CH17-Liberté
Oups j'ai bien failli vous oublier, j'ai eu un flash en faisant la vaisselle et me voilà XD
Un grand merci pour vos review :D Je vois que vous avez adoré l'orgie et Clarke shootée :p, merci à Kouan le petit diable sur mon épaule qui me souffle de méchantes idées ;p
Je vous laisse sans plus tarder découvrir ce chapitre beaucoup plus calme !
La nuit était calme sur Syracuse, si les tavernes et les bordels étaient encore en pleine effervescence, dans les villas des riches romains il en était tout autre. Seuls les esclaves travaillant de nuit dans les demeures et leurs gardes étaient encore debout, leurs pas résonnant dans le silence des grandes maisons. Ainsi Démétrios, l'intendant du magistrat Catilina faisait sa ronde habituelle dans le calme de la nuit. Il passait voir les derniers esclaves debout s'assurant de leur bon travail et donnant ses derniers ordres avant de se retirer.
Il était en pleine discussion avec l'un des esclaves s'occupant du ravitaillement des cuisines, lui demandant son organisation du lendemain pour se rendre sur le marché lorsque le calme de l'Atrium fut rompu par les cris d'une femme provenant des étages. Démétrios leva les yeux en direction de la chambre de son maitre alors que les cris d'extase s'intensifiaient. Il ne fut pas le seul, les esclaves présents suivirent son regard et les quelques gardes de l'Atrium étirèrent des sourires graveleux à l'entente des gémissements de plaisir.
- Reprenez le travail ! Ordonna Démétrios à ses esclaves tout en foudroyant du regard les gardes pour leur manque de respect.
Ces derniers reprirent immédiatement leur sérieux, espérant que l'intendant ne dirait mot à leur employeur pour ce manque de respect envers Lucius et son amante qui leur était également supérieure. Depuis plusieurs lunes, le magistrat ne couchait plus avec les vulgaires catins que Démétrios lui ramenait mais une noble romaine qui lui rendait régulièrement visite. L'intendant sourit en espérant que son maître avait enfin retrouvé une compagne qui saurait marcher à ses côtés car depuis le décès de sa femme des suites d'une maladie, il ne s'était jamais remarié, se consacrant pleinement à ses responsabilités et à l'éducation de son fils qui était encore très jeune lors du drame.
Néanmoins son amante lui rendait toujours visite dans le plus grand secret, personne ne connaissait son identité, pas même lui avec qui son maître partageait pourtant beaucoup de ses secrets. Elle venait de nuit et repartait avant les premières lueurs du jour, Lucius l'accueillant lui-même par l'une des discrètes entrées de la demeure puis il la raccompagnait lui-même, son visage toujours dissimulé par un châle ne laissant paraître que quelques discrètes mèches blondes. Démétrios en déduisit que son amante devait être une femme mariée et qu'en attendant un possible divorce son maître souhaitait éviter tout esclandre.
Les gémissements de plaisir continuaient de croître et de résonner dans la demeure, Démétrios sourit à la vigueur de son maître malgré son âge et osa imaginer la proche venue d'un enfant dans cette demeure. C'est le cœur léger, plein d'espoir de retrouver une famille dans cette maison que Démétrios partit se coucher.
Lucius posa ses mains sur les hanches de son amante qui venait de s'empaler sur son sexe durcit par ses délicieuses attentions. Il raffermit sa prise pour la plaquer un peu plus contre lui, arrachant un gémissement de plaisir à sa partenaire. La jeune femme entama alors un mouvement du bassin, ondulant délicieusement autour de son sexe ce qui fit rapidement monter son plaisir, la respiration de Lucius s'accélérant tandis qu'il fermait les yeux, son visage se crispant d'une douloureuse extase.
Son amante menait la danse et ses gémissements de plaisir grandissant vinrent se mêler au souffle laborieux et grognements de Lucius qui se retenait de jouir trop tôt afin de faire durer le plaisir. Sa partenaire aimait contrôler leurs ébats et cela ne lui déplaisait pas, profitant ainsi de son talent pour la débauche, allant toujours plus loin dans leurs jeux et le plaisir. Toutefois, il ne la laissait jamais oublier qui contrôlait vraiment, qui était le chef de leur partenariat alors il reprenait toujours le contrôle au moment de conclure.
Lucius rouvrit les yeux, admirant sa jeune amante qui le chevauchait maintenant avec ferveur, son corps montant puis redescendant violemment le long de son sexe, expulsant son plaisir dans des cris que l'on pouvait sans doute entendre jusque dans l'Atrium. Le regard plein de luxure de Lucius se mit à dévorer ses seins qui rebondissaient au rythme de ses va et viens. C'était un appel auquel il ne résista pas. Il se redressa pour venir les dévorer de sa bouche, son amante se cambrant violemment en arrière mais il suivit le mouvement, se redressant en continuant de lécher et mordiller sa poitrine tout en refermant ses mains autour d'elle pour la plaquer contre lui.
