POV Bella
Je me réveillai, le corps engourdi, un peu dans les vapes. J'ouvris les yeux et je fus ébloui par la luminosité de la pièce. Je me trouvais dans un lit d'hôpital, mais la pièce ne faisait pas penser à un hôpital. Il y avait une grande baie vitrée sur l'un des murs, donnant sur une petite terrasse, les autres murs disparaissant derrière les grandes bibliothèques remplies de livres. Un bureau trônait au milieu de la pièce. J'essayai de me redresser, mais je ressentis une grande douleur. Je posai mes pieds par terre pour me lever, faisant fi de la douleur, mais je ne pus poser mon pied par terre tellement j'avais mal. Ma cheville droite était tenue par une attelle et mes mains étaient bandées. Assise sur le lit, j'entendis la porte s'ouvrir et je sursautai à l'entrée d'un homme que je ne connaissais pas. J'essayai de m'éloigner, clopinant jusqu'à la baie vitrée.
- Bonjour Bella. Je m'appelle Carlisle Cullen, je suis le père de Jasper et je suis médecin.
- Où… où est-ce que je suis ?
- Tu es chez nous. Tu devrais te rassoir, il ne faut pas que tu forces sur ta cheville.
Il me fit un sourire rassurant. Ma cheville me faisait mal, mais je ne pouvais pas rester. J'avais tellement de questions sur l'attaque que je venais de subir, mais j'étais effrayée par les réponses qu'il pourrait me donner. Je l'observai un moment. Il était grand, blond et semblait très jeune pour être médecin.
- Je… je dois partir, dis-je en cherchant mon sac des yeux.
- Écoute, je ne peux pas te forcer à rester, mais j'aimerais t'examiner avant, déclara-t-il en faisant un signe vers le lit.
- Je n'ai pas d'argent pour vous payer, lui dis-je.
- Ce n'est pas grave. Je veux juste vérifier que tes blessures vont bien.
Il insista pour que je regagne le lit et après quelques secondes d'hésitation, je finis par faire ce qu'il me demandait.
Je m'assis sur le bord du lit, les pieds dans le vide. Il prit ma jambe et enleva l'atèle qui maintenait mon pied. Sa peau froide entra en contact avec moi et ce contact me surprit autant que sa fraîcheur m'apaisa.
- Tu as une entorse à la cheville. J'ai appliqué une crème anti-inflammatoire pour réduire l'œdème, mais il faudrait que tu fasses le moins d'efforts possible.
Impossible. Mes pieds sont mes moyens de transport, si je ne peux pas marcher, je vais mourir. Mais j'acquiesçai pour ne pas le contrarier et qu'il finisse son examen rapidement. Il remit l'atèle en place et passa à mes mains. Il défie les bandages et je pus voir les points de sutures sur les paumes de mes mains.
- Tu t'es entaillé profondément, j'ai dû faire des points de suture sur tes paumes. Je vais te donner une crème cicatrisante à appliquer tous les jours, et il te faudra de nouveaux bandages régulièrement aussi. Il faudra immobiliser ton pied durant trois semaines.
- Trois semaines ? M'exclamais-je.
Il était hors de question que je reste alité pendant trois semaines.
- Dans l'idéal oui, dit-il d'une voix posée.
Il me parlait de manière rassurante, m'expliquant tout calmement.
- Je peux te donner des anti-douleurs si tu souffres trop, dit-il en refaisant mes bandages.
Il garda le silence pendant qu'il travaillait et je l'observais faire. Ses gestes étaient précis et rapides. Il releva la tête vers moi en finissant, les sourcils froncés.
- Est-ce que tu te souviens de ce qui s'est passé ?
Mon cœur s'accéléra automatiquement en repensant à l'homme qui m'avait attaqué. Je ne pus qu'acquiescer.
Il tourna la tête vers la porte et je jurerais avoir vu ses lèvres bouger, mais je n'entendis aucun son. La sonnette retentit quelques secondes après.
- Reste ici, je reviens.
