause. Pour le reste, j'ai fini par me souvenir du dicton Fofien : "Les Nuits ne sont pas faites pour être nos plus grandes heures de gloire" et j'ai donc décidé de vous le proposer quand même. Même si je l'aime pas. Bonne lecture quand même ?


- Tikki, transforme-moi !

Elle s'élança sur les toits dès que sa transformation fut achevée. Sur les écrans de publicité de la ville dont le super-vilain avait pris le contrôle, le combat qui opposait Chat Noir à Papillon faisait rage. Et Chat Noir était en danger. Désarmé, son Miraculous clignotant de plus en plus au fur et à mesure que le temps restant avant sa détransformation s'écoulait, luttant pour esquiver les assauts de Papillon sans avoir la moindre possibilité de contrattaquer. Aux côtés du Papillon, un super-vilain aux allures d'informaticien envoyait des câbles réseaux dans tous les sens, contrôlant leur trajectoire et leur mouvement. Il les lançait en direction de Chat Noir qui parvenait encore à les esquiver. Pour combien de temps ? Elle savait depuis quelques temps que Chat Noir avait une peur panique d'être attaché ou enfermé. Hors de question de prendre ce risque, elle devait lui épargner ça, elle devait arriver avant qu'il ne soit pris au piège. Elle ne se souvenait pas avoir parcouru les toits de Paris aussi vite en direction du sommet de la Tour Montparnasse où le combat avait lieu. Elle n'était plus qu'à quelques centaines de mètres et apercevait déjà Papillon au sommet de la tour. Où était Chat Noir ? Déjà vaincu ? Non, c'était impossible… Elle accéléra l'allure jusqu'à atterrir face à Papillon, son yoyo tournoyant prêt à attaquer.

- Où est Chat Noir ? lança-t-elle.

Son regard parcourut l'ensemble du toit à la recherche de son partenaire. Est-ce qu'il avait réussi à s'enfuir ? Alors qu'elle tournait la tête, une rangée de câbles entra dans son champ de vision. Elle n'eut pas le temps de réagir. Les câbles s'entourèrent autour d'elle avec une puissance telle qu'elle eut le souffle coupé. Elle tomba à genoux sous la douleur qui lui broyait la poitrine et d'autres liens lui immobilisèrent les jambes. Papillon éclata d'un rire victorieux en se rapprochant d'elle pendant qu'elle se débattait sans réussir à bouger d'un millimètre. S'habituant à la pression sur sa poitrine, elle réussit à inspirer quelques bouffées d'oxygène et à souffler :

- Où est-il ?

- Tu devrais arrêter de croire tout ce que tu vois à la télé, Ladybug, répondit Papillon avec un sourire plus victorieux que jamais.

Le super-vilain qui l'avait attaquée par derrière la contourna pour se placer à côté du Papillon. Celui-ci se retourna vers lui.

- Félicitations Ipéfix, tu as été parfait. Ton piège était parfait.

Un piège. Un super-vilain spécialisé en réseau informatique, qui maniait aussi bien les câbles que tous les flux de diffusion. Qui avait pu inventer de toutes pièces n'importe quelle scène à diffuser pour l'appâter. Elle se débattit plus violemment contre ses liens.

- Ton attachement envers ton partenaire te perdra, ma petite, continua Papillon. Je savais qu'il suffisait de te faire croire que Chat Noir était en danger pour que tu mordes à l'hameçon. Maintenant que tu es dans mes filets, on va avoir une petite conversation, toi et moi… La Miracle Box. Tu en es la gardienne. Où est-elle ?

Ladybug réfléchit à toute vitesse. Papillon ne semblait pas vouloir lui prendre ses boucles d'oreille, pas tout de suite. Pourquoi ? Aucune idée. Mais visiblement, tant qu'elle ne lui avait pas d'abord dit où trouver la boite des Miraculous, rien n'était perdu. Devant son silence, Papillon resserra sa main sur la canne qu'il tenait.

- C'est ta dernière chance avant que je ne me fâche pour de bon. Où est-elle ?

- Va crever, souffla-t-elle.

Elle ferma les yeux au moment où la canne se leva avant de s'abattre vers elle.


Chat Noir bondit de toits en toits, sans pouvoir empêcher son regard d'être attiré par les écrans qui diffusaient en direct les images du Papillon en train de torturer Ladybug. Il s'était transformé dès qu'il avait vu les premières images, celles de son propre combat supposé contre le Papillon. Il avait espéré que Ladybug ne tomberait pas dans le panneau. Mais elle s'était précipitée et il était trop loin de Montparnasse pour la rejoindre avant qu'elle ne se jette dans le piège du Papillon. Son cœur explosait dans sa poitrine mais il s'interdisait de ralentir, il devait la sauver. Le cri de douleur qu'elle laissa échapper lorsque Papillon abattit violemment sa canne sur sa tempe résonna comme en écho, et ses foulées devinrent plus grandes, plus rapides. Ses sauts aussi. Il arriva devant la Tour Montparnasse au moment où Ladybug s'effondrait sur le sol en luttant pour retrouver sa respiration. Il amorça un mouvement pour les rejoindre et s'interposer entre le Papillon et elle quand une main se referma sur son poignet, l'empêchant de s'élancer.


