Allez, pour fêter le retour tant attendu d'Hunter x Hunter et d'Hisoka, je me suis motivée à terminer ce chapitre (et fait avancer la relation entre Kurapika et Kuroro (parce que bon, Kurapika la reine des glaces, ça va un moment)).
Promis, au prochain chapitre, notre magicien préféré fait son show.
Chapitre 30 : Un rêve et une thérapie
K regretta d'avoir passé l'après-midi devant la télévision plutôt que de dormir, car dès le réveil de Lucifer, ce dernier lui demanda de lui faire visiter la ville, alors que Gladys prenait congé pour les prochaines 24 heures. Elle voulait profiter d'un train couchette pour passer la journée suivante à la mer afin de prendre soin de sa santé fragile propre aux selkies.
K du emmener le vampire à un musée, puis à la bibliothèque, puis des boutiques… Puisque Mocanao était une ville où les non-morts se promenaient en toute liberté, un bon quart des boutiques, restaurants et lieux de divertissements restaient ouverts la nuit pour profiter de la clientèle de la nuit.
Lucifer s'amusait comme un jeune touriste qui quittait son pays natal pour la première fois. Il s'amusait de la diversité culturelle dans la ville, et il fallait reconnaître que Mocanao accueillait des touristes et créatures du monde entier. Mais malgré le fait que Lucifer payait tout et ne cherchait la misère à personne, la patience de K s'effritait au fur et à mesure que la fatigue le gagnait. Et lorsque le vampire voulu le faire entrer dans une luxueuse boutique de prêt-à-porter, le hunter finit par craquer.
« Non ! Je n'ai à peine dormi depuis 24 heures, je suis fatigué et que je suis plus d'humeur à aller essayer des vêtements ! Si tu ne veux pas me voir en mode « levé du mauvais pied », tu vas me laisser rentrer à l'hôtel et t'amuser tout seul comme un grand ! »
« Mais je vais m'ennuyer tout seul… » répondit l'homme aux cheveux noirs avec des yeux de chien implorant.
« Va trouver quelque chose à voler, ou mieux, va te défouler dans des combats à la tour céleste. Elle est là pour ça ! »
Lucifer répondit du tac au tac :
« J'y ai pensé, mais j'ai peur de l'impression que je vais donner avec ce problème d'addiction. Je suis encore assez affaibli. Le peu de sang infecte que je bois ne me donne pas beaucoup d'énergie. »
« J'ai dis que je… »
« NON !Je dois me débarrasser de cette addiction tant que ce n'est que le début et que la désintox ne soit pas trop dure. Je ne veux pas prendre le risque que cela pose problème à long terme. Je risquerais de te mordre ou de faire de toi mon point faible. »
K fut surpris à plus d'un titre. Lucifer avait dit cela si spontanément et le jeune hunter y ressentait un certain plaisir. D'une certaine façon, l'idée d'être le point faible de « son ennemi juré » ne le déplaisait pas. Il avait la sensation d'avoir une certaine emprise sur lui et cela le flattait… un peu.
« Pourquoi hésiter à me mordre tout d'un coup? Tu étais prêt à bien pire le mois passé. »
Le vampire soupira.
« C'est différent à présent. Parce que je veux que tu deviennes un allié sur lequel je puisse compter. »
« Et si je suis mordu, je ne pourrais pas… »
« J'ai bien réussi à tuer le vampire qui m'a transformé ! »
Ah oui, il marquait un point.
