Bonjour, Bonjour. Voilà donc le fameux neuvième chapitre que j'ai entièrement retapé mon vieux pc étant toujours chez le réparateur...Pauvre petit soldat huit ans de vie commune, de textes partagés envolée...Bref...Voilà ce nouveau chapitre qui aurait du contenir bien plus mais en voyant ce qui me restait dans ce que j'avais initialement prévu y mettre j'ai préféré scindé la bête en deux pour garder globalement la même longueur de chapitre. Ce qui signifie que le 10 est déjà en partie fait ^^'. J'espère que ce chapitre vous plaira. Comme toujours n'hésitez pas à me laisser un petit mot sur vos ressentis. Et à me dire quels sont vos personnages préférés et ou détestés et pourquoi si le cœur vous en dit xD.

Je souhaite aussi la bienvenue aux nouveaux arrivants dans cette fic et pour ceux qui sont partis...Et bien je dirai juste que si c'est à cause de l'attente entre les chapitres et bien considérant que j'ai une vie à coté de Vert absinthe et Rouge folie je considère qu'un mois n'est pas énorme étant donné que je dois caser l'écriture entre : mes études, mes animaux de compagnies, mes devoirs et taches ménagères, mes autres hobbies (notamment la lecture de livres et de fictions que je suis), mes amis... :) Je fais en sorte que ce ne soit pas troooop long mais voilà j'ai d'autres occupations et croyez-moi je sais à quel point on peut attendre avec IMPATIENCE la suite d'une histoire qui nous plait mais nous ne sommes pas des écrivains de romans feuilletons payés par un journal pour que chaque semaine il y ait un chapitre ^^'.

Ventilathor : Je te réponds ici comme je n'arrivais pas à répondre à ta review par message : Comme tu vois pas besoin de lacher tes chats xD mais je veux bien connaitre les prénoms des petits chats 3

Makiang4 : Je te réponds ici comme je n'arrivais pas à répondre à ta review par message : Merci bon on va dire que ça pu mieux se passer...On a raté un travaille de groupe ou j'ai fait la plus grosse partie, on ne peux pas voir notre copie et je dois le refaire avec le même groupe...Mon envie de distribuer un joli sortilège vert absinthe est en émoi depuis que j'ai vu notre résultat...

Après ce petit interlude je vous souhaite encore une fois une bonne lecture et au plus vite pour la suite :)


Le dernier élève à être classé rejoint également serpentard sous les applaudissements et accueils polis des verts et argents.

Hawthorn écouta d'une oreille distraite le discours du directeur. Retenant un rictus amusé aux mises en garde de celui-ci, à croire qu'il souhaitait que ses étudiants enfreignent le règlement...Quoi de mieux que de vendre une part de mystère à de jeunes adolescents.

Quand les plats apparurent, il se servit peu, il n'avait pas faim, il avait suffisamment mangé avant son arrivée au château, prenant juste le temps de glisser quelques morceaux de viande dépourvus de sauce à Madainn toujours cachée dans le fond de sa poche qu'il avait recousue plus profonde au cours des derniers jours de l'été.

Il délaissa le jus de citrouille également, préférant se servir une coupe d'eau fraîche. Il y bu à peine, faisant rouler l'eau d'un mouvement habile du poignet, son regard perdu dans le léger tourbillon que cela occasionnait. Il avait tant d'aspect à repenser. En plus des questions tiraillant déjà son esprit depuis sa découverte du monde sorcier et ses sorties au chemin de traverse sans chaperon durant les derniers jours de vacances.

À nouveau, il sentit un regard se poser sur lui.

Le jeune sorcier pivota sa tête en direction de la table du corps enseignant. Ses yeux absinthes accrochèrent un regard insondable, un visage légèrement penché comme pour l'observer plus attentivement, une main caressant l'ossature d'une mâchoire témoignant de la curiosité que son futur professeur lui portait.

Walker s'humecta les lèvres, détournant les yeux, quelque chose au plus profond de lui, lui soufflant de ne pas croiser trop longtemps ce regard alors qu'il se forçait à manger avec vigueur comme les autres élèves ravis de retrouver ou de découvrir la cuisine du château.

Le reste du repas fut long, n'ayant mangé que sa maigre portion, il en profita pour observer les premières années qu'il connaissait déjà.

Sans surprise, Malfoy était vantard, narquois, sûr de lui comme si serpentard lui appartenait déjà entouré d'une cour de premières années rassemblés autour de lui. Une fille aux traits grossiers, Parkinson lui semblait-il, presque pendue à son bras et deux mastodontes mâchant bouche ouverte et s'empiffrant de nourriture sans la moindre norme de savoir vivre. Leurs bouches s'ouvrant de temps à autre même encore pleine pour laisser sortir entre deux miettes de nourriture ''Oui, Draco''

C'était répugnant...