Il pouvait la sentir venir et lui aussi, Lucius la poussa en arrière, l'accompagnant dans sa chute, se retrouvant ainsi sur elle. Il commença de puissants va-et-vient en elle qui lui arrachèrent des cris de plus en plus fort jusqu'à ce que l'orgasme ne l'emporte. Son corps tremblant contre le sien, il continua ses va-et-vient jusqu'à libérer son propre plaisir, jouissant avec force en elle. Après quelques instants d'une paralysie de plaisir, il se retira, le souffle saccadé, le corps en sueur, et alla s'allonger contre la tête de lit. Son regard se perdant alors sur son amante, toujours allongée vers le pied du lit, sa poitrine se levant au rythme d'un souffle anarchique, sourire d'extase aux lèvres et sa chevelure parsemée autour de son visage dont quelques mèches s'y collaient de sueur.
Lucius étira un sourire carnassier en dévorant son corps du regard, une lueur de fierté quant à sa performance brillant dans ses yeux. Son amante laissa alors échapper un léger rire tout en tournant son regard vers le plafond.
- Qu'est-ce qui te fait rire ? Lui demanda-t-il agacé.
- Vous avez tous le même regard, si fière de vous, se moqua-t-elle.
- Je doute que ton mari te face autant jouir alors j'ai de quoi l'être.
- N'importe qui est meilleur que ce gros incapable, pointa-t-elle dégoutée. D'ailleurs quand pourrai-je enfin m'en débarrasser ? Signifia-t-elle son impatience.
- La patience n'est vraiment pas ton fort Joséphine, se moqua-t-il à son tour.
- J'espère seulement que tu n'as pas oublié notre marché, s'agaça-t-elle en se redressant pour quitter le lit.
Cependant Lucius bondit de sa place pour la rattraper et l'attirer contre lui, se retrouvant tout deux assis sur le bord du lit. Il referma ses bras autour de Joséphine et vint lui souffler à l'oreille.
- Je n'ai rien oublié. Tu m'as grandement aidé en venant me rapporter les mensonges de ton père ainsi que ses plans. Et je compte bien t'en remercier, je n'ai qu'une parole, assura-t-il tout en venant caresser d'une main son ventre.
- Il va vite grandir, pointa-t-elle en venant couvrir sa main des siennes, Lucius déposant des baisers le long de sa mâchoire.
- C'est pour cela que je vais bientôt parler à Clarke. Cela fait une lune que mon fils est parti et elle n'est toujours pas enceinte, il est temps que je prenne les choses en mains.
Un sourire mauvais étira les traits de Joséphine qui se tourna pour embrasser Lucius tout en guidant sa main vers son bas ventre.
- Je vais l'envoyer à mon domaine sur les îles de Lipari, continua-t-il en rompant le baiser et ses doigts trouvant son bourgeon de plaisir, puis j'annoncerai qu'elle est enceinte, l'envoyant loin de Syracuse pour préserver sa grossesse.
- Et pendant ce temps… Je mettrais au monde notre enfant, dit-elle entre deux souffles saccadés, les caresses de Lucius l'échauffant de plaisir.
- Tu le mettras au monde oui, mais tu feras une fausse couche…
Il s'arrêta savourant les doux sons s'échappant des lèvres de son amante tout en accentuant la pression de ses caresses. Joséphine se cambra contre lui, sa main venant attraper sa nuque pour s'accrocher à lui et se mordre les lèvres de plaisir.
- … Et pendant que ton époux pleurera cet enfant qui n'a jamais été sien, je le mènerai à Clarke qui reviendra alors avec mon légitime héritier.
- Et je pourrai enfin divorcer de ce crétin… Ajouta-t-elle entre deux gémissements… Et… Et tu m'épouseras…
- Et je t'épouserai, confirma-t-il en la menant jusqu'à l'orgasme, Joséphine libérant sans retenu son plaisir.
Lucius la tint fermement contre lui puis l'embrassa avec passion une fois la vague de plaisir passée. Lorsqu'elle était venue à lui, il n'aurait jamais imaginé la tournure que prendraient les évènements. Joséphine était une providence qui lui ouvrait le chemin vers le pouvoir dont il se rapprochait chaque jour un peu plus.
En ce début d'automne, le soleil brillait encore de toute sa splendeur dans le ciel. Les sabots des deux chevaux marchant à travers les champs d'oliviers résonnaient sur la terre rocailleuse tandis que leurs maîtres discutaient paisiblement. Clarke se pencha sur sa monture pour lui caresser l'encolure luisante de sueur, Phobos renâcla alors de plaisir. Elle avait obtenu l'autorisation de l'emmener en guise de cadeau de mariage de la part de son oncle, elle en avait d'ailleurs été étonnée au vu de sa relation avec ce dernier mais elle avait finalement appris plus tard que Finn était intervenu auprès de Russel pour récupérer l'étalon.
Clarke n'avait que peu d'occasion de le monter alors lorsqu'Alcibiade lui avait proposé une promenade, elle n'avait pas hésité un instant. Depuis leur rencontre chez Becca, ils s'étaient rencontrés à plusieurs occasions et très vite une amitié était née entre eux. Malgré ses constantes tentatives de la séduire, Alcibiade était cultivé et d'une franchise rafraîchissante, ainsi ils pouvaient parler des heures d'Art, de politiques et de philosophie, aucun sujet ne les stoppait et surtout il ne prenait Clarke comme une égale bien qu'elle soit une femme. Clarke avait rapidement trouvé en lui un ami à qui elle pouvait tout dire, allant jusqu'à se confier sans crainte.
