Chapitre 6 : Ministère et Baguette.
Ce n'est qu'au bout de deux longues semaines qu'Elisabeth vint chercher la jeune Grindelwald pour l'emmener au Ministère de la Magie afin de régulariser sa situation. Le couple de fermiers qui l'hébergeait était tout ce qu'il y a de plus gentil avec elle : en plus de lui offrir le gîte et le couvert, ces derniers la faisaient participer aux tâches quotidiennes afin de la tenir occupée et qu'elle ne s'ennuie pas. Confinée et mise au secret, Aradia ignorait tout du lieu exact où elle se trouvait, cependant en parlant avec la fermière la jeune fille avait vite compris qu'ils devaient être quelque part en Grande-Bretagne Fait corroborer par la présence d'un journal sorcier qui l'avait fait sursauter lorsqu'elle avait constaté que les photographies bougeaient sur le papier comme si elles étaient vivantes. Partageant son temps entre la lecture des ouvrages que sa tante lui avait prêté sur l'histoire de la magie et sa participation aux activités de la ferme, l'image de sa sœur de cœur ne cessait pourtant de revenir la hanter. Que pouvait-elle devenir ? Était-elle seulement vivante ? Elle avait bien espéré obtenir des réponses de sa bienfaitrice mais cette dernière avait éludé le sujet, lui promettant de se renseigner lorsqu'elle le pourrait. Aradia n'était pas bête et encore moins idéaliste : elle avait bien comprit que le sauvetage de son amie n'était pas la priorité du moment et que se chances de la revoir diminuaient toujours plus au fil du temps.
Lorsqu'elle était revenue, Elisabeth Morganach fit cadeau à sa jeune protégée de plusieurs vêtements plus en adéquation avec son monde comme la robe de sorcière qu'elle avait enfilé à l'occasion de leur sortie. En se regardant dans la glace elle ne pût s'empêcher de sourire : son reflet n'avait rien à voir avec celui qui lui était renvoyé à son arrivée. Les yeux pétillants, elle avait repris quelques kilos plus que bienvenus et ses cheveux blonds avaient presque retrouvé leur éclat d'origine Comme une renaissance après tout ce temps de privations et de manque d'hygiène.
Désormais devant l'âtre de la cheminée du salon, sa tante avait jeté une poignée de poudre à l'intérieur, provoquant un feu magique crépitant de couleur verdâtre. De la « Poudre de Cheminette » lui avait-elle dit: une magie qui permet de se déplacer en un instant. C'est le cœur battant qu'elle se lança pour apparaître soudainement dans un immense hall où s'affairait des dizaines de personnes.
- Bienvenue au Ministère de la Magie Anglais, dévoila Elisabeth en souriant.
POV Aradia
Devant tant de nouveautés, je ne sais plus où donner de la tête. Partout il y a quelque chose à voir : des sorciers qui apparaissent dans d'autres cheminées attenantes à celle qu'on a utilisé, d'autres qui courent en tous sens ou encore ces missives en papiers qui flottent allègrement dans l'air en cherchant leurs destinataires… Et que dire de ces petits gobelins qui piaillent juste à côté sur le cours du gallion et des taux d'intérêts du moment. Heureusement les livres qu'on m'a prêté durant mon séjour à la ferme me permettent d'avoir quelques notions sur ce qui m'entoure et ne pas être totalement perdue ou forcée à poser une quantité de questions assommantes qui auraient raison de la plus patiente des personnes. Ma tante me fait signe de la suivre, traversant avec assurance le flot ininterrompu de la foule. Je reste dans son sillage en continuant de lâcher plusieurs coups d'œil curieux autour de moi. Nous passons devant une gigantesque statue faite d'or trônant au milieu du hall où est représentée un sorcier et plusieurs autres créatures magiques à ses pieds dans un état de quasi-vénération. Pas très égalitaire tout ça. Devant mon air intrigué, la Morganach croit bon de me préciser :
- Les sorciers dirigent la communauté magique. Ce sont eux qui font les lois dont dépendent les autres créatures magiques. Inutile de te dire qu'un léger sentiment de supériorité anime le Ministère.
