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Ca doit faire une centaine d'années que j'avais parlé de ce projet...
J'ai décidé de me mettre un coup de pied aux fesses. Et voilà donc le début de publication de Reverse avec Livaï comme focus primaire (oui Livai, pas Levi, c'est expliqué)
J'espère que l'histoire va trouver son public et j'ai hâte de lire vos réactions. Je suis actuellement en train de regarder la saison 4 de l'animé et je suis de nouveau tombée amoureuse d'Eren...Fuck le monde! (joie) Bae est trop sexy pour que je ne lui pardonne pas absolument tout (oui, même un génocide!) ! 3 (Bienvenus dans la groupie zone, mdr)
En réalité, je suis peu sûre de comment ce Reverse va pouvoir vous amuser/transporter. Mais j'espère de tout coeur vous satisfaire!
Bonne lecture!
Cinderella Complex Reverse
Prologue: The Setting
Like a Vaudeville.
Livaï
Comme toujours, Livaï n'avait pas le moindre contrôle sur les évènements.
Le seul moment où il s'était réellement senti un tant soit peu maître de sa destinée, cela avait été sur le champ de bataille. Contrairement à ce qu'on pouvait penser, il avait passé bien plus de temps parmi les soldats et les Chevaliers qu'à jouer son rôle de Prince Couronné. Depuis sa naissance, sa mère, l'impératrice Kuchel Ackerman, avait la santé fragile. Quant à son père et Empereur de Paradise, Kenny, il ne possédait pas la moindre fibre paternelle. Il avait laissé son Alpha de fils grandir loin du palais impérial, à la 'campagne' et aux côtés de sa mère malade. Sa mère n'était que l'Impératrice désavouée, tandis qu'Uli Reiss, son concubin Omega, et leur ribambelle de descendants menaient la belle vie à la capitale.
À la vue des conditions physique et mental dans lesquels se trouvait Kuchel, l'Empereur affirmait que l'air marin de Mitras et l'isolation de leur demeure secondaire ne pouvaient lui faire que du bien. Livaï n'avait jamais accordé d'importance aux excuses ou même aux raisons politiques pour lesquelles Kenny avait isolé sa mère et lui de la Cour.
Ce qui lui importait à présent, c'était d'assumer sa position d'héritier du trône afin de venger l'assassinat de sa mère.
En dépit du peu de pouvoir qu'occupait Kuchel en réalité, elle s'était pourtant promis d'élever Livaï pour qu'il devienne le meilleur futur Empereur possible. Malgré la contrainte de vivre dans cette prison dorée, l'Alpha avait suivi des cours spécifiques à sa fonction depuis son plus jeune âge. Escrime, combat au corps à corps, Histoire, Politique, Economie, Bienséance, Géographie, Religion… Aucun aspect de son éducation n'avait été laissé au hasard. Au début, Livaï s'était surtout attelé à la tâche parce qu'il souhaitait arracher à sa mère l'un de ses rares sourires lorsqu'il parvenait à obtenir des résultats satisfaisants. Et au fur et à mesure du temps, il avait excellé par habitude.
Livaï avait quatorze ans lorsqu'il avait dû prendre les armes pour entrer en guerre avec la nation qui avait fomenté l'assassinat de sa mère. L'Empire de Mare. Il ne s'était jamais autant haï que lorsqu'il avait échoué à la protéger. Lui, qui avait été véritablement le seul à être de son côté. Les autres nobles chuchotaient dans son dos et ne lui rendaient visite uniquement que pour profiter des maigres prérogatives qui lui incombaient encore son titre dérisoire d'Impératrice. Quant à la famille Ackerman, celle-ci continuait de briller par leur silence. Sans doute que ses autres parents étaient bien trop déçus que Kuchel ne soit pas parvenue à garder les faveurs de son époux pour lui venir en aide. Mis à part les Church, le duché du Nord, personne ne s'inquiétait vraiment de son sort ou même ne la respectait.
Malgré le franc-parler qui le caractérisait, Livaï restait assez réfléchi pour comprendre que les conditions derrière cet assassinat était bien plus compliqué qu'il n'y paraissait.
Il soupçonnait d'ailleurs Kenny, l'Empereur, de s'être servi du meurtre de sa femme pour appuyer ses ambitions de conquête. Kenny était réputé pour être un Alpha belliqueux et avide de pouvoir : il était fort probable qu'il ait eu vent des intentions de l'ennemi et qu'il ait bondit sur cette opportunité pour servir ses propres intérêts. L'assassinat de Kuchel lui permettait de faire d'une pierre deux coups. Dans un premier temps, cela lui donnait un bon prétexte auprès du Conseil pour s'engager dans une guerre contre l'Empire Mare. Puis dans un second temps, c'était l'occasion parfaite de couper tout lien avec la famille Ackerman, les plus fervents alliés du trône impérial, et privilégier sa descendance du côté des Reiss. Cerise sur le gâteau : si Livaï trépassait en prenant les armes, cela assurait l'accès au trône pour l'un des rejetons d'Uli.
