Petit mot de l'auteure : pour la rentrée, le discord des défis galactiques a organisé une petite session de textes cadeaux. Il fallait écrire des drabbles (entre 100 et 500 mots) à qui ont voulait, pour lui faire plaisir. Donc Félicia, voici pour toi !

Drabble 10 : Pansy x Luna

Merci à Angie et Marina pour leurs reviews sur le drabble précédent !


Pansy l'admettait, elle avait été la première à rire de Luna Lovegood.

Après tout, la blonde enchaînait plusieurs choses qu'elle qualifiait alors de tares : bien que venant d'une bonne famille, les Lovegood étaient totalement désintéressés des affaires de sang-pur. Elle était à Serdaigle, mais n'avait rien d'intelligent. Enfin, elle n'avait rien d'une personne « comme il faut » : des boucles négligées, une démarche papillonnante, un air naïf perpétuellement ancré sur son visage, une dégaine qui avait plus l'air d'un amas éparse de morceaux humains plutôt que d'une allure.

Et pourtant, rien n'était plus faux que son jugement de naguère.

Elle s'en était aperçue à la fin de la guerre. Les Lovegood s'intéressaient aux affaires de sang-pur ; ils le faisaient simplement d'une manière intelligente et humaine, à savoir en niant la soi-disante supériorité de leur sang pour traiter avec égalité tous ceux qu'ils croisaient. Luna méritait amplement sa place à Serdaigle, car elle était la personne la plus sage qu'elle connaissait : outre les connaissances que Pansy elle-même possédait, Luna était dotée d'une intelligence émotionnelle et interpersonnelle qui lui permettait de comprendre les autres. Et enfin, sa démarche et son apparence n'étaient en rien repoussantes ; elles étaient Luna, c'est-à-dire un mélange d'étrangeté et de bonté, qui ressortait par tous les pores de sa peau.

Et surtout, c'était grâce ce mélange là que Luna avait réussi là où elle-même avait échoué : tendre une main.

Elle s'était approchée timidement de Pansy, sûrement touchée de voir que personne ne lui parlait pendant sa huitième année. Elle avait pardonné les répliques cinglantes que la brune avait lancé pour se débarrasser d'elle, ayant peur que cet intérêt ne soit d'une feinte de plus. Elle avait écouté Pansy, compris pourquoi elle avait voulu dénoncer Harry, comment elle en était venue à croire ce que ses parents lui avait dit. Elle l'avait soutenu sans jugement, et c'était à ce moment là que Pansy avait réalisé qu'il était temps pour elle de définitivement rompre avec le passé.

Alors elle s'était rapprochée d'elle, l'avait écouté en retour, s'était laissée à chercher des Nargoles et autres bêtes dont elle n'avait jamais entendu parler. Elle avait laissé son monde devenir un peu plus coloré, plus fou, plus lunéen en somme, et elle ne l'avait jamais regretté.

Et lorsque Luna avait posé ses lèvres sur les siennes, là où avant elle serait partie avec horreur, elle se contenta à cet instant de répondre au baiser, souriant que son monde se colorie d'avantage.