POV Jasper

Deux jours sans nouvelles de Bella. Elle était bien partie. Elle avait repris son sac et avait disparu. Elle avait laissé un mot pour s'excuser, surtout auprès de Carlisle. Et elle avait disparu. Alice passait son temps à sonder son avenir, mais elle ne voyait rien. Et Rosalie m'en voulait de l'avoir laissé partir.

L'ambiance était morose dans la villa dû à l'absence de Bella et Edward devrait rentrer dans quelques jours. Ce jeudi midi, on était à notre table à la cafétéria, dans un silence de plomb, quand je sentis des émotions que je pourrais reconnaître entre mille. Et son odeur aussi.

POV Bella

Après le départ de Jasper, je n'avais pas perdu de temps et j'avais pris mes affaires avant de passer la porte de la villa. Ils avaient aussi laissé un sac avec des bandages et de la crème pour les blessures que je pris avec moi. D'un côté je voulais rester, pour une raison que je ne comprenais pas, je me sentais étrangement en sécurité avec Jasper, mais ça me faisait tellement peur. Et il avait tort. Je n'en vaux pas la peine. Je ne souhaite pas être un poids pour eux. Alors j'avais descendu le chemin pour me retrouver sur la route malgré la douleur de mon pied, j'arrivais à marcher lentement. Je m'enfonçai un peu dans la forêt en gardant la route à portée de vue et commença à marcher en direction du sud. À la fin de la journée, je n'avais pas parcouru beaucoup de distance. Je m'enfonçai un peu plus dans la forêt et trouva un petit creux dans la montagne pour m'installer pour la nuit.

Je dormis très mal, n'arrêtant pas de penser à cette famille très bizarre qui m'avait secourue, mais surtout à une chose que je venais de réaliser. Jasper me manquait. Pour une raison que j'ignorais, j'avais envie de le retrouver. Alors quand le soleil commença à se lever, je pris mon courage à deux mains et fit demi-tour, prête à mettre ma fierté de côté.

Je marchais plus rapidement que je n'aurais dû, me faisant un peu plus mal à chaque pas, mais j'étais décidé à la retrouver. J'arrivai à Forks en fin de matinée, mais je ne savais pas vraiment où aller. Je n'étais pas sûre de retrouver le chemin menant à leur maison, mais on était en semaine, ils étaient sûrement au lycée. Vu que la ville est petite, je finirai bien par tomber dessus au bout d'un moment.

Après une petite demi-heure, je vis le panneau "Forks High School". Enfin ! J'avançai dans le parking, ne sachant comment les trouver. Je sentis quelques regards tournés vers moi et je me faufilai entre des voitures pour rejoindre un petit muret pour faire une pause. Je m'adossai contre le muret pour reprendre mon souffle et réfléchir à ce que je pourrais bien leur dire après ce que j'avais fait.

- Salut ! Dit une voix fluette derrière moi.

Je me retournai et tomba face à deux filles blondes avec de faux sourires.

- Tu es nouvelle ? Je ne t'ai jamais vu dans le coin. Au fait, moi, c'est Lauren et voici Jessica.

Je m'asseyais sur le muret pour me reposer.

- Euh, en fait, j'attends quelqu'un…

- Oh, il est dans ce lycée ? On le connaît peut-être.

Deux vraies pestes, aucun doute !

- On peut t'aider à le trouver si tu veux, tu as l'air d'avoir du mal à marcher, dit Lauren en pointant ma cheville attelée.

- J'apprécie, mais ça va aller…

Je fus coupé par une voix masculine.

- Bella ?

Je reconnaîtrai sa voix entre toutes. Jasper. Je tournai la tête, et il avait une expression sérieuse, les sourcils froncés en regardant les deux autres filles. Mon cœur s'accéléra sans que je ne puisse rien y faire.

- Salut Jasper, roucoula Lauren.

