Notes de l'auteur (et oui, je suis toujours en vie!):

Mes lecteurs chéris, que vous m'avez manqués! ToT

Je tiens d'abord à m'excuser du temps que j'ai mis à poster ce 4eme chapitre de Sundenbock (maudit soit le baccalauréat!), et aussi à vous remercier pour toutes ces sublimes reviews et ces PM d'encouragement que j'ai pu recevoir au fil des mois! J'ai d'ailleurs pris soin de répondre à chacune des personnes s'étant inquiétées du devenir de cette histoire, en leur assurant que NON, je n'ai absolument pas l'intention d'abandonné cette fic, non seulement parce qu'elle me tient à cœur, mais aussi car je n'ai nullement l'intention de frustrer les personnes appréciant mon travail!

Sachez que la patience dont vous avez fait preuve sera dûment récompensée, car en plus de ce chapitre, je prévois de poster le chapitre 5 (qui est en cours de finalisation et de correction) d'ici la fin du mois de Juillet, le temps que je puisse mettre un terme aux emmerdes liées à mes oraux de langues étrangères et à mon inscription à l'université (à supposer que j'obtienne mon bac... Aaaaaah, je stresse!)

En bref, maintenant que mon année de Terminale est sur le point de toucher à sa fin, j'ai la ferme intention de reprendre un rythme d'écriture plus régulier. Je ne vous promet en aucun cas de poster des chapitres à profusion (ma vie ne se résume malheureusement pas qu'aux fanfictions! XD) mais je vais profiter des vacances d'été pour avancer au mieux cette histoire qui, croyez le ou non, va devenir de plus en plus intéressante à écrire pour moi, vu que les prochains chapitres seront marqués par quelque déplacement! (je pense que ce qui manquait le plus à mes précédents chapitres, c'était du mouvement, chose que je vais prochainement rectifier... Je n'en dirais pas d'avantage, héhé!)

Dans ce 4eme chapitre, le moral d'Eren est au plus bas (pour ne rien changer)... Mais il va bientôt reprendre du poil de la bête, pour le meilleure et pour le pire (vous le constaterez par vous-même en lisant le chapitre 5, le mois prochain... patience!)

Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et attends vos retours avec impatience!


Une pluie torrentielle arrosait les prairies, tandis qu'un orage menaçait de faire trembler le ciel en cette instable fin d'après-midi. Une âme en peine contemplait cette scène quotidienne depuis les barreaux de son écrin de pierre froide.

Assis sur le lit, immobile, les bras étreignant ses genoux frêles, le supplicié était d'apparence stoïque… Mais ce semblant d'impassibilité était trahi par des sillons humides creusant ses joues couleur lait. Et c'était ce même prisonnier qui tentait de retenir -en vain- les sanglots incessants qui ne cessaient de le faire hoqueter.

Un insoutenable sentiment de manque.

Un vide.

Une malédiction responsable de la stérilité des efforts du jeune Jaeger.

Le désemparement ressentit face à des épreuves que la recrue ne pouvait surmonter seule...

Telles étaient les responsables d'une pareille mélancolie chez ce garçon condamné par sa propre destinée, ses propres gênes…

Son propre père.

À présent, tout était clair dans l'esprit brumeux de la recrue : cet abîme, le hantant depuis le matin-même, avait un lien évident avec l'inexplicable absence de ses pouvoirs de titan.

Au vu des récents événements, il semblerait qu'Eren n'ait d'autres choix que de dire adieu à la confiance sceptique que ses supérieurs avait placé en lui par le passé.

Ces mêmes soldats d'élites qui, d'après ce qu'avait malheureusement pu entendre Jaeger en sortant de sa convalescence, ne le voyait que comme un enfant stupidement faible, fragile, instable, et surtout, dénué de toute utilité face au combat opposant l'humanité aux titans... Comme l'avait si bien expliqué le caporal-chef Levi.

D'un certain angle, Eren se plaisait à croire que la disparition soudaine de ses pouvoirs pouvait éventuellement signifier qu'il pouvait de nouveau se proclamer allié de l'humanité, sans craindre une quelconque discréditation de la part de ses camarades.