« Et le temps que j'ai passé sous son emprise m'a dégoûté du lien de vassalité. Tout chez lui me répugnait et pourtant, mon corps refusait de réagir. Il y avait ce quelque chose d'invisible et d'inexplicable qui me forçait à rester près de lui, de désirer son attention. Je voulais fuir de toute mon âme, et pourtant, je lui pardonnais tout ce qu'il nous infligeait. Je ne peux pas régner sur le Ryuseï et diriger une équipe de vampire en ne cessant de me demander si sous les apparences, ils ne sont pas en train de me haïr et de comploter pour ma chute. Ils pourraient profiter de ma faiblesse et de cette addiction pour me poignarder dans le dos. Mais les membres de la brigade m'ont tous rejoint de leur plein gré et en pleine connaissance de cause. Ils sont libres de partir dès qu'ils le souhaitent mais ne le font pas. Et à eux, je leur confierais ma vie. Et j'espère que bientôt, nous nous ferons tous les deux suffisamment confiance pour que je puisse te confier ma vie et toi la tienne. »
K mit quelques secondes à assimiler la déclaration de Lucifer. Il était conscient que le vampire ne lui avait pas dit n'importe quoi sur un coup de tête et qu'il ne dirait pas ça à n'importe qui. Lucifer lui donnait une immense preuve de confiance, même s'il ne lui confiait pas encore sa vie. Cela le mettait mal à l'aise. Il ne s'en sentait pas digne. I peine un mois, ils étaient ennemis mortels. Lucifer était SON ennemi mortel. Le jeune homme ne méritait pas la confiance du vampire, tout comme il ne pourrait jamais sereinement accorder la sienne à un démon qui pouvait massacrer la population entière d'un village sur un coup de tête et enchaîner ses prisonniers dans un donjon bdsm pour en abuser.
Comme il sentait qu'il n'arriverait pas à garder son sang froid si la conversation continuait, il se contenta de déclarer qu'il rentrait à l'hôtel. Il aurait les idées plus claires le lendemain.
Il devait être une heure du matin quand il revint à la suite. Il se jeta dans son lit à moitié habillé. Il voulait oublier les vampires et les loups-garous, Kuroro et Hisoka, l'association des hunters et le club du Livre Noir.
Malheureusement, des cauchemars virent perturber son sommeil. Il se retrouva dans un cachot où se trouvaient des outils de torture. Quelqu'un voulait ses yeux d'Apophis, et il les voulait bien éclatants. La porte s'ouvrit et Kuroro apparut. K pensa un instant que le vampire était le responsable de cette situation, mais au contraire, le non-mort déclara « Je suis venu te sauver. Suis-moi si tu veux vivre ». Le cœur de K se mit à battre violement et de façon irrégulière, comme s'il était un tambour. Et il hésita. Pourquoi le suivre ? Et si c'était un piège ?
« Kurapika ils vont arriver. Nous n'avons pas le temps pour ça. »
K finit par accepter de le suivre. Il ne fallut pas longtemps pour que d'hideuses créatures chimériques ne se lancent à leur poursuite.
« Le Kuruta s'échappe », résonnait de toute part.
Les fugitifs coururent dans un interminable labyrinthe de tunnels avant de déboucher sur une passerelle à quelques mètres au dessus d'une rivière.
« Ils sont coincés ! » cria un des monstres.
Leurs poursuivants tirèrent un déluge de flèches. K réalisa qu'il n'arriverait pas à les esquiver mais au dernier moment, une ombre passa devant lui. Kuroro s'était sacrifié pour le protéger.
« Lucifer ! », s'écria K en le prenant dans ses bras.
« Saute, » lui répondit le vampire. « Tu étais mon point faible au bout du compte ».
Le hunter se réveilla en sursaut, en tremblant… Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus fait de cauchemars à propos de trafiquants d'organes qui en avaient après ses yeux. Cette fois-ci, il y avait quelque chose de différent. Il avait déjà rêvé que des gens cherchaient à l'aider à fuir ses agresseurs et qu'ils en payaient le prix. Mais cette fois-ci, cette personne était Lucifer et aussi incompréhensible que cela puisse paraître, le voir mourir était étrangement « douloureux ». Ce n'était pas comme si c'était Gon, Kirua ou Léorio, mais le garçon pouvait sentir qu'il perdait quelque chose d'important.
Stupides cauchemars ! Même eux essayaient de le convaincre qu'il s'attachait au vampire. Ils lui suggéraient même que ce dernier risquerait sa vie pour lui. C'est bon, K avait compris que Lucifer était sérieux dans ses sentiments. Pas besoin de le lui rappeler H 24 !
