Je me possède aucun des personnages des films
Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers de Mission Impossible (franchise de films). Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte.
Alors les mots de cette liste sont le résultat des soirées drabbles du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur & de d'ateliers du Discord "Les Défis galactiques"
Et N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.
QUELQUES MOTS DE L'IMF
Je suis enceinte (198 mots)
Ilsa savait parfaitement qu'il n'y avait jamais de bons moments pour annoncer ce qu'elle s'apprêtait à annoncer, surtout dans le métier qu'ils exerçaient. Alors, elle allait tirer profit de ces quelques jours d'accalmie. Ethan était parti téléphoner à l'extérieur, même en repos, il avait l'habitude d'appeler le directeur de l'IMF à Langley… Le temps de revenir à l'appartement en faisant des tours et des détours, il en aurait bien pour une heure. La jeune femme avait donc profité de ce laps de temps pour dresser une jolie table, préparer un repas qui sortirait de l'ordinaire et allumer des bougies.
Quand Ethan poussa la porte, il fronça les sourcils et observa la jeune femme avec un air intrigué.
- Qu'est-ce que c'est que tout ça ?
- Un repas ?
- Il sort de l'ordinaire, non ? dit Ethan en observant le champagne qui était dans le seau.
- Parce que j'ai quelque chose d'important à te dire.
Ethan tiqua, étonnée et Ilsa lui tendit une coupe de champagne alors qu'elle prenait un verre de jus de fruit. Ethan observa son verre et fronça les sourcils…
- Attends, est-ce que…
- Oui, lui répondit Ilsa en souriant… Je suis enceinte…
...
Paris : votre personnage explore un métro abandonné (359 mots)
Inaugurée en 1906, la ligne n°5 traversait l'est de la capitale pour relier la place d'Italie à Bobigny. Elle enjambait la Seine au niveau du viaduc d'Austerlitz avant de s'enfiler de nouveau sous terre. Le début de la Seconde Guerre Mondiale avait précipité sa fermeture, les employés ayant été mobilisés par le conflit. A mi-chemin entre Bastille et le quai de la Rapée, elle n'avait qu'un seul accès, une lourde porte fermée au public située Boulevard Bourdon.
C'était un lieu isolé, loin de tout, tout en étant en plein cœur de Paris, le lieu idéal pour une rencontre discrète. La silhouette pliée dans un blouson à capuche qui dissimulait son visage déboula d'un pas rapide la passerelle de Mornay qui traversait le port de l'Arsenal. A quelques mètres de l'entrée, elle sortit son téléphone portable et observa le message rouge qui clignotait « Arsenal. 16h31 ». Il était 16h28.
L'homme accéléra donc, dévala les escaliers, crocheta habilement le cadenas et entra dans la station fantôme. Il dévala les escaliers, trouva le compteur et alluma la lumière. La station désaffectée servait de lieu de stockage. Il y avait des rails posées en vrac sur le côté et des caisses empilées dont il ne chargea pas à connaître le contenu. La vieille station ressemblait à toutes les autres. Deux quais longs de 75 mètres étaient séparés par les voies du métro.
Une nouvelle fois, il baissa les yeux sur son téléphone, le chiffre tourna : 16h31… C'était l'heure… et il était à l'heure… Pourtant, rien ne bougeait autour de lui, tout était d'un calme… mortel…
Des picotements remontèrent le long de son échine… un silence mortel, c'était bien le mot… Comment il avait fait pour ne pas comprendre avant… C'était un piège, un fichu piège et il eut juste le temps de se jeter à plat ventre sur les rails que les caisses non loin de lui explosèrent. Il y eut de longues langues de feu qui passèrent au dessus de sa tête et des débris volèrent dans tous les sens juste avant qu'une fumée épaisse et âcre emplisse l'espace redevenu brutalement tout aussi calme qu'avant la déflagration… rien ne bougeait…
...
Canberra : écrire sur un lieu de rencontre, multiculturel (378 mots)
Après avoir fait son dernier rapport à Swanbeck, Ethan avait décidé de finir les vacances dont on l'avait arraché. Peu lui importait que ce dernier lui ait demandé de rentrer pour être débriefé. Il avait besoin de repos et il rejoignit Nyah sur la plage de Sydney… Elle lui sourit et le jeune homme se rapprocha pour la prendre par la taille et lui donner un long baiser, se moquant totalement des regards de la foule autour d'eux. A bout de souffle, ils finirent par se séparer, mais restèrent les yeux dans les yeux.
- Tu dois rentrer ? Demanda Nyah un peu inquiète.
- Non, j'ai des vacances à prendre, dit-il en lui prenant la main pendant qu'elle souriait.
