Heyyyy ! J'espère que vous allez bien ! Quelques chapitres pour ce soir hihi. Merci pour vos retours :D
Miss MPREG : Eh oui, cette histoire sera bien triste... mais si elle t'est intéressante, je suis contente quand même. Je te laisse découvrir la réponse à tes questions dans les prochaines chapitres :D
Asel : Mais toi ici ? (coeur) J'avoue que j'ai vraiment peur que ce soit pas à la hauteur de ton dark, Reine du Dark, gloups. Mille mercis pour ton retour et tout ce que tu relèves, ça me touche énormément, c'est ce que je voulais laisser comme impression après le prologue et le chapitre 1. J'espère que la suite ne te décevra pas !
Bonne lecture :D
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Chapitre 2 : Où Amour ne suffit pas
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Singulier destin que celui de Melania Black.
Saviez-vous qu'elle tomba enceinte de son moldu ?
Que ses parents s'en rendirent compte ?
Qu'elle vit sa vie s'écrouler en deux mots ?
Qu'elle se sentit veuve avant même d'être mariée ?
Remarquez, elle ne le sait pas encore pour l'instant.
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Melania comprit rapidement qu'elle était enceinte. Elle était légère et inattentive mais loin d'être sotte et ignorante. Elle comprit qu'elle était enceinte, et comme souvent en ce temps-là, elle se décida à le dire au père du bébé, certaine que c'était le moment où il l'épouserait. Elle s'en alla chez John Swift, un peu inquiète de la réaction qu'auraient ses parents, mais certaine que John en ferait sa femme et l'accueillerait chez lui comme une princesse. Et puis ses parents, mis devant le fait accompli, ne pourraient pas lui refuser un mariage déjà consommé. Que John soit Moldu les ennuierait et les choquerait sûrement un peu, mais ils s'y feraient. Ils voulaient son bonheur, non ?
Melania prit une lourde poignée de poudre de Cheminette pour la jeter dans l'âtre de la maison de ses parents en Écosse et partir pour le Chaudron Baveur dans les plus brefs délais. Elle atterrit tôt ce matin-là dans un Londres en éveil. Elle était plutôt venue en après-midi les fois précédentes, lorsque son père était encore aux champs et que sa mère la pensait en promenade dans leur village sorcier écossais ou dans la forêt à ramasser une plante ou une autre. La Famille Macmillan, aussi prestigieuse soit-elle, était fervente défenseuse de la Maison de Poufsouffle et du travail bien fait. Ils avaient un seul elfe pour aider sa mère Jane Macmillan dans les tâches ménagères, mais c'était tout. Melania savait cuisiner, laver le linge et tenir une maison, comme on l'exigeait d'une femme de condition haute et modeste. Son père Sileas n'aurait pas toléré le moindre manquement à l'éducation de sa fille. Il était excessivement dur et injuste selon Melania, il était surtout réfractaire à la moindre incartade selon sa vision des choses pour moi. Les deux se valent, cela dit.
« John, appela-t-elle avec inquiétude. John, tu es là ? appela-t-elle à nouveau. »
Ils ne se voyaient que le jeudi après-midi généralement, et on était mardi matin. Mais elle n'avait pas pu tenir deux jours et demi de plus. Un enfant, elle portait un enfant, l'enfant de John, il devait être le premier qu'elle mettrait au courant !
Elle frappa encore une fois à la porte. Peut-être était-il déjà parti à l'usine ? Il y travaillait depuis la fin d'une guerre moldue qui s'était bien finie apparemment. Les moldus d'Angleterre, associés aux Français et aux Américains avaient écrasé les Allemands et les Autrichiens. Tant que John était revenu, tout allait bien. Il n'aimait pas parler de ce qu'il avait vécu là-bas, et Melania voyait toujours une ombre traverser son regard lorsqu'il y pensait. Elle s'efforçait toujours de lui changer les idées dans ces moments-là. Avec ses charmes ou même sa voix dont elle remplissait le silence envahissant.