Il avait besoin de chasser ces idées stupides. En général, il lui suffisait d'un livre et d'un café, mais il avait fini toutes ses lectures et s'il prenait du café, il ne dormirait jamais. Il pouvait méditer, mais ça prendrait un temps fou. Alors si se rabattit sur la dernière solution : l'alcool. Un verre ou deux devraient l'aider…
Il se réveilla le lendemain vers 10 heures avec une migraine. Il avait vidé une demi-bouteille de vin en une heure et du coup, il ne pouvait plus penser à autre chose qu'à sa gueule de bois. C'était la première fois que cela lui arrivait. Jusqu'ici, il n'avait bu d'alcool qu'en de très rares occasions. Les adultes lui avaient toujours dit que l'alcoolisme relevait du péché de gourmandise. Et qui dit péché capital dit risque de perte de la grâce. Le jeune homme devait se ressaisir. Il ne pouvait pas se permettre que cela lui arrive.
« Tu es forcé d'escorter un seigneur vampire à la fois sanguinaire et pervers, et tu es déjà affecté à la section de l'association où il y a le moins d'utilisateurs de la grâce et le plus de détenteurs du vice. Tout le monde pense que tu vas finir par la perdre. »
Il se sentait vraiment désespéré, piégé, et cela lui donnait envie de retourner à la bouteille de vin.
Il se décida à contacter la seule personne à qui il se sentait capable de parler de ses soucis : Léorio.
La conversation dura une bonne demi-heure. L'aspirant prêtre-guérisseur se révélait toujours de bon conseil et rassurant.
« D'accord, tu as peur de perdre la grâce. Mais est-ce si grave ? Plus que n'importe qui d'autre, tu es capable de rebondir et de t'adapter. »
K hésita un instant car cela semblait assez orgueilleux, mais s'il avait bien une personne dont Kurapika pouvait accepter toutes les paroles, c'était bien Léorio.
« La grâce est une bénédiction donnée aux hommes en récompense pour leur dévotion et leur vertu. Je considère que la recevoir et pouvoir l'utiliser pour protéger les hommes comme le plus grand des honneurs. La perdre, c'est comme si j'étais un ange chassé du paradis pour m'être détourné de dieu… »
Et il sentit sa respiration s'accélérer. Il devait admettre que selon ses propres croyances religieuses, il sentait qu'il appartenait à un peuple élu, une caste « d'anges gardiens de l'humanité » : les Kurutas descendants d'Apophis. Il en tirait une profonde fierté. Et le fait de devenir non-seulement le serviteur d'un vampire mais en plus de perdre la grâce serait le plus grand affront qu'il pourrait faire à ses origines.
« D'accord, tu as le sentiment de déshonorer don clan. Et est-ce qu'il y a quelque chose en ce monde auquel tu tiens plus que la dignité des Kurutas ?
Kurapika eut un rire nerveux.
« Quand c'est formulé comme ça, c'est vrai que ça sonne comme si je m'accrochais à des fantômes… Mais c'est tout ce qui me reste de mon passé, c'est toute mon identité. »
« Je sais, c'était ta famille et c'est arrivé il y a 10 ans seulement. Mais je dois te contredire sur un point. Tu n'es pas juste un Kuruta. Depuis, tu as voyagé aux quatre coins du monde, tu as appris plein de choses et je crois que tu n'aurais jamais appris tout ce que tu sais si tu étais resté à ton village caché. Tu n'es pas juste le dernier détenteur des pupilles écarlates. Tu es un excellent guerrier et ça ne vient pas juste de tes gènes. Tu es intelligent, raisonné. Tu sais toujours choisir la meilleure stratégie. Tu ne fonces jamais sans réfléchir. Tu connais tes forces et tes faiblesses et je pense que ton point fort est de savoir quand utiliser chacun de tes atouts. Tu peux compter sur l'assistance de nombreuses personnes dont tu as gagné le respect. Tu es devenu un hunter à une seule lettre grâce à tes résultats, à tes efforts, à tes connaissances que tu as commencées à accumuler dès que tu as quitté le village. Tu ne dois pas avoir une aussi mauvaise opinion de toi. L'humilité c'est bien, le manque d'estime de sois, c'est un défaut. »
Kurapika sentit une larme couler sur ses joues. Comment Léorio arrivait-il toujours à trouver les bons mots ? Il remercia son interlocuteur qui lui demanda s'il voulait encore parler d'autre chose.
K se remémora le cauchemar qu'il avait eu et la sensation qu'il avait ressentie quand Lucifer s'était sacrifié pour lui. Il tenta de l'expliquer à son ami.