Je sentis une pointe de jalousie que j'essayais d'étouffer. Les deux pimbêches lui faisaient les yeux doux alors qu'il s'approchait de moi. Il avança sa main vers moi avant de s'arrêter net et de se retourner vers les deux bimbos.

- Vous pourriez nous laisser ?

- Oh… euh oui, bien sûr.

- À bientôt Jasper.

- Oui, à bientôt Jasper.

Elles pouffèrent en nous laissant seuls.

- Sympa tes amies, lui dis-je pour briser le silence pesant.

- Ce ne sont pas mes amies, dit-il en s'asseyant à côté de moi.

Un long silence s'installa encore entre nous et je ne savais pas quoi lui dire. Je me sentais tellement honteuse de mon comportement et d'être partie. Mais le revoir, être près de lui, me rassurait.

- Je… Je suis désolée… tu sais, d'être partie.

- Mais tu es revenue, dit-il en tournant la tête vers moi et en me souriant.

Je fus éblouie par sa beauté, mais il détourna rapidement la tête en regardant le sol.

- La dernière fois, tu as dit que tu répondrais honnêtement à toutes mes questions…

- Que veux-tu savoir ?

- Quand on s'est rencontrés à Port Angeles, pourquoi as-tu voulu m'aider ?

Il releva lentement la tête et regarda droit devant lui et soupira avant de répondre.

- Tu m'as semblé tellement… seule et… désespérée… Écoute, je ne sais pas ce qui t'est arrivée, et j'espère qu'un jour tu auras assez confiance en moi pour m'en parler, mais j'ai senti que tu avais besoin d'aide. Il y a quelques années, moi aussi j'ai vécu une période… difficile. Et quelqu'un m'a aidé. J'espérais pouvoir te venir en aide.

Il ne me regarda pas pendant toute sa tirade, les yeux fixés devant lui, semblant revivre un passé douloureux. Sans m'en rendre compte, je posai ma main sur la sienne et la serra doucement en regardant le sol.

- Je… Je ne sais pas si vous êtes toujours d'accord mais… Je… Si…

Je n'arrivais pas à bien le formuler. Jasper bougea sa main et entrelaça ses doigts avec les miens. Je fixais nos mains liées, un sentiment de complétude m'envahissait.

- Jasper… j'ai besoin d'aide…

Ma voix se brisa et je sentis les larmes me monter aux yeux.

- Tu es la bienvenue chez nous, autant de temps que tu le voudras Bella. Et je te promets qu'il ne t'arrivera rien.

Il se leva face à moi et il passa son pouce sur ma joue pour effacer une larme solitaire.

- Je serais toujours là pour toi, quoique tu veuilles, dit-il sincèrement.

Je me perdis dans ses yeux dorés qui reflétaient tellement d'émotions, mais surtout de la sincérité et je sentis comme une aura protectrice m'envelopper tendrement. J'avais l'impression que le temps s'était arrêté, jusqu'à ce qu'il prenne mon autre main. Il la retourna et vit le bandage sali par la terre.

- Oh… je ne suis pas très douée pour faire des bandages je crois…

- Tu as mal ? Demanda-t-il, soucieux, les sourcils froncés.

La douleur revint d'un coup quand il en parla et je le vis grimacer.

- Je vais t'emmener voir Carlisle a l'hôpital, dit-il en me prenant mon sac que j'avais posé par terre.

- Non ! Enfin, tu ne peux pas rater les cours et je ne veux pas le déranger à l'hôpital…

- Tu ne déranges personne. Il ne faudra pas que ça s'infecte. Je t'accompagne à l'hôpital.

- Et tes cours ?

- J'ai fini, j'allais rentrer de toute façon.

Je souris malgré moi.

- Tu ne sais vraiment pas mentir.

Il m'offrit son fameux petit sourire en coin en s'approchant de moi.

- Laisse-moi t'aider.