- Comment ton projet avec Gaius avance-t-il ?
- Becca voudrait déjà que l'on soit marié ! Rit Clarke.
- Elle n'a jamais eu de patience… Mais je parlais de ton point de vue, la reprit-il.
Encore une chose que Clarke appréciait chez lui, il se souciait réellement de son avis et de ses envies.
- Ce mariage n'est qu'un arrangement de plus mais il a bien des avantages pour moi comme pour Gaius. De plus il est gentil et…
- Il préfère les hommes, la coupa Alcibiade sachant très bien ce que cachait ce mariage.
- Comment sais-tu cela ?! Fut-elle surprise alors que cela était gardé secret.
- Oh je t'en prie, c'est de moi dont on parle, dit-il comme si cela était suffisant. Il a des atouts plutôt intéressants… et j'ai déjà surpris son regard sur moi…
- Tu comprends donc pourquoi j'envisage d'accepter, lui dit-elle souriant d'amusement.
- Évidemment, tu n'auras pas à subir de devoir conjugal quotidien et lui n'aura pas à se forcer à toucher une femme, tout le monde y gagne. Mais tout de même il ne sait pas ce qu'il rate, ajouta-t-il en reluquant sans discrétion Clarke.
- Alcibiade, grogna-t-elle, toi aussi tu l'ignores et…
- Nous pourrions remédier à cette ignorance, dit-il en rapprochant son cheval pour se pencher à son oreille, nous pourrions même inviter Gaius…
Clarke se recula vivement, choquée par sa proposition et comme si Phobos avait compris il s'écarta vivement du cheval d'Alcibiade, ce dernier s'agitant alors brusquement, secouant le grec qui peina à le calmer sous les rires de Clarke. Cette dernière lança alors Phobos au galop, rapidement suivit par Alcibiade une fois qu'il eut repris en main sa monture. Clarke comme Phobos savourèrent ce sentiment de liberté que leur procura la vitesse. Elle poussa un peu plus l'étalon qui accéléra sans effort jusqu'à quitter les lignées d'olivier pour s'élancer à travers champs. Clarke jeta un regard en arrière pour s'assurer qu'Alcibiade suivait et lâcha un léger rire lorsqu'elle le vit maladroitement s'agripper à son cheval comme si sa vie en dépendait.
Elle continua sa cavalcade jusqu'à entrer dans la forêt s'enfonçant dans les terres de Sicile, sa fraîcheur l'accueillant agréablement. Elle fit progressivement ralentir Phobos puis le fit trotter à travers les arbres, se guidant au bruit de l'eau résonnant à travers les bois.
- Tu aurais pu m'attendre, se plaignit Alcibiade qui la rejoignit.
- Je croyais que tu aimais courir après moi, le taquina-t-elle.
Elle talonna doucement Phobos qui reprit un peu d'avance puis elle passa une rangée d'arbres dissimulant une cascade formant un petit étang avant de s'écouler en une rivière à travers la forêt.
- C'est magnifique, s'émerveilla Alcibiade.
- Cela te convient pour ton portrait ?
- C'est parfait.
- Bien, alors nous pourrons revenir dans quelques jours avec mes outils, conclut Clarke en entamant un demi-tour.
- Mais qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-elle à Alcibiade qui était descendu de son cheval.
- Nous n'allons pas partir sans en profiter, répondit-il tout en marchant vers l'eau et commençant à détacher sa tunique.
Il retira son vêtement, révélant son corps musclé puis accompagné d'un regard en coin pour la jeune femme, il dénoua son pagne avant de le jeter au sol. Clarke détourna immédiatement les yeux, ses joues rougissant à la vue de son sexe. Conscient et amusé par sa réaction Alcibiade prit un malin plaisir à lentement marcher vers l'étang pour s'y plonger jusqu'au torse, se tournant alors vers la jeune femme.
- Allez viens, elle est délicieuse !
- Nous n'avons pas le temps ! Si je dois m'occuper de…
- Oublie donc tes obligations un instant et profite de la vie ! La coupa-t-il. Je suis sûr que tu meurs d'envie de te plonger dans cette eau fraîche après cette chevauchée sous le soleil.
Elle baissa les yeux sur l'eau puis les tourna en direction de Syracuse, débattant intérieurement de son envie de se baigner. Il était vrai qu'il faisait chaud et qu'une baignade lui serait des plus agréables. Elle lutta encore quelques instants puis elle descendit de Phobos sous le regard victorieux d'Alcibiade. Clarke s'approcha de l'étang tout en portant une main hésitante à sa robe, braquant un regard explicite sur Alcibiade, ce dernier se détournant pour lui laisser un peu d'intimité. Elle dénoua sa robe et la laissa glisser au sol avant d'entrer dans l'eau d'un pas rapide, malgré sa fraicheur qui tenailla son corps de surprise avant de devenir agréable.
- Alors ? S'approcha Alcibiade.
- Tu avais raison, elle est bonne, lui concéda-t-elle tout en nageant vers la cascade puis de revenir.