« Okay, bon… donc, tu es certain que cette sensation n'avait rien de satisfaisant ? »
« C'est bien ce que je ne comprends pas. Je le hais ! Je voudrais le voir mort. Mais le fait de l'avoir vraiment vu… »
Ce n'était pas comme ça qu'il avait imaginé sa vengeance sur le démon qui avait massacré son clan.
« Je n'ai pas vraiment pris la filière psychologique, mais je crois que tu fais enfin la distinction entre tes idées préconçues et la réalité. Peut-être que ta colère s'est estompée ou s'est dirigée vers autre chose. »
Kurapika poussa un soupir d'amertume. C'est vrai que le fait de connaître les personnes responsables du massacre, de voir comment et pourquoi ils se battent les rendait déjà moins diaboliques, même si cela n'excusait pas le crime. Et puis, c'est vrai que le Club du Livre Noir le préoccupait de plus en plus. Sa haine avait effectivement du commencer à se déplacer.
« Enfin, tu es obligés de cohabiter avec lui un moment. Ce n'est peut-être pas plus mal que tu t'habitues à lui. Mais tu as parfaitement le droit de le frapper s'il t'ennuie. Il n'a pas le droit d'abuser de la situation. »
Le blond rit à nouveau. « Oh, je n'attends que ça, une bonne raison de lui en coller une. Mais il est accroc à mon sang et le moindre contact physique risque d'avoir des conséquences imprévues.
« QUOI ? Il a… une addiction ? »
« Heu, oui ? »
« Qui le sait pour le moment ? » La voix de Léorio semblait plus inquiète. Il s'était mis à parler beaucoup plus bas.
« A par les membres de la brigade et moi, juste toi. Pourquoi ? »
« Ben tu sais bien… Certains cardinaux verraient ça comme une faiblesse à exploiter. Mais j'ai un très mauvais sentiment à ce sujet. Ca te mettrait en danger inutilement. Lucifer n'a jamais essayé de te mordre ? »
Et le hunter de lui expliquer comment le vampire s'était enchaîné dans une de ses cellules pour résister à la tentation. Et depuis quelques jours, il essayait à nouveau de boire du sang, mais le trouvait infect. Il le trouvait certes moins insistant, mais il y avait ces stupides scènes de jalousie digne d'un adolescent. Pour le moment, la situation était encore sous contrôle, mais il craignait justement que s'il s'attachait à Lucifer, il risquait de baisser sa garde. Etre ami avec Kirua était une chose, mais il ne pouvait pas se le permettre en tant que vampire hunter en service.
« Qui parle de baisser sa garde ? Au contraire, tu apprends à mieux le connaître, lui et sa bande. Cela pourra te permettre de comprendre comment ils fonctionnent, anticiper leurs coups et les manipuler. »
« Oh… dit comme ça. »
Kurapika n'y avait pas pensé. Léorio le connaissait mieux que lui-même et savait comment le toucher. Le jeune homme le remercia et le laissa retourner à ses études.
Ensuite, il essaya d'appeler Gon pour lui parler de la victoire de Zushi, mais son téléphone n'était visiblement pas allumé. Il tenta Kirua qui lui expliqua que Gon avait été convoqué seul dans le bureau du cardinal du bœuf. Kurapika sentit son cœur se serrer. Est-ce que ses supérieurs avaient déjà commencé à expliquer à Gon ce qui lui arrivait ? Le temps de la séparation entre les deux garçons était-elle arrivée ? Le blond se dit qu'il devenait urgent pour lui de retourner au QG de l'association. Après une petite discussion, K retourna se reposer devant la télévision. Vers 15 heures, Gladys revint de son excursion. Ils purent sortir faire quelques courses, prendre un verre, et à 19h 30, ils purent accueillir Lucifer à son réveil.
Kurapika sentit immédiatement que quelque chose avait changé chez Lucifer. Son attitude était différente. Il n'arrivait pas dire exactement ce qui le dérangeait, mais le vampire se montrait plus « distant ». Qu'est-ce qui s'était passé hier soir pour le changer à ce point ? Réfléchissait-il à ce qu'il lui avait dit ? Autre chose ?
Après un petit verre de sang, le vampire donna son plan pour la soirée.
