Bon.
Bonjour toustes! J'espère que vous allez bien, que vous avez passé de belles fêtes et j' en profite pour vous souhaiter une bien belle année 2023 !
Je me confond en excuses pour le retard que cette fic a pris, je vais essayer de trouver un rythme d'écriture viable avec les contraintes étudiantes, sachez en tout cas que ce n'est pas l'envie qui manque.
Voici donc enfin le chapitre 9 de Capitulation, dûment revu et corrigé, afin de relancer des publications de chapitres hebdomadaires, ou bien au pire bi-mensuelles !
N'hésitez pas à m'envoyer des reviews, d'autant que je pense qu'il y a un soucis avec les reviews de cette Fic, j'ai peut être réussi à régler le problème mais j'attends de voir si je reçois bien vos retours pour en être sure.
Bonne lecture !
Chapitre 9 - Punition
Rapport 03
Jaeger a repris ses occupations ménagères après que nous ayons rapidement passé en revue les règles de conduite qu'il devra adopter durant les trois mois de cohabitation.
Rien à signaler hormis une légère entorse à ces nouvelles règles, certes prévisible, mais qui n'en mérite pas moins une correction.
Caporal Rivaille Ackerman
…
« CHBLOUM »
Fit le derrière d'Eren en rencontrant violemment le parquet de sa chambre, le réveillant brutalement de sa nuit de sommeil réparateur. Il grimaça sous la vive lumière qui inonda ses yeux, l'éblouissant quelques secondes, avant d'ajuster sa vue et de regarder autour de lui, essayant de comprendre où il était et ce qu'il venait de lui arriver.
« Debout Jaeger. » Ordonna une voix lasse qui fit frissonner tout son corps.
Le titan leva les yeux vers son caporal, debout devant lui à côté de son lit, et qui venait vraisemblablement de lui arracher ses couvertures avec une telle force qu'il l'avait envoyé rejoindre le sol lors de l'entreprise. Il serrait encore la pauvre couverture dans son poing, et il n'avait pas l'air content. Enfin encore moins que d'habitude. Eren serra les dents en se tassant un petit peu.
« Bonjour Caporal. » Grogna t-il en se frottant le bas du dos, déclenchant un petit élancement qui lui affirma qu'il aurait bien un beau bleu sur les fesses.
« Tch. » Lui répondit simplement Rivaille avant de lancer les couvertures sur son lit, et de se détourner du titan en lui montrant d'un geste vague de la main les tartines et la tasse de thé fumante qu'il avait déposées sur la petite table à quelques pas du lit.
« Mange, et habille toi. Dans moins de 30 minutes, je veux que tu sois devant la porte de mes appartements. » Prononça t-il froidement, avant de sortir de la chambre du jeune homme sans un regard en arrière.
Eren déglutit en se levant péniblement du sol froid de sa chambre. Il s'installa à table et commença à manger, le regard vide.
Qu'est ce qui s'est passé ? Se dit-il en essayant de se réveiller pour de bon, balayant la pièce de ses yeux endormis. Et puis une grosse migraine lui vrilla les tempes, et il se rappela avec précision de la journée de la veille : la longue discussion avec son caporal, le contrat, le … baiser ? Le titan secoua la tête. Il avait rêvé tout ça ? Il continua à regarder autour de lui. Non, ça avait l'air réel, cette pièce, ses affaires, et l'étrange solitude qu'il ressentait dans cette chambre trop grande.
Bon d'accord. L'aile ouest c'est vrai. Mais le contrat ? Se demanda le titan, sachant pertinemment que c'était presque impossible qu'il ait imaginé tout ça. Et puis il s'en rappelait bien trop précisément pour que ce n'ait été qu'un rêve. Il se rappelait des lignes écrites à la plume remplissant son champ de vision, du calme olympien de son caporal alors qu'il lui proposait des relations -il déglutit- intimes, et la sensation des lèvres de Rivaille sur les siennes déboula avec force et fracas dans son esprit. Il avait signé le contrat. Il avait accepté que son supérieur ait la main mise sur… Et bien absolument tout de lui pendant des semaines. La tête lui tourna quelques instants, mais il reprit vite contenance. Evidemment qu'il avait signé ce contrat, ce n'est pas comme si il avait eu le choix de toute façon. Une part de lui, qu'il ne connaissait pas, prit soudainement la parole et lui rappela que c'était exactement ce à quoi Rivaille s'était employé des heures durant, lui laisser le choix.