- Et les créatures magiques se laissent faire ?
- Plus ou moins. Il y a eu des révoltes dans un lointain passé mais de nos jours c'est plutôt bien accepté. Certains comme les gobelins ont des rôles clefs dans notre société et ils le savent. Ils préfèrent ne pas gaspiller leur énergie à entrer dans des luttes interminables mais plutôt à amasser des trésors. Ta grand-mère a d'ailleurs joué un rôle clef dans le dénouement d'une révolte d'une faction de gobelins hostiles aux sorciers.
- C'est… Bizarre.
Elle me répond d'un sourire avant de me presser d'avancer. Nous faisons encore quelques mètres pour rejoindre un des ascenseurs et l'emprunter. Un groom arborant un uniforme rouge et à la tête surmonté d'un calot nous ouvre la grille avant de nous inviter à entrer.
- Département de la Justice Magique je vous prie.
L'employé hoche la tête avant d'abaisser une grosse manette qui agite la cabine assez vivement à tel point que je suis obligée de me retenir à ma tante pour éviter de me retrouver la tête la première à terre. Le trajet ne dure qu'une poignée de secondes avant que le sorcier n'annonce :
- Département de la Justice Magique, niveau 2.
Elisabeth prends la tête, ouvrant la voie vers notre destination. Nous traversons plusieurs couloirs et rencontrons diverses personnes, avant d'arriver à notre but : une porte arborant une plaque « Service de l'éducation et de l'enfance ». Ma tante l'ouvre et vient se présenter à l'accueil tenu par une jeune sorcière visiblement alerte. Elle a tôt fait d'identifier son interlocutrice.
- Ah Madame Morganach, enchantée de vous voir. Pile à l'heure, comme d'habitude.
- Miss Hopkrik, comment allez-vous ?
- Ma foi, plutôt bien. Je voulais vous remercier pour mon frère et le petit rendez-vous que vous avez arrangé entre lui et cette fille du ministère de la coopération magique.
- Que voulez-vous ? Annonce théâtralement Elisabeth. Si deux êtres sont fait pour être ensemble il est de mon devoir de les réunir… Et puis, qui sait ce que cet amour donnera dans le futur ?
C'est sur ces mots que la secrétaire se lève et vient taper à la porte jouxtant son bureau.
- Monsieur Skeeter ? Madame Morganach est là pour votre rendez-vous de 14 heures.
Une voix nous invites à entrer et c'est finalement dans un bureau croulant sous les dossiers que nous arrivons. L'homme joufflu aux grandes moustaches en guidon qui se tient devant nous semble à bout de souffle lorsqu'il vient présenter ses hommages.
- Ah Elisabeth, content de vous revoir. Ma foi il me tardait d'en finir avec cette histoire. Avec l'agitation qui règne côté moldu mon service croule sous les dossiers. Vous n'imaginez pas tout le travail qui s'accumule.
- Et je vous en remercies d'autant d'avoir fait si vite et votre discrétion. Vous imaginez bien la situation dans laquelle nous nous trouvons.
- C'est tout à fait normal, dit-il modestement. Ce n'est qu'un juste retour des choses après avoir accepté en stage ma petite dernière. Elle rêve de devenir professeur voyez-vous…
- Je suis sure qu'elle en a l'étoffe. Comptez sur moi pour suivre sa carrière avec le plus grand intérêt Georges.
Ravi de ces paroles, il se tourne vers moi tout sourire.
- Voici donc la jeune lady en question. Voyons… Fait-il en ouvrant un gros livre relié. Fille de… Hum, Gellert Grindelwald et Lorelei Morganach, décédée. Nous allons tout de suite à ce qui nous intéresses. Sans parents capable de vous élever, votre tante s'est proposée pour détenir l'autorité parentale. Bien que nous n'ayons pas l'accord explicite de votre père qui pourrait prétendre à émettre son véto, il a été convenu de prendre en compte l'abandon dont vous avez été victime de sa part lorsque vous étiez enfant. Aussi, il n'a plus aucun droit sur vous. Pas d'objections ? me demande-t-il par-dessus le livre.