Hawthorn ravala son ricanement dégoutté d'une gorgée d'eau, reprenant ses observations.

Le sorcier du train, Théodore, était toujours silencieux, sans chercher la compagnie des autres. Mangeant lentement et avec une dignité attestant la noblesse de sa lignée. Ses yeux turquoises regardant droit devant lui, indifférent au reste.

Son regard glissa vers la table des griffondors, Londubat était toujours aussi timide et semblait ne pas croire que le choixpeau l'ait envoyé chez les rouge et or.

Granger, elle aussi, semblait perdue, sans savoir comment nouer un début de relation avec ses nouveaux condisciples, écoutant leurs conversations bouche pincée.

À nouveau, Hawthorn sentit un regard venant de la table des professeurs lui brûler la chaire. Ne se détournant pas, semblant attendre que Walker relève les yeux vers lui.

Malgré son envie, il se mordit les lèvres pour ne pas céder à la tentation. Le même instinct lui ayant fait baisser les yeux la première fois revenant lui mordre les tripes. Sa main gauche se resserra, la morsure de ses ongles creusant sa chaire.

Jusqu'à la fin du repas, jusqu'au moment où les préfets enjoignirent les premières années de les suivre, il sentit à intervalles réguliers ce regard lui brûler le cou.


La salle commune de serpentard était sombre, lugubre diraient certains. Ses murs de pierre brute habillés de lourdes bannières aux couleurs de Salazar, de vaste colonnes s'élevaient jusqu'au plafond rappelant les temples antiques. Les serpents s'y enroulant paresseusement semblaient vivants, leurs yeux d'émeraudes scintillants sous la lueur des torches et lustres pendus ça et là .

La partie consacrée à l'étude se révélait à ceux entrant, invitant les étudiants à prendre place à la grande table de bois ébène et à se servir dans la vaste bibliothèque dont le cuir des ouvrages avait été patiné par les caresses du temps.

Au delà, s'ouvrait un espace voué à la détente, situé un petit niveau légèrement plus bas, séparé du coin d'étude par trois marches en marbre blanc rappelant une nouvelle fois les temps antiques. De larges clubs et canapés en cuir sombre reposaient sur le sol de marbre caché en partie par un luxuriant tapis de velours argentés. Dans la cheminée, un feu brûlait, chassant l'humidité des lieux.

Mais le plus impressionnant était sans nul doute, ce qui aurait du constituer le mur de fond. À la place de la pierre brut du château, une verrière en fer forgé révélait les eaux du lac noir. Offrant à la salle une impression d'immensité teintée d'étouffement.

Hawthorn l'aima de suite. Pour peu, il aurait presque pu imaginer Médusa profiter de ce lieu en compagnie du fondateur de serpentard.

Les premières années se rassemblèrent dans l'entrée, sans oser pénétrer au cœur dans l'antre des serpents où quelques élèves plus âgés s'étaient rassemblés autour du feu.

Une porte restée indétectable parmi les pierres sombres s'ouvrit, l'enseignant au regard insondable en sortit. Ses yeux se fixant tel ceux d'un prédateur sur le groupe de premières années. Il s'avança vers eux, semblant glisser sur le sol tant son pas était à la fois léger et vif. Il se tint à un mètre d'eux, continuant à les analyser comme un scientifique ayant trouvé une espèce particulièrement fascinante de coléoptère. Toujours dans cette grâce lisse, ses bras se croisèrent sur sa poitrine, un léger sourire narquois dessinant les angles acérés de son visage.

-Bienvenue dans la noble et ancienne maison de Salazar Serpentard.

Sa voix était profonde, presque envoûtante si elle n'avait pas possédé un éclat mordant dans chaque syllabe tombant de ses lèvres fines.

