Petit mot de l'auteure : déjà une semaine de SV31 !


Jour 7 : Expert

Contexte : UA post saison 8


Bronn avait toujours mis Podrick légèrement mal à l'aise. Non pas le mercenaire soit méchant, simplement... Il avait une façon assez crue de s'exprimer. Quand il parlait à d'autres personnes qu'à lui-même, ses remarques faisaient rire Podrick, qui se cachait derrière ce qu'il pouvait bien trouver pour dissimuler son amusement. Mais quand le brun s'adressait à lui en parlant crûment, et ce sans lui laisser de porte de sortie... Et bien disons qu'il finissait très rapidement avec un joli teint écarlate.

Et là, écarlate, le teint de Podrick l'était bien comme il fallait.

Il était en effet en train de boire une bière tranquillement avec Tyrion lorsque le mercenaire s'était assis lourdement face à lui.

- J'ai besoin d'un conseil du maître du sexe, déclara-t-il sans préambule.

Là, Podrick fit une franche grimace – qu'est-ce qu'il pouvait détester ce surnom ! Surtout que c'était franchement n'importe quoi. Il commença à protester, mais Bronn balaya d'un revers de manche ses objections.

- T'es un expert. Ca m'embête de dire ça, crois moi. Alors si je viens te voir, c'est que je suis vraiment désespéré. Bon je rencontre certains... problèmes dirons nous.

- Toi ? Avoir des problèmes au pieu ? S'étonna Tyrion.

- Pas la peine d'être si content en demanda, grommela Bronn. Et... oui. J'aimerai arriver à faire jouir la personne mais... ça coince un peu. Alors, toi qui a réussi à emballer trois putes sans payer, comment t'as fait ?

Ce n'était pas la première fois que les deux amis interrogeaient Podrick à ce sujet, mais il avait toujours refusé de répondre. Les choses étaient pourtant différentes cette fois-ci. Bronn semblait vraiment amoureux de... et bien de qui, ils n'en savaient strictement rien, le mercenaire ayant refusé tout commentaire à ce sujet, conduisant Podrick et Tyrion à spéculer. Tout ce qu'ils savaient, c'était que la personne était dans le château, mais Winterfell était légèrement grande. Enfin, qui que ce soit, elle devait avoir tapé dans l'œil de Bronn pour qu'il en vienne à se livrer ainsi. C'est pour cela que Podrick décida de lâcher le morceau.

- Je leur ai chanté une chanson.

Évidemment, la déclaration conduisit les deux hommes à exploser de rire. Au bout de quelques minutes, ils se calmèrent.

- Une chanson, une chanson, marmonna Bronn. Mais je ne connais aucune chanson un peu sophistiquée.

- Le chemin de l'amour ? Proposa Podrick avant de la chanter :

Amour, mon cher Amour, je te sais près de moi
Avec ton beau visage.
Si tu changes de nom, d'accent, de cœur et d'âge,
Ton visage du moins ne me trompera pas.
Les yeux de ton visage, Amour, ont près de moi
La clarté patiente des étoiles.
De la nuit, de la mer, des îles sans escales,
Je ne crains rien si tu m'as reconnue.
Mon Amour, de bien loin, pour toi, je suis venue
Peut-être. Et nous irons Dieu sait où maintenant ?
Depuis quand cherchais-tu mon ombre évanouie ?
Quand t'avais-je perdu ? Dans quelle vie ?
Et qu'oserait le ciel contre nous maintenant ?

- Ca fera l'affaire, commenta Bronn. Tu peux me l'apprendre ?

Une demi-heure après, Bronn repartait en fredonnant.

Il revint une heure plus tard, un air ravi sur le visage.

- Le conseil de Podrick a fonctionné ? Demanda Tyrion, seul à table.

- Et bien... oui et non. J'ai très mal chanté donc ça c'est fini en fou rire, mais le moment était détendu et de ce fait et tout le monde a été au septième ciel. Donc j'imagine que c'est mission accomplie ?

Tyrion leva un verre à sa santé en signe d'appui. Bronn y répondit en trinquant et, après avoir finit son verre, décréta aller s'entraîner. Tyrion ne resta toutefois pas longtemps seul puisque quelques minutes après, Jaime vint le rejoindre. Tandis qu'il se servait à boire, il se mit alors à fredonner.

- Amour, mon cher Amour, je te sais près de moi, Avec ton beau visage.

- C'est... c'est quoi ça ? Demanda Tyrion, d'une voix incertaine.

- Oh euh... rien, juste une chanson que j'ai dans la tête.

Une chanson.

Une chanson qu'il n'avait jamais entendu de sa vie avant que Podrick ne la chante devant lui et Bronn.

Une chanson que Jaime ne connaissait pas non plus.

Or, ce n'était ni Podrick ni lui qui ne lui avait appris.

Lorsque Tyrion finit d'additionner deux et deux, il reposa brutalement son verre.

- Bah, tu vas où ? S'étonna Jaime alors qu'il se levait brusquement.

Jaime ne perdait rien pour attendre. Mais pour l'instant, Tyrion allait tuer Bronn.