Il se rappela, sans toutefois vraiment trop y croire de l'attitude de son supérieur la veille, le ton qu'il avait employé, la patience dont il avait fait preuve. D'un seul coup, la nervosité le reprit. Rivaille était-il pleinement sérieux avec ce contrat ? Il lui était impossible de croire que cet homme acariâtre était capable de déployer autant d'effort et d'empathie, surtout pour quelqu'un comme lui. Non. Le caporal était sûrement en train de planifier quelque chose pour le contraindre à lui obéir. Il y mettait seulement plus de formes qu'à son habitude, voilà tout. Une sorte de deuxième conscience lui fit sentir que son raisonnement ne tenait que moyennement la route, mais il la fit se taire et l'envoya dans les profondeurs abyssales de l'oubli.
Bien sur qu'il avait signé ces foutus papiers, se reprit-il à penser, puisqu'il était vital pour lui de faire profil bas jusqu'à la première occasion qui se présenterait pour fausser compagnie à tout ce beau monde. Même si cette entreprise signifiait devoir à nouveau embrasser son supérieur, ou plus encore… Et bien ce serait peu cher payé pour atteindre son but.
Le titan termina son thé à la va-vite et se dressa droit sur ses jambes, résolu à jouer le jeu aussi longtemps que nécessaire, en s'auto-persuadant que de toute façon, rien de ce que Rivaille pourrait bien lui faire ne lui fera abandonner son plan, aussi étrange cet arrangement était-il. Au pire, il allait vivre une poignée de situation gênantes qu'il oublierai bien vite.
Il toqua à la porte des appartements du caporal, et attendit au moins dix minutes sur le seuil, alors que le panneau de bois demeurait clos. Étrange. Rivaille était parti ? Pourtant, il était dans les temps, se dit Eren en avisant la petite pendule murale accrochée entre la porte devant laquelle il se tenait et celle de sa propre chambre. Il s'appuyait alternativement sur sa jambe droite puis sa jambe gauche, chacune le tirant de plus en plus alors qu'il demeurait debout et immobile dans le couloir en ressassant ses pensées. Il ne savait vraiment plus à quoi s'attendre de la part de son caporal. Et malgré l'intense curiosité que toute cette situation lui inspirait, il s'en sentait aussi presque nerveux. Comment en effet pouvait-il adopter le meilleur comportement pour duper son caporal, s'il lui était impossible de prédire avec certitude les attentes de celui-ci ? Comment savoir même ce qui motivait réellement Rivaille à lui faire signer ce contrat ? Et au final, peut être que toute la matinée de la veille n'avait été qu'une vaste supercherie, et que Rivaille lui demandait juste de le rejoindre dans son bureau pour se moquer de sa naïveté ? Aussitôt que cette idée prit place dans son esprit, une pointe acérée qui ressemblait fort à de la honte et de la colère se mit à lui transpercer la poitrine.
Il eût à peine le temps de commencer à ériger un plan stratégique pour faire comme si il avait compris que tout ce dont lui avait parlé son supérieur la veille était une blague, avant que la porte devant lui ne s'ouvre brusquement, manquant de le faire tomber par terre sous la surprise.
Rivaille apparut devant lui, la main sur la poignée intérieure de la porte, le regard toujours aussi froid que lorsqu'il l'avait tiré du lit. Il se décala sur la droite pour laisser entrer Eren qui eut l'impression que sa tête venait de se vider entièrement sur le parquet de la pièce, et déglutit avant de se diriger mécaniquement vers les fauteuils qu'ils avaient longuement occupés la veille.
« Non. » Articula la voix morne. « Ici. »
Le jeune homme regarda son supérieur en se demandant où il voulait en venir, et vit qu'il pointait du doigt son bureau, qui avait changé de place. Au lieu d'être placé à côté de la fenêtre, seulement séparé du mur par la chaise en bois qui permettait de s'y attabler, il avait été déplacé presque au centre de la pièce, devant la grande fenêtre d'où poignait la lueur de l'aube. Eren se dirigea vers ledit bureau, s'arrêtant devant, avant de se retourner de nouveau vers son supérieur, ne sachant pas vraiment quoi faire.