-Notre chère et estimé choixpeau a jugé bon de vous placer parmi nous...Après une analyse profonde de vos capacités. Un fin rictus narquois étira le coin de sa bouche. J'ose espérer que durant l'année à venir vous lui rendrez raison, de même pour chaque année que vous passerez entre ces murs en incarnant notre ruse et notre ambition que ce soit dans vos résultats ou dans votre capacité à ne pas vous faire prendre si l'idée d'enfreindre le règlement vous brûlait les doigts...La coupe des maisons est depuis sept années dans mon bureau et je tiens à ce qu'elle y reste encore longtemps...J'ose également espérer que vous maintiendrez devant quiconque l'unicité de serpentard...Il m'est inconcevable que des règlements de comptes ou des inimitiés sortent de ces murs, et ce, malgré. Son regard se posa un instant sur Walker. Les surprises de ce début d'année...Pour ceux n'ayant pas encore la chance de me connaître au travers de réputations venant de vos familles, je me nomme Severus Rogue, en plus d'être votre directeur de maison, nous aurons également l'immense plaisir de nous retrouver en cours de potion pour les cinq prochaines années pour les plus chanceux. Les autres nous nous côtoierons jusqu'à votre diplôme et votre regretté départ de notre belle école...Pour finir cette charmante soirée avant que vos préfets ne vous envoient reposer vos petits esprits fatigués, j'ajouterai que ma porte vous sera ouverte chaque vendredi après le repas du soir pour tout problème ne concernant ni votre paresse vis à vis de vos études ou du fait que votre mère vous manque. J'ajouterai également mon intransigeance envers chaque comportement nuisant directement à la réputation de serpentard. Je vous prie de me croire quand je dis que vous n'aimerez pas de passer vos samedis ou vos soirées en ma compagnie...

Il leur adressa un dernier bref sourire avant de se détourner dans un large déploiement de tissu sombre.

-Bien ! La préfète tapa dans ses mains, attirant l'attention des jeunes serpenteaux sur elle. Après cette charmante rencontre avec notre estimé directeur de maison Octavius. Elle fit un signe de tête en direction d'un autre élève. Et moi tenions à vous féliciter pour votre répartition. Serpentard est grand et puissant pour ceux sachant créer les bonnes alliances...Concernant notre salle commune et l'entrée de celle-ci, nous vous encourageons à vite retenir sur quelle pierre taper votre baguette...Et quel mot de passe employer pour la semaine. Ceux-ci seront affichés chaque dimanche soir sur le tableau de communication situé près de notre bibliothèque. Concernant les dortoirs...Le même système s'emploie, la bonne pierre ouvrira d'un coup de baguette l'entrée secrète. Vos chambres sont par groupes de deux. Ceux-ci ont déjà été faits, vos noms seront gravés sur votre porte. Libre à vous de changer les arrangements l'année prochaine, mais pour cette année, vous devrez tolérer votre colocataire quel qu'il soit. Et rien ne sert de venir geindre concernant une mésentente. Vous êtes des serpents pas des blaireaux alors agissez en serpents.

Hawthorn ricana entre ses dents à cette remarque, c'était si clivant comme façon de penser. Tant de possibilités perdues pour de vulgaires a priori.

Si peu serpentard...

Il retint sans peine la pierre ouvrant le dortoir de son année, une fine gravure de serpent pouvant encore s'y deviner.


Le couloir séparant les différentes chambres était sombre toujours dans ce style oscillant entre époque victorienne et antiquité propre à leur salle commune. Hawthorn s'y engouffra le premier, désireux de trouver sa chambre et de savoir qui serait la pauvre âme à partager son espace pendant un an. Avec un peu de chance, le destin serait clément.

Le destin fut de son côté, en dessous de son nom se dessinait dans une calligraphie soignée en lettre d'argent Théodore Nott. Au moins, ce n'était pas un des deux sbires de Malfoy...Nott était silencieux et semblait bien moins insupportable que le blond et ses laquais.

Leur chambre était spacieuse pour deux. Deux lits à baldaquins aux couvertures de velours viridian, aux rideaux sapins, aux oreillers d'argents et aux sommiers d'ébènes se trouvaient de chaque extrémité de la pièce, deux bureaux munis chacun d'une petite bibliothèque les séparant. Face à eux, une porte menait à leur salle d'eau.

Sans attendre son futur colocataire pour décider ensemble de qui occuperait quoi, Hawthorn se dirigea vers le lit du fond situé contre une large fenêtre qui à l'instar de la verrière de la salle commune révélait les eaux aux mystères insondables du lac noir.

Il sortit Madainn de sa poche, le jeune corvidé sautant joyeusement sur son lit, essayant d'attraper les reflets de lune déformé par la danse langoureuse de l'eau. La voyant faire, Hawthorn lui adressa un de ses seuls véritables sourires, celui-ci s'éteignant quand Théodore entra.

Le temps d'un battement de cils, Walker crut discerner un éclat de soulagement au fond de son regard avant que celui-ci ne retrouve ce calme constant saturant ses iris turquoises.

Nott ne fit aucun commentaire sur son choix de lit, ne chercha pas non plus à entamer une quelconque et maladroite conversation. Ce fut à peine si le jeune sorcier lui jeta un regard alors qu'il déballait ses affaires. Sa seule véritable réaction passa par une fugace flamme curieuse nimbant son regard quand il jeta un coup d'œil en direction de la collection de romans moldus de Hawthorn. Puis toujours aussi calme et silencieux, il prit ses affaires de toilettes et son pyjama et se dirigea vers la salle d'eau.