Il ferma la porte derrière lui. Je descendis du lit, en faisant attention à ne pas prendre appui sur ma cheville blessée et clopinai jusqu'à la porte. Je l'ouvris discrètement pour entendre ce qu'il se passait.
- Shérif Campbell, dit le docteur, quel bon vent vous amène ?
Je me forçai à ne pas paniquer, mais je ressentis tout de suite le stress m'envahir et mon coeur battre à une vitesse folle. Et s'il me balançait aux flics ? Il n'avait pas de raisons de me couvrir.
- Voulez-vous un café ? Demanda Carlisle.
- Non merci Docteur. En fait, quelqu'un s'est introduit dans la maison des Pellegrini cette nuit. La personne est partie ce matin sûrement par la forêt. Je me demandais si vous aviez vu ou entendu quelque chose ?
J'essayais de garder mon calme, mais clairement je n'y arrivais pas.
- Je n'ai vu personne dans le coin. Et mes enfants dorment encore, vous savez ce que c'est, ils ne se lèvent pas avant midi le week-end, plaisantait-il.
Je ne pus retenir un soupir de soulagement. Le shérif rigola simplement.
- Oui, je connais. Eh bien, si jamais vous voyez quelque chose, contactez-moi.
- Je n'y manquerais pas, shérif.
- Merci, docteur. Et restez prudent.
- Merci Shérif. J'ouvrirais l'œil. Bonne journée.
Je fermai la porte tandis qu'ils échangeaient des politesses et cherchai mon sac. Il était posé par terre à côté du bureau ou se trouvait de nombreux papiers et dossiers. Je le mis sur mon dos et ouvrit la porte fenêtre pour me glisser sur la terrasse. Je regardai la hauteur, j'étais au premier étage. Si je sautais de cette hauteur, il est clair que je me ferais encore plus mal. Je regardai autour, mais le balcon était petit et entouré d'une barrière.
- Je te déconseille de sauter, dit une voix derrière moi me faisant sursauter.
Je me retournai et me retrouvai face à Jasper. Je reculais instinctivement et je vis sa peine sur son visage alors qu'il faisait un pas en arrière. Je me retrouvais dos à la barrière et je prenais appui avec ma main pour ne pas tomber.
- Je ne vais pas te faire de mal, tu es en sécurité ici, affirma-t-il d'une voix rassurante.
Je voulais le croire, mais qu'en était-il de celui qui m'avait attaquée ? Où était-il à cet instant ? J'avais tellement de questions.
- Qu'est-ce que tu…
Je n'avais pas le courage de lui demander. Qu'est-ce que tu es ? Il est clair que ce qui m'a attaqué n'était pas humain alors et toi ? Mais ma voix se bloqua dans ma gorge.
- Je dois partir, le shérif me cherche et… je ne veux pas vous attirer des ennuis.
- Personne ne viendra te chercher ici, le shérif ne reviendra pas.
- Ah oui ? Et comment peux-tu en être sûr ?
- La maison est assez éloignée du centre-ville, peu de gens s'aventurent ici.
- Pourquoi ? Demandais-je, suspicieuse.
Il me regarda, mais garda le silence, comme s'il ne voulait pas répondre à mes questions. Je me perdis dans ses yeux, qui étaient de nouveau dorés bien plus intenses que la dernière fois. Pourtant, ses yeux étaient noirs tout à l'heure dans la forêt.
J'avais le sentiment d'être en danger et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de me sentir en sécurité à ses côtés. Néanmoins, je ne pouvais pas rester ici, je risquais de me faire prendre dans cette ville. Alors que nous nous regardions toujours dans le blanc des yeux, quelqu'un toqua à la porte.
Salut tout le monde ! Merci pour vos reviews !
Je suis désolé si je ne suis pas très assidue pour poster les nouveaux chapitres, je vais essayer de poster le plus rapidement possible après l'écriture. Mais mon esprit à tendance à partir dans tous les sens, et j'ai eu une autre idée pour une autre histoire et donc j'ai dû poser les bases de l'histoire à l'écrit pour essayer de me libérer l'esprit et de continuer celle-ci. Voilà. Donc je fais au plus vite et j'espère que la suite vous plaira !
