Je me possède aucun des personnages des films

Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers de Mission Impossible (franchise de films). Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte.

Alors les mots de cette liste sont le résultat des soirées drabbles du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur & de d'ateliers du Discord "Les Défis galactiques"

Et N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


QUELQUES MOTS DE L'IMF

Maux (170 mots)

Luther connaissait Ethan mieux que quiconque dans cette pièce. Il pouvait lire en lui comme un livre ouvert et comprendre ce qu'il pensait sans qu'il ait besoin de dire un seul mot. Pas étonnant parce que lui le connaissait depuis Prague et il savait pertinemment ce qui lui tournait dans la tête pendant qu'il observait les clichés qui défilaient sur l'ordinateur portable. Des clichés de villages incendiés, détruits… détruit à cause des Apôtres et Luther se rapprocha. Il tendit la main et referma l'ordinateur.

- Ne regarde pas ça pendant des heures.

- Ces types sont des fous, ils se moquent des victimes collatérales et si nous ne les arrêtons pas.

- Nous les arrêterons, mais ne pense pas à ça. Tu ne peux pas changer ce qu'ils ont déjà fait et tu n'es pas responsable de tous les maux du monde. Concentre-toi sur le présent. Tout se passera bien…

- Comment tu peux le savoir ?

- Parce que tout se passe bien quand nous travaillons ensemble, non ?

...

Spasmodique (126 mots)

Benji cria une dernière fois avant de se jeter à genoux devant Ethan étendu sur le sol du laboratoire. Ses yeux étaient presque clos, sa peau fiévreuse et quand il l'agrippa pour le tirer dans ses bras, il gémit de douleur. Son corps tremblait. Inquiet, Benji posa une main sur sa poitrine, cherchant une plaie par balle ou autre, mais il n'y avait pas de sang. En revanche, il perçut les sursauts spasmodiques de chacun de ses muscles et cela ne le rassura pas… Il n'avait pas été abattu ou poignardé, il avait été empoisonné et cela rendait la situation encore plus terrifiante. Terrorisé, mais déterminé, il porta la main à son oreillette.

- Luther, je ne peux pas sortir. Il faut d'abord que je trouve l'antidote.

...

Eloge de l'Amour – Jean de La Fontaine (Prompt facultatif : écrire sur des âmes-sœurs) (227 mots)

Un regard, un seul regard… quelques mots échangés dans une situation compliquée… Lui à la merci d'un bourreau sadique, elle en infiltration depuis deux ans et pourtant… une compréhension immédiate… Une complémentarité qui leur donne l'impression d'avoir toujours combattu auprès de l'autre. Un long frémissement qui ne trompe pas quand il se retrouve allongé dans ses bras et que leurs regards se connectent de manière intime. Ses doigts à elle qui effleurent son torse tuméfiée… Une envie soudaine de se pencher en avant et de s'embrasser qu'ils répriment, parce que le combat n'est pas fini…

L'image de l'un qui hante les souvenirs de l'autre jusqu'à ce qu'ils se recroisent. Ce léger frisson qui picote leur peau quand ils sont à nouveau à quelques centimètres du corps de l'autre.

L'envie de partir, de laisser leurs gouvernements se débrouiller sans eux, eux qui ont été sacrifiés tellement de fois au nom de l'intérêt commun, mais qui sont leur sont restés fidèles.

Et un baiser… un baiser survenu bien longtemps après leur rencontre qui scelle ce qu'ils ont toujours su depuis la première seconde… Il est elle… Elle est lui… Ils sont les deux faces d'une même pièce, les deux parties de la même âme et pendant que leurs lèvres fondent l'une contre l'autre, leurs mains s'unissent et leurs cœurs se jumèlent plus jamais ils ne laisseront quelqu'un les séparer…

...

Livre, Photo, Parent (352 mots)

Depuis qu'elle avait officiellement rejoint l'équipe d'Ethan et qu'elle partageait sa vie, Ilsa en avait apprit beaucoup sur lui. Pour bien des agents secrets, il était presque un mythe, un modèle, mais derrière le super espion, Ilsa avait découvert l'homme… celui qui s'était enfui de chez lui en pleine nuit à 18 ans parce qu'il était épuisé par le travail à la ferme et l'exigence de son père, celui qui se reprochait chaque jour de ne pas avoir comprit que son père était malade et qui se détestait pour ne pas avoir pu aller à son enterrement six mois plus tard, celui que se détestait aussi pour avoir manqué aussi celui de sa mère, morte un mois après le 11 septembre alors que lui était quelque part entre l'Irak et l'Afghanistan. Cette petite ville où il avait grandi et qui ressemblait à une prison quand il avait 16 ans, elle lui manquait chaque jour, tout autant que ses parents dont le souvenir suffisait à le faire pleurer.

C'était la jeune femme qui avait insisté pour qu'il l'emmène à Middlefield. Il avait besoin de retourner là-bas, d'aller sur leurs tombes, de dormir dans la maison de son enfance pour se ressourcer et se sentir mieux, parce qu'en prenant de l'âge, elle voyait bien comme tout finissait par lui peser, même s'il ne se plaignait jamais, même s'il continuait à avancer parce qu'il devait avancer…

En arrivant à la ferme, il avait eu besoin de s'isoler et d'aller faire un tour à l'extérieur. Ilsa avait rentré leur valise et fait le tour du salon. Dans une bibliothèque, entre deux livres, elle avait trouvé un album photo. D'abord hésitante, elle l'avait ouvert et s'était mis à le feuilleter. Le regard bleu d'Ethan était le même que quand il avait 8 ou 12 ans, mais il y avait de l'éclat, de la vie dans son regard d'enfant… ce qu'il n'y avait plus aujourd'hui et un frisson la parcourut. Il fallait qu'il arrête tout ça avant qu'il ne soit définitivement trop tard… Elle ne voulait pas rajouter une tombe dans le petit cimetière qu'elle venait de quitter.

...

Kilogrammes (290 mots)

Luther fronça les sourcils tout en regardant les plans en 3D du bâtiment qui semblaient flotter au dessus de leur console de travail. Il soupira et tourna la tête en direction d'Ethan qui était en train d'enfiler un gilet par balle militaire de classe IV, une protection haute résistance mais qui faisait dans les 16 kilogrammes à cause de son blindage.

- Tu ne peux pas faire ça.

- C'est impossible ?

- Oui et… ah non ! S'exclama Luther devant le petit sourire en coin de son meilleur ami, ne joue pas à ça. Je sais que tu es habitué à prendre tous les risques et à tenter l'impossible, mais là ça te demanda rapidité, fluidité et agilité. Explique-moi comment tu arrives à ça avec 16 kilos sur le dos.

- Tu sais qu'il me faut ce poids en plus pour les capteurs de pression.

- Je sais, mais dans ce cas, il faut trouver un autre moyen d'entrer.

- Il n'y en a pas...

- Ethan…

- On a travaillé sur ces plans toute l'après-midi, tu sais que c'est le seul moyen et comme tu ne peux pas me donner tes kilos en trop…

- Mes kilos en trop ! Fit semblant de s'offusquer Luther en se levant.

Ethan laissa filer un léger rire, mais son ami posa une main sur son bras.

- Ethan, c'est dangereux. Ce poids en plus peut être un piège quand tu vas sauter et… et tu es blessé…

Il y avait une inquiétude réelle dans ses mots, ses gestes et son regard. Ethan lui sourit, d'un sourire qui n'était plus moqueur ou amusé, mais sincère et doux.

- Tout ira bien tu verras.

Luther soupira. Il n'était pas réellement croyant, mais mon Dieu qu'il espérait que c'était vrai…