Mais cette perte énigmatique avait également fini par susciter du mépris chez la personne s'étant porté garant de sa vie...

Et c'est bien là où résidait l'un des principaux coupables de l'affliction ayant assailli le jeune soldat telle une impitoyable bourrasque.

Ô non, le captif n'était pas assez naïf pour espérer ne serait-ce qu'une once de compassion de la part de ses supérieurs… Mais d'entendre de telles médisances de la bouche de l'extraordinaire guerrier qu'était le Caporal Levi n'était que pure désolation pour le semi-titan…

Un merdeux inutile et insignifiant, une perte de temps…. Telles étaient les termes exacts que le superviseur avait employés pour décrire son subordonné.

Au moment même où ces paroles, telles des flèches perçantes, s'apprêtèrent à transpercées de leur pointe aiguisée le cœur du condamné, celui-ci comprit instantanément que le seul moyen d'échapper à une telle sentence était la fuite.

Oui, il fallait fuir de cette chambre, pour échapper à l'emprise implacable du déshonneur.

C'était bien plus qu'une question de survie. C'était une question de dignité.

Car même la bête qu'il était devenu demeurait obstinément attachée au peu d'amour-propre qui lui restait.

Hanji-san… Jaeger bénissait la ferveur avec laquelle la scientifique avait tenté de soutenir sa cause… Mais comment s'assurer de la sincérité de ses paroles ? Comment affirmer avec certitude que la doctoresse ne tentait tout simplement pas de se donner bonne conscience en prenant la défense de son cadet haï de tous ?

La jeune recrue ne savait plus en qui, ni en quoi il était censé croire…

Par quels moyens Eren pouvait-il parvenir à gagner l'estime, voire même la foi de l'illustre Caporal-Chef Levi ? Comment le jeune novice arrivera-t-il à prouver sa bonne volonté, à convaincre son superviseur que lui, l'insignifiant et suicidaire Eren Jaeger, était digne de confiance, digne d'intérêt ?

Ou plutôt… Comment être confiant vis-à-vis de ses propres compétences, lorsque de simples séances expérimentales ne peuvent se dérouler sans imprévus...?


Las de tout ces raisonnements, Jaeger tenta de purger son esprit encombré en fixant de ses orbes rougis par la tristesse le ciel maussade couvrant l'entièreté du quartier général…

Mais cela fut vain. Malgré sa tentative de fuite, les flèches venimeuses ont finalement atteint leur cible. Et telle une vipère étreignant impérieusement sa proie de ses crocs acérés, le jeune soldat pouvait sentir le venin pénétrer ses veines, empoisonnant ainsi l'entièreté de son être.

Une souffrance amère.


Les heures monotones passèrent lentement. Eren, tant affaibli par son mal-être, finit par opter pour une position allongée, dans l'espoir de trouver, ne serait-ce qu'une once de réconfort dans ce cachot assombri par la nuit.

Loin de lui l'idée de se comporté comme un misérable polisson en manque d'amour… Mais le soldat se permit d'admettre qu'il avait absolument besoin d'une étreinte, en ce moment-même. En repensant à l'exquise sensation de bien-être et de réconfort qu'un simple enlacement, qu'une futile transmission de chaleur humaine était capable d'engendrer, la nostalgie finit par prendre le pas sur l'affliction du jeune adolescent.

Plusieurs bribes de souvenirs enfouis finirent ainsi par refaire surface dans l'esprit chamboulé du garçon : durant sa paisible enfance, lorsque la saison hivernale approchait à grands pas, Eren était souvent chargé par sa mère de rassembler des bouts de bois à travers la forêt de Shiganshina, pour conserver une réserve permanente et utile au bon fonctionnement de la cheminée.