« John, c'est Melania, j'ai besoin de te parler, insista-t-elle en entendant du bruit de l'autre côté de la porte. »
Elle entendit enfin la poignée de la porte s'abaisser et sauta dans les bras d'un John encore un peu endormi. Elle l'embrassa et il ne chercha pas plus loin pour lui répondre. Il avait déjà tiré sur le lacet de cette robe – qu'il trouvait bizarre – pour prendre ce qu'il recherchait chez Melania. Et il le prit avant même que Melania n'ait pu dire quoi que ce soit. Parce que c'était ça, pour lui, leur relation. Si relation il y avait. Et Melania l'avait peut-être compris inconsciemment, même si elle s'accrochait à lui. Ou peut-être, comme on l'a dit, qu'elle ne savait pas dire non, qu'elle ne s'en sentait même pas autorisée.
John prit ce qu'il voulait sur la petite table de sa cuisine rapidement, pour lui, sans penser à Melania qui essayait de s'emparer de la plus infime larme de plaisir. Elle se satisfit tant bien que mal de l'accueil, la main sur son ventre encore plat, les jambes engourdies d'avoir essayé d'obtenir plus inutilement. Sa bouche la piquait d'un manque de baisers, ses mains la piquaient des échardes qui s'étaient enfoncées dans sa paume encastrée dans le bois de la table et ses yeux la piquaient d'une recherche de douceur que John n'essayait plus de lui donner. Mais c'était de sa faute, n'est-ce pas ? Elle lui avait dit, un jour, qu'elle avait aimé la surprise et la force qu'il avait mis dans ses coups de reins. Et puis, c'était sa manière de lui montrer qu'il l'aimait, n'est-ce pas ? De l'écraser contre le mur, contre la table, contre son matelas, rien que ça, et toujours plus, toujours plus…
… Non, Melania. Non, Melania. Quelqu'un de bien intentionné lui aurait répondu « non, Melania » si quelqu'un avait voulu l'écouter. Si quelqu'un avait pu l'écouter. Si elle avait pu en parler à quelqu'un à cette époque. Si elle n'avait pas été aveuglée et écrasée par cet homme aussi. Parfois, elle se rappelait des mains douces et tendres d'Alexander Twain. Ce n'était pas encore un homme, il était hésitant et craignait de la blesser et elle sentait peu de choses, mais elle s'était sentie choyée. Elle se rappelait aussi des frissons dans le ventre lorsqu'Alexander lui avait pris la main, la première fois. Elle se rappelait de son premier baiser, avec Garrick Harper et de l'explosion de papillons dans son ventre. Elle se souvenait des balades dans Pré-au-Lard avec Archi Rosier. Elle se souvenait des fous rires et des discussions passionnées avec Alexander, avec Garrick, avec Archi. Puis elle se souvenait du sourire éclatant de John lorsqu'elle l'avait rencontré et de la manière assurée avec laquelle il l'aimait. Elle se rappelait de la vie qu'elle avait senti s'écouler en elle entre ses bras.
« Melania ? s'inquiéta John en venant l'enlacer.
— Tu… J'ai besoin de douceur, avoua-t-elle en relevant des yeux perdus vers lui. »
Elle l'aimait, comme une folle, au point de ne pas avoir bien surveillé son ventre. Elle l'aimait au point de penser à contrarier ses parents pour vivre avec lui. Oh oui, elle l'aimait. Mais elle avait besoin de faire avec lui autre chose que l'amour pour l'aimer.
« Va te mettre au lit, je t'apporte un thé », lui proposa-t-il aussitôt en venant l'embrasser lentement et avec toute la douceur qu'elle lui réclamait depuis des semaines.
Alors elle retomba amoureuse, encore une fois, une fois de plus, en entendant toute l'attention qu'il lui portait. Elle s'enfonça dans ses bras d'homme, forts et rassurants. Il lui caressa le dos avec cette tendresse qu'elle pensait qu'il avait toujours pour elle mais qui se manifestait d'une manière plus ou moins brusque.
Elle se coucha dans ses draps, seulement vêtue de sa sous-robe en lin blanc impatiente de trouver un interlude un peu romantique avec John.