Je confirme, heureuse d'entendre que je n'ai plus aucun lien légal avec lui.
- Parfait, parfait. Il ne reste que quelques documents administratifs à remplir mais ça ne devrait pas poser de problèmes. Le Ministère va donc également accorder à votre tante votre tutelle financière qui pourvoira à vos besoins jusqu'à votre majorité.
Il me dévisage un moment le temps que je comprenne bien ce que tout cela implique avant de poursuivre.
- Ma foi si tout pouvait se passer aussi bien, s'exclame Georges de ce rapide dénouement. Reste encore la question de sa scolarité. Son nom a été inscrit aux registres de Poudlard qui est bien sûr disposée à l'accueillir. J'émettrais toutefois une petite réservé sur le nom de famille qu'elle va utiliser. Morganach me paraît plus… Disons plus discret que Grindelwald par les temps qui courent. Elle devra bénéficier d'un programme spécial pour compenser ses lacunes dans le domaine magique et se remettre à niveau. Je compte sur vous pour l'accompagner ?
- Bien entendu.
- Très bien. Je vous enverrai les parchemins officiels à signer et nous renvoyer aussitôt que possible.
- Merci encore.
Alors que nous nous empruntons le chemin inverse pour quitter le Ministère, je ne peux m'empêcher de questionner ma tante sur ce que je viens d'apprendre.
- Alors vous êtes professeur ?
- Exactement. Professeur d'étude des Runes pour être précis. Une matière où j'espère te retrouver. Je sais que tu vas avoir une charge de travail assez conséquente pour rattraper ton retard, mais cette option te sera fort utile pour comprendre ton pouvoir.
- Vous pensez que j'y arriverai ?
- Très certainement. Ta grand-mère avant toi a également intégré Poudlard à ses quinze ans. Tout comme notre ancêtre Isidora avant elle, qui a même été professeur en son temps, et ça ne les a pas empêché de devenir toutes les deux de puissantes sorcières.
- J'aimerai beaucoup en savoir plus sur elles.
- J'ai plusieurs grimoires et carnets qui ne demandent qu'â être lu. Connaître notre histoire est très important si tu veux comprendre qui tu es… Et ce que tu veux devenir, termine-t-elle presque songeuse.
Chemin de Traverse.
Une fois ces formalités faites, Elisabeth emmena sa protégée sur le Chemin de Traverse afin de lui faire découvrir un peu plus le monde des sorciers. Pour ce faire, elles utilisèrent une nouvelle fois le réseau de Cheminette pour s'y rendre directement et ainsi éviter de passer du côté Moldu et de l'ambiance anxiogène de la guerre qui y régnait. Il était vital que la jeune sorcière garde l'esprit clair et concentré afin de décider quoi faire de sa future vie scolaire sans être parasiter par d'autres sujets. Bien sûr la Morganach avait une idée bien arrêtée sur la question. Il lui suffisait juste de l'aiguiller sur la voie qu'elle-même avait choisie pour sa nièce. Elle attendait ça depuis tellement longtemps… Lui laissant un peu de temps pour s'aérer elles déambulèrent dans l'avenue afin de lui présenter ce que ce monde avait à lui offrir. Une des boutiques attira principalement son attention : celle du vendeur de baguettes Ollivander.
- Je sais que tu as gardé celle de ton père, mais je pense qu'il faudrait tout de même demander son avis à un spécialiste, l'informa-t-elle en l'enjoignant à franchir la porte d'entrée.
Elle aussi désireuse d'en apprendre un peu plus, Aradia hocha la tête pour signaler son accord. Sa tante avait raison : après tout qui de mieux qu'un vendeur de baguettes pour la renseigner ? Elisabeth insista pour la laisser en lui expliquant que cette étape importante dans la vie d'un sorcier devait être vécue seul. Le carillon sonna, amenant un jeune Garrick Ollivander affairé dans l'arrière-boutique à son bureau.
- Bonjour Miss. Miss ?
- Grindelwald, dit-elle spontanément en oubliant de ce fait le conseil que sa tante lui avait donné sur l'importance de rester discrète sur son nom paternel, l'esprit absorbé par cet endroit.