« Vous-
« Tais-toi. » Prononça simplement Rivaille d'un ton étrangement profond, qui fit immédiatement se fermer la bouche du titan dans un claquement.
Le caporal s'avança lentement vers lui, et Eren sentit son pouls s'accélérer alors qu'il ne réussissait toujours pas à comprendre ce que voulait son supérieur.
Lorsqu'il ne fut plus qu'à quelques centimètres de lui, le titan se rendit compte d'à quel point leur différence de taille n'avait strictement aucune emprise sur l'ascendant qu'exerçait Rivaille sur lui quand il le regardait de cette façon, ses yeux emplis de sévérité et de condescendance braqués dans les siens. Le caporal passa quelques instants à le regarder fixement sans rien dire, avant de briser le silence de deux mots qui transformèrent instantanément les jambes du titan en nouilles trop cuites :
« Safe Words ? »
Eren écarquilla les yeux alors que son cerveau remettait tous les éléments en ordre. La matinée d'hier n'était en effet ni un rêve, ni une blague. Il était donc le soumis de son caporal. Qui était donc à présent son dominant. Qui lui demandait de lui rappeler ses Safe Words. Parce qu'il allait entreprendre une des choses inscrites dans le contrat. Son système digestif lui fit la sensation de tomber de plusieurs étages, et son coeur se mit à battre comme un dément dans sa poitrine. Rivaille leva un sourcil d'impatience qui lui fit l'effet d'un coup de fouet.
« Sina, Rose et Maria. » Récita t-il d'un souffle tremblotant.
Le caporal hocha la tête une fois, son regard s'adoucissant imperceptiblement, avant qu'il ne se détourne de son subordonné qui agrippa l'angle du bureau de ses deux mains pour s'empêcher de tomber à genoux par terre alors que ses jambes l'avaient vraisemblablement laissé tomber pour de bon.
« Assieds toi sur le bord de la table. Enlève ta chemise et tends les bras à l'horizontale devant toi. » Ordonna Rivaille en se dirigeant vers un des placards à côté de la cheminée.
Eren déglutit difficilement mais obéit promptement, passant sa chemise au dessus de sa tête avant de la laisser choir par terre à sa droite et de s'installer sur le bureau. Il avisa les marques sur son ventre en sentant ses joues chauffer, il n'était pas d'un naturel pudique, la plupart de ses camarades l'avaient déjà vu mille fois nu, que ce soit après ses transformations ou dans les douches collectives, et il s'en avait jamais rien eu à faire. Pourtant, à ce moment précis, il combattait ardemment l'envie de se cacher le ventre avec ses bras, afin que son supérieur ne puisse apercevoir les stries rosâtres qui zébraient son corps, de son plexus à la ceinture de son pantalon. Il inspira profondément pour essayer de se détendre, et tendit ses bras nus devant lui, en se sentant tout de même légèrement ridicule dans cette pose.
Il n'eut pas le loisir de penser trop à la position dans laquelle il était, puisqu'il fut complètement sonné par ce qu'il vit quand il reporta son regard à l'homme qui était parti à l'autre bout de la pièce. Rivaille venait de se retourner vers lui après avoir fermé la porte du placard, dévoilant l'objet qu'il tenait à présent dans ses mains. Eren retint à grand peine une exclamation de surprise. Un long manche fin, ponctué d'une sorte de triangle fait d'une bande de cuir pliée en deux se tenait entre les doigts de son supérieur. Une cravache. Et une très jolie cravache, se dit le titan en avisant le manche de l'objet, ciselé finement par une lame ou une gouge qui avait tracé de minces arabesques en creux dans la tige en bois noir. Le titan cligna plusieurs fois des yeux d'incrédulité, en se demandant pourquoi diable était-il en train de tergiverser sur des considérations esthétiques alors que l'homme qu'il jugeait jusqu'à présent comme un des plus sadiques de l'humanité se rapprochait dangereusement de lui, une cravache au poing et les yeux sépulcraux. Ledit sadique passa à côté de lui, et vint se poster sur sa gauche en caressant du bout des doigts le long manche fin de la cravache. Le titan n'osa pas lever la tête vers lui, et se contenta d'observer du coin de l'oeil l'objet ainsi manipulé, en frissonnant sous la morsure du froid. Il devait être à peine 8 heures du matin, à en juger par la luminosité pâle qui baignait l'appartement.