Elle se coucha et son cœur s'apaisa doucement. Une main sur son ventre, elle imaginait déjà le petit garçon aux cheveux blonds comme John et aux yeux noirs des Macmillan. Elle imaginait le petit être qui grandirait bientôt dans son ventre. Elle s'imagina s'appeler Melania Swift. Elle s'imagina à son mariage en Écosse. Elle s'imagina révéler à John qu'elle était sorcière.
Elle s'imagina toute sa vie future en une poignée de secondes. Et cette vie dura en effet une poignée de secondes.
De violents coups à la porte de l'appartement de John firent vibrer tous les murs de la maison. Elle se demanda vaguement qui cela pouvait être. Elle était arrivée une demi-heure plus tôt, peut-être un peu plus. Il devait être huit ou neuf heures. Peut-être un peu moins.
« Mais ça va pas de frapper comme des bêtes ! retentit la voix de John. Vous…
— Où est ma sœur, Sang-de-Bourbe ! Où est…
— Mais enfin, de quoi… »
C'était la voix de Barnabas. C'était la voix de son deuxième frère.
« Je sais que ma fille est chez vous ! Ne me forcez pas à sortir ma baguette ! Où est… »
Et son père ? Mais… Non, ce n'était pas possible. Elle avait fait bien attention à ne pas laisser le moindre indice sur John chez ses parents. Elle leur avait simplement écrit une lettre pour leur dire qu'elle était amoureuse et…
Elle sortit du lit, le cœur battant la chamade, la respiration précipitée. Elle ouvrit la porte de la petite chambre de John et tomba nez à nez avec son père et son deuxième frère. Leur visage, de rouge de fureur devint livide.
« Melania… souffla son père avec effarement.
— Qu'est-ce que c'est que cette tenue ! s'offusqua son frère en venant s'emparer de son bras pour la tirer au centre de la pièce.
— Lâche-moi, lâche-moi ! se débattit-elle si bien qu'elle se libéra de la prise de son frère.
— Ne me dis pas que tu t'es fait engrosser par un Moldu ! s'horrifia son frère. Mais tu… mais qu'as-tu dans le crâne !
— Mais laisse-moi, va-t'en ! lui cria-t-elle en se précipitant dans les bras de John. »
Elle crut que c'était bon, elle crut que John était là pour elle et avec elle lorsqu'il referma ses bras autour de son corps. Mais John avait simplement agi par réflexe. Et puis au moins, il y avait une personne entre lui et le père de Melania. Il devait se demander comment sa famille avait pu venir d'Écosse aussi rapidement. Il devait se demander beaucoup de choses. Melania pensa à toutes ces choses sauf à une seule : que John soit sous le choc de se voir appeler Moldu et de découvrir la sorcellerie.
« Melania, vous… Vous n'êtes pas enceinte ? bafouilla son père d'une voix blanche.
— Si et je vais épouser John je…
— Tu es une sorcière, tu ne vas pas épouser un moldu ! la prévint son frère en attrapant à nouveau son bras pour la tirer vers lui.
— John ! John ! Aide-moi ! Ne les laisse pas m'emportez moi et notre enfant loin de toi ! Ne…
— Sale sorcière, ne réussit qu'à dire John avec horreur et dégoût en s'éloignant d'elle. »
Le monde cessa de tourner pour Melania ce jour-là. En deux mots, son monde, son innocence déjà bien entamée et son optimiste explosèrent en une myriade de larmes de désillusion. Elle sentit son frère la pousser dans les bras de son père. Elle regarda sans le voir son frère lever sa baguette, prononcer les deux mots honnis, et John s'effondrer au sol, le visage toujours tordu en grimace d'aversion profonde pour la nature de Melania.
Elle se précipita sur le corps de son ancien amant, voulu le toucher, entendit à nouveau les mots diaboliques et haineux, se crispa de tout son être, s'étouffa dans des sanglots de peur, de tristesse, de désespoir et de dégoût pour elle-même et s'effondra. Elle entendit vaguement son frère ordonner à son père de transplaner avec elle pendant qu'il réglait les derniers détails. Elle ne réussit même pas à se débattre sous le choc. Elle vomit tripes et boyaux dans le salon de la maison familiale des Macmillan, plus pâle que jamais.