« Vous vous changez dans vos meilleures tenues. Notre objectif est d'en mettre plein la vue aux pontes du monde de la nuit. J'ai déjà montré que j'étais riche, et c'est ce que ces types désirent le plus en ce monde. Mais maintenant, je veux leur montrer que je n'ai même pas besoin de mordre les humains pour que les plus précieux d'entre eux travaillent pour moi ! »
Cette décision perturbait Kurapika. Il se demandait depuis leur arrivée à Mocanao pourquoi Lucifer avait soudainement décidé de sortir de l'ombre, alors que cela lui avait permit de rester invisible pendant des décennies.
« Justement ! » répondit le vampire. « J'avais tellement peur d'attirer l'attention de l'inquisition sur le Ryuseï que j'ai persuadé la terre entière qu'il n'y avait de sérieux chez nous. Et je réalise à présent que toutes les forces de l'ombre se sont dit que par conséquent, ma cité était une source infinie d'humains bon marché et qu'ils pouvaient s'y servir sans risque. Je veux qu'aujourd'hui, ils sachent qu'ils avaient tort. Ils vont savoir que le Ryuseï est allié à l'association des Hunters et qu'ils savent se battre. Kurapika, tu viens avec tes armes. Tu donneras l'impression que tu es prêt à massacrer quiconque dont la tête ne te revient pas. Gladys, tu es une déesse sortie des eaux et un million de fois trop bien pour ces bouseux ! »
La rouquine ricana. « Je crois que je peux jouer ce rôle-là ».
Le trio passa une heure à se préparer. Kurapika trouva étrange que le vampire ne cherche pas à intervenir dans sa façon de s'habiller, surtout après son insistance à vouloir lui trouver une tenue le soir précédent.
Lucifer lui même s'habilla en silence. Il mit un couteux smoking et des boutons de manchette en or sertis de rubis, laissa ses cheveux lâchés en prenant bien soin de laisser son tatouage bien visible. Simple et élégant. K trouvait que ce genre de tenue allait beaucoup mieux au vampire qu'à lui. Ils quittèrent l'hôtel 40 minutes avant le combat d'Hisoka. Le jeune homme continuait de trouver que ce n'était pas normal que Lucifer soit aussi silencieux. A chaque fois qu'il se trouvait en sa compagnie, le démon était un véritable moulin à parole. Mais le hunter ne voulut pas en faire la remarque à voix haute. Et s'il pensait que c'était une invitation à l'embêter davantage ?
A leur arrivée à la tour céleste, il y avait une énorme foule. Pas étonnant si le principal événement de la soirée attirait 12000 personnes. Il y avait une entrée VIP, mais il y avait encore plus de gens à cet endroit. Les badauds voulaient savoir quelles célébrités viendraient assister au combat. Le hunter n'était pas du tout habitué à ce genre d'attention.
Il ne put s'empêcher de regarder les écrans qui diffusaient le programme de la soirée. Il y avait encore 8 combats à différents étages avant ceux du 200ème. Etonnamment, il y avait encore un gros événement juste après celui d'Hisoka. Quelqu'un allait tenter le « RUSH », ce qui revenait à enchainer 14 combats (du 50ème au 200ème) en une seule soirée. Ce genre de défit était très populaire car il permettait énormément de paris et révélaient parfois les futures grandes stars de la tour. Hisoka lui-même l'avait fait en son temps. Aucun indice sur l'identité du guerrier téméraire.
Au moment de prendre l'ascenseur, Lucifer annonça à ses araignées qu'il devait « aller seul un moment à un endroit ». Bizarre. Est-ce ça allait aux toilettes, les vampires ?
Gladys et K furent conduits à leur loge, qui était assez grande, Plusieurs confortables fauteuils se trouvaient devant une large baie vitrée. Derrière, il y avait un buffet, un bar, un ordinateur qui était en train de diffuser une interview de Kuro Momotaro, l'adversaire du soir (et qui semblait certain de sa victoire) et un téléphone. La vue sur l'arène était imprenable. Cela devait être une des plus luxueuses. Les deux jeunes gens eurent juste le temps de se préparer un café que Lucifer arriva à son tour. Il ne donna aucune explication sur son absence mais leur remis deux tickets. « Nous allons rester pour le RUSH ».