« Pourquoi es-tu là ? » Demanda de but en blanc la voix grave du caporal, le faisant sursauter.
« Je… Je ne sais pas. » Répondit Eren en baissant un peu plus sa tête pour cacher ses yeux.
Il sentit quelque chose de froid sous sa mâchoire, et une légère pression lui fit redresser la tête, et la tourner vers son supérieur alors que son regard se faisait emprisonner par ses yeux glacials.
« Je ne sais pas qui ? » Dit-il d'une voix ferme en augmentant la pression de la pointe de sa cravache placée sous le menton du titan.
« Je ne sais pas Caporal. » Corrigea t-il.
La pièce de cuir quitta sa mâchoire et glissa sur son cou et sa poitrine, faisant se couvrir son corps de chair de poule alors qu'elle continuait de descendre, effleurant son plexus, retraçant les lignes rougeâtres qui barraient son abdomen, et descendant encore plus bas, vers la ceinture de son pantalon. Eren ferma les yeux en plissant ses paupières, alors que la voix suave reprit :
« Tu n'en sais vraiment rien ? »
« Non Caporal. » Répondit sincèrement le titan avant de relâcher brusquement sa respiration lorsqu'un petit coup lui fut porté juste au niveau de son aine, rappelant à son esprit une zone très particulière de son corps, qui se réveilla sous le choc. Eren se mit à rougir en se rappelant de ce qu'il avait fait la veille sous la douche, et releva vivement la tête vers Rivaille :
« V-Vous m'avez entendu ?! » Glapit-il, choqué et honteux. Un rictus mauvais orna la bouche de son dominant.
« La prochaine fois que tu déroges à l'une des règles de notre arrangement, je te conseille de le faire quand tu es sûr et certain que je ne suis pas à quelques pas de là, en train de déposer ton repas, par exemple. » Prononça t-il d'une voix faussement doucereuse avant de poursuivre en se penchant vers l'oreille de son subordonné, lui déclenchant une vague de frissons incontrôlables : « En fait je te conseille même vivement de ne pas désobéir à l'une de mes règles. »
Eren avait la tête qui tournait. Il avait complètement oublié cette règle, qui était pourtant bel et bien inscrite à l'encre noire dans le dossier qu'il avait signé. Il se sentait passablement honteux de s'être touché comme un ado en pensant à son caporal, et que celui-ci ait pu l'entendre, mais à cette pensée, il sentit aussi une gerbe de chaleur lui irradier le bassin, et le souffle de Rivaille dans le creux de son cou ne l'aidait pas à calmer l'excitation qui montaient en lui en vagues dangereuses.
« Je vois que le fait que je t'ai surpris en train de te branler en pensant à moi te fait de l'effet … » Ajouta le caporal d'une voix encore un peu plus grave en caressant de la pointe de sa cravache l'entrejambe du titan, qui poussait doucement contre le tissu de son pantalon. Eren ne put s'empêcher de laisser s'échapper un soupir tremblant alors qu'il fermait les yeux sous le contact.
Il se força toutefois à rester le plus immobile possible, bien que ses bras commençaient à le tirer, toujours tendus dans le vide devant lui, et qu'il désirait plus qu'autre chose avancer son bassin vers la source des caresses pour les intimer à continuer. Un gémissement lui échappa lorsque la pression se fit plus forte et, brusquement, la sensation s'arrêta.
Le titan se retint de grogner de frustration en parvenant à lever les yeux vers son supérieur, avant de sentir une pointe de douleur sur sa cuisse droite, assortie d'un « clac » sonore, qui lui fit inspirer d'un coup de surprise.
« Baisse les yeux. » Ordonna fermement Rivaille en gardant le bout de sa cravache posé sur la zone qu'il venait de frapper, faisant durer un petit peu plus la petite douleur qui parcourait la jambe du titan. Ce dernier baissa immédiatement la tête et fixa le sol.
« Bien. » Prononça le caporal avant de s'éloigner un petit peu du titan, se dérobant ainsi à sa vision périphérique.
Eren sursauta en sentant le triangle froid se poser sur le dos de sa main gauche, et sentit quelque chose craquer dans son ventre quand son dominant commanda :
« Tourne tes bras. Paumes vers le haut. »
Il obéit, sentant le bout de la cravache passer à l'intérieur de son pouce, pour venir se poser au centre de la paume de sa main, avant de remonter lentement sur son poignet, puis sur l'avant bras, et s'arrêter à la pliure de son coude pour l'effleurer, faisant se contracter tous les muscles de son bras.
