Drabble 17 : Albus Severus Potter x Neville Londubat

Texte écrit pour le défi de rentrée : voici un cadeau pour la fabuleuse Sarah ! Bon j'aime pas les couples intergénérationnels donc je panique un peu, j'espère avoir fait quelque chose de potable.


La nuit était tombée depuis bien longtemps sur Poudlard. Même les tableaux semblaient être endormis, gagnés par l'obscurité ambiante. Pourtant, une figure bravait le couvre-feu.

Il s'agissait de Albus Severus Potter.

Le Gryffondor de septième année n'avait hérité du caractère rebelle de ses parents. Pourtant, ce soir là, il n'hésita pas. Dès que minuit sonna, il quitta la chaleur de son lit pour marcher d'un pas vif dans les couloirs désertés. Il ne s'arrêta pas une seule fois jusqu'à atteindre son but : la serre n°2.

Comme il l'avait espéré, celle-ci était allumée. Il hésita un instant, sa raison lui criait combien il était idiot. Finalement, il écouta son coeur battant la chamade et entra dans la serre.

Les plantes étaient aussi luxuriantes que d'ordