CH4-La fête
Hello ! :D
Tout d'abord un grand grand merci pour vos nombreux retours, je suis motivée comme jamais !
Et vu les tentatives de négociations pour avoir les chap plus rapidement (merci Kouan grrr),
je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre sans plus attendre. ;)
Toujours Kouan à la relecture :)
Bonne lecture, on se retrouve en bas !
Dans le calme matinal de la maison, Russel faisait les cents pas dans son bureau tandis que Gabriel était penché sur des parchemins, calculant les recettes du mois. L'esclave était concentré et consciencieux dans son travail de comptable, reprenant toutes les dépenses et les recettes une nouvelle fois alors que son maitre l'avait accusé de s'être trompé dans ses calculs lorsqu'il lui avait annoncé un déficit.
- La perte est faible mais elle est réelle, confirma Gabriel en relevant les yeux sur Russel.
- Comment est-ce possible ?! S'emporta-t-il d'incompréhension.
Il ne comprenait pas d'où pouvait venir cette perte d'argent car ses gladiateurs avaient eu de glorieuses victoires, lui rapportant beaucoup d'argent et ce n'est pas le stupide achat de sa nièce qui lui avait coûté quelque chose puisqu'il avait récupéré son argent auprès du marchand.
- Le problème vient des boutiques.
- Les boutiques ? Répéta-t-il surpris.
- Il semblerait que les tableaux de votre fille ne se soient pas vendus ce mois-ci, révéla-t-il également contrarié par sa découverte.
- Comment est-ce possible ? S'étonna davantage Russel. Les œuvres de Joséphine s'arrachent à prix d'or depuis des années.
Gabriel détourna brièvement le regard ce qui alerta son maitre.
- Qu'est-ce que tu ne me dis pas ? S'approcha-t-il du bureau, devenant presque menaçant.
- Il y a un nouvel artiste en ville dont les œuvres ont totalement éclipsé celles de votre fille.
- Je veux son nom ! S'emporta-t-il en frappant de rage le bureau.
Pour Russel il était intolérable qu'un misérable petit artiste éclipse sa fille dont le talent n'était plus à prouver. Gabriel savait pertinemment pourquoi son maitre le lui demandait. Nul doute que Russel allait éliminer le problème car il détestait que l'on marche sur ses plates-bandes mais plus que tout que l'on fasse du tort à sa famille. Et Joséphine aurait le cœur brisé en apprenant que ses œuvres n'étaient plus aimées.
- Il n'a pas de nom, répondit Gabriel.
- Que me racontes-tu encore ?!
- Il ne signe pas ses œuvres, le peintre est anonyme.
- Quelqu'un doit bien le connaitre. Qui vend ses peintures ?
Gabriel détourna à nouveau brièvement le regard en sachant qu'il n'allait pas aimer la nouvelle et effectivement Russel partit dans une colère noire.
Après être essentiellement restée au domaine pour veiller sur l'esclave qu'elle avait achetée, Clarke avait finalement repris ses habitudes quotidiennes. La jeune femme refusait toujours de lui parler et avait refusé qu'elle s'occupe à nouveau de ses soins. Dorénavant pleinement consciente et enfermée jour et nuit dans sa chambre, elle n'acceptait que les soins du médecin.
Cela faisait près d'une semaine qu'elle n'avait pas eu de contact avec elle. Si l'esclave la repoussait, son oncle lui avait également interdit toute visite. Clarke s'était donc résignée et avait repris le cours normal de sa vie. C'est ainsi qu'elle se retrouvait aux bains de la ville, assise dans l'eau et le regard perdu sur la surface alors que son esprit songeait à la fête qui aurait lieu le soir même.
Les fêtes apollinaires et leurs jeux étaient terminées alors sa famille organisait une fête ou des centaines d'invités allaient se presser. Clarke détestait ces réjouissances où tout n'était qu'hypocrisie pour s'attirer les faveurs des uns et des autres. Sans parler de la cruauté décuplée à l'encontre des esclaves que son oncle vendait sans scrupule ou maltraitait pour divertir les invités. Bien que ses gladiateurs ne soient pas en reste de ce côté-là non plus. Son oncle aimait exposer ses champions, organisant de faux combats pour amuser les convives et allant jusqu'à également vendre leur corps aux plus offrants. Mais ses champions ne risquaient rien en comparaison du sort réservé à la jeune femme qu'elle avait achetée et échouée à protéger.
Sans qu'elle ne s'en rende compte elle serra les poings de colère sous l'eau. Dans ses pensées, elle se laissa également surprendre par l'entrée dans l'eau d'une personne qui passa à ses côtés, descendant les marches sur lesquelles elle était assise pour s'enfoncer dans le bassin. Sortant de sa bulle, elle laissa trainer son regard sur les jambes fines et élancées qui la frôlèrent puis ses joues rougir lorsque ses yeux remontèrent sur des fesses fermes. La personne se retourna en s'abaissant dans l'eau pour lui faire face, exposant brièvement sa poitrine rebondit à son regard, ce qui accentua son rougissement avant de rencontrer un regard chocolat accompagné d'un sourire amusé au vu de sa gêne évidente.
La femme plongea sous l'eau offrant un répit à Clarke. Cette dernière était également nue et venait régulièrement aux bains malgré le fait qu'elle aurait pu profiter du bain privé de la famille Prime. Pourtant la nudité la gênait toujours autant. La femme revint à la surface en écartant gracieusement sa chevelure corbeau de son visage.
- Je commençais à m'inquiéter de ton absence, lui dit-elle à demi-immergée et fixant intensément Clarke.
La jeune romaine fut immédiatement mal à l'aise sous le regard de cette femme qui l'intimidait depuis leur première rencontre. Clarke vouait une admiration sans borne à Becca Pramheda. Son nom était connu à travers tout le pays et sa réputation n'était plus à faire. Veuve, elle jouissait de la fortune de son défunt mari mais au lieu de se complaire en oisiveté ou de chercher à se remarier Becca s'était détachée des normes de leur société en prenant son indépendance.
Becca avait un intérêt prononcé pour les sciences et les arts, finançant des recherches et commerçant des œuvres d'arts tout en aidant des artistes à s'épanouir. On disait qu'elle avait été une disciple de Sapho, suivant son courant de pensée et son exemple, ce qui amenait toute une série de rumeurs sur son amour des femmes. Femmes dont elle défendait les droits et qu'elle souhaitait voir s'émanciper du pouvoir masculin.
Clarke admirait sa force et son courage pour s'opposer à toute une société. Ce qu'elle-même n'osait faire concernant sa propre condition tout comme pour la condition des esclaves. Elle n'était même pas capable de défendre ceux dont elle avait la responsabilité alors oui, elle admirait Becca Pramheda, elle était un exemple pour elle.
- Une affaire m'a retenue au domaine, répondit-elle simplement.
- Rien de grave ? S'enquit sincèrement Becca.
- Non… La rassura-t-elle d'un sourire bien que des images de l'esclave meurtrie lui traversèrent tristement l'esprit.
Un léger flottement s'installa puis Becca se rapprocha de Clarke, flirtant avec son espace personnel, ce qui accentua la gêne de la jeune femme qui esquissa un mouvement de recul inutile sur sa marche, étirant un sourire amusé sur le visage de Becca.
- Quand comptes-tu me rendre visite ? Lui demanda-t-elle presque dans un murmure et le regard joueur.
- Je… je ne sais pas… Bafouilla-t-elle gênée et relevant du coin de l'œil les regards des autres femmes présentes aux bains.
Becca qui contrairement à elle s'amusait de ce que pouvait penser ces biens pensantes qui les observaient et les accablaient sûrement déjà des plus folles rumeurs. Elle s'éloigna malgré tout de Clarke, venant s'assoir à ses côtés et à bonne distance. Elle vit la jeune femme se détendre, ce qui l'amusa mais elle ne fit aucun commentaire. Si elle avait choisi cette vie de jugement en allant à l'encontre de la société ce n'était pas le cas de Clarke alors elle ne souhaitait nullement l'embarrasser ou l'associer aux rumeurs qu'on pouvait lancer sur elle. Néanmoins si elle promettait d'être sage en public, elle ne promettait rien lorsqu'elles seraient seules, son innocence était une bouffé d'air frais qui l'amusait grandement.
- Clarke… Souffla-t-elle, déçue.
- J'ai des obligations, je n'ai pas le temps de m'amuser, se défendit-elle.
Becca hoqueta un rire.
- Laisse-moi deviner, réfléchit-elle faussement,l'obligation d'être parfaitement conforme aux attentes de ton oncle pour devenir l'épouse parfaite qu'il va marier pour servir ses propres intérêts ?
Clarke fuit son regard accusateur et plein de déception.
- Tu vaux mieux que ça, nous valons mieux que ça, dit-elle en tournant son regard sur les femmes les entourant.
- Ce n'est pas si simple… Souffla Clarke qui était consciente de son manque de courage mais qui n'était pas non plus certaine de vouloir changer de vie.
Elle avait ses convictions certes mais contrairement à Becca, elle n'avait rien, aucune fortune pour lui permettre de subvenir à ses besoins si elle décidait de fuir l'avenir que lui réservait son oncle.
- J'en suis consciente, concéda Becca, mais tu n'es pas non plus obligée d'accepter de t'effacer à leur bon vouloir. Tu peux suivre leurs règles tout en restant toi-même et faire ce qu'il te plait.
- Si mon oncle l'apprend, il ne me laissera jamais continuer, lui dit-elle.
- Rien ne t'oblige à le lui dire… Ça peut rester notre petit secret, ajouta-t-elle en se penchant à son oreille.
Ce qui fit frissonner Clarke et sourire Becca qui ne manqua pas cette réaction.
- A défaut de te voir chez moi, je suppose que je te verrais ce soir à la fête, lui dit-elle en reprenant une distance.
- Tu es invitée ? S'étonna Clarke car sa famille ne cachait pas son aversion pour Becca.
- Il faut croire que je suis devenue suffisamment importante pour avoir cet honneur, répondit-elle avec ironie.