Son père la gifla une fois. Puis il tira la ceinture du pantalon qu'il portait sous sa robe de sorcier et l'abattit trois fois sur son dos avant qu'elle ne sente à nouveau la douleur. Le brouillard se dissipa et elle entendit à nouveau les sons.
« Sileas, je vous en prie, suppliait sa mère pendant qu'elle se recroquevillait un peu plus sur elle-même.
— Notre fille est une traînée, Jane, elle… Elle… Elle est enceinte d'un Moldu ! Sans même être mariée ! Elle…
— Nous allons la marier, nous allons… Elle est enceinte, ne la battez pas ! »
Habituellement, Jane ne se mêlait pas des décisions familiales. Le chef de famille, l'autorité de la maison, était Sileas Macmillan. On l'avait élevée dans cette idée.
« Elle n'épousera pas un sorcier, enceinte d'un Moldu ! » explosa son père en abattant une ultime fois sa ceinture en cuir sur son dos.
La robe était bel et bien déchirée à présent, et la lamelle de cuir frappait directement la peau blanche et tendre de Melania. Elle gémit et roula sur le dos en sanglotant.
John l'avait repoussée. Le dégoût qui avait déchiré les traits doux et séduisants de son visage la hanterait pour toujours. Elle était sorcière, simplement sorcière. Elle… Fiona lui disait toujours que sa mère avait été émerveillée d'apprendre que son père était sorcier. Jamais elle n'avait pensé le repousser une seule seconde, jamais… Elle pleura à nouveau. John trouvait qu'elle était une sale sorcière. John la trouvait sale.
« Père, arrêtez, ordonna la voix implacable de Tomas, son frère aîné.
— Je suis ton père, Tomas, je n'ai pas d'ordre à recevoir de ta part ! À moins que tu veuilles toi aussi tâter d'une bonne correction !
— Père, vous devenez fou, cessez cela, insista-t-il posément. Melania n'est pas enceinte d'un Moldu, tout au plus le fréquente-t-elle, n'est-ce pas ? demanda-t-il à la ronde en se tournant vers sa petite sœur. »
Melania sentit pour la première fois la terreur l'envahir véritablement. Si même Tomas cessait de la défendre s'il savait… s'il savait… La nausée la prit à la gorge, et elle vomit une fois de plus. De la bile.
Tomas fut agenouillé à côté d'elle la seconde d'après. Elle releva des yeux noirs terrifiés vers lui, et il dut comprendre que c'était vrai, qu'elle était enceinte de son moldu, puisque les plis inquiets de son visage se défirent lentement.
« Viens Melania, bafouilla-t-il en la remettant sur pieds, laissant leurs parents derrière lui. Je… Je te monte à ta chambre. Je… »
Elle se laissa mener jusqu'au lit à baldaquin qu'elle avait eu la chance d'occuper toute seule puisqu'elle était l'unique fille de ses parents. Elle se laissa coucher, et border par son grand frère qui la regardait avec une inquiétude grandissante.
« Qu'est-ce que tu as fait, Mela ? bafouilla-t-il en attrapant sa main. Tu… Il existe des potions, il… Pourquoi tu n'en as pas parlé avec Myrina, je croyais que tu t'entendais bien avec…
— Avec ta fiancée parfaite ? sanglota Melania en enroulant ses bras autour de son ventre. Celle qui fait des études de Médicomagie ? Celle que tu attends depuis que tu es sorti de Poudlard ?
— Mela, s'il te plaît, ne…
— Sale sorcière, il m'a traitée de sale sorcière. Je l'aime, je porte son enfant, et lui, il… Comment a-t-il pu ? Comment… Et Barnabas qui a…
— Qu'a fait Barnabas ? s'inquiéta aussitôt Tomas.
— Il a tué John, voilà ce qu'il a fait, se désespéra-t-elle en sanglotant. »
L'air lui manqua lorsqu'elle le comprit à nouveau. John, mort. Son bébé pas même né, déjà orphelin. Et elle, veuve avant même d'être mariée.