« Je vais te donner cinq coups. » Prévint la voix suave. « Un pour chaque paragraphe du contrat que tu as décidé d'ignorer hier à des fins égoïstes. Je ne punirai que ton bras gauche pour cette fois-ci, puisque c'est par lui que tu m'as désobéi. Je ne serais pas aussi tendre la prochaine fois. Je veux que tu hoches la tête pour me montrer que tu as bien compris. » Termina t-il gravement.
Eren hocha la tête silencieusement.
« Bien. Cinq coups, et je veux que tu les comptes à voix haute. »
Le titan eut à peine le temps d'effectuer un hochement de tête qu'une douleur aigüe lui cingla l'intérieur du coude, alors qu'un claquement sec retentit dans le silence de la pièce. Il retint une exclamation de surprise entre ses dents et prononça d'une voix rauque :
« Un. »
Un deuxième claquement résonna à ses oreilles, et cette fois ce fut près de son aisselle que la douleur fusa, un cran plus forte.
« D-Deux. »
Le troisième coup produisit un bruit plus sourd alors que son poignet commençait à devenir un point irradiant de chaleur, et lui fit légèrement moins mal, ce qui lui permit de reprendre son souffle et de prononcer d'une voix plus claire :
« Trois. »
La cravache s'abattit alors pile sur son biceps, en un « schlack » qui sembla rebondir dans tous les muscles de son bras alors que sa peau le brûla intensément, faisant se fermer brusquement ses yeux sous la douleur.
« Q-Quatre. »
Le dernier coup fut porté au milieu de son avant bras, et Eren serra les dents en laissant passer un gémissement rauque avant de reprendre une inspiration tremblante et de prononcer, sans vraiment avoir la capacité de réfléchir à ce qu'il disait :
« Cinq. Merci Caporal. »
Il garda la tête baissée en respirant rapidement, le corps parcouru de tremblements alors qu'il sentait la pièce de cuir remonter son bras et redescendre doucement, caressant les cinq points encore vulnérables et pulsants sous la peau de son bras. Il sentit son membre fléchir un peu sous le contact lancinant, et une douce sensation d'anesthésie s'installa du haut de son épaule au bout de ses doigts.
« C'est très bien Neko, je suis fier de toi. Tu peux lever la tête. » Prononça Rivaille d'une voix qui fit naître une boule dans la gorge d'Eren.
Le titan releva la tête, et son coeur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'il vit les traits de son dominant, complètement différents d'auparavant, comme détendus et, - son coeur s'accéléra - fiers, en effet. Il avisa son bras et retint une exclamation de surprise en voyant les cinq marques d'un rouge criard qui échelonnaient son membre, toutes placées à un intervalle rigoureusement régulier les unes des autres.
Fasciné, il effleura du bout de ses doigts son bras gauche, ses muscles tressautant sous la sensation cotonneuse que lui procurait le contact avec ses marques rougies. Il releva la tête vers son caporal et se rendit compte que sa vue était brouillée. Il eut à peine le temps de sentir qu'une larme roulait sur sa joue avant qu'une main froide ne se saisisse doucement de son menton.
« T'es-tu empêché de dire tes Safe Words ? » Demanda Rivaille d'une voix qui semblait un peu tendue, en le regardant très sérieusement.
Eren fronça les sourcils. Non, il n'y avait même pas pensé. Il se mit à secouer nerveusement la tête de gauche a droite en sentant ses yeux le piquer de plus belle.
La main quitta son menton et le titan se sentit si bizarre qu'il se mit à paniquer et à cligner rapidement des paupières pour essayer de mieux voir l'expression de son caporal, avant de sentir le contact revenir, cette fois-ci derrière sa tête pour la tirer vers l'avant et lui faire poser son front sur l'épaule de son dominant.
« Calme toi. » Murmura ce dernier en passant son bras dans son dos. « Tout va bien, tu es engourdi par les sensations mais ça va passer.» Continua t-il d'une voix presque douce, et la lèvre inférieure du titan se mit à trembler sans qu'il puisse la contrôler.
« Comment tu te sens ? » Demanda Rivaille en repoussant légèrement Eren de son torse, pour pouvoir le regarder.