Un sourire amusé se dessina sur les lèvres de Clarke mais qui disparut rapidement lorsque Becca se leva pour sortir de l'eau, exposant à nouveau son magnifique corps. La blonde détourna rapidement le regard pour le plus grand amusement de Becca.
- A ce soir, sourit Becca avant de s'éloigner.
- A ce soir, lui répondit timidement Clarke avant de souffler, agacée par sa propre attitude face à cette femme.
Cependant, elle cessa rapidement de se sermonner, ses pensées revenant à la soirée qui l'attendait et à son esclave qui serait livrée en pâture aux riches de Syracuse…
Apres être rentrée des bains, Clarke avait passé l'après-midi à aider son oncle et sa tante dans les préparatifs de la fête. Elle était maintenant dans sa chambre vêtue de sa robe en soie rouge pour rejoindre la soirée où les convives faisaient déjà leur entrée. Elle serait sûrement sermonnée par son oncle pour être arrivée en retard mais elle attendait la venue de Niylah et des nouvelles qu'elle lui apporterait.
- Ah tu es là ! S'exclama-t-elle de soulagement. Alors qu'en est-il ?
- Elle ne coopère toujours pas, répondit tristement Niylah. Nous avons dû faire appel aux gardes pour la baigner et la préparer pour la soirée.
- Lui as-tu dis que coopérer est sa seule chance de survivre à cette nuit ?! S'emporta-t-elle de désespoir.
- Elle est aussi sourde que muette, se défendit Niylah qui n'avait pas ménagé ses efforts pour convaincre la jeune femme depuis que sa maitresse l'avait assignée à sa surveillance afin de garder un œil sur elle malgré le rejet de l'esclave à son encontre.
- Pardonne-moi, s'excusa-t-elle de son injuste emportement.
- Je comprends, la rassura-t-elle comprenant sa frustration alors qu'elle-même s'était sentie impuissante face à l'esclave qui refusait de coopérer pour son propre bien.
- Allons-y qu'on en finisse, lança Clarke en s'élançant hors de la chambre pour rejoindre la soirée et en terminer au plus vite.
Niylah disparut dans un coin discret de l'Atrium, ne quittant pas pour autant Clarke des yeux alors qu'elle s'enfonçait dans la foule d'invités, prête à répondre à la moindre de ses demandes. La musique embellissait l'Atrium tandis que le vin coulait déjà à flot. Des applaudissements s'élevèrent lorsqu'au centre de la pièce des gladiateurs échangèrent les premiers coups d'un duel factice.
Clarke fut stoppée dans sa marche par les convives se massant autour de l'impluvium qui avait été recouvert de planches de bois afin d'offrir un terrain aux combattants. Elle grimaça lorsque McCreary harangua les convives, levant des bras victorieux et un regard avide du pouvoir qu'il avait sur eux. Le gladiateur les tenait au creux de sa main. Clarke détestait toute cette adoration autour des combats de l'arène. Elle ne comprenait pas comment ces hommes contraints de jouer leur vie en combattant à mort finissaient par adorer ça. Tout comme elle ne comprenait pas que l'on puisse s'extasier devant ces véritables boucheries, se réjouissant de la vue du sang et de la mort.
- Où étais-tu passée ? Lui demanda-t-on férocement tout en l'attrapant par le bras.
- Je…
- Peu importe, la coupa sa tante, ton oncle exige ta présence et sur le champ.
- Quoi ? Pourquoi ? S'inquiéta Clarke alors que sa tante l'entraînait de l'autre côté de l'atrium.
- Il veut te présenter quelqu'un. Ne nous fais pas honte, lui répondit-elle avec autorité avant de presque la pousser devant Russel.
Ce dernier était en grande discussion avec nul autre que le magistrat Lucius, gouverneur de la province Sicilienne, et un jeune homme portant l'uniforme d'officier de l'armée de Syracuse. Tous trois avaient une coupe de vin à la main et semblaient l'apprécier.
- Ah voilà enfin ma précieuse nièce ! S'exclama Russel tout en passant un bras derrière son dos pour l'attirer dans leur petit cercle et la couvant d'un regard paternel.
Cette attitude inhabituelle à son égard l'alerta mais face au magistrat et au soldat, elle n'en montra rien, leur offrant son plus beau sourire.
- Clarke tu connais déjà notre bien-aimé magistrat Lucius.
- Évidemment, c'est un honneur de vous avoir ici ce soir magistrat, répondit-elle poliment ce qui ravit autant Lucius que Russel.
- Et voici son fils, Finn.
Elle posa son regard sur le jeune officier qui n'avait rien à envier aux gladiateurs se battant au centre de la pièce. Son uniforme ne cachait nullement son corps musclé, le mettant au contraire en valeur. Son visage était propre de toute barbe et ses cheveux brun coupés très court, respectaient parfaitement les règles de l'armée.
- Enchantée…
Mais avant qu'elle ne puisse continuer, le jeune officier lui attrapa la main et dans un sourire charmeur la lui embrassa.