- Et quel effet cela fait de d'abord penser à tes désirs ? Lui demanda-t-il en se rapprochant mais gardant une distance respectable.
- Ça fait un bien fou, admit-elle dans un sourire désinvolte.
- Sentirai-je un vent de rébellion ? S'amusa Alcibiade.
- Ne commence pas, le prévint-elle en l'éclaboussant légèrement.
Alcibiade sursauta au léger assaut puis un sourire narquois naquit sur ses lèvres.
- Alcibiade non… Le prévint Clarke… NON ! Cria-t-elle lorsqu'une puissante gerbe d'eau l'éclaboussa.
Une seconde suivit sous le rire de son compagnon puis une autre. Clarke voulut riposter mais Alcibiade était bien trop rapide dans ses attaques, elle finit par seulement se protéger en levant les mains tout en reculant pour le fuir, dévoilant ainsi inconsciemment sa poitrine nue. Son ami la suivit, leurs rires se mêlant puis il finit par la repousser jusque sous la cascade.
- Aaaah ! Cria-t-elle de surprise.
Elle recula vivement de sous l'afflux d'eau pour finir dans les bras d'Alcibiade. Elle se retourna, cernée entre son ami et la cascade s'écrasant derrière elle.
- Le bonheur te va si bien, lui dit Alcibiade tout en venant gentiment dégager une mèche de cheveux mouillée de son visage.
Clarke réalisa qu'elle s'était rarement sentie aussi légère, loin de tous soucis. Elle réalisa que cela était de plus en fréquent en compagnie d'Alcibiade. Elle avait bien évidemment de bons moments avec Niylah mais elle gardait tout de même une certaine réserve. Avec lui, elle se libérait complètement, excepté sur un point. Une limite qu'elle n'avait toujours pas franchie alors qu'Alcibiade était plus qu'enclin à la franchir. Elle prit subitement conscience de leur proximité, de son corps nu frôlant le sien. Il était si tentant de se laisser aller. Elle avait cependant des réticences car en dehors de Finn, elle n'avait connu aucun autre homme, ainsi elle avait peur que la gentillesse et la douceur de son ami ne se mue en cette douloureuse rudesse.
Alcibiade s'aperçut de son regard se posant avec hésitation sur son corps musclé ainsi que ses lèvres, il sourit alors que Clarke ne devait même pas être consciente du regard qu'elle posait sur lui. Il chercha alors à capter son regard et lorsqu'il le captura, il tenta de lui montrer qu'elle pouvait lui faire confiance, qu'elle pouvait se laisser aller à ses désirs sans crainte avec lui.
- Clarke… S'approcha-t-il un peu plus… Hier, c'est du passé. Demain est un mystère. Mais aujourd'hui est un cadeau. C'est pour cela qu'il s'appelle le présent, philosopha-t-il, laisse-toi aller à tes désirs, profite, l'invita-t-il à franchir le pas.
La jeune femme plongea un peu plus dans son regard, cherchant un quelconque piège puis son corps céda avant son esprit, approchant de son compagnon jusqu'à ce que leurs lèvres n'entrent en contact. Alcibiade ne fit aucun geste, la laissant doucement l'embrasser, lui répondant au rythme qu'elle imposait. Il la laissa rythmer leurs étreintes sans pour autant oublier de prendre soin d'elle, lui procurant autant de délicieuses sensations et de plaisir qu'elle lui en procura.
- Tu es en retard, pointa Becca à l'arrivée de Clarke chez elle.
- Pardonne-moi, une affaire m'a pris plus de temps que prévue, s'excusa-t-elle auprès de son amie.
- Cette affaire ne porterait-elle pas le nom d'Alcibiade ? La taquina-t-elle d'un œil connaisseur.
- Pourquoi je ne suis pas étonnée que tu sois au courant, secoua-t-elle la tête d'amusement et rougissant légèrement de gêne.
- Parce que tu n'as jamais rien pu me cacher, il t'a plu dès votre première rencontre, répondit-elle tout en l'entraînant en direction du bureau où Gaius devait probablement les attendre, de plus cela l'amuse de laisser des traces de son passage, ria-t-elle tout en pointant son cou.
- Quoi ?! S'affola Clarke en apposant avec panique une main sur son cou afin de cacher le suçon qui devait s'y trouver à moins que Becca ne lui fasse une mauvaise blague.
Clarke fouilla les alentours des yeux puis elle se précipita sur un plat en argent laissé sur une table, le levant alors pour espérer voir quelque chose dans son faible reflet.
- Ce n'est pas possible… Grogna-t-elle. Je ne peux pas me présenter ainsi devant Gaius, s'inquiéta la blonde en passant un doigt sur la marque rouge, des flashs de son étreinte avec le grec lui revenant en tête.
- Crois-moi, il s'en fiche, la rassura-t-elle tout en l'attrapant par les épaules pour l'entraîner à nouveau vers le bureau. Gaius s'est probablement amusé autant que toi à travers Syracuse.
- Tu dis cela comme si je couchai avec toute la ville, s'offusqua Clarke.
- Niylah, Alcibiade, tu es plutôt active en ce moment, pointa d'amusement Becca, oh et dois-je compter notre petite leçon privée ?