Le titan rougit devant la profondeur des yeux de son supérieur, et essaya de mettre de l'ordre dans ses émotions. Il jeta à nouveau un coup d'oeil à son bras qui était maintenant tout engourdi, et se rendit compte qu'il était complètement détendu. Il avait presque envie de se mettre en boule dans un des fauteuils et de dormir. Il s'éclaircit la gorge et murmura doucement :
« Je me sens bien Caporal, merci. »
Rivaille haussa les sourcils, et un petit sourire fantomatique prit place sur ses lèvres alors qu'il posait sa main sur la joue de son soumis. Il parcouru d'une caresse l'angle de la mâchoire d'Eren, puis remonta avec le dos de ses doigts sur sa tempe, avant de repousser les fines mèches qui chutaient sur son front pour les tenir à l'arrière de sa tête. Il le regarda attentivement, comme fasciné par quelque chose que le titan ne comprenait pas, avant de poser ses lèvres à la commissure de siennes, et de retracer lentement la courbe de la bouche d'Eren. Ce dernier ferma les yeux sous les sensations inconnues que lui faisaient les points de contact du corps de son caporal sur le sien, il avait l'impression de fondre de l'intérieur. Il ouvrit la bouche brusquement pour laisser s'échapper un soupir de surprise lorsqu'il sentit le revers des doigts de Rivaille effleurer ses côtes lentement, en descendant de plus en plus bas, et sa peau le picota de chair de poule alors qu'il sentit son bas ventre se contracter.
Il vit le caporal éloigner son visage du sien, et baisser les yeux vers son entrejambe, alors que son tic des lèvres dessinait de nouveau une moitié de sourire face à l'état du titan.
« Tu est très réceptif. J'aime beaucoup. » Prononça t-il d'une voix rauque alors que le visage d'Eren se mettait à le brûler presque autant que son bras quelques minutes auparavant.
Le jeune homme ne put retenir un soupir qui franchit la barrière de ses lèvres alors que son supérieur s'était brusquement rapproché de lui, se plaçant entre ses jambes, et que sa hanche était entrée en contact avec son érection, lui envoyant une onde frémissante d'excitation de son entrejambe à la racine de ses cheveux. Rivaille passa son bras derrière le dos du titan, et agrippa la ceinture de son pantalon.
« J'aurais très envie de te faire la même chose que tu t'es faite hier soir… » Murmura t-il tout proche de son oreille, le faisant fermer les yeux sous le vertige de l'excitation qui lui léchait les reins, « Mais tu n'as pas été assez sage pour cela. »
Le bras de Rivaille appuya sur le bas de son dos en même temps qu'il ondula ses hanches, augmentant la pression contre le membre d'Eren, qui gémit d'envie. Il commença à serrer ses jambes autour de la taille de son supérieur en réflexe, mais fut immédiatement stoppé dans son mouvement par deux mains fermes qui lui saisirent les cuisses et ancrèrent leurs doigts dedans à la manière de deux étaux, le faisant grimacer.
« Pas de ça aujourd'hui. » Articula Rivaille en se reculant du corps de son soumis, le faisant grogner de frustration.
L'ombre d'un sourire passa sur les traits assombris du caporal, et il regarda quelques secondes le titan de ses yeux orageux, avant de se redresser, et de s'éloigner encore plus de lui en lâchant ses cuisses.
« Maintenant, je veux que tu retournes t'occuper des autres pièces de cette aile, en priorité le grand salon qui doit être impeccable avant ce soir. Il doit y avoir des tapis qui traînent dans les armoires du couloir. Je veux que tu les nettoies et que tu les disposes dans cette pièce, avec la grande table au centre et deux chaises. Ce soir, ce sera toi qui préparera le repas dans mes appartements. Entre sans toquer à 19 heures. À 20 heures précises, je veux que tu m'attendes dans le grand salon, avec le repas et la table dressée. Tu as compris ? » Exposa t-il d'une voix calme, comme si rien d'inhabituel ne venait de se passer.
Eren était trop déboussolé pour formuler une quelconque réponse, et se contenta de hocher la tête avant d'attraper prestement sa chemise et de sortir des appartements de son supérieur les yeux résolument fixés au sol.
Belle semaine, à tout bientôt pour le chapitre 10 (cette fois c'est promis...)