- C'est moi qui suis enchanté de faire enfin votre connaissance, votre oncle m'a beaucoup parlé de vous, dit-il en se redressant.
- Ah oui ? Demanda-t-elle en tournant un regard surpris sur son oncle tandis que l'officier se redressait sans se départir de son sourire.
- Et bien oui, je voulais que Finn sache quelle femme merveilleuse il va épouser, s'enthousiasma Russel.
- É… épouser ? Bégaya Clarke tout en reculant sous la surprise et se dégageant du bras de son oncle.
Ce dernier riait intérieurement de la désagréable surprise qu'il venait de lui faire car il ne le lui en avait jamais parlé. Cela faisait plusieurs mois qu'il négociait son mariage avec Lucius, un mariage qui lui rapporterait gros. La marier au fils du magistrat accroitrait considérablement son influence dans la région, lui ouvrant ainsi les portes de Rome.
- Mais je n'aurais pas 18 ans avant…
- Avant un an, oui, la coupa Russel agacé qu'elle lui rappelle ce fait.
- La volonté de votre père sera respectée, intervint avec considération Finn.
Clarke se tourna vers lui, surprise pas sa douceur et son attention alors que son oncle ne lui en montrait aucune, la traitant sous la façade de ses sourires telle une vulgaire marchandise à négocier.
- Voyez-vous je vais partir avec ma légion sur le front Gaulois, je ne serais de retour au pays que dans un an, lui expliqua-t-il d'un doux sourire.
- Tu vois il n'y a aucune raison de t'inquiéter vous pourrez vous marier dès son retour, s'enjoua Russel comme si sa nièce rêvait de ce mariage.
Clarke ne se sentait vraiment pas bien, elle avait l'impression de ne plus pouvoir respirer et la pièce commençait à tourner tandis qu'elle regardait les trois hommes sans savoir quoi dire. Finn devait sûrement s'attendre à ce qu'elle saute de joie car après tout il était un bon parti. Seulement Clarke ne l'aimait pas et ne voulait pas de cette vie, elle ne voulait pas se marier, mais elle n'était pas en position de refuser alors elle devait jouer son rôle. Elle esquissa un sourire tremblant et allait se réjouir de cette nouvelle lorsqu'elle fut interrompue :
- Laissez-moi deviner : deux pères et leurs jeunes oisillons, cela sent le mariage, arriva une Becca pleine de sarcasme.
- Becca vous êtes resplendissante ce soir, l'accueillit le magistrat.
Elle était indéniablement une belle femme et tous les regards masculins se tournaient sur elle alors que sa robe faite de fin voile émeraude laissait entrevoir ses longues et magnifiques jambes. Une parure de discrets bijoux ornait son décolleté qui laissait presque apparaitre sa poitrine.
- Merci Lucius, lui retourna-t-elle dans un sourire, parfaitement consciente de son effet sur eux.
- Vous avez bien deviné, reprit Russel, je vais marier ma nièce au fils de Lucius.
- Alors félicitations, leva-t-elle sa coupe de vin en direction des deux jeunes.
Elle posa ensuite son regard sur Clarke, admirant son innocente beauté et relevant qu'elle avait repris son calme, quittant l'état de détresse dans lequel elle l'avait aperçue et qui l'avait poussée à interrompre une intéressante discussion pour venir à son secours. Maintenant elle comprenait l'attitude de Clarke alors qu'elle venait d'être « vendue » par son oncle au fils du magistrat. C'était un bon parti, la jeune femme ne pourrait trouver mieux mais elle savait que Clarke n'aspirait pas à cette vie. Tout comme elle savait que la jeune femme ne ferait malheureusement rien pour aller à l'encontre des décisions de son oncle.
- J'ignorais que vous aviez une nièce et encore moins qu'elle était aussi belle, vous savez cacher vos trésors Russel, déclara-t-elle sans décrocher son regard de Clarke.
Ce qui fit rougir la jeune femme, se retrouvant à nouveau mal à l'aise sous son regard.
- Vous avez de la chance jeune homme, continua-t-elle en admirant toujours la jeune femme.
- J'en suis conscient, répondit Finn bien que quelque peu gêné par le regard qu'elle posait sur sa future femme.
Il n'était d'ailleurs pas le seul, Lucius et Russel commençant à s'en agacer alors que les rumeurs sur Becca et les femmes leur revenaient en tête.
- Becca, je souhaiterai m'entretenir avec vous, intervint Russel en venant se placer entre elle et Clarke.
- Oui, bien sûr, à quel sujet ? Lui demanda-t-elle tandis que du coin de l'œil elle vit Clarke disparaitre dans la foule, échappant de peu à son futur mari qui voulait visiblement lui parler. Elle le vit regarder à droite et à gauche avant qu'il ne s'enfonce à son tour parmi les invités.
- C'est au sujet des peintures que vous vendez.
- J'en vends beaucoup, se joua-t-elle de lui, sachant pertinemment de quelles peintures il voulait parler.
- Celle du peintre mystère, précisa-t-il non sans grincer des dents face à son petit jeu.