Le temps qu'il finisse de classer ses livres dans un ordre logique connu de lui seul, de ranger avec application ses vêtements et de préparer ses propres affaires de toilette, son pyjama et d'installer eau et nourriture pour Madainn qu'il se refusait à laisser dans la volière comme un vulgaire animal, Théodore était revenu.

Cheveux encore humides, pyjama parfaitement lissé, le jeune sorcier s'installa dans son lit, alluma la bougie sur sa table de nuit et se plongea entre les pages d'un vieux grimoire dont nul titre n'était visible.

Hawthorn l'observa quelques instants, sa tête se pencha légèrement vers la droite. Nott l'intriguait...Son calme...Son silence...Le manque d'insulte sur son sang...Son manque de participation durant le repas...Pourquoi...

Avant que son colocataire ne remarque son regard posé sur lui, il se détourna. Ramassant à son tour ses affaires de toilette et son habit nocturne, Hawthorn investit la salle de bain. Il prit à peine le temps de savourer l'eau chaude courant sur sa peau, se lavant en vitesse et se séchant sommairement avant de revenir lui aussi dans leur chambre et à l'instar de Nott s'installa dans ses draps de velours un roman à la main.

Aucun des deux ne chercha à parler à l'autre. Aucun des deux ne mentionna les regards intrigués que par instant, ils pouvaient sentir glisser vers eux. Chacun faisant mine d'être perdu au plus profond des pages de leur livre respectif.


À peine eut-il quitté ses nouveaux élèves que Severus se précipita vers le bureau d'Albus. Montant les marches le séparant du bureau dictatoriale quatre à quatre, avalant les couloirs dans de longues enjambées nerveuses sans se soucier qu'un élève puisse le voir agir ainsi. Presque courant comme si le seigneur des ténèbres était à ses trousses.

Ce n'était pas possible...Pas encore...Le destin se moquait d'eux...

Putain*...Il détestait sa vie...

Il ouvrit la porte d'un geste brusque la faisant claquer avec fracas contre ses gonds sans se soucier aucunement de choses aussi prosaïque que d'avoir la politesse de frapper.

Il avait observé cet élève durant tout le maudit repas. Il avait cherché à croiser son regard, mais le gamin l'avait évité après la première fois que leurs yeux s'étaient croisés comme s'il savait ce que Severus comptait faire.

Il avait observé son calme, sa façon de décortiquer l'attitude des autres, son verre d'eau dans une main, le faisant tourner.

Un instant fugace cela l'avait ramené des années en arrière, il avait revu une main aux doigts longs et fins faisant tourner une coupe d'or remplie de vin, une regard grenat passant de visage en visage, une assiette à peine entamée, une réunion à l'approche d'Halloween...

Il haïssait sa vie...

Assis à son bureau, Albus releva ses yeux d'un ancien parchemin prêt à tomber en poussière si la magie ne l'avait pas tenu en un seul morceau. Le regard bleuté pétilla en croisant le sien, un sourire faussement joyeux se dessinant sur le visage ridé lui faisant face.

-Ah, Severus. Lui sourit le vieux sorcier comme s'il savait qu'il viendrait hurler au loup à son bureau. Voulez-vous un verre ? J'ai justement un excellent cognac que mon père avait mis en bouteille. J'ai pensé que le début de cette année était un bon moment pour l'ouvrir.

D'habitude, il refusait toujours ce qu'Albus lui offrait que ce soit un de ses immondes bonbons au citron ou un verre d'alcool. Cette fois, il l'accepta volontiers. Ce soir, il avait besoin de ressentir la morsure chaude et enivrante du courage liquide. Et vu le verre déjà vide sur le bureau...Il n'était pas le seul...

Quand le vieux sorcier lui tendit son verre, Severus en apprécia à peine le goût, avalant d'un coup l'alcool ambré.

Le cognac lui griffa la gorge, piqua son nez, mais sa chaleur, se diffusant depuis son estomac dans le reste de ses membres, lui fit du bien. Albus fit un claquement de langue agacé face à son cul sec avant de les resservir tout deux.

Le vieux sorcier huma le liquide aux couleurs chaudes, bu une légère gorgée qu'il laissa couler sur sa langue. Severus ne toucha pas son second verre. L'alcool le dégouttait. L'alcool lui rappelait trop son enfance et les tourments y étant lié.