Il passa son bras autour de ma taille et me porta comme si je ne pesais rien avant de me reposer sur le sol. Je sentis le rouge me montait aux joues et je maudissais mon corps de réagir comme ça face à lui, alors que je ne laissais personne me toucher depuis longtemps. Il me tendit sa main pour m'aider à marcher. Je fis attention à ne pas laisser reposer tout mon poids sur ma cheville qui me faisait de plus en plus mal. Il me conduit deux voitures plus loin avec une voiture grise et il ouvrit la porte passager et m'aida à m'asseoir. Il posa mon sac à l'arrière avant de se mettre au volant et de conduire en direction de l'hôpital.

- Est-ce que… Carlisle m'en veut ?

- Non Bella, il ne t'en veut pas. Personne ne t'en veut d'ailleurs. Il se sent juste… coupable.

La honte m'envahit alors qu'on arrivait déjà à l'hôpital. Jasper se gara à l'arrière devant une porte de service ou Carlisle attendait avec un fauteuil roulant. Comment a-t-il su ?

- Je lui ai envoyé un message, dit Jasper en voyant mon air surpris.

Jasper m'aida à sortir et Carlisle s'avança avec le fauteuil, un air bienveillant.

- Je suis heureux de te revoir Bella.

- Moi… Moi aussi, bégayais-je.

Jasper poussa mon fauteuil à travers le couloir où quelques infirmiers passaient avant d'entrer dans le bureau du docteur. Il y avait un grand bureau et des bibliothèques derrière ainsi qu'un lit d'examen.

- Euh… peux-tu nous laisser un moment Jasper s'il te plaît ? Demandais-je.

- Bien sûr.

Il sortit en fermant la porte derrière lui. Carlisle s'assit sur une chaise à côté de moi et je pris mon courage à deux mains.

- Je suis vraiment désolé Carlisle d'avoir… tenté de…

Une boule se forma dans ma gorge.

- Eh bien, il est sûr qu'on ne m'y reprendra pas, dit-il d'un ton neutre. Écoute Bella, je suis médecin. Et tu peux te confier à moi, je ne suis pas là pour te juger, mais je m'inquiète pour ta santé. J'aimerais faire un examen complet si tu es d'accord.

- Euh… oui, d'accord.

J'acquiesçai en lui répondant. Il regarda sa montre.

- Ma garde finit bientôt. Si tu veux bien, je te ramènerai si tu as toujours prévu de rester, comme ça Jasper pourra rentrer. Tu es d'accord avec ça ?

Je hochai seulement la tête, un peu nerveuse. Il ouvrit la porte et passa la tête par la porte pour parler à Jasper. Il se mit devant la porte avant de me faire un sourire rassurant et de partir. Je me retrouvai seule avec Carlisle.

- Je vais commencer par prendre ton poids. Pour ça, il faudra que tu sois en sous-vêtements.

Je sentis la panique monter.

- Bella, il faut que tu saches, la première fois que je t'ai soignée, j'ai vu des marques plus ou moins anciennes. Il y aura certaines questions auxquelles j'aurais besoin que tu répondes, mais si tu ne veux pas parler de ça maintenant, ce n'est pas grave. Sache juste que tu peux venir me parler quand tu le souhaites.

- D'accord…

Je me déshabillai rapidement et montai sur la balance pour en finir au plus vite.

- Tu es en sous-poids, j'imagine que ça fait un moment que tu ne manges pas à ta faim, dit-il.

Très délicat, y'a rien à dire.

- Ça fait environ un an et demi que je vis au jour le jour.

- Avant ça, comment tu te portais ?

- J'allais bien. J'avais un poids normal.

Il prit des notes et me laissa me rhabiller. Il prit ma tension, plusieurs fois, allongée et assise.

- Ta tension est un peu basse. Cela peut être dû à ta sous nutrition.

Il sortit un petit pot et m'indiqua la porte à côté pour faire un test d'urine. En revenant, il me fit asseoir sur la table d'auscultation.

- Je vais te faire une prise de sang, dit-il calmement, en sortant une aiguille.

Je détournai la tête pour ne pas voir.

- Tu n'aimes pas les aiguilles ?

- C'est plutôt la vue du sang.