- De magnifiques œuvres, lança Lucius ce qui agaça davantage Russel.
Becca se tourna vers le magistrat pour continuer de vanter les mérites de son peintre mystère, jubilant de l'agacement grandissant de Russel…
Alors que Clarke fuyait vers les jardins afin de trouver un peu d'air frais, Joséphine souriait un verre de vin à la main en la suivant du regard. Un peu à l'écart de la fête, elle n'avait rien manqué du piège de son père à l'encontre de sa cousine. Sa réaction avait été des plus agréables à voir. Joséphine avait enfin trouvé un peu d'amusement dans cette fête, jusqu'à ce que Becca Pramheda ne vienne tout gâcher.
Si Clarke ne se réjouissait pas de ce mariage, Joséphine l'attendait avec impatience car il signifiait le départ de sa cousine et elle redeviendrait enfin la fille unique de cette maison, retrouvant pleinement l'attention de tous. Elle but une gorgée de son vin tout en se délectant de cette pensée. C'est alors que son regard fut attiré par quelqu'un entrant dans l'Atrium.
Gabriel venait d'entrer pour se diriger vers un petit groupe d'esclaves à qui il sembla distribuer des ordres avant qu'ils ne se dispersent. L'intendant sembla alors sentir qu'on l'observait et se mit à chercher dans la pièce pour finalement tomber sur le regard de Joséphine. Cette dernière étira un sourire dont il comprit immédiatement la signification puis elle s'éloigna de la fête pour disparaitre en direction de la salle à manger.
Entrant dans la pièce vide, Joséphine termina sa coupe de vin et la déposa sur un meuble avant de rejoindre d'un pas lent le centre de la pièce où siégeaient les lits pour le repas. Quelques secondes après, Gabriel entra à son tour dans la pièce marchant vers elle pour s'arrêter à quelque pas.
- Que puis-je pour vous, Domina ? Demanda-t-il en se tenant bien droit, lui montrant son respect.
Joséphine avança doucement vers lui, son regard brûlant dévorant le corps musclé de l'esclave. Elle se colla presque à lui et vint poser sa main sur la partie de son torse qui n'était pas recouverte par sa tunique, cette dernière ne couvrant qu'une seule épaule.
- Tu sais ce que je désire, souffla-t-elle tout en se mordant la lèvre d'envie et caressant son torse.
- Si on nous découvre… Tenta Gabriel alors que les rires et voix des convives leur parvenaient.
- Ne m'oblige pas à te l'ordonner, le coupa-t-elle tout en se collant soudainement à lui et appuyant sa cuisse contre son sexe.
Bien que réticent à répondre à la demande de Joséphine à cause du risque de se faire surprendre, son corps le trahit, réagissant instantanément au contact du corps de la jeune femme. Malgré cet interdit qu'ils franchissaient de plus en plus souvent, Gabriel avait envie d'elle alors il céda au caprice de sa maitresse.
Il l'attrapa fermement par les bras mais sans lui faire de mal et l'entraina vers l'un des lits sur lequel il la poussa doucement. Joséphine avait été très claire sur ce qu'elle aimait et ne voulait pas. Il aurait souhaité lui faire tendrement l'amour, l'embrasser, mais cela lui était interdit. L'unique fois où il avait oublié sa place et tenté de capturer ses lèvres, Joséphine lui avait rappelé sa position d'esclave.
Maitresse et esclave c'est ce qu'ils étaient, ils n'étaient pas des amants comme les autres. Non seulement dans leur relation mais également dans les risques encourus. Une telle relation était interdite. Si les hommes pouvaient se corrompre avec une esclave, il n'en était pas de même pour les femmes. S'ils étaient découvert, Gabriel serait exécuté et Joséphine serait ni plus ni moins rabaissé au rang d'esclave, devenant une paria.
Cependant, Joséphine semblait aimer le danger qui planait au-dessus de leurs têtes, si ce n'est excitée par le danger d'être découverte. Jouant de plus en plus avec leur chance en choisissant des lieux de plus en plus publics.
Joséphine se redressa sur ses coudes, le regardant approcher en le dévorant du regard, une lueur d'excitation dans les yeux. Gabriel descendit sur elle et vint embrasser son cou tandis que ses mains firent glisser sa robe de ses épaules, révélant sa poitrine. Ses mains englobèrent ses seins puis il descendit les embrasser et les mordiller, arrachant rapidement des soupirs de plaisir à sa maitresse.
Impatiente, Joséphine releva d'elle-même le bas de sa robe avant de faire de même avec la tunique de son esclave pour aller caresser son membre en érection avant de le guider vers son intimité. Elle n'avait que faire du plaisir de son esclave, il n'y avait que ses désirs et son plaisir qui comptait. Gabriel cessa ses attentions sur sa poitrine, comprenant très clairement ce que la jeune femme désirait et lui obéit. Il la pénétra sans plus attendre, lui arrachant un gémissement de plaisir puis il commença de rapides et puissants va et vient.