Ils restèrent tout deux dans un silence tendu, regardant les peintures des anciens directeurs. Silence coupé seulement par une trille curieuse de Fumseck depuis son perchoir.

Aucun ne voulait nommer l'épouvantard dans la pièce...

-Et bien...Commença Albus. Ce fut une répartition surprenante.

À ces mots, Rogue eut un rire sarcastique.

-Intéressant. Siffla le directeur des verts et argents d'une voix faussement agréable semblable à celle d'un crotale s'apprêtant à mordre.

D'un coup sec, il claqua son verre sur le bois vernis du bureau d'Albus, l'alcool se répandent sur ses doigts et sur le vieux parchemin.

-Intéressant. Répéta-t-il d'un timbre doucereux. Est-elle aussi intéressante que celle du dernier né-moldu ou soit disant né-moldu ayant été réparti à serpentard Albus ?

-J'ai moi même rencontré cet enfant Severus et il ne lui ressemblait en rien...Répliqua le directeur.

-Comme c'est rassurant...Ronronna Rogue. Un serpentard pouvant cacher ce qu'il ressent. Cela ne s'est jamais vu...Si vous aviez pris la peine de l'observer pendant le repas au lieu de détourner les yeux comme si le problème n'existait pas vous auriez remarqué qu'il lui ress...

-C'est de la paranoïa Severus ! Le coupa Dumbledore, claquant son verre à son tour. Tu parles d'un enfant de onze ans venant d'arriver dans une maison où, tu le sais parfaitement, il ne sera jamais accepté à cause de son héritage !

-Votre obsession à voir le bien en autrui causera un jour votre perte. Ricana le maître des potions. Ou votre don pour vous voiler la face quand les choses ne tournent pas comme vous le souhaitez n'est-ce pas Albus...Quand vos griffondors adorés ne sont pas si glorieux que cela, quand vous ouvrez une bouteille d'alcool de près d'un siècle après une répartition de première année. Votre aveuglement et votre obsession du bien causeront notre perte.

-Dis-moi Severus...Aurais-tu tenu pareil discours quand tu es venu me demander de l'aide ? Quand tu as regretté tes choix ?

Son visage s'étira en un rictus acide...Oh il y avait tant de choses à dire sur ce qu'il aurait un jour espéré d'Albus Dumbledore et qui n'était jamais arrivées...

-N'essayez pas de jouer au plus fin avec moi Dumbledore...Vous pouvez le nier, mais au fond de vous, vous le sentez...

Avant que le vieux sorcier n'ait le temps de répliquer un rire narquois émana des étagères dominant la pièce.

D'un même mouvement, leurs regards se levèrent en direction du choixpeau, l'objet magique se penchant vers eux autant que sa condition le lui permettait.

-T'amusons-nous, Alistair ? Demanda poliment Dumbledore.

-Assez, je dois l'admettre. Répliqua le choixpeau sa voix plus profonde, sifflante sur certaines voyelles qu'à l'accoutumée. Tant de réactions pour un élève que j'ai réparti à serpentard...Simplement, car il ne possède ni le bon nom ou le bon sang. Simplement, car cela vous rappelle une situation en apparence similaire. Et que d'hypocrisie de votre part. Surtout de la tienne Severus...Toi qui a tant souffert des préjugés envers les verts et argents...Dois-je vous rappeler que Merlin lui-même fut classé à serpentard et porta avec dignité les couleurs de Salazar.

Face au silence émanant des deux sorciers, il sembla se pencher un peu plus vers eux, la déchirure lui servant de bouche s'ouvrant un peu plus esquissant un sourire grotesque sur son visage de tissu.

-Mais...Si cela peut vous rassurer...Même si je ne puis ni ne désire révéler les secrets de nos étudiants je puis vous affirmer que Hawthorn Walker n'est pas Tom Riddle.


* Je sais qu'on ne voit quasiment jamais Severus juré mais mais j'ai tendance à associer les façons de pensées internes à des mots et des usages que l'on a connu enfant. Severus ayant eu une enfance dans un milieu moins aisé comme Hawthorn ou Tom je ne peux pas m'empêcher de le concevoir comme pouvant être particulièrement cru dans son langage intérieur même si il a appris à employer une tout autre façon d'être en côtoyant les élèves de serpentard durant ses années d'études. Blague à part Rogue est je crois un des personnages que j'ai le plus de mal à écrire...Je ne sais pas ce que ça dit de ma psyché mais autant Voldy ça coule comme de l'eau de source mais Severus xD

*Autre petite réflexion si pour certains la réaction par rapport à la répartition de Hawthorn pourrait sembler disproportionnée j'associe ça au traumatisme de la guerre encore fort présent dans les mémoires.