- Ce n'est pas drôle, la rabroua-t-elle d'une petite tape sur l'épaule tout en rougissant. Je profite seulement de la liberté qui m'est offerte…
- Je le sais et j'en suis heureuse pour toi, lui assura sérieusement Becca alors qu'elles entraient dans le bureau.
- Clarke, l'accueillit d'un sourire sincère Gaius.
- Gaius, lui répondit-elle sur le même ton.
Ils s'étaient vus presque chaque jour depuis leur présentation et la discussion du plan de Becca concernant leur mariage, ainsi ils s'étaient quelque peu rapprochés. Chacun comprenant ce que l'autre vivait et ce qu'il gagnerait dans ce mariage. Lorsque Gaius lui avait expliqué son lien avec Becca, qu'elle était sa tante et qu'elle l'avait presque élevé suite à la mort de sa mère, Clarke s'était confiée sur le décès de ses parents. Une chose qu'elle faisait rarement, voir jamais, car trop douloureux, pleurant non seulement leur perte mais également la vie heureuse qu'elle aurait pu avoir avec eux. C'est ainsi qu'ils s'étaient rapprochés et Clarke pouvait apercevoir une amitié sincère dans ce futur mariage.
- Alors quelle est ta réponse ? S'enquit Gaius avec impatience, désireux de conclure cette histoire dont l'indécision commençait à peser.
- Un peu de patience, le reprit immédiatement Becca.
- Pardon, s'excusa-t-il penaud.
- Ce n'est rien, sourit Clarke avant de répondre à sa question : J'accepte.
Becca libéra l'oiseau qui s'envola porter son précieux message jusqu'à Rome.
- Voilà qui est fait, ton père sera heureux d'apprendre que tu t'es rangé à sa décision.
- C'est parfait, répondit-il d'un sourire forcé et assis sur le canapé du bureau.
- Ne fais pas cette tête, Clarke est un très bon parti, et je ne parle pas du point de vue politique, c'est une femme d'exception…
- Ce n'est pas ça, la coupa Gaius.
- Alors quel est le problème ? Pourquoi cette tête toute triste ? Se posa-t-elle à ses côtés avec l'inquiétude d'une mère.
- J'ai l'impression de trahir Lexa…
- Lexa ? Répéta-t-elle étonnée.
- Ne me prends pas pour un idiot, j'ai vu les peintures de Clarke, se leva-t-il agacé, et tu ne voulais pas que Lexa soit au courant de ta venue ici et encore moins qu'elle vienne. Lexa aime Clarke, elles s'aiment et c'est pour cela que tu l'as chassée de Syracuse.
Becca soupira, son assurance habituelle se brisant pour laisser place à une sincère tristesse.
- J'aimerai vraiment qu'il en soit autrement, j'aimerai vraiment que Clarke et Lexa puissent être ensemble et heureuse mais c'est impossible, pas dans cette vie…, déclara-t-elle avec peine et regret avant de se lever pour faire face à Gaius. Lexa ne le voit pas aujourd'hui mais elle finira par comprendre que ce mariage est pour le bonheur de Clarke, et c'est tout ce qu'elle veut pour elle.
- Mais…
- Gaius, le coupa-t-elle, si Clarke ne se marie pas avec toi, ton père la fera assassiner, tu le sais aussi bien que moi. Elle est prise au cœur d'un jeu politique dont elle ne peut échapper.
- Lexa ne me pardonnera jamais, se résigna-t-il avec peine.
- Elle te pardonnera, le rassura-t-elle, Lexa sait que tu es un homme bon et que tu n'as pas accepté ce mariage uniquement pour toi. Tu veux également aider Clarke et tout comme moi, elle sait que tu prendras soin d'elle. De plus tu n'es qu'un pion dans cette histoire, c'est moi qui ai tout orchestré, c'est à moi qu'elle ne pardonnera jamais, lui assura-t-elle d'une voix tremblante de peine.
- Comme tu l'as dit elle finira par comprendre…
- C'est gentil, sourit-elle tristement en posant une main sur sa joue, mais j'ai fait le deuil de notre amitié.
Becca mit ainsi fin à la conversation puis quitta le cœur lourd la pièce.
Au même moment à Rome, Lexa faisait également le deuil de son amitié avec Becca. Le venin de la trahison cisaillait chaque jour un peu plus son cœur. Elle ressassait sans cesse les paroles de son amie qui lui disait combien elle était néfaste pour Clarke et qui menaçait de la dénoncer. Un venin qui éveillait une colère endormie en elle, une noirceur s'éveillant doucement à travers ses rêves où elle rêvait à nouveau de vengeance.
Une noirceur qu'elle tentait de faire taire en se rendant chaque soir dans une taverne de Rome afin de distraire son esprit, assoupissant cette noirceur dévorante dans l'espoir de trouver un peu de sérénité pour la nuit.
- Te voilà enfin, s'exaspéra Anya qui s'installa soudainement à sa table.
En apercevant la chope d'hydromel déjà vide devant Lexa, l'ancienne championne de Rome fit signe au tavernier qu'on leur porte deux nouvelles chopes.
- Je t'ai presque cherché dans tout Rome, se plaignit la grande blonde.