Mais lorsque Livaï revint cinq ans plus tard, la Cour ne s'était sans doute pas attendue à ce qu'il revienne victorieux et acclamé tel un héros dans tout Paradise.
Livaï avait mis un point d'honneur à survivre coûte que coûte. Et aujourd'hui, il avançait vers ses vingt ans et n'avait plus d'autre choix que d'accepter la Sélection s'il voulait déloger ce vieux tordu de sa position de pouvoir. Car pour atteindre ses objectifs, il devait être marié et prêt à concevoir un héritier avant d'accéder au trône.
Pourtant, il était hors de question de jouer bêtement le jeu de tous ces arrivistes de nobles et d'épouser la première godiche qui se présenterait.
Le fait que Livaï eut été tenu à l'écart de la Cour pendant la majorité de sa vie n'en faisait pas pour autant un crétin naïf, loin de là. Il comprenait tous les tenants et les aboutissants de la vie impériale, et la Sélection était en réalité son tout premier champ de bataille politique. Il avait déjà perdu sa mère sur l'autel sacrificiel du pouvoir et il ne comptait pas en perdre davantage. Mais il ne pourrait pas se tirer de ce guet-apens sans plan et sans allié…
Farlan faillit recracher la gorgée de thé qu'il venait de siroter : « Par… pardon ?! Tu veux que je fasse quoi ?! » Installé nonchalamment dans son fauteuil, Livaï roula des yeux : « Ne fais pas comme si c'était la chose la plus dingue que je t'ai demandé jusqu'ici… » Farlan grogna : « Ça ne veut pas dire que ça devient acceptable pour autant Levi ! » Levi, prononcé 'Lé-vi'. C'était le surnom que lui donnaient tous ses proches. Des Chevaliers ou des soldats majoritairement. Dans le Sud où l'Alpha avait passé le plus clair de son temps, la prononciation de son prénom différait légèrement du reste du pays où on disait 'Li-vaï'. Et il s'était largement habitué à ce qu'on l'appelle comme ça (surtout dans la sphère privée) même si pour ses plus proches amis, il s'agissait surtout d'un sobriquet.
Très peu de personne avaient déjà eu la chance de se trouver en présence du Prince Couronné, et donc très peu connaissait sa véritable apparence. Son absence dans la vie de la Cour était un véritable désavantage pour gagner la confiance de ses sujets, aussi bien nobles que religieux. Mais Livaï comptait bien se servir de cette faiblesse comme une véritable aubaine afin de concrétiser ses plans… Livaï avait grandi aux côtés de Farlan : sa mère était la meilleure amie de Kuchel depuis leur passage à l'Académie Impériale. Alternant entre la résidence impériale secondaire dans le Sud et les vastes terres froides du Nord, Livaï avait toujours préféré demeurer à leur côté plutôt que de rester dans sa propre demeure.
Heureusement, avoir l'un des quatre Ducs de l'Empire sous sa coupe lui était un avantage majeur dans la bataille à venir.
Farlan agita la tête, sa souple chevelure de couleur châtain clair balayant férocement l'air : « J'ose à peine imaginer ce qu'il se passera si on se fait prendre ! Tu as passé beaucoup trop de temps avec des civils si tu sous-estimes à ce point la fierté des nobles… » Livaï poussa un grand soupir : « Les seules personnes sous-estimées dans cette affaire, c'est ma défunte mère et moi. En l'état actuel, très peu de nobles m'ont déjà vu de leurs yeux. Et ceux me connaissant ont déjà été prévenus de mes intentions. Kenny a même accepté de me laisser gérer la Sélection comme il me chante.
- Il a vraiment accepté ça ?! » s'exclama Farlan d'une voix étranglée. Livaï précisa, sans changer d'expression : « De toute façon, c'était l'une des conditions pour que j'accepte de me prêter à ce jeu débile.