Je sentis à peine l'aiguille traverser la peau qu'il avait finie. Il examina ensuite mes mains qu'il nettoya pour enlever la terre qui s'était incrustée dans les bandages. Puis vint mon pied.

- Ton pied est très enflé, dit-il en passant la crème sur l'hématome.

- J'ai dû m'appuyer un peu dessus pour marcher.

- Sur une échelle de un à dix, a combien est la douleur ?

Je réfléchis quelques secondes.

- Quatre, je dirais.

- Et sans ta grande tolérance à la douleur ? Demanda-t-il naturellement.

- Huit. Ça fait un mal de chien !

Il sourit en acquiesçant et refit le bandage.

- Il me faudra plus d'informations sur ta consommation de drogues. Qu'as-tu déjà pris ?

- Quasi tout ce qui se fume. Et en cachet, de la morphine, de l'héroïne et de la codéine, répondis-je franchement. Mais je n'avais rien pris depuis six mois.

- D'accord. Et pendant combien de temps tu en as consommé ?

- Quelques années, quatre ou cinq...

Je baissai la tête, un peu honteuse de parler de ça.

- D'accord. Pour clore ce sujet, si tu veux en parler, tu peux venir me parler. Sinon, il y a aussi des réunions à Port Angeles où tu pourrais aller. On pourra trouver quelqu'un pour t'accompagner sinon il y a des bus pour rejoindre la ville.

- Merci Carlisle.

- Je suis là pour ça Bella. Mais pour calmer ta douleur, malgré ton passif, et si c'est bien surveillé, ce que je veillerais, je peux te prescrire de la codéine.

- Je pense que du paracétamol devrait suffir si j'ai trop mal.

Après une petite pause, il reprit.

- Quoi qu'il en soit, il va falloir que tu reprennes du poids. Esmé sera ravie de cuisiner pour toi, nos enfants sont plutôt compliqués, dit-il en rigolant tout seul. Et quand j'aurai les résultats du test d'urine et de sang, je verrais si tu as des carences et je pourrais te prescrire des compléments alimentaires.

- D'accord, merci.

- Bien. Je vais déposer ça au labo et ensuite on pourra partir.

J'acquiesçai alors qu'il partit. Je me dirigeais avec mon fauteuil roulant vers sa bibliothèque quand je vis une photo sur une commode.

Mon cœur s'accéléra automatiquement et je sentis la panique m'envahir. Sur la photo était présent Carlisle, Esmé et tous leurs enfants. Mais surtout, celui qui m'avait attaqué dans la forêt. Je m'approchai pour mieux voir, mais je n'avais aucun doute, c'était bien lui. J'imagine que c'est Edward. Ok Bella, ne panique pas, surtout ne panique pas. J'entendis des pas dans le couloir et je reposai la photo à l'endroit où je l'avais prise avant de me tourner vers la bibliothèque.

- On peut y aller, dit Carlisle en prenant ses affaires. Tu vas pouvoir garder ton fauteuil roulant.

- Oh, vous êtes sûr ?

- Oui, ne t'inquiètes pas pour ça. Tu permets ?

Il pointa le fauteuil et j'acquiesçai pour qu'il me pousse. Je pris mon sac que Jasper m'avait laissé et nous sortions de l'hôpital.

POV Jasper

Lorsque j'avais retrouvé Bella sur le parking, je m'étais senti tellement bien de la savoir à mes côtés. Et au fur et à mesure de notre discussion, alors qu'elle posa sa main sur la mienne, je sentis ses barrières tomber petit à petit et le voile sur ses émotions commençait à s'estomper. Peut-être commençait-elle enfin à me faire un peu confiance ?