La douleur qui partait de sa tempe vrillait par vagues à l'intérieur de sa tête. Elle sentait à peine le filet de sang qui coulait lentement sur son visage et luttait contre l'impression que le toit de la tour tanguait dangereusement sous elle. Les liens la compressaient beaucoup trop violemment et elle n'arrivait plus à trouver la force de respirer. La sensation qu'elle étouffait devint plus intense, plus effrayante, et elle commençait à perdre connaissance quand la pression sur sa poitrine disparut. Ipéfix avait uniquement laissé en place les liens qui lui bloquaient les bras dans le dos et les jambes. Une longue bouffée d'air frais remplit sa poitrine et la sensation de malaise s'atténua légèrement. Elle prit encore plusieurs inspirations avant de parvenir à ouvrir les yeux.

- Tu en as assez ou je recommence ? demanda Papillon. Où est la Miracle Box ?

Gagner du temps. Quelques minutes, quelques secondes au moins, avant le prochain coup. Elle resta silencieuse et se concentra sur sa respiration. Reprendre un peu d'oxygène et de forces pour affronter la suite. Elle était trop mal en point, Papillon ne pourrait plus frapper fort sans qu'elle ne perde connaissance. Se concentrer sur cette idée. Elle avait déjà encaissé le plus dur. Il serait obligé de limiter sa force pour la suite. Encore deux inspirations. La main de Papillon se resserra sur sa canne et il fit mine de la lever.

- Je t'écoute ? demanda-t-il.

Ce fut une autre voix qui répondit.

- Ne la touche plus !

Chat Noir s'était interposé entre eux deux, détournant l'attention du Papillon et d'Ipéfix. Papillon éclata de rire :

- Et de deux. Je savais que c'était une bonne idée de ménager ta partenaire jusqu'à ce que tu craques et que tu te précipites ici pour la sauver. Vous êtes tous les deux tellement attachés l'un à l'autre, tellement prévisibles… Pour vous attirer dans un piège, il suffit d'avoir un bon appât. Votre partenaire. Le voilà, l'appât qui fonctionne à coup sûr pour que vous mordiez à l'hameçon.

Ipéfix envoya des câbles dans sa direction mais les câbles le traversèrent.

- QUOI ? rugit le Papillon. Une illusion ?

Le Chat Noir qui avait attiré leur attention s'était volatilisé dès qu'Ipéfix l'avait touché. Papillon se retourna vers Ladybug. Qui n'était plus là. A quelques mètres d'eux, Chat Noir s'éloignait en la tenant dans ses bras pendant que Rena Rouge sifflotait dans sa flûte pour maîtriser l'illusion qu'elle avait créée. Le hurlement de rage du Papillon résonna dans tout l'arrondissement pendant que Chat Noir et Rena parcouraient les airs. Ils s'arrêtèrent sur un toit plusieurs kilomètres plus loin et Chat Noir déposa précautionneusement Ladybug, l'aidant à s'appuyer contre une cheminée. Il détacha rapidement les liens qui la retenaient en s'agenouillant devant elle.

- Comment tu te sens, ma Lady ?

- Ça va aller, souffla-t-elle. Merci…

Chat Noir prit un mouchoir et essuya lentement le sang qui coulait sur sa joue.

- Tu devrais aller voir un médecin, tu as pris beaucoup trop de coups.

- Non. Je vais bien, ne t'inquiète pas. Laisse-moi juste quelques minutes et je péterai la forme.

Il sembla hésiter mais finit par acquiescer et s'asseoir plus confortablement devant elle.

- Merci à tous les deux, répéta-t-elle.

- Tu peux remercier Rena, lança Chat Noir. Sans elle, je serais vraiment tombé dans le panneau. C'est elle qui a flairé que, si le Papillon ne t'avait pas enlevé ton Miraculous, c'était pour t'utiliser comme appât.

Ladybug sembla pensive quelques instants avant de demander :

- On est si prévisibles que ça, tu crois ? On a toujours été du genre à foncer tête baissée quand l'autre était en danger ?

- Oui, confirma Rena. Dans chacun de vos combats.

Chat Noir sembla surpris que Rena puisse être aussi catégorique, mais Ladybug acquiesça légèrement. Alya était la personne qui avait le plus étudié chacun de leurs combats. Si elle l'affirmait, c'est que ça ne pouvait être que vrai. Chat Noir finit par reprendre :

- On est Ladybug et Chat Noir. Le duo de super-héros le plus improbable au monde, certainement le duo de super-héros qui se disputent le plus au monde, mais les deux qui ne sont rien l'un sans l'autre. Et les deux qui ont leur partenaire comme principal point faible. Papillon le sait, on aurait dû prévoir qu'il essaierait de se servir de ça contre nous.

Ladybug esquissa un sourire. Son regard était devenu plus fixe, plus assuré, et Chat Noir finit par se convaincre qu'elle avait eu raison et qu'elle irait bien. Son propre sourire se renforça et il plaça délicatement sa main contre celle de Ladybug avant d'enlacer leurs doigts et de reprendre :

- Mais on est aussi le duo de super-héros à qui il n'est jamais rien arrivé tant qu'on était ensemble. Reprends tes forces. Et dès qu'on est sûrs que tu es en forme, on y retourne et on lui botte les fesses. Sans foncer la tête baissée l'un après l'autre. Juste ensemble.

Le sourire de Ladybug s'élargit et sa main se resserra sur celle de son partenaire.

- Ensemble, confirma-t-elle.


J'ai dit que j'aimais pas ce texte ?

J'espère quand même que vous l'avez apprécié ou qu'au moins, il ne vous a pas trop dérangés.

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