- Vraiment ? S'étonna le sorcier en plissant les yeux. Voilà qui est peu commun.
- Plutôt Morganach, corrigea-t-elle gênée.
Désireuse de ne pas s'attarder sur la question, elle dévoila sa baguette pour la lui présenter.
- J'aimerai en apprendre un plus sur elle. Elle m'a été léguée par une parent éloigné qui est décédé il y a peu.
Ollivander prit celle-ci avec précaution et l'examina minutieusement. Il marmonna dans sa barbe, lâchant de bref « hum » ou « je vois », avant de se saisir de sa propre baguette et la passer par-dessus en murmurant quelques incantations incompréhensibles.
- Une baguette intéressante. Ancienne à n'en pas douter. 38 centimètres et sans me risquer je pencherais pour du bois de Sureau. Un bois fait pour des baguettes puissantes mais souvent capricieuses et à l'allégeance changeante si elles venaient à juger leurs propriétaires indignes d'elles.
- Si elles « jugent » ? s'étonna Aradia. Vous voulez dire que les baguettes sont vivantes ?
- D'une certaine façon, murmura son interlocuteur. La science des baguettes est tellement complexe que nous sommes loin de tout connaître à leur sujet. Pour ce qui est de celle-ci, l'écho qu'elle produit dévoile un cœur en crin de Sombral. Très rare et difficile à maîtriser. Adapté à ceux qui ont vu la mort de près dit-on.
- Vu la mort ?
Le sorcier se permit un léger sourire en coin.
- C'est ce qu'on dit. Il faut que vous sachiez qu'il n'y a pas de règle bien précise sur l'association d'une baguette et d'un sorcier. Certaines choses se font sans qu'on puisse vraiment dire pourquoi… Mais ce qui est évident c'est qu'elle a encore des… Traces de son ancien propriétaire. Je suis au regret de vous informer que sa loyauté ne vous est pas totalement acquise. Etrange si, comme vous dites, votre parent est réellement décédé car je perçois encore la fidélité à son ancien propriétaire. Comme si elle n'avait pas été totalement conquise. C'est quelque chose qu'on ressent lorsque l'on est dans le métier.
Il la porta à son oreille, comme si cette dernière lui chuchotait quelque chose, avant de la scruter intensément. Une étincelle d'envie traversa brièvement ses yeux, rendant instantanément méfiante sa jeune cliente. La Baguette de Sureau avait-elle un quelconque pouvoir d'attraction ? Ce vendeur pouvait-il percevoir les murmures de sa douce amie lui aussi ?
- Je n'utilise pas ces ingrédients pour mes baguettes. Il existe peu de fabricants qui arrivent à ce niveau de qualité car malgré son âge elle a gardé toute sa puissance. Remarquable.
Aradia s'empressa de la récupérer des mains du vendeur, peu encline à se la voir subtiliser… Ou que ce dernier n'arrive à l'identifier. Car d'après sa tante, cette dernière serait très convoitée dans le monde sorcier. Quoi de plus normal si elle était si puissante qu'on le raconte ? Le vendeur l'observa quelques instants avant de proposer :
- Peut-être voudriez-vous… L'échanger contre une nouvelle ? proposa-t-il d'une voix étrange. Je suis sûr que nous pourrions en trouver une autre qui vous correspondrait. Je peux également vous en donner une coquette somme… Il est tellement rare de voir une si belle création.
- Non merci, déclara la Grindelwald à un Ollivander à la fois déçu et agacé de se voir refuser cette merveille. J'ai une autre question.
Malgré sa frustration, Garrick tenta ne rien faire paraitre en affichant un sourire de façade. Il ne s'avouait pas encore vaincu pour autant. Cette baguette l'attirait sans qu'il ne comprenne encore pourquoi et il était résolu à éclaircir ce mystère.
- Je vous écoute ?
- Un sorcier est-il limité à une seule baguette ? Imaginons que je perde totalement son allégeance, quelle solution s'offre à moi ?
