Petit mot de l'auteure : j'ai pas encore mangé.
Jour 2 : Maux
Contexte : UA saison 8
Tyrion était en proie à de vilains maux de tête, ce qui n'était guère étonnant. Il venait en effet de sortir de deux longues et douloureuses heures de réunion. Alors certes, quand il était main du roi de Joffrey, les conseils pouvaient durer plus longtemps. Mais c'était alors Joffrey qui les dirigeait – soit il n'était pas là, soit il disait une connerie plus grosse que son égo et il suffisait de le remettre en place. Cela passait donc beaucoup plus vite que les réunions actuelles où il devait composer avec Daenerys.
Et avec Cersei.
Dans la même pièce.
Vous comprenez mieux le mal de tête de Tyrion, n'est-ce pas ? Au début, le lion avait été ravi – et franchement étonné faut bien le reconnaître – de voir que les deux reines avaient décidé de régner à deux. Entre Daenerys et ses dragons, Cersei avec son feu greyjoy, à se disputer comme ça, la survivante régnerait sur des cendres. Il ne savait pas bien par quel miracle elles l'avaient écouté, mais il n'allait pas s'en plaindre. Ou peut-être un petit peu – parce que bordel, même si elles arrivaient à travailler ensemble maintenant, bordel que c'était compliqué de les gérer toutes les deux en même temps !
Ce fut ainsi qu'il sortit de la réunion complètement lessivé (mais vivant, ce qui était déjà ça). Pour se détendre un peu, il décida d'aller voir Jaime. Son frère était toujours la personne qui arrivait à lui remonter le moral et à chasser sa fatigue. Tyrion était donc extrêmement reconnaissant à Daenerys et à Cersei d'avoir renoncé à lui ôter sa stupide tête de son cou. Espérant ainsi profiter des réflexions cyniques (et donc ô combien amusantes) de son frère, il se mit à la recherche de ses appartements.
Lorsqu'il arriva, il n'obtint aucune réponse malgré ses nombreuses insistances. Jaime n'était-il pas dans sa chambre ? Mais son aîné était alité à cause d'une cheville cassée, il n'avait pas donc pu se balader bien loin. Avant de céder à la panique, Tyrion tâcha de se raisonner : il était peut-être simplement endormis. Mais afin de se rassurer, il décida d'entrer, autorisation ou pas.
La première réaction de Tyrion fut le soulagement.
Jaime était là, et il était bien vivant. Chouette.
Sa deuxième réaction fut l'agacement.
Bronn était aussi là et, comme à chaque fois qu'il le voyait, il en profitait pour faire une quelconque remarque sarcastique à son sujet. Tyrion adorait cette qualité du mercenaire mais depuis qu'il prenait un malin plaisir à la retourner contre lui, il devait bien admettre que tout cela l'amusait moins.
Sa troisième réaction enfin fut le choc.
Il n'était pas vraiment surpris de voir Bronn avec Jaime. Depuis que le brun les avait rejoint dans le Nord et qu'il avait choisit d'abandonner les ordres confiés par Cersei (à savoir tuer Jaime), lui et son idiot de frère c'étaient beaucoup rapprochés. Pas étonnant, essayait de philosopher Tyrion. Ils avaient le même cerveau stupide. Donc non, voir Bronn avec Jaime ne l'étonnait pas.
En revanche, voir Bronn complètement nu, à califourchon sur un Jaime tout aussi nu, ça, c'était plus surprenant.
Tyrion essaya tant bien de mal de leur inventer une excuse – Jaime était blessé, avec sa main il avait encore plus de main à s'habiller, Bronn l'aidait à se vêtir mais était tombé sur lui, et si sa bouche était enfoncée autour de son membre tendu, c'était juste parce que Jaime avait dû avoir un bouton mal placé qui l'inquiétait et pour lequel il voulait avoir un avis extérieur. Et si Bronn était nu lui-même, c'était qu'il devait avoir pris un bain dans la suite de Jaime avant de se précipiter à sa rescousse et voilà.
Ouais. C'était la seule explication rationnelle.
Néanmoins, quand Jaime poussa un cri de panique en voyant son frère sur le pas de la porte, rapidement suivi par un petit rire de Bronn, Tyrion dû bien admettre qu'il avait interrompu ce qu'il pensait avoir interrompu.
- Je vais vous laisser... bredouilla-t-il en piquant un fard.
Puis, il s'en alla aussi prestement qu'il était arrivé, tâchant d'effacer cette vision de son esprit. Mais au fond de lui, il savait bien qu'elle ne le quitterait jamais.
Voilà qui n'allait pas arranger son mal de tête...