Joséphine se cambrait de plus en plus fortement à mesure que le plaisir tiraillait tout son corps, menaçant de l'emporter dans un puissant orgasme. Elle s'accrocha aux épaules de son esclave, le griffant de surprise et de plaisir lorsqu'il accéléra ses mouvements en elle. Se sentant au bord du précipice, elle l'encouragea ou plutôt lui ordonna d'y aller encore plus fort pour la satisfaire. Son corps se cambra violemment lorsque la vague de plaisir la submergea, noyant complètement son esprit dans l'extase.
Gabriel se retira aussitôt mais le simple fait de voir Joséphine emportée par le plaisir, suffit à le faire jouir. L'orgasme le saisissant, il s'écarta pour éjaculer loin d'elle. Seul le son de leurs respirations saccadées dans la pièce se fit entendre tandis que les rires et les voix des convives résonnèrent de nouveau un peu plus loin, les sortants de leur bulle.
Joséphine se redressa puis se releva tout en s'habillant. Elle ne porta aucune considération à Gabriel qui attendait simplement qu'elle parte pour en faire de-même. La jeune femme passa devant lui en silence puis elle s'arrêta, tournant à peine le regard sur lui.
- Nettoie tout avant de partir, lui ordonna-t-elle simplement avant de disparaître.
Gabriel resta sans bouger à fixer la sortie par laquelle elle était partie, bien conscient de la folie de cette situation, pourtant au travers de cette mécanique bien huilée qu'étaient leurs ébats, il se surprenait à ressentir quelque chose.
- Mes chers amis ! Entendit-il s'exclamer son maitre depuis l'Atrium.
- J'ai besoin d'être seule, s'agaça Clarke lorsqu'elle sentit quelqu'un s'approcher, pensant finalement ne pas avoir réussi à semer son futur époux parmi les invités.
- Je suis désolée, je pensais que… Reconnut-elle Niylah qui s'apprêtait à faire demi-tour en s'excusant.
- Non… Reste, l'arrêta-t-elle en se retournant et chassant rapidement les larmes de son visage.
- Est-ce que ça va ? S'enquit prudemment la voix de Niylah, inquiète.
Si l'air frais avait immédiatement fait du bien à Clarke en détendant son corps, il en avait été tout autre pour son esprit qui ne cessait de lui renvoyer la nouvelle de son mariage. Des larmes s'étaient alors mises à couler tandis que la désagréable sensation de son avenir volé la saisissait.
- Tout va bien. On vient de me présenter mon fiancé, c'est l'émotion, sourit-elle faussement en se retournant.
Niylah garda le silence bien qu'elle ne soit pas dupe. Elle savait ce qu'il en était réellement pour la blonde. De plus elle n'avait rien perdu de l'interaction avec Russel et le magistrat, devinant rapidement le sujet de leur conversation lorsque le jeune officier lui avait été présenté. Elle redoutait que ce moment n'arrive pour sa jeune maitresse, ce mariage planait au-dessus d'elle et était de plus en plus présent dans les conversations de Russel. L'un des avantages d'être une esclave était qu'on ne faisait pas attention à vous ce qui permettait d'être au courant de bien des sujets.
Cependant elle n'en avait pas parlé à Clarke, choisissant de la préserver de cette nouvelle, la laissant profiter de ces derniers moments de liberté. Malgré ses connaissances, Niylah entra dans son jeu, choisissant de respecter son choix de ne pas se confier à elle.
- L'officier ? Demanda-t-elle innocemment.
- Oui…
- Il est plutôt beau garçon et il a l'air gentil, tenta-t-elle de la rassurer sous couvert de la discussion.
- Oui, c'est un bon parti… Répondit-elle la tristesse dans la voix et les larmes menaçant de nouveau.
- Je suis désolée… Souffla Niylah qui ne pouvait davantage cacher sa compassion.
Elles échangèrent un regard de compréhension mutuelle et Clarke la remercia silencieusement pour sa présence et le réconfort qu'elle lui apportait. Niylah était ce qu'elle avait de plus proche d'une amie. Elle était sa confidente, même si de part leur statut respectif, elles ne pouvaient complètement se laisser aller à une véritable amitié. Cependant, elle se savait soutenue et dans cette maison c'est tout ce dont elle avait besoin pour survivre un autre jour aux pièges de sa famille.
- Mes chers amis ! S'exclama à travers la maison la voix de Russel, les sortants de leur apaisant silence.
Clarke s'alarma immédiatement, ne sachant que trop bien ce que son oncle allait annoncer avec enthousiasme. Elle se précipita d'un pas rapide à l'intérieur, suivit par Niylah.
Lorsqu'elle retourna dans l'Atrium, elle fut stoppée par les invités qui s'étaient tous regroupés autour de l'impluvium au centre de la pièce, où son oncle les appâtait avec de belles phrases. Ces derniers répondaient avec enthousiasme et levaient leur coupe de vin dans sa direction.
- Mes amis ! Laissez-moi vous présenter ma dernière acquisition, une belle sauvageonne qui ne demande qu'à être domptée !