Il arrivait ainsi que le jeune garçon ne s'écorche une phalange à cause d'une écharde de bois durant ses longues heures de collecte au cœur de la nature sauvage, toujours accompagné de la défunte Jaeger. Les larmes causées par les blessures imprévisibles ne faisaient pas long feu face à la tendresse émanant continuellement de la belle Carla qui, ne pouvant supporter de voir son enfant en larme, s'empressait d'enserrer le corps frêle de son fils de ses bras protecteur, embrassant la tempe du futur militaire dans l'espoir d'effacer toute trace d'accablement sur les traits emprunt d'innocente beauté.

En dépit du sourire discret qui se dessinait sur le visage du soldat, ce souvenir ne fit que provoquer une sensation de douceur amère en son for intérieur. Quel était l'intérêt de se remémorer de tels souvenirs ? Qu'espérait-il ? La chaleur que dégageait l'étreinte maternelle de Carla Jaeger n'existait plus. Il s'agissait d'une douceur rare, d'un trésor unique dont l'existence fut éradiquée de la manière la plus cruelle qui soit.

Au même titre que son fils, cette femme n'a fait que subir l'humiliation d'être démembré puis dévorer par un immonde titan… La seule différence existante entre ces deux cas, c'était que Carla Jaeger ne renaîtra jamais sous une forme hideuse, monstrueuse et nocive pour l'humanité.

Contrairement à son descendant maudit, elle restera à jamais éloigner des sévices de ce monde, jamais elle ne sera victime du déshonneur d'appartenir à la même espèce que les ignobles succubes ayant fait cauchemardé l'humanité entière pendant des siècles…

Pourtant, au-delà de toute cette affliction demeurait une curieuse pensée…

Une simple réflexion, qui remettait bien des choses en question : de quelle manière le semi-titan était-il sensé combler l'insoutenable gouffre creusant son être ? De la part de quel individu le jeune soldat pouvait-il encore espérer de la sympathie, de la tendresse… De l'aide ?

Tandis qu'Eren s'abandonnait progressivement aux bras de Morphée, il ne pouvait empêcher son esprit capricieux de sculpter une multitude de silhouettes…

Armin… Mikasa… Christa, Sasha… Reiner, Bertholdt… Hanji-San… Puis il put également distinguer, avec plus de difficulté, le dos tourné de son Caporal…

Un songe douloureusement plaisant… Un mirage débordant de beauté…


Une exquise chaleur se propageait dans son bas-ventre en sentant ce regard ardent de convoitise le détaillé de haut en bas. Allongé de tout son long sur un lit couvert de draps soyeux, nu comme à sa naissance et les jambes stratégiquement écartées, Eren attendait docilement un geste concret de la part de son partenaire. Une intrigante atmosphère planait autour des deux alliés nocturnes : une ambiance additive respirant le stupre, l'union dans la dépravation, l'alliance au cœur de l'interdit…

Le semi-titan n' avait nulle volonté de contenir les doux soupirs d'anticipation passant ses lèvres rosées, ni même ne put-il réprimer les frétillements de pur effervescence qui le secouaient à la vue de son homme retirant fougueusement l'entièreté de son uniforme militaire, révélant dans toute sa splendeur un corps robuste. Eren ne put détacher son regard de cette peau nue, couleur lait, éternellement gravée par de nombreuse cicatrises de guerre.

Soudainement pris d'assaut par son amant, le jeune soldat était tout bonnement incapable de réprimer la flamboyante vague de désir engendrée par les baisers enflammés de son partenaire. Aucune parcelle de peau n'était épargnée par les lèvres du guerrier, et Eren, entièrement immobilisé par le torse brûlant de son amour, n'avait d'autres choix que d'enrouler ses bras autour des omoplates solides de son partenaire, profitant pleinement de l'agréable chaleur qui ne cessait de croître en son sein. L'aîné, dans son ardeur, se plaisait à laisser sur son passage des traces de morsures significatives sur la peau suintante de Jaeger, réaffirmant ainsi l'emprise absolu qu'il exerçait sur son cadet.

Cette apparente possessivité, preuve indéniable de la profonde affection que le fougueux guerrier éprouvait pour son novice, comblait Eren de bonheur. Quel plaisir de se savoir tant convoité, tant désiré !