- Et tu penses que personne d'autre que moi ne pourrait jouer ce rôle ?! Je ne sais pas si je dois me sentir flatté ou désespéré… » Farlan marqua une courte pause puis s'écria : « Je te considère comme un frère depuis toujours, tu le sais. Mais il y a juste un, minuscule, insignifiant et ridicule détail… On ne se ressemble pas du tout en fait ! » Livaï haussa un sourcil et répliqua : « Tes cheveux sont assez clairs pour que la teinture y adhère sans problème. Et il suffit que tu coupes ta ridicule tignasse, comme je te le demande depuis des siècles, pour que l'illusion soit parfaite. Personne ne prêtera attention au fait que tes yeux ne soient pas de l'exacte couleur du bleu caractéristique des Ackerman. Comporte-toi donc comme d'habitude, comme si le monde t'appartenait, et pas un de ces crétins ne se posera de questions.
- Ah… Je suis presque sûr que je viens de me faire insulter, d'une façon ou d'une autre…
- Si tu as le moindre doute sur la question, c'est que tu devrais juste ignorer le problème… » Farlan se laissa aller contre le dossier du canapé et porta une main à son front d'un geste théâtrale : « Ce plan n'est pas mal du tout, Altesse. Le souci, c'est que je suis fiancé et…
- Isa a trouvé l'idée hilarante quand je lui en ai parlé… » Farlan s'étrangla dans le vide : « Quoi ?! Tu lui en as déjà parlé ?! Isabelle Magnolia, petite idiote naïve ! » Farlan se mit à marmonner contre sa douce, avant de s'écrier à haute voix : « Comment a-t-elle pu accepter aussi facilement de jeter son fiancé en pâture à toutes ces ravissantes créatures, prêtes à tout pour se glisser dans les draps du futur Empereur ?! Est-ce un excès de confiance, du dédain ou de la pure bêtise ?! » Amusé malgré lui par les simagrées de son meilleur ami, Livaï sirota tranquillement une gorgée de thé : « Elle et moi savons à quel point tes goûts sont bizarres… Donc il n'y a vraiment pas de quoi s'inquiéter.
- Bizarres ?! Mes goûts sont tout à fait normaux je vous ferais remarquer ! D'où vous vient cette vision erronée ?! » Livaï haussa un sourcil: « Tu as demandé la main d'Isabelle Magnolia, la furie rouge du Vicomté Magnolia. Un vrai garçon manqué, irrespectueuse et belliqueuse, une tornade d'énergie qui rit aussi fort qu'elle ne s'époumone face à ces adversaires… » Farlan eut la décence de rougir : « Quand tu le présentes comme ça, c'est sûr que ça a l'air…
- Toutes les célibataires du continent voudraient mettre le grapin sur le futur Duc Church, gouverneur incontesté des terres du Nord. Mais toi, tu comptes épouser Isabelle, fille unique d'un vicomte nordique ignoré de tous, et ce en dépit de sa réputation…
- Hey ! Isabelle est plus belle et plus délicate -à l'intérieur- que n'importe laquelle de ces Demoiselles aux visages enfarinés !
- Lors de votre première rencontre, elle t'a mis un coup de pied en plein dans les burnes…
- Levi ! Tu es Prince pour l'amour de la Déesse Maria ! Surveille ton langage !
- Erreur. A partir d'aujourd'hui, tu es Prince Couronné… » A ces mots, Livaï prit une nouvelle gorgée de thé avec nonchalance. Farlan grogna, résigné : « Okay… Tu as gagné… J'accepte de jouer le jeu, mais j'espère vraiment que tu sais ce que tu fais… » Livaï jeta un long regard aux portes-fenêtres qui conduisaient au balcon de sa chambre au palais impérial. Les Candidates de la Sélection n'allaient plus tarder à arriver.
Il n'avait jamais été aussi sûr de lui.
Et même s'il avait évité de préciser à Isabelle certaines parties de leur subterfuge, ça c'était un problème pour plus tard.
**C*i*N*d*I*r*E*l*L*a**C*o*M*p*L*e*X**
Prendre ses quartiers dans le palais impérial avait été une expérience pour le moins troublante.
Livaï avait grandi en ayant conscience de ce qu'était une 'vie normale'.
Malgré ses privilèges, il avait compris depuis longtemps que son éducation le désignait comme l'un des 'puissants' de ce monde. Sa richesse ne lui avait pourtant jamais autant sauté au visage que lorsqu'il avait pris possession des pièces qui étaient allouées au Futur Duc du Nord au palais impérial. Cet endroit était tout aussi sublime qu'imposant. Et son rôle d'Héritier ne lui avait jamais paru aussi 'lourd' que lorsque Farlan l'avait attiré à sa suite, afin de constater à quoi ressemblait la chambre du Prince Couronné.