L'esclave fut amenée et poussée aux côtés de Russel par un garde. Immédiatement les hommes de l'assemblée s'extasièrent de sa beauté tout en laissant leurs regards lubriques glisser sur son corps. La jeune femme ne portait rien de plus que deux tissus fin en soie qui cachaient tout juste sa poitrine et son intimité. Un collier de cuir lui avait été passé autour du cou et une fine chaine partait de celui-ci pour rejoindre celle entourant sa taille et à laquelle on avait également relié la chaine entravant ses poignets. Des bracelets en cuir ornaient également ces derniers. Ainsi l'esclave était mise en valeur tout en la gardant sous contrôle, les fines chaines bien qu'ayant l'air d'apparat entravaient efficacement ses mouvements.
- Voyez cette beauté qui ne demande qu'à assouvir vos plus sombres désirs ! Reprit Russel.
L'esclave restait bien droite, braquant son regard sur la foule, refusant de leur montrer une quelconque faiblesse mais semblant finalement résignée. Elle ne pouvait pas faire grand-chose entourée de tout ce monde. Cependant lorsque Russel posa ses mains sur son corps pour appuyer ses arguments de « vente », elle le rejeta violemment en s'écartant mais il attrapa la chaine à son cou et l'attira de force à lui. Il la serra contre lui tout en attrapant son visage dans une main, serrant à lui en faire mal et la forçant à regarder la foule. Foule qui fut enflammée par cette action de rébellion comme l'espérait Russel.
- Combien pour cette beauté sauvage mes amis !? Scanda-t-il tout en resserrant sa prise sur l'esclave qui grimaça de douleur tandis qu'il pressait douloureusement sa mâchoire.
Les mains et les prix se levèrent rapidement. Les hommes enchérissant de grosses sommes pour posséder l'esclave et cela pour le plus grand plaisir de Russel. Clarke observait le spectacle avec horreur et impuissance. Elle crut se retrouver sur le marché aux esclaves, où elle aurait peut-être dû la laisser car la jeune femme semblait être vouée au même horrible destin. Peut-être était-ce la volonté des dieux ? Peut-être devait-elle laisser faire les choses ? Songea-t-elle alors qu'elle n'avait nullement réussie à la sauver.
Clarke aurait pu simplement quitter la pièce et l'abandonner à son triste destin mais comme ce jour-là sur le marché, lorsqu'elle croisa son regard vert, même plein de haine à son encontre, elle ne put s'y résoudre.
Et lorsqu'elle vit Crassus enchérir, éliminant chacun de ses concurrents avec sa fortune, la panique s'empara d'elle car elle savait comme tout le monde qu'avec lui l'esclave ne reverrait jamais la lueur du jour après cette nuit.
Lexa cessa rapidement de se débattre dans l'étreinte de Russel, ayant rapidement compris que cela était vain et que ça ne faisait que l'aider à attiser l'attention sur elle. Son regard vert balayait la foule, se posant sur chaque homme qui enchérissait sur elle, écœurée et la peur grandissant dans le cœur.
Son regard dévia pourtant, comme si elle savait qu'elle allait la trouver à cet endroit précis de la foule. Elle rencontra deux yeux bleus qui la fixaient avec peur et désolation. Lexa ne voulait pas de sa pitié, de sa compassion ou toute autre chose de cette maudite romaine qui l'avait achetée pour mieux l'offrir aujourd'hui en pâture à des pervers. Elle aurait tout aussi bien fait de la laisser sur ce marché plutôt que de vouloir la sauver. Lexa laissa transparaitre dans son regard toute sa haine pour elle, pourtant la blonde ne détourna pas son regard, elle l'affronta pleinement.
Jusqu'à ce qu'elle le détourne soudainement, se tournant vers l'un des enchérisseurs. Lexa le reconnut comme étant l'homme présent lorsqu'elle avait été fouettée. Reportant son regard sur sa propriétaire, elle vit une réelle panique sur son visage avant qu'elle ne se mette à fouiller désespérément la pièce du regard. La blonde s'arrêta subitement sur une personne, Lexa suivit son regard et aperçut une femme brune que sa propriétaire s'empressa de rejoindre à travers la foule.
Clarke se précipita vers Becca, un espoir fou dans le cœur elle se fraya sans douceur un chemin à travers les invités, rejoignant la femme de l'autre côté de la pièce. Cette dernière s'était écartée des enchères, dégoutée par cette débâcle.
- Il faut que vous enchérissiez ! La surprit Clarke alors que Crassus continuait d'éliminer la concurrence, ne lui laissant que quelques adversaires.
- Voyons Clarke ! Je ne m'abaisse pas à ce genre de chose ! S'offusqua Becca qui répugnait l'idée d'acheter un esclave pour satisfaire ses besoins sexuels.
- C'est un service que je vous demande ! Je vous rembourserai ! La supplia-t-elle tout en se tournant vers Crassus qui enchérit à nouveau, ne laissant que deux autres hommes avec lui dans la course.
- T'endetter pour une esclave de corps ? Je ne me doutais pas que tu avais ce genre d'envie. Fut-elle surprise.
- Ce n'est pas le cas mais vous savez ce qu'il va lui faire, se retourna-t-elle férocement vers elle avant de la supplier de l'aider à lui éviter ce triste sort.