Au départ, cette sensation de béatitude lui donnait de légers vertiges. Puis tandis que la longue et langoureuse séance de préliminaire prit fin, le ballet délicieusement additif et terrassant que son amant débuta fit perdre la tête au semi-titan. Des flammes de pure concupiscence fouettaient ses reins tandis que des râles d'extases s'échappaient des lèvres entrouvertes d'Eren, tout cela en parfaite harmonie avec la danse impérieuse initiée par le corps en sueur du guerrier d'élite.

Se retrouvant allongé à plein ventre sur les draps de soie, Eren subissait avec enthousiasme les assauts de son homme. Sentir cette colonne de chaire frotter contre ses entrailles, quitter puis pénétrer d'un coup sec son anneau de chaire le menait au bord d'un gouffre sans fin. Et que dire des soupirs que son bourreau refrénait avec peine, de ses grognements gutturaux qui traduisaient à merveille sa soif de luxure, de ses hanches solides qui claquaient contre les fesses bombées de son cadet….

- Oui… Oui ! Hoqueta à plusieurs reprise le jeune novice, savourant la bourrasque de stupre qui l'empêchait de s'exprimer de manière intelligible.

Au diable la logique et la pudeur. La situation actuelle ne laissait place qu'à l'effervescence engendrée par l'union des deux militaires.

Par le passé, jamais, ô grand jamais le jeune Jaeger n'aurait pu soupçonner que l'extase avait le pouvoir de mener quelqu'un aux portes de la folie. Lui-même, ainsi que son homme avaient en ce moment précis la chance d'expérimenter les effets surprenants du coït.

Son amant, d'habitude si froid et austère, n'avait de cesse de susurrer à son oreille des mots crues, des promesses de jouissance qu'il énonçait en chœur avec ses coups de buttoir endiablés. L'aîné soufflait le nom de son subordonné dans une somptueuse litanie, il exprimait son désir d'une voix débordante de tendresse. Il tentait de communiquer toute l'estime qu'il éprouvait envers le sublime Eren Jaeger, dont il ne se lassait de célébrer la beauté.

- Ne dites pas… ça ! Suffoqua le cadet dans toute sa modestie. Les louanges passionnées de son amant lui causaient beaucoup d'embarras, ce genre de parole étant loin de lui être familière…

Il ne s'est jamais senti digne de l'intérêt de cet homme.

Les pensées chamboulées du cadet ne purent que s'effacer lorsque Jaeger sentit les mains robustes de son partenaire s'emparer de ses hanches, les ramenant brusquement à lui dans un énième bruit de claquement. L'élite réitéra ce geste à plusieurs reprise, en harmonie avec ses propres feulements et les râles désespérés de son jeune amant. Le plaisir envoûtait Eren, au point où son esprit occulta toute notion de malaise ou de honte...

Le dynamisme du corps-à-corps n'avait de cesse de croître. Le point de non-retour allait bientôt être franchi.

Quelle joie ! Jaeger était sur le point d'imploser. Ses cris gagnaient toujours plus en intensité, et à force d'enserrer les draps pour encaisser au mieux la fougue de son partenaire, la jointure de ses doigts tournait au blanc. La délivrance était proche… À l'aide de ses coudes, Eren put se redresser à moitié. Il dirigea ses yeux émeraudes larmoyant de désir vers le visage éclatant de beauté de son amant. Leurs regards scintillants finirent inévitablement par se croiser.

- Achevez-moi… Caporal ! Supplia Eren d'une voix saccadée, qui fut loin de laisser son partenaire insensible.

Jaeger eut tout le loisir d'admirer les yeux de fauve de Levi se voiler d'une brume de désir.

Il ne put refréner un sourire de pur contentement en voyant dans quelle spirale de passion ces quelques paroles avait fait plonger son Caporal.

Et parallèlement au sentiment de joie et de fierté qu'Eren savoura en sentant son partenaire le marquer de sa semence dans un râle de bête repue, la jeune recrue sentit survenir en elle une envie imprévisible, un désir de dominance, qu'il n'avait jusqu'à maintenant jamais ressentit envers qui que ce soit.