L'architecture du palais était majestueuse, les œuvres d'arts qui ornaient tous ses couloirs étaient à couper le souffle. Même les plafonds étaient agrémentés de fresques si grandioses qu'elles en donnaient le tournis. C'était la première fois de sa vie que Livaï comprenait pourquoi les nobles habitués à la Cour, au luxe et à la démesure du palais impérial de la capitale, considérait avec autant de dédain le palais Chika, la demeure de Kuchel Ackerman à Mitras. Ce fut sans doute pour cette raison futile qu'ils en avaient conclu qu'elle avait été abandonnée à son sort. Savoir que sa mère avait sciemment choisi la simplicité de son palais n'y changeait rien : les richesses de l'Empire entier paraissaient toutes concentrées dans les murs de ce palais. Son nom, Utopia, lui allait comme un gant : il exprimait la grandeur de l'Empire Paradise.
Plus tard, lorsque Livaï finit de s'habituer aux lieux, il comprit ce que l'Empire était loin d'être au pic de sa prospérité en dépit des apparences. De plus, il fallait qu'il se familiarise à la vie au palais : rencontrer la multitude fourmillante qui hantaient Utopia nuit et jour, les magistrats, le personnel, les soldats, les Chevaliers de divers Ordres et finalement les nobles… L'isolement de la vie impériale l'avait rendu humble face à ses fonctions. Il ne s'était jamais autant loué d'avoir choisi de pénétrer l'arène sanglante des intrigues de Cour en se dissimulant derrière la fausse identité de Farlan. Non seulement parce que son meilleur ami était hautement plus diplomatique et expérimenté dans ce genre de champ de bataille verbal, mais aussi parce qu'il avait tout le loisir de vraiment prendre ses marques grâce à sa fausse identité.
Ici, tous portaient un masque et entraient en lice armés jusqu'aux dents. Sourire, faux semblants, flatteries et hypocrisie... Le temps de réellement parvenir à découvrir ce qui se cachait derrière une aide impromptue ou un air avenant, on pouvait déjà se retrouver saigné à blanc dans un canal crasseux de Sina, un coup de poignard planté dans le dos. Tous avaient quelque chose à gagner, quelque chose à obtenir, une arrière-pensée, un besoin à satisfaire. Livaï était soulagé d'avoir à ses côtés quelques âmes sur qui compter pour s'en sortir. Quand bien même, il pouvait se permettre en quelques occasions d'émettre des réserves sur la sincérité complète de leur amitié. Dans le cas d'Erwin Smith, savoir ce que le Duc de l'Est désirait obtenir de leur alliance aidait néanmoins à atténuer grandement ses raisons de se méfier.
Quand le début de la Sélection approcha, Livaï était plus déterminé que jamais.
C'était une étape essentielle durant laquelle il n'avait aucune intention de perdre son temps. Il allait en profiter pour faire le ménage parmi les nobles, démêler les intrigues de la Cour, mieux s'informer sur chacun des membres du Conseil et l'état général de l'Empire. L'Eglise et ses allégations fallacieuses quant à la pureté de son sang ou de la légitimité de Kenny à se trouver sur le trône étaient un autre des problèmes qu'il devait à tout prix régler avant d'être couronné. Bien que la majorité des non-initiés au secret s'imaginent que les Murs protecteurs divins hérités par les Trois Déesses n'étaient que spirituels, Livaï savait que la situation était tout autre. Leur disparition près de dix-huit années plus tôt n'annonçait rien de bon pour la prospérité de Paradise.
Oui, Livaï était déterminé.
Il allait parvenir en un an à percer le mystère qui entourait les Murs de l'Empire, tout en réussissant à mettre la noblesse sous sa coupe. Et une fois qu'il serait monté sur le trône, les efforts de Kuchel Ackerman n'auront pas été vains et elle aurait enfin droit au respect qu'elle méritait.
Livaï avait déjà vécu une guerre pour ces terres. Certes il avait vengé la mort injuste de sa mère, mais il aimait Paradise. L'Empire abritait une multitude de gens auxquels il tenait : ses soldats, les Chevaliers qui l'avaient vu grandir et ceux qu'il avait entraîné.
Quitte à devenir Empereur, il comptait bien changer les choses pour tous les garder en sécurité.
To Be Continued….
Et voilà, vous savez maintenant comment tout à commencé, même si Livaï s'était plus ou moins expliqué dans Cinderella Complex. Je ne sais pas si quelques lecteurs ne vont pas commencé par le Reverse, on ne sait jamais, mais sachez que je pense qu'il est lisible tout seul! Donc vous ne devriez pas être trop perdus...(espoir)
Je tenais encore à remercier Honey Love (Kizzbloo) pour sa bêta-lecture et sa correction! Sans toi, rien ne serait possible Honey!
En attendant de vos nouvelles, je vais m'en vais finir d'écrire l'avant dernier chapitre de cet énorme délire...
Plein de Love, maman chat.
