POV Bella

J'avais passé la soirée de lundi soir à feuilleter les livres qu'Alice m'avait passés. Il y en avait vraiment beaucoup. J'y passais aussi ma journée de mardi et j'y étais encore quand tous rentrèrent du lycée. Ils m'aidèrent avec certaines notions, chacun avait sa spécialité et ils étaient tous très patients.

Le lendemain, je me levais tôt et j'étais un peu stressée de la rencontre avec le proviseur du lycée. Je décidai de mettre le jean qu'Alice m'avait offert, mes autres jeans n'étant pas de toute jeunesse, mais je gardai mon sweat zippé à capuche. On était à Forks et si des vampires vivaient ici, c'était parce qu'il ne faisait jamais beau ! Alors, je préférais avoir des vêtements chauds et confortables.

- Comment tu te sens ? Me demanda Esmé en partant.

- Un peu nerveuse.

- Tout va bien se passer, tu verras.

Nous arrivâmes au lycée pour onze heures et le directeur nous reçut tout de suite. Il étudia mon dossier et en plus des matières principales, c'est-à-dire littérature, histoire-géographie, langues, mathématiques, physique-chimie, SVT, EPS, je pouvais choisir une ou deux options. Je pris donc histoire des arts et études des civilisations. Je pourrais faire ma rentrée dès lundi et il me donna mon emploi du temps. Je sortis de son bureau avec Esmé un peu avant midi et tout le monde finissait à midi le mercredi.

- Tu veux les attendre et rentrer avec eux ?

- Ça ne te dérange pas ?

- Non, pas du tout.

Elle m'indiqua les deux voitures qu'ils avaient prises et je les attendis devant tandis qu'Esmé partait. Cinq minutes plus tard, la sonnerie retentit et je commençais à voir plein de monde sortir et rejoindre le parking. Emmett et Rosalie furent les premiers à sortir et Emmett courut vers moi et me prit de nouveau dans ses bras. J'étais vraiment mal à l'aise là, surtout avec tout le monde qui nous fixait du regard.

- Il va falloir que tu t'y habitues Bella, Emmett est toujours débordant de joie et il faut que ça sorte d'une manière ou d'une autre, me dit Edward en arrivant avec les autres.

D'accord, je n'étais pas sûre de m'y habituer, mais je pouvais gérer, enfin, je crois.

- Montre-nous ton emploi du temps, me dit Rosalie.

J'avais presque tous les cours soit avec Jasper, Rose ou Emmett et un avec Edward, mon option histoire des arts qui mélangeait toutes les classes. Je n'avais pas de cours avec Alice, et j'étais seule en études des civilisations. Il y avait un peu moins de monde sur le parking, mais tous les yeux étaient braqués sur nous, ce qui me mettait mal à l'aise. Mais je me doute bien qu'avec leur beauté surnaturelle, ils devaient attirer l'attention. J'espérais pouvoir passer entre les mailles de cette attention.

- Bon, maintenant que tu es inscrite au lycée, il va falloir faire quelque chose ! Vestimentairement parlant, je veux dire.

Je regardai mes habits du jour. Je plissai les yeux, un peu vexé.

- Non, parce que franchement, tu dois avoir deux jeans et ce n'est clairement pas suffisant.

- J'en ai quatre avec celui que tu m'as offert. C'est suffisant pour moi.

- Ce n'est suffisant pour personne ! Il faut qu'on aille faire du shopping.

- Tu oublies qu'il te reste quatre jours.

- Mais tu fais ta rentrée lundi, il faut que tu sois prête avant.

Elle n'avait pas totalement tort… Elle sourit, me voyant capituler.

- À une condition, je choisis les magasins. Et c'est juste pour cette après-midi, après, plus de shopping jusqu'à dimanche.

Elle fit la moue, mais était quand même contente vu qu'elle sautillait sur place.

- Dis-moi que tu as un plan ? Me demanda Jasper.