Délaissant Sydney, le jeune couple décida de passer les prochains jours à faire le tour de l'Australie. Leur périple les amena à la Galerie Nationale d'Australie à Canberra. Ethan taquina Nyah sur le fait qu'une voleuse d'art qui voulait visiter un musée était totalement cliché, mais elle répondit pas un éclat de rire et lui paya même le billet d'entrée.
Le bâtiment s'étalait sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, ils passèrent du temps au milieu des collections aborigènes et internationales. Ethan reconnut plusieurs grands peintres européens et américains. Au premier étage, les salles abritaient des œuvres d'art asiatiques sur lesquelles le jeune homme s'attarda un peu plus. Il y avait toujours eu quelque chose qui le fascinait dans l'art asiatique. Les salles du dernier étage étaient plus petites, plus intimistes et abritait les œuvres d'art d'artistes australiens contemporains.
A chaque étage, Nyah lui donna des explications sans lui lâcher la main. Ethan l'écouta avec attention, elle connaissait son sujet. Cependant, il dut bien admettre que le lieu était beau, les œuvres intéressantes et qu'il passa un excellent moment, naviguant entre les différentes cultures représentées dans ce même lieu. Au total, leur visite de la galerie dura plus de cinq heures… Il faisait nuit quand ils en ressortirent. Jamais Ethan n'avait passé autant de temps dans un musée.
- Tu as aimé ? Demanda Nyah, intéressée de savoir ce qu'il en pensait.
- Oui, c'était très beau, mais j'ai faim. Ça te dit un restaurant sur la plage.
Nyah sourit… Oui, ça lui allait parfaitement… C'était vraiment une journée parfaite…
...
Dublin : écrire sur une enquête policière qui tourne un peu en rond (285 mots)
Luther se redressa et posa les mains sur la table sur laquelle Ethan avait étalé plusieurs plans de la ville de Dublin. Avec ses ruelles et ses pavés de son quartier pittoresque, il n'était pas sûr que ce soit une bonne idée.
- Tu ne peux pas faire ça Ethan, Kern est un dingue ! Il a descendu cinq agents de la CIA.
- Ça tombe bien, nous ne sommes pas la CIA !
- Arrête….
- Luther la CIA tourne autour de Kern depuis trois ans.
- On voit le résultat…
- Ce type est un marchand de mort. Il a volé une ogive nucléaire, il faut le retrouver.
- Cinq morts ! Répliqua Luther. Tu ne peux pas taper à la porte et lui proposer tes services.
- Je n'ai jamais dit que j'allais passer par lui.
- Ah oui ? Et comment tu comptes l'atteindre ?
Ethan étala les papiers et attrapa la photo d'une jeune femme russe qu'il posa devant Luther.
- Gillian Kern.
- Sa sœur ? Tu sais qu'elle est mouillée dans son trafique elle aussi.
- Celui de base, l'extorsion, le trafique d'armes…
- C'est un pari risqué.
- Mais c'est le seul qui peut nous permettre de l'approcher. Je ne compte pas attendre encore trois ans… Il a une ogive… Il faut le faire tomber maintenant !
Luther soupira et se redressa.
- D'accord, mais soit prudent… Faire avancer l'enquête est une chose, mais ne me fait pas rentrer à Langley avec un cercueil comme bagage.
- Pas de risques, j'ai un avantage sur les cinq agents de la CIA morts en service.
- Ah oui ?
- Oui, moi je t'ai toi pour assurer mes arrières.
...
IMAGE 43 (212 mots)
Quand Luther oubliait de ferme la porte de l'escalier des combles qui donnait sur la cuisine, l'odeur du café torréfié montait à l'étage. Les combles s'étaient un peu la tanière du pirate informatique avec une salle informatique, un billard et une chambre, certes petite, mais cosy et avec sa propre salle d'eau qui servait pour les invités… enfin pour un invité principalement. Un invité qui fut réveillé par l'odeur alléchante du café torréfié.
Ethan s'étira et jeta un coup d'œil à sa montre : 7 h02… Il se leva, attrapa un t-shirt qu'il enfila rapidement, réajusta la ceinture de son pantalon de pyjama et descendit pieds nus au rez-de-chaussée. Joyce leva la tête quand il entra dans la cuisine.
- Bonjour ! Lui lança la femme de son ami en déposant sur la table une pile de crêpes avec des fraises et du sirop d'érable.
Elles semblaient vraiment appétissantes.
- Tu t'es surpassé !
- C'est important le petit déjeuner.
- Il y en aura pour plusieurs jours !
- Oh non, attends que Luther fasse son apparition dit-elle en donnant une tasse de café à son invité.
- On parle de moi ? Demanda Luther.
- On parle crêpes, lui répondit Joyce, donc on parle forcément de toi mon chéri !