« Quoi ? hurla Tomas avec horreur. Et père a…
— Ils m'ont suivie, et ils… je venais dire à John que j'attendais son enfant et que nous ne devions plus tarder à nous marier mais… »
Tomas jura, fort et de nombreuses fois. Il perdit son calme comme la douce Melania ne l'avait jamais vu faire. Il pleura aussi, puis il ne bougea plus pour la fixer dans les yeux. Elle crut qu'il allait crier et la gifler à son tour. Mais il se contenta de l'attirer à lui dans une étreinte aussi chaleureuse que celles qu'il lui offrait habituellement. Peut-être même plus.
« Je… Quand ils sont partis ce matin je pensais… Je ne pensais pas…
— Il m'a traitée de sale sorcière, ne réussissait qu'à répondre Melania. »
Ce qui l'effrayait par-dessus tout c'était la rage qui remplaçait doucement le désespoir. Qu'aurait-t-elle fait s'il lui avait lancé ces deux mots au visage au moment où elle le lui aurait elle-même annoncé ? L'aurait-elle raisonné ? Aurait-elle réussi à lui expliquer la magie en douceur pour qu'il ne pense pas qu'elle fît de la sorcellerie démoniaque ? Est-ce que tout l'Amour qu'elle avait pour lui aurait suffi ?
« Donc tu… tu es enceinte, n'est-ce pas ? s'assura Tomas une fois qu'ils eurent ruminé tous les deux.
— Je… Je crois, confirma-t-elle avec un sourire tremblant en posant ses deux mains sur son ventre. Qu'est-ce que je vais faire, Tomas ? bafouilla-t-elle complètement perdue. Père…
— On peut te trouver un mari, la coupa Tomas. Je… Alexander Twain, tu l'as fréquenté un long moment, non ? Il…
— Il n'est pas de Sang-Pur, bafouilla Melania. »
Pourquoi s'étaient-ils séparés, Alexander et elle, déjà ?
« Père passera outre, je vais m'arranger avec lui. Crois-tu qu'Alexander… »
Ils s'étaient séparés parce qu'ils avaient chacun le cœur qui penchait vers quelqu'un d'autre.
« Il s'est fiancé avec une fille de Gryffondor de mon année, se souvint-elle en sentant à nouveau les larmes couler le long de ses joues. Tomas, qu'est-ce que je vais faire ! Un bébé toute seule, les parents et les voisins et…
— Calme-toi, je suis là, et Myrina aussi sera là si tu as besoin. Et tu as tes amies, non ? »
Fiona lui avait dit de faire attention, Ludovica avait attendu sa nuit de noces pour découvrir entièrement l'amour charnel.
« Je ne pourrai plus jamais me marier avec un enfant hors mariage, reconnut-elle de plus en plus dépassée. Et puis je ne veux pas me marier, se reprit-elle violemment. Si c'est pour dépendre de quelqu'un comme père…
— Je vais te présenter mes amis, ils…
— Non, je ne veux pas, je veux tomber amoureuse, je veux…
— Les parents vont t'emmener chez Anathema Selwyn si tu ne te maries pas rapidement, paniqua Tomas. La sœur de Myrina… »
La sœur de Myrina s'était fait avorter et ne s'était jamais relevée. Un dosage mal réglé apparemment. Elle attendait des jumeaux, la dose n'avait pas été assez forte, pas assez rapide. Myrina n'en parlait jamais non par honte mais par remords, regrets et tristesse.
« Mais tu vas les en empêcher, non ? lui demanda-t-elle avec espoir.
— Oui, oui je vais les en empêcher et… et tu élèveras ton enfant seule, lui promit-il.
— Jamais de mariage alors, comprit-elle. »
Jamais d'époux. Plus jamais d'amour. Et toujours sous la tutelle de son père.
Plutôt mourir.
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Anathema Selwyn intervient brièvement dans d'autres de mes fanfic (Historiae Amoris notamment) : elle vend des potions et est faiseuse d'ange dans l'Allée des Embrumes.
Il y a beaucoup trop d'hommes dans cette histoire pour l'instant argh. Promis c'est à dessein : ça se calme ensuite.
Merci d'avoir lu, et à bientôt peut-être :)