Après l'avoir laissé avec Carlisle, j'étais rentré et j'avais prévenu Esmé du retour de Bella. Elle était aux anges bien sûr, et avait entrepris de faire le ménage dans sa chambre et de faire à manger. Son enthousiasme déteint sur moi et je l'aidais même à préparer le repas, ce qui me valut une blague de la part d'Emmett quand ils rentrèrent. Alors, je le manipula et il aida Esmé à préparer une tarte aux framboises. Quand il s'en rendit compte, il me fusilla du regard, mais il était quand même heureux. Alice s'était installée dans le salon avec son carnet à croquis et Rosalie m'épiait du coin de l'œil en feuilletant un magazine. Je sentais bien sa colère et sa suspicion alors je lui proposai une petite ballade avant que Bella n'arrive.

- À quoi joues-tu Jasper ?

- Je ne joue jamais Rose, il va falloir être plus claire.

- Je parle de Bella, qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle en croisant les bras sur sa poitrine.

Je soupirai en passant ma main dans mes cheveux.

- C'est… Je… C'est compliqué.

- Avec des mots Jasper, s'impatienta-t-elle.

- C'est… ma compagne, avouais-je en chuchotant.

- Comment ? Mais… Elle est humaine.

- Je suis au courant Rose, merci.

- Tu ne peux pas lui prendre sa vie humaine.

- Ce n'est pas le moment d'en parler…

- Bien sûr que si. Elle mérite de vivre sa vie humaine, d'avoir des enfants, de vieillir.

- Et dans ta logique Rosalie, qu'est ce que je mérite ?

Elle hoqueta sous ma colère et sa surprise du fait que je l'appelle par son prénom entier.

- Parce que tu parles de ma compagne quand même. En quoi mon bonheur aurait-il moins d'importance que le tien avec Emmett ? Quand elle me le demandera, je lui révélerai notre vraie nature, parce que je ne lui mentirai pas et je resterais auprès d'elle si elle veut encore de moi dans sa vie. Quoiqu'elle veuille, je serais à ses côtés et si par miracle, elle me choisit aussi, alors je serais le connard le plus chanceux parce qu'elle est parfaite ! Peu importe si c'est le temps d'une vie ou pour l'éternité, je lui donnerais tout ce qu'elle désire parce que tout ce que je veux, c'est son bonheur. J'ai enfin trouvé ma compagne Rose et j'espère que tu seras présent pour moi et pour elle si elle veut de moi. Ensuite, si elle décide un jour d'être transformée, en comprenant tout ce que ça implique, j'espère que tu seras à nos côtés. Je suis un monstre, ça je le sais, j'ai fait des choses horribles tout au long de mon existence, mais je ferais tout pour elle, quoiqu'elle me demande, je le ferai.

Elle était bouleversée et je voyais le venin s'accumuler dans ses yeux, des larmes qui ne couleront jamais.

Je me retournai pour rentrer et être là à l'arrivée de Bella. Emmett était inquiet de ne pas voir Rose rentrer avec moi, mais Alice le rassura.

- Ne t'inquiète pas, elle va bientôt rentrer. Et tu as dit ce qu'il fallait Jasper, dit Alice en me faisant un clin d'œil.

Mais je n'eus pas le temps de la questionner que j'entendis la voiture de Carlisle remonter l'allée. Rosalie rentra au moment où Carlisle se gara dans le garage tout en m'ignorant. Carlisle poussa le fauteuil roulant de Bella et entra dans le salon. Elle se sentait stressée et anxieuse. Tout le monde l'accueillit en la saluant et en lui souriant, mais elle se sentit encore gênée jusqu'à ce qu'elle parle.

- Euh… je voulais m'excuser pour l'autre nuit… et d'être partie…

Sa voix se brisa sur la fin. Heureusement, Emmett rompit ce moment gênant.

- Tu es pardonnée si on fait une course de fauteuil roulant ! Dit-il excité en rigolant.

Cela eut le don de la détendre un peu.

- Ce n'est pas un jouet, Emmett, le réprimanda Carlisle en allant embrasser Esmé.

Mais Bella s'approcha de lui.

- Si tu es prêt à perdre, je n'y vois aucun problème, dit-elle malicieusement.

- Oh oh, j'adore les défis ! Dit Emmett en rigolant.