- Je voulais être seule si ce n'était pas assez clair, énonça Lexa alors qu'on retirait la chope vide de devant elle pour en glisser une pleine.
- Seule ? Dans une taverne ? Pointa-t-elle l'absurdité avant de boire une bonne gorgée de sa chope, visiblement assoiffée par sa recherche à travers la ville.
- Anya, qu'est-ce que tu veux ? S'exaspéra la brune.
- Tu es distraite depuis ton retour, tu n'es plus aussi impliquée dans nos affaires et cela se ressent, on commence à parler.
- Et bien laisse-les parler, souffla-t-elle avant de boire à son tour.
- Notre cause n'a-t-elle donc plus de valeur à tes yeux ? S'énerva Anya. As-tu oublié ce qu'ils font subir chaque jour à tous ces innocents, ce qu'ils t'ont fait subir ? Ajouta-t-elle un ton plus bas pour qu'on ne les entende pas, bien que la taverne fût bruyante.
- Comment oses-tu me demander cela ?! S'énerva à son tour Lexa qui claqua sa chope sur la table, attirant les regards les plus proches.
- Alors reprends-toi, j'ignore ce qu'il s'est passé à Syracuse mais tu es ici maintenant, c'est ici qu'on a besoin de toi.
Anya qui s'était légèrement penchée sur la table dans sa colère, se recula en apercevant la tristesse qui traversa le regard vert de son amie. Elle ignorait ce qu'il s'était passé à Syracuse, Lexa n'avait rien voulu dire mais il était clair qu'elle n'était plus la même. Quelque chose l'avait profondément blessée et si elle en croyait les commérages des esclaves de la demeure, Lexa ne dormait pas beaucoup la nuit, réveillée par des cauchemars. Elle la vit refouler des larmes qui vinrent menacer son regard puis elle hocha doucement la tête, lui accordant pleinement son attention.
- Tu n'es pas seulement venue pour me dire de me reprendre n'est-ce pas ? Devina Lexa.
- Non, en effet…
Anya but une nouvelle gorgée tout en observant discrètement leurs voisins de table par-dessus sa chope avant de la poser et reprendre d'un ton mesuré :
- Il y a de plus en plus de prisonniers grecs qui arrivent à Rome. La plupart sont envoyés à l'arène en tant que gladiateur ou simple repas pour les fauves… Il s'agit de nos compatriotes, il faut faire quelque chose.
- Nos expéditions sont déjà difficiles à organiser.
Bien qu'ayant pris du recul sur leurs affaires depuis son retour, Lexa n'était pas ignorante des difficultés. Rome avait renforcé la protection des convois d'esclaves, usant même de stratagème pour brouiller les informations sur leurs itinéraires conduisant aux mines. Ils leur étaient de plus en plus difficiles de libérer leurs camarades esclaves.
- Tu n'es pas le cerveau pour rien Lexa, c'est pour cela que nous avons besoin de toi. On peut trouver un moyen.
Lexa soupira. Elle avait bien quelques idées mais attaquer des convois de quelques esclaves en dehors de la ville n'était rien en comparaison de prisonniers qu'il faudrait sortir de l'arène.
- Une fois dans l'arène nous ne pourrons rien faire, mais peut-être qu'en nous servant des catacombes nous pourrons les intercepter avant…
- Je savais que je pouvais compter sur toi, la coupa Anya.
- Je vais réfléchir à tout ça, fais passer le mot qu'en attendant nous cessons toute activité, ça nous donnera l'avantage de la surprise.
- Ce sera fait. Mais pour le moment buvons ! Leva-t-elle sa chope que Lexa vint frapper de la sienne.
Clarke rentrait chez elle sourire aux lèvres alors que les perspectives de sa nouvelle vie avec Gaius dansaient dans son esprit. Un vent de liberté entourait son cœur, la rendant plus qu'heureuse. Elle savait qu'elle aurait tout de même certaines obligations mais ce ne serait en rien comparable à son mariage avec Finn. C'est le cœur léger qu'elle pénétra dans sa demeure, ainsi elle ne prêta pas attention à Niylah qui tenta de l'intercepter avant son entrée dans l'Atrium, où Clarke se figea brusquement, perdant son sourire.
- Clarke, te voilà ! L'interpella Lucius. Une femme de ton rang ne devrait pas rentrer aussi tard, la rabroua-t-il telle une enfant.
La jeune femme serra la mâchoire pour retenir une quelconque remarque déplacée, tournant brièvement son regard vers l'extérieur où le soleil se couchait.
- Je suis désolée si je vous ai fait attendre, une affaire m'a pris plus de temps que prévue, choisit-elle tout de même de s'excuser.
- Avec Pramheda je suppose, déduisit-il avec dédain. Peu importe ton contrat avec cette femme, votre association ne doit pas empiéter sur tes devoirs envers cette maison, envers cette famille.
- Évidemment… Acquiesça-t-elle dans un sourire forcé.
- Je suis heureux de t'entendre le dire, sourit-il, certain de sa domination sur sa belle-fille. Toi ! Désigna-t-il Niylah. Apporte-nous du vin !
