Me revoilà avec un second chapitre du moins la première partie de celui-ci..Je crois que c'est le chapitre le plus cours jamais posté de ma vie...Mais entre les cours, les travaux de fin d'année et les examens...Bref...

Je vous souhaite une bonne lecture. Et n'hésitez pas à me faire part de vos retours, impression, etc. :)


L'enfant blottit dans ses bras, Voldemort s'avança hors de ce qui était il y a encore moins d'une heure un foyer où régnaient joie, bonheur et amour. Un foyer, un de plus, qui resterait dans la mémoire des sorciers de Grande-Bretagne comme un lieu ayant vu périr l'entièreté d'une famille, la fin d'un nom, d'un héritage magique sous le courroux des jeux du sort actionnant les forces obscures de la guerre.

Personne ne devait savoir, personne ne devait connaître la vérité,..

D'un mouvement aussi vif et silencieux que celui d'un crotale lançant ses crochets en direction de sa proie, sa baguette fendit l'air nocturne, déchirant, sans qu'il n'ait besoin de la moindre formule, la gorge du traitre resté caché dans les ombres du cimetière pendant que le seigneur des ténèbres s'apprêtait à détruire l'existence de ceux ayant cru pouvoir faire confiance à un ami, à un frère de tout sauf du sang. Un frère à qui ils avaient confié leur bien le plus précieux...

Le sang éclaboussa le visage pâle de Tom, balayant sa pommette de rouge avant de couler le long de sa joue en une ligne aussi cramoisie que le regard du seigneur des ténèbres se posant, contemplatif sur le sorcier devant lui.

Peter Pettigow leva sa main droite, la posa sur la plaie lui scarifiant le cou d'une oreille à l'autre essayant, en vain, d'endiguer le flot de vie jaillissant de la blessure, l'étouffant à mesure que l'ivresse du manque de sang privait son corps d'oxygène.

Un fin sourire éclairant son visage, Tom le regarda s'écrouler, s'étouffer, gargouiller, cracher. Son regard grenat vibrant de mépris accompagnant les derniers instants de vie de celui qui fût son informateur.

Une fois, le message transmis, son messager n'a plus d'utilité...Peter n'avait rien d'autre à transmettre, rien à offrir qui aurait pu lui être utile. C'était une piètre excuse de sorcier, digne en rien, indigne en tout.

Méprisable...Pas d'avoir trahi ses amis, Tom se moquait de choses aussi prosaïques, aussi vulgaires que l'amitié. Par contre...Il était beaucoup plus sensible à l'indignité de Pettigrow concernant la confiance que l'on pouvait lui porter.

Le seigneur des ténèbres n'était pas dupe. Pettigrow l'avait rejoint, trahi les siens, non par loyauté aux ténèbres ou par adhérence à l'idéologie du côté des forces obscures...

C'était la crainte qui l'avait poussé à se prosterner devant lui, gémissant qu'il voulait rejoindre le camp de ceux qui gagneraient la guerre. Vendant sans même cligner une fois des yeux la famille qu'il avait juré de protéger. Si la peur de la défaite avait orchestré la trahison de ceux étant comme une seconde famille, que lui ferait-elle faire pour vendre le camp des ténèbres si le vent devait tourner...

Un fidèle sans loyauté, un fidèle s'étant rangé par crainte de votre côté ne valait pas plus qu'un parasite se terrant en votre sein tant que vous aviez quelque chose à lui offrir...Mieux valait éliminer les rats avant qu'ils ne songent à quitter le navire.

Il regrettait juste d'en priver son égal.

Ce qu'il aurait été doux de voir un jour son Autre découvrir son passé. De le voir traquer, chasser celui ayant trahi ses parents comme il avait un jour compris et traqué celui les ayant trahi lui et sa mère.

Quel âge aurait eu son son égal quand il aurait finalement réunis les files de cette tapisserie déchirée par la trahison.

Aurait-il été plus jeune ou plus vieux ? L'aurait-il tué d'un sortilège aussi vert que ses yeux comme Tom avait tué son père ? Ou aurait-il préféré se faire artiste, peignant de rouge et de larmes sa proie une fois acculée, se délectant à la vue de la mort dévorant la vie ?

Qu'aurait-il ressenti ?

De la joie ? De la peur ? De la haine ? De l'exaltation ? Aurait-il senti ce mélange d'adrénaline, d'angoisse, d'euphorie lui donner envie de rire, de hurler, de pleurer, de vomir, de recommencer !

Le léger gémissement de l'enfant stoppa son train de pensée, son étreinte s'étant faite constructrice à la pensée de son Egal volant la vie pour la première fois se desserra. C'était une pensée fort plaisante, mais il devait se réguler. En changeant ses objectifs, en prenant l'enfant, il avait agi de façon impulsive. Il n'avait que peu de temps pour redresser les écarts engendrés par sa décision.

D'un sort informulé, il souleva le corps de Peter le jetant sommairement dans la bâtisse des Potter.

Un éclair de feu jaillit de sa baguette, prenant la forme d'un serpent titanesque, le brasier de ses écailles s'enroulant autour des murs. Dévorant meubles, souvenirs et corps.

Personne ne devait savoir...

Tom fixa le fiendfyre tourner sur lui-même cherchant de nouvelles choses pour apaiser sa faim sans cesse croissante avant de relâcher sa magie. La créature de feu mourant dans un sifflement de rage.

Personne ne devait savoir...

Personne ne saurait. Le fiendfyre ne laisserait rien derrière son apparition, rien sauf la trace de trois corps magiques ayant été entre ces murs au moment où le brasier sombre avait dévoré la maison où se cachait un père, une mère et leur enfant.

L'enfant dans ses bras se blottit un peu plus contre le tissu de sa cape, une petite main s'enroulant dedans, Il se raidit un instant avant de raffermir sa prise sur cet être si petit, si fragile. La nuit serait courte, bientôt ce lieu serait envahi d'aurors et membres de l'ordre du Phoenix.

La nuit serait courte mais puissante, Samhain amincissant la frontière entre les morts et les vivants. La nuit serait courte, l'héritier Potter devrait disparaitre avant la fin de celle-ci.

Sans un regard en arrière, laissant une maison en ruine, un enfant orphelin dans les bras, le seigneur des ténèbres transplana.