- Une question judicieuse et pleine de pertinence. En réalité, il n'y a pas de règles. Beaucoup de sorciers et de sorcières en possèdent plusieurs pour diverses raisons comme une sensibilité particulière à une forme de magie. Certaines baguettes sont plus efficaces dans certains domaines que d'autres donc tout dépend de l'utilité que vous en avez. Il arrive même que deux baguettes appartenant à un seul sorcier entrent en conflit pour gagner le cœur de son maître.
Aradia dodelina de la tête, assimilant toutes ces informations. Après un regard sur la baguette, elle demanda :
- Puis-je en essayer une autre. Si comme vous dites elle ne m'est pas totalement loyale, j'aimerai en posséder une qui le soit en attendant de comprendre pourquoi ?
- Très certainement. Peut-être même allez-vous plus vous entendre avec cette dernière et ne plus avoir d'utilité de celle que vous possédez déjà.
Aradia ne commenta pas cette dernière remarque, patientant, tandis que le vendeur balayait du regard certaines étagères à la recherche de la baguette idéale pour sa cliente. Il marmonnait, laissant sa main frôler certaines boîtes tout en murmurant « quelque chose d'exotique peut-être… non pas toi… Trop classique… » avant d'en sélectionner deux. Il lui proposa la première :
- Chêne rouge, crin de licorne, 23,5 centimètres.
La jeune sorcière prit la baguette mais rien ne se passa. Garrick lui tendit immédiatement l'autre qui cette fois cracha plusieurs étincelles qui vinrent défaire toute une rangé d'étagère. Après un rapide « réparo », Ollivander intensifia ses recherches.
- Houx, 27 centimètres, plume de Phénix ?
Une nouvelle fois la Grindelwald n'obtint pas plus de résultats. Aradia commençait à craindre qu'aucune ne puisse lui convenir et qu'elle soit contrainte de garder celle qu'elle possédait sans pour autant disposer de toute son allégeance. Le vendeur de baguette s'enfonça un peu plus dans sa réserve avant de revenir avec une unique boite, visiblement très ancienne.
- Je crois avoir trouvé. Celle-ci : tilleul argenté, plume d'Hippogriphe, 29 centimètres, plutôt dure, lui annonça-t-il en la lui tendant.
Sans qu'elle ne sache pourquoi, Aradia sentait que cette dernière allait être la bonne. Lorsque sa main se posa sur la baguette, une brusque chaleur la traversa, faisant vibrer la pièce d'énergie magique. La sorcière comprenait maintenant pourquoi Garrick parlait de symbiose entre la baguette et son propriétaire. Ce sentiment était si… Exaltant.
- Merveilleux. Il faut que vous sachiez qu'elle a été faite par mon arrière-grand-père. A l'époque ma famille utilisait une gamme d'ingrédients plus importante pour composer les cœurs de baguettes. Le tilleul argenté s'accorde généralement avec un maître enclin au don de voyance ou à l'occlumencie et une plume d'hippogriphe, bien moins puissante que d'autres ingrédients, dévoile une attirance aux grands espaces et à la nature. Elle est la dernière qui me restait en boutique datant de cette époque. Content de la voir enfin partir avec sa sorcière, lui dit-il en passant derrière son bureau pour encaisser l'achat.
Il lui rappela une nouvelle fois qu'il serait ravi de discuter de la Baguette de Sureau avant de la laisser partir. Heureuse d'en savoir un peu plus et constatant qu'il lui restait encore un peu de temps avant de rejoindre Elisabeth, la jeune fille se dirigea vers une librairie qu'elle avait repéré en où s'exposait de gros grimoires en vitrine. Elle se faufila à l'intérieur, s'attardant un moment sur les différents rayons. Les thèmes proposés étaient très variés allant d'une recette de cuisine à d'obscurs sortilèges Egyptiens datant de l'époque des pharaons. Une vie entière ne suffirait pas à tout lire. A l'intérieur une puissance sourde couvait Comme si tous ces secrets se tapissaient dans l'ombre prêts à révéler toute leur magie. La jeune fille quitta la boutique les mains vides en se promettant un jour d'y retourner avant de rejoindre sa tante.