Clarke ouvrit la bouche pour le reprendre sur sa manière de s'adresser à Niylah qui était affranchie et nullement sous ses ordres mais il l'attrapa par le bras et l'entraîna dans le salon.
- Je suis justement venue te parler de tes devoirs envers cette famille, commença Lucius. Il est plus que temps qu'un héritier voit le jour.
- Lucius vous savez que l'on essaie avec votre fils…
- Essayer n'est plus suffisant ! La coupa-t-il vivement, la faisant sursauter.
Niylah interrompit son emportement en arrivant avec le vin, elle servit deux coupes qu'elle leur donna avant d'à nouveau quitter la pièce, sans oublier d'échanger un regard avec Clarke pour s'assurer qu'elle gérait la situation.
- Il est temps que je prenne les choses en main, reprit Lucius dès qu'elle quitta la pièce.
Clarke se crispa de crainte ayant peur qu'il parle littéralement, reculant même presque d'un pas lorsqu'il posa son regard sur elle.
- Tu vas de ce pas partir à notre domaine des îles Lipari. Pendant ton absence je ferais courir le bruit de ta grossesse puis tu reviendras avec un nouveau-né.
- Un nouveau-né ?! Comment ? Je ne peux pas… Commença-t-elle à deux doigts de révéler son secret.
- … tomber enceinte ? Termina Lucius avec un sourire mauvais. Je vois que tu es au courant des petits secrets de ton oncle.
- Comme mes prières envers Junon étaient sans réponse, j'en suis venue à cette conclusion… Lui dit-elle, tout en posant son verre de vin sur la table la plus proche, sentant une honte virulente l'envahir.
Lucius sourit avant de boire à sa coupe.
- Quoi qu'il en soit, reprit-il, tu vas revenir avec un enfant et tu assureras à tout le monde qu'il est bien de Finn.
Clarke se demanda comment elle pouvait être encore surprise par les plans tordus de son entourage. Elle resta sans voix un instant, partagée entre hurler son horreur ou simplement accepter que ceci fasse partie de son quotidien. Un plan tordu de plus dans lequel elle n'était qu'une marionnette.
- Et à qui avez-vous prévu d'arracher l'enfant ? Demanda-t-elle avec un sarcasme qui étonna Lucius mais qui ne releva pas.
- Ta chère cousine est plus qu'heureuse de s'en débarrasser alors ne t'en fait pas, expliqua-t-il avant de boire une nouvelle gorgée de vin.
- Joséphine ?! Pourquoi je ne suis pas étonnée ?! Commença à bouillir Clarke.
- Mais tu n'as pas à te soucier des détails, tout ce que tu as à faire c'est partir et revenir avec l'enfant. Ta seule préoccupation est d'obéir, pointa-t-il avant de terminer sa coupe.
Clarke fut écœurée par son aplomb et la supériorité dont il faisait preuve à son égard. Elle n'était rien pour lui, juste bonne à servir ses plans. Elle avait tout fait pour respecter ses devoirs d'épouse depuis le début de ce mariage, elle avait tout subit, mais cette fois c'était l'exigence de trop. Lucius pensait-il sérieusement qu'elle allait lui obéir et revenir avec l'enfant de sa cousine, l'élever comme le sien sans rien dire ? Et tout cela pour le prestige de la famille Catilina ? Elle n'en avait plus rien à faire, non, elle n'en avait jamais rien eu à faire. Ils étaient aussi pourris que les Prime, prêts à tout pour plus de pouvoir et de richesse. Clarke en avait assez.
- Non, expulsa-t-elle comme une libération.
- Non ? Leva-t-il un sourcil, la mettant au défi de répéter ce simple mot.
- Non, tint-elle sur sa position, je refuse d'être une fois de plus la marionnette de vos petits jeux.
- Crois-tu avoir le choix ? Grogna Lucius, son regard s'assombrissant. Tu dois obéissance à cette famille alors tu feras ce que je t'ordonne.
- Je ne vous dois rien. C'est fini.
Lucius jeta avec force sa coupe qui alla s'écraser avec fracas contre un mur.
- Je t'interdis de me parler ainsi ! Tu vas te taire et m'écouter, tu…
- Je divorce ! Claqua-t-elle déterminée.
Lucius se figea, son visage passant de la surprise à la fureur en un instant. Il franchit la distance les séparant et la gifla violemment. La force du coup la projeta contre la table, faisant tomber son verre qui alla rouler sur le sol.
- Divorcer ?! Rit-il alors qu'elle se remettait du coup, se massant la joue tout en se tournant pour lui faire face. Mais ma pauvre fille personne ne voudra de toi, je m'en assurerai, et ne compte pas sur ton oncle, si tu divorces tu finiras sans le sou à mendier dans les rues. Si tu penses que mon fils te prend avec rudesse attends donc de découvrir les hommes de la rue !
Ce fut au tour de Clarke de libérer un rire.
- Vous me prenez vraiment pour une idiote ! Vous pensez sincèrement que je demande le divorce sans avoir de plan ? Se redressa-t-elle, le toisant d'une force nouvelle.
- Petite trainée ! Explosa Lucius en comprenant qu'elle allait se remarier et menaçant de la frapper à nouveau.