« Je veux… Le faire mien… » Pensa Eren en se retournant à la vitesse de l'éclair, ses pupilles couleur émeraude scintillant désormais d'une lueur doré…

« Le ravager… » Le soldat, débordant d'une témérité nouvelle, se saisit de la chevelure de jais propre à Levi, scellant avec rage ses lèvres rêches avec celle de son supérieur. Tandis que Jaeger faisait danser sa langue en harmonie avec sa jumelle dans un bruit de succion, le sourire prédateur qu'il arborait ne put que s'agrandir. Quel délice ! Il en voulait plus, bien plus !

« L'emprisonner... » Obéissant une troisième fois à l'écho de ses instincts, Eren prit l'initiative d'échanger de place avec son caporal : faisant fi du gémissement de stupéfaction lâcher par son partenaire, le semi-titan sulfureux se plaça à califourchon sur les hanches de sa proie, la surplombant de toute sa hauteur.

« Le dévorer » Eren, pantelant et le regard brûlant de passion, se pencha lentement… De sorte à ce que son souffle saccadé frôle la jugulaire de son aimé.

Le semi-titan se délecta de la plainte que poussa Levi en sentant les canines de son jeune amant pénétrer la chair tendre de son cou. La recrue, envoûtée par la saveur métallique du sang de son amour, poussa un gémissement de pur plaisir en sentant une chaleur familière se propager dans son bas-ventre.

Obnubilé par le stupre, il ne portait aucune attention aux coups portés par un Caporal au summum de l'incompréhension et de la colère.

Et tandis qu'Eren enfonçait toujours plus profondément ses dents pointues dans la nuque de son supérieur, il fut irrémédiablement sortie de son état de transe par les mots sardoniques soufflés par son amant courroucé :

- Tch…. Un titan reste un titan. J'ai eu foi en une bête assoiffée de sang… Et voilà que j'en paye le prix !

La teinte émeraude des pupilles d'Eren reprit sa place, effaçant ainsi la lueur bestiale qui colorait les yeux du jeune homme depuis plusieurs minutes.

En prenant enfin conscience de la gravité de la situation, Jaeger retira précipitamment ses canines de la peau sanguinolente de Levi, les yeux écarquillés de terreur. La jeune recrue, abasourdie et écœurée d'elle-même, s'éloigna de son amant, tentant vainement d'effacer de sa main le liquide carmin qui colorait ses lèvres.

Quelle horreur… Si son Caporal n'avait pas choisi les mots justes pour le blesser… Si le semi-titan n'avait pas entendu à temps les dures paroles de son supérieur...

Eren aurait définitivement cédé à l'appel de ses instincts titanesque. Il aurait dévoré sans scrupule la personne qu'il admirait le plus au monde, il aurait déchiqueté de ses dents de fauve la peau d'un homme pour qui il était prêt à donner sa vie !

Le regard débordant de désespoir et de regret du jeune soldat ne put malheureusement pas apaiser l'intense déception que ressentait le Caporal-chef Levi. Le vétéran se redressa en position assise, son regard durci jaugeant l'être qu'il ne voyait plus que comme un monstre indomptable et sanguinaire.

- J'ai été assez stupide pour croire en ton humanité, Eren… Souffla-t-il d'un ton qui se voulait réprobateur. Mais tu m'as déçu. Définitivement déçu.

À l'entente de ces paroles, Eren sentit -entendit presque quelque chose se briser en lui.

Un tintement sinistre, funeste, assimilable au glas signalant une fin toute proche…

Un son faisant écho à sa propre souffrance, à son propre monde qu'il voyait s'effondrer, à la mort de son cœur, au décès de son âme…

Son idole l'abandonnait.

Il vivait à présent seul, dans un monde glacial, sans amour, sans confiance, sans chaleur humaine.

Tout ce qui restait à Eren, c'était ce sentiment insoutenable de solitude et de remords.