Becca fit face au regard suppliant de Clarke, réfléchissant tandis que Crassus éliminait un nouveau concurrent. Elle ne comprenait pas les raisons qui poussaient la jeune femme à contrecarrer cette enchère mais elle était heureuse de la voir enfin agir selon ses désirs et ses principes.
- 4000 sesterces ! Lança Crassus pour la plus grande satisfaction de Russel.
- 5000 sesterces ! Enchérit immédiatement le dernier homme en course.
- Je vous en supplie, insista Clarke.
- 6000 sesterces ! Lança fortement Becca tout en se détournant d'une Clarke soulagée et avançant vers la scène des enchères à la surprise de tous.
- Que vas-tu faire d'elle ?! Une femme ne peut avoir un esclave de corps ! L'attaqua le second homme en course tandis que Crassus resta silencieux, l'observant comme les autres.
- Cela tombe bien c'est une esclave de corps… Pointa-t-elle défiante… et croyez-moi je sais exactement quoi en faire, entra-t-elle dans le jeu en posant un regard brûlant sur l'esclave et défiant toutes les règles.
Lexa ne chercha pas à fuir son regard mais chercha plutôt le regard de sa propriétaire, ne comprenant pas pourquoi cette femme entrait dans la vente juste après lui avoir parlé. A quoi jouait-elle ?
- 7000 sesterces ! Renchérit le second homme furieux, ce qui ramena tout le monde à la vente.
- 10 000 sesterces ! S'exclama Crassus qui en avait assez de ce petit jeu.
- AH ! Voilà un homme qui sait reconnaitre la valeur d'une telle beauté ! S'enthousiasma-t-il tout en secouant légèrement Lexa.
Le second homme quitta la vente de rage, n'ayant pas une fortune suffisante pour continuer à suivre.
- 11 ! Reprit Becca bien que la somme devienne un peu trop exorbitante à son goût, elle ne pourrait suivre bien longtemps si Crassus ne lâchait pas.
- 12 ! Lança-t-il.
Becca n'avait plus beaucoup de marge de manœuvre mais le regard plein d'espoir de Clarke la poussa à tenter le tout pour le tout. C'est pleine d'assurance, une aura de puissance se déversant sur la pièce qu'elle annonça son prochain prix :
- 15 000 !
C'était son dernier prix, elle ne pourrait aller plus haut. Elle espérait que son audace dissuaderait Crassus mais ce fou semblait bien décidé à obtenir l'esclave. Le regard qu'il posait sur elle révélait son puissant désir de la posséder.
- Qui dit mieux ?! Lança Russel qui rompit le silence qui s'était brutalement abattu sur la pièce.
Une éternité sembla passer alors que tous attendaient le dénouement de cette vente. Clarke sentait son cœur se gonfler d'espoir à chaque souffle passant mais il se brisa brusquement :
- 20 000 ! Annonça Crassus sous la surprise de la foule.
- Becca ? Une autre offre ? demanda immédiatement Russel qui se retenait difficilement de sauter de joie face à cette folle somme d'argent.
La concernée répondit d'un hochement de tête négatif avant de se tourner avec regret vers Clarke qui comprenait avec horreur ce qui allait suivre.
- Adjugée à CRASSUS ! Conclut Russel victorieux.
Il repoussa Lexa dans les bras de son garde tandis que les invités applaudissaient Crassus pour sa victoire. L'esclave fut emmenée dans la chambre qui avait été préparée pour le vainqueur des enchères, où Crassus la rejoindrait sans tarder après avoir payé la somme dû à Russel.
Tandis qu'elle était emmenée, la fête reprit normalement, quelques notes de musique s'élevant à nouveau. Lexa se débattait, refusant de laisser la tâche facile au garde et encore moins subir son triste sort sans lutter. Elle se figea néanmoins quelques secondes, juste le temps de croiser le regard de sa propriétaire lorsqu'elle passa à côté d'elle.
- Je suis désolée, lui dit Clarke visiblement effondrée.
Elles n'eurent le temps de partager plus qu'un regard et ces quelques mots dont la sincérité et la vulnérabilité déstabilisèrent Lexa avant qu'elle ne soit entrainée vers l'étage supérieur pour attendre Crassus et ce qu'il lui réservait.
A suivre…
Alors ? Ca sent vraiment pas bon pour Lexa :(
Que pensez-vous de Clarke dans ce chapitre ? Et de l'arrivée de Becca ? Joséphine se révèle un peu plus et ne porte pas Clarke dans son cœur, que des ennemis dans cette famille... :p J'espère vous avoir mis la pression avec ces enchères, vous avez cru que Becca allait avoir Lexa ou pas ?
J'attends avec impatience vos retours. :D
Je vous remercie une nouvelle fois pour vos super retours et vous dit à dans deux semaines avec le chapitre intitulé "Crassus" mouhahahah !
Ah oui et avant d'oublier, Kouan avance très bien sur l'H, reboostée par vos retours elle carbure, on devrait pas attendre six mois cette fois :p