Cependant il se stoppa brusquement la main levée lorsqu'une lame vint se poser sur sa gorge. Dans sa fureur il n'avait pas entendu Niylah pénétrer dans la pièce à la suite du vacarme causé par leur dispute. Il se recula vivement et l'affranchie se plaça armée d'une épée entre lui et Clarke.
- Qui ? Grogna-t-il d'une fureur mal contenue. Qui ose me défier en t'épousant ?
- Vous le saurez bien assez tôt, refusa-t-elle de lui donner cette information.
- Tu vas me le payer sale petite garce.
Niylah approcha sa lame alors qu'il sembla vouloir avancer sur Clarke, ce qui le calma à nouveau.
- Dehors, grogna-t-il. Sors de cette maison, rejoins ton amant… DEHORS ! Hurla-t-il.
Niylah attrapa le bras de Clarke et l'attira derrière elle afin de garder la lame entre elles et Lucius durant leur sortie. Les deux femmes ne s'attardèrent pas et quittèrent immédiatement la demeure des Catilina grâce à Phobos pour trouver refuge chez Becca, coupant tout lien avec ce mariage maudit.
- Alors comment a-t-elle réagi ? A-t-elle pleuré ? Gloussa Joséphine au retour de Lucius chez lui.
- SILENCE ! L'attrapa-t-il violemment, la secouant vivement, lui crachant ses paroles au visage : Comment elle a réagi ?! Ta garce de cousine demande le divorce !
Il repoussa fortement Joséphine qui posa instinctivement une main sur son ventre, geste naturel malgré ses mauvaises intentions à l'égard de son enfant.
- Le divorce ? Tu ne peux pas la laisser faire !
- Je n'ai pas le choix ! Elle a déjà un futur époux qui se fera une joie de me dénoncer s'il lui arrive quelque chose et j'ignore qui est ce mécréant qui ose me défier !
- Nous allons trouver une solution, calme-toi !
- Que je me calme ?! Et il n'y a plus de NOUS ! TU NE ME SERS PLUS A RIEN ! DEHORS ! DEHORS !
Face à sa fureur, Joséphine prit la fuite mais malgré sa peur, ce fut la colère qui la submergea, une haine sans fin envers sa cousine qui une fois de plus lui gâchait la vie. Elle aurait pu être riche au bras de Lucius mais elle n'avait plus rien, condamnée à rester marié à son moins que rien de mari.
Lexa parcourait différents parchemins à son bureau, certains étaient des messages codés provenant de ses « petites souris » comme aimait les appeler Anya. Il s'agissait d'esclaves travaillant dans les maisons des riches familles de Rome et qui désireux d'aider leur cause, laissaient trainer leurs oreilles pour livrer des informations à Lexa. Cette dernière pouvant ensuite organiser leurs attaques pour libérer les convois d'esclaves.
Concentrée, elle entendit néanmoins approcher dans le couloir. Elle s'empressa alors de rassembler ses parchemins et de dissimuler les plus compromettants. Elle se redressa de sa chaise lorsque Marcus entra dans sa chambre.
- Dominus, le salua-t-elle avec respect.
- Je viens de recevoir une nouvelle des plus heureuse, s'enjoua-t-il. Gaius va se marier !
Lexa ne montra rien de ses émotions, se figeant en même temps que son cœur lorsqu'elle comprit que Clarke allait épouser Gaius.
- C'est… C'est une excellente nouvelle, se força-t-elle à réagir, étirant un sourire, j'en suis heureuse pour votre famille.
- Je sais que tu n'es pas étrangère à l'acceptation de ce mariage par Gaius, je ne saurais te remercier.
- Je n'ai fait que mon devoir, Dominus.
- C'est bien plus que ça, dit-il plein de reconnaissance, tu es une véritable amie pour mon fils et je sais qu'il chérit votre amitié. C'est pour cela que tu vas m'accompagner, Gaius sera heureux de ta présence à son mariage.
- Dominus, je dois m'occuper des affaires de Becca ici…
- Tu peux aisément te faire remplacer alors met tes affaires en ordre pour le moment venu.
Marcus quitta la chambre sans plus de discussion. Laissant une Lexa désemparée alors qu'elle réalisait qu'elle allait devoir assister au mariage de Clarke avec un autre.
A suivre…
Et oui Joséphine complotait dans l'ombre :p Mais Clarke prend enfin son destin en main et envoie balader tout le monde, pendant que Lexa se lance dans de grand projet, que pensez-vous de tout ça ?
Et Lexa qui doit revenir pour assister au mariage, vous l'avez vu venir ? :p Que pensez-vous qu'il va se passer ?
Pensez-vous que Lucius va laisser passer cet affront ? Et Alcibiade vous le sentez toujours bien ? XD
Une nouvelle partie de l'histoire commence... :p
Malheureusement... les fêtes approchant, je travail pour le père noel et je n'ai donc plus te temps libre... l'écriture en souffre et mon avance s'amenuise rapidement donc je vous annonce avec regret une nouvelle pause. Je ne reviendrais qu'après les fêtes, quand mon travail pour le père noël sera terminé.
Je vous dit à bientôt et vous souhaite de belles fêtes de fin d'années. :D Et bien évidemment j'attends comme toujours vos retours avec impatience !
