Je me possède aucun des personnages de la série TV.

Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers d'Airwolf (Supercopter). Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte.

Alors les mots de cette liste sont le résultat des soirées drabbles du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur !

N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


QUELQUES MOTS A MACH 2

Image 40 (142 mots)

Le paysage était en train de changer. L'été se terminait doucement, les arbres se paraient de feuilles orangées, le balai des hélicoptères de touristes qui troublaient parfois un peu trop la quiétude du lac allait s'estomper. String appréciait ce moment. C'était la bonne période pour la pêche et les longues journées tranquilles et seul. Comme à son habitude, le jeune homme s'était préparé un café avant d'enfiler un blouson et d'aller le prendre sur sa terrasse face aux eaux miroitantes du lac. Il avait aussi prit son violoncelle et en avait joué quelques notes tout en regardant la tasse fumante posée sur la rambarde. Tout était si paisible qu'il pouvait presque oublier tout ce qui le préoccupait au quotidien… C'était bien ce qui rendait ce lieu aussi important à ses yeux, c'était sa bulle, son refuge et les couleurs automnales le sublimait.

...

Sourd (272 mots)

Dominic prit cet air sombre qui lui faisait froncer les sourcils et plisser les yeux, signe qu'il était parfaitement en colère. String le connaissait par cœur cet air, c'était très exactement celui qu'il prenait avant de le gronder quand il avait 10 ans. Sauf que le jeune pilote avait 35 ans et qu'il avait passé l'âge d'être intimidé par un regard sombre, même venant de Dominic.

- Tu ne comprends donc pas que tu es en train de faire une ânerie ?

String l'ignora, traversa sa chambre et attrapa un t-shirt qu'il jeta dans son sac de voyage.

- Ce n'est pas une ânerie !

- Bien sûr que si, mais tu refuses de le voir ou de l'entendre !

- Je ne peux pas ne pas y aller.

- Mais si ! Il suffit de dire à la CIA d'aller se faire voir.

- Dom…

- Non String ! Je sais que tu sais parfaitement jouer les sourds et que tu es borné comme un âne italien, mais tu vas m'écouter ! Je ne veux pas que tu partes, c'est clair !

- Je ne te demande pas la permission, tu sais.

- String… Gamin, souffla Dominic en le prenant par le bras. Chaque fois que ces salopards te donnent une piste tu manques d'y laisser ta vie… Je ne veux pas te perdre à cause de l'un de leurs mensonges… Ils te manipulent String… Ils se servent de ta douleur… Reste cette fois…

- Et s'ils avaient raison et que je laissais filer ma dernière chance…

- Et s'ils avaient tort et que tu ne rentrais pas cette fois ?

...

Flocon (208 mots)

String jeta une bûche dans la cheminée du chalet et se redressa. Son regard fut attiré par l'extérieur. La neige recommençait à tomber. Les flocons tournoyaient autours des arbres et tombaient sur le lac gelé. Il se rapprocha de la porte, l'ouvrit et Tet entra en frétillant avant d'aller se coucher devant la cheminée pour se sécher. Le chien était quand même bien mieux dedans qu'à l'extérieur, même s'il avait besoin de sortir plusieurs fois par jour. String lui gratta la tête, passa devant le sapin imposé par Dominic et sourit, il avait intérêt à finir de préparer ses papillotes avant que l'italien ne débarque. Il se glissa donc dans la cuisine et se mit à découper les légumes en dés. Il les plongea dans son bouillon juste au moment où il entendit le moteur de l'hélicoptère. Il n'était pas tout à fait prêt, mais il préférait qu'il arrive maintenant, c'était une vraie tempête de neige qui était annoncée cette nuit, du coup il s'angoisserait moins. Il enfourna un plat dans son four et se redressa juste au moment où Dominic entra en criant.

- Bonsoir ! Joyeux Noël ! Cria-t-il en brandissant une bouteille de vin italien.

String sourit. Qu'est-ce qu'il aimait leur petit réveillon à deux.

...

Silence, Divan, Montagne (198 mots)

L'avantage du chalet de Stringfellow au bord du lac Hemet, résidait dans le fait que ce dernier était accessible uniquement à pied ou par hélicoptère. C'était un endroit tranquille, dans les montagnes au dessus de Los Angeles. Un lieu empli de silence où le jeune homme pouvait se ressourcer entre deux missions pour la FIRM et la CIA… et il en avait besoin… parce que chaque mission devenait plus compliquée, plus dangereuse et il avait l'impression que la CIA se moquait bien de lui donner en échange les informations qu'il cherchait. Tout le monde se moquait bien d'un soldat américain disparu 15 ans plus tôt dans la jungle vietnamienne et qui n'était jamais rentré ni vivant, ni mort… La vie de son frère n'était rien tout comme sa douleur toujours à vif depuis toutes ces années.

Epuisé par tout ce poids qui pesait sur ses épaules, le jeune homme soupira et s'allongea doucement sur le divan de son salon. Il serait bien monter dans sa chambre, mais sa jambe lui faisait encore trop mal pour monter l'escalier. Il soupira une nouvelle fois et ferma les yeux, il ne dormirait sans doute pas, mais au moins il était tranquille.

...

IMAGE 45 (165 mots)

C'était une journée froide de fin d'hiver. Il restait quelques poches de neige aux pieds des montagnes. Les eaux du lac miroitaient sous le soleil hivernal et les sapins n'étaient jamais aussi verts qu'à ce moment de l'année.

String aimait cette période. Tout était si calme, si paisible et si vivant à la fois. Le jeune homme sortit du chalet et vint s'asseoir au bord du ponton. Tet le suivit et vint se frotter contre son maître. Le jeune pilote lui caressa la tête et le chien de chasse choisit de venir s'allonger à côté de lui. Il posa une sa tête sur sa cuisse et String continua à le caresser tout en observent le paysage. Il était réellement paisible et apaisant. Il prit une longue inspiration, frémit doucement à cause de l'air froid et se détendit. Pour rien au monde il ne quitterait cet endroit. C'était son havre de paix à lui, même si la paix était quelque chose qui le fuyait depuis longtemps…