Petit mot de l'auteure : passion troller Jaime : le retour


Jour 30 : Drôle

Contexte : Pas de contexte précis


Jaime s'était sentit idiot de nombreuses fois dans sa vie.

Mais jamais autant que ce jour là. La seule chose qui le consolait, c'est que les vestiges de sa gueule de bois étaient encore suffisamment vrillant dans ses tympans, ce qui avait l'avantage d'anesthésier ses sens. Si cela n'avait pas été le cas, il aurait pu se rendre compte avec encore plus de précision de la mine complètement amusée de Bronn. Lequel essayait de cacher cet état, bien entendu. Après tout, un Lannister en phase de désinhibition restait toujours un Lannister. Il fallait s'en méfier. Le nombre de fois où il s'était allé à baisser sa garde avec Tyrion... Il avait juré qu'on le reprendrait plus à se croire intouchable devant un Lannister bourré, et pourtant, il en vint à exploser tout de même de rire.

Le regard noir que lui lança Jaime n'eut aucun effet pour calmer son hilarité.

- Ce n'est pas drôle, grommela le blond.

- Non, tu as raison, ce n'est absolument pas drôle, répondit Bronn.

Il réussit à se plonger dans un silence conciliant très exactement dix-sept secondes avant de recommencer à rire. Son manque manifeste d'empathie conduit Jaime à se détourner de lui, mais il n'alla pas bien loin. Bronn l'avait en effet retenu, sa grande main maintenant son visage à sa hauteur.

- Ca saigne encore, lui appris le mercenaire. Il faut te soigner cette blessure. Alors laisse moi au moins finir de désinfecter avant d'aller bouder.

- « Me soigner » ? Depuis tout à l'heure j'ai l'impression que tu passes plus de temps à rigoler. Si tu pouvais le faire moins fort d'ailleurs, ça me fait un mal de chien... se plaignit le blond.

- Oui, pauvre petit, un bobo qui saigne et une gueule de bois, la vie est terrible.

- Tu vois, tu ne prends pas ceci au sérieux !

Comme pour renforcer l'indignation de Jaime, Bronn se mit à rire de plus belle. Mais il n'y pouvait rien, voir le blond être si vexé avait toujours eu le don de le rendre très joyeux.

- C'est que, vois-tu, finit-il par répondre entre deux rires, il est un peu difficile de prendre au sérieux quelqu'un qui s'est ouvert la joue en ouvrant une bouteille de champagne.

- C'était pour toi que je l'ai ouverte cette putain de bouteille ! Tu pourrais en être reconnaissant !

- Oh que oui, je t'en suis reconnaissant, sans ça je n'aurais pas eu ce merveilleux plaisir de te voir saigner suite à une agression de bouchon en liège.

À cet instant, Jaime essaya définitivement de défendre sa cause, comprenant qu'il ne parviendrait pas à faire entendre raison – et compassion – à Bronn. Il se mura alors dans une bouderie qui ne cessa que lorsque Bronn termina ses soins d'un léger baiser à l'endroit de la blessure.

- Les bisous magiques, c'est le plus efficace pour réparer les corps meurtris.

Les corps peut-être songea Jaime. Mais la dignité, ça, c'était une autre histoire...


Petit mot de fin : j'ai une pote qui s'est ouvert la joue à cause d'un bouchon de bouteille coca. Elle en a gardé une cicatrice pendant un an. Ok c'était pas la blessure et cicatrice du siècle, c'était petit, mais c'était tellement drôle.