- Ne t'inquiète pas, elle comprendra au premier magasin, dis-je, souriant d'avance.

J'avais hâte de la voir rentrer dans une friperie.

- En route, alors, déclara Jasper.

Il m'ouvrit la porte de la jeep d'Emmett et fit le tour tandis que le couple s'installa à l'avant. Jasper fit le tour pour s'asseoir à côté de moi. Alice et Edward montaient dans la voiture de ce dernier.

Je ne m'attendais pas à ce qu'il vienne tous, mais j'étais ravie que Jasper nous accompagne. Le trajet fut très rapide.

- Les vampires aiment la vitesse et donc conduire rapidement, m'informa Rosalie, même si ce n'est pas aussi grisant que de courir.

Evidemment. Je leur indiquais de se garer dans une rue avec plusieurs commerces à l'entrée de la ville. J'avais remarqué une friperie quand Carlisle m'emmenait à mes réunions. Fier de moi, je poussais Alice pour l'empêcher de rentrer dans tous les magasins de grandes marques.

- Allez Alice, on y est presque.

Je m'arrêtai devant la friperie.

- Ta da !

Je vis Alice perdre son sourire, et même Rosalie fit une grimace, ce qui me fit rire.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda Alice avec dédain.

- Le commun des mortels appelle ça une friperie. Ne jugez pas avant d'avoir essayé.

- Franchement, une semaine et demie sans shopping et tu m'emmènes dans une friperie, râla Alice. En plus, je ne porte jamais de vêtements d'occasion.

J'ouvris la porte pour rentrer et tout le monde me suivit. Une vendeuse nous a accueillis poliment et nous a laissé faire le tour.

C'était vraiment très drôle de voir Alice déambuler dans ces rayons. Les garçons s'amusaient bien aux dépens d'Alice et Rose aussi.

- Tu trouves vraiment tes vêtements ici ? Demanda Alice.

- Évidemment.

Je pris une écharpe et lui passai autour du cou.

- Mouais, ça ne vaut pas un Prada, bouda-t-elle.

- Encore heureux ! Tout le monde ne cherche pas des vêtements hors de prix. Dans ce genre d'endroit, il faut fouiller et être créatif, tu pourrais trouver une perle.

Elle haussa les épaules et s'éloigna. Moi, j'allais au rayon jeans. Finalement, tout le monde se prêta au jeu et les filles trouvaient de jolies fringues même si je doute qu'elles achètent quoi que ce soit ici. Je les regardais faire devant la glace en essayant des robes ou des t-shirts en les tenant devant elles. Elles étaient vraiment belles, avec un corps magnifique. Je n'étais pas du genre jalouse, mais il est vrai qu'il y a de quoi se trouver insignifiante à côté d'elle.

- Tout va bien ?

- Argh ! Jasper, tu m'as fait peur, sursautais-je.

- Désolé, dit-il avec un petit sourire. Tu avais l'air perdue dans tes pensées.

- Je l'étais, en effet.

Je farfouillai distraitement parmi une pile de vêtements.

- Tu as trouvé des choses intéressantes ? me demanda-t-il.

- Je pense avoir trouvé tout ce qu'il me faut.

Je lui montrai les vêtements que j'avais en main, c'est-à-dire trois jeans et plusieurs pulls et t-shirts, mais surtout des sweats à capuche.

- Tu aimes vraiment les sweats à capuches, rigola-t-il.

- Dit-il alors qu'il porte actuellement un pull à capuche, répondis-je.

- Je plaide coupable.

Finalement, les filles commençaient à s'impatienter et rejoignirent Edward et Emmett devant le magasin.

- Et toi, tu as trouvé ton bonheur ? Lui demandais-je pour plaisanter.

- Je ne sais pas, il y a tellement de choix, dit-il en faisant mine de réfléchir.

- Je pense que… je pris un chapeau melon derrière lui, ça, ça t'irait bien.

Il se regarda dans un miroir et grimaça.

- Pas sûr que ça me convienne, dit-il.

- Alors, celui-là ?

Je remplaçai le chapeau melon par un chapeau en paille.

- Déjà mieux, mais je suis sûr qu'on peut faire mieux.

Je vis le chapeau de cow-boy et lui mit sur la tête.

- Ah, le Texan en moi se réveille, dit-il en amenant une main au chapeau et baissa la tête. Ma'am.

Il releva la tête avec un petit sourire en coin. Wow. Beaucoup trop sexy. Je rougis et toussotai pour reprendre contenance.

- Euh, on y va ?

Il acquiesça en posant le chapeau et on se dirigea vers la caisse. La vendeuse bipa les articles en les mettant dans un sac. J'allais sortir mon porte-monnaie quand je vis Jasper sortir le sien.

- Tu fais quoi là ? Lui demandais-je.

D'accord, j'ai peut-être plombé l'ambiance. Il me regarda mal à l'aise.

- Euh… je paye ?

Bella, ne sois pas cassante.

- En effet, tu payes, dis-je en sortant mon porte-monnaie avec du liquide qu'il m'avait donné et qu'il me restait. Écoute, vous avez déjà fait beaucoup pour moi, mais je peux, je veux et je vais payer ces fringues, déclarais-je en donnant les billets à la vendeuse.

Jasper pinça ses lèvres et remit son portefeuille dans sa poche. La vendeuse me tendit ma monnaie, mon sac et on sortit du magasin. Rosalie et Alice étaient en train de parler de chaussures qu'elles avaient vues dans une boutique à côté, mais je rappelai à Alice le pari. Elle bouda et on décida de rentrer.

Assise sur la banquette arrière, à côté de Jasper, me sentant fatiguée, je posai ma tête sur la vitre et me laissai bercer par la voiture.

Je me réveillais quand le moteur s'éteignit. Carlisle et Esmé n'étaient pas là. J'allais déposer mes affaires dans la chambre et retournai au salon pour étudier. Ce soir-là, j'étudiais la littérature principalement avec Edward. J'avais l'impression qu'il se sentait plus à l'aise en ma présence, même si j'imagine que l'odeur de mon sang devait être un combat permanent pour lui.

Le vendredi, Carlisle m'emmena à une réunion. Je préférais ne pas parler aujourd'hui, je ne savais pas quoi raconter, me contentant d'écouter les autres, mais je retrouvai Ryan à la fin.

- Tu vas bien ? Tu n'as pas voulu parler aujourd'hui ?

- Oh, oui, ça va. Je préférais écouter aujourd'hui…

- Est-ce qu'il y a quelque chose qui te tracasse ? Demanda-t-il en me tendant un verre d'eau.

- Non. Enfin, je ne sais pas. Je… je retourne au lycée lundi dans un nouvel établissement et je crois que je suis un peu stressée, avouais-je.

- Eh bien, tout d'abord, je suis ravi que tu reprennes les cours. Et puis ça prouve que tu avances. Tu sais, dans le programme, ils disent qu'avoir un cadre, un rythme de vie aide, il te faut juste des repères. Par ailleurs, les études, c'est important.

Je rigolai doucement.

- On croirait entendre un prof, plaisantais-je.

- C'est vrai. J'en suis un.

- Oh… désolé je ne voulais pas te vexer.

- Y'a pas de mal, ne t'inquiètes pas.

Il fut coupé par la sonnerie de son téléphone.

- Oh, désolé. Il faut que j'y aille.

- Pas de problème. À bientôt.

- À la semaine prochaine.

Il me fit un signe de la main avant de sortir. J'envoyai un message à Carlisle et l'attendis devant.

- Tu es prête pour ta rentrée lundi ?

- Je crois ?

Il rigola.

- Je suis sûr que tout ira bien. Et puis, tu ne seras pas toute seule.

- C'est vrai…

Le week-end passa rapidement, j'avais lu beaucoup de livres, mais surtout, j'avais eu un résumé complet sur chaque matière. Et finalement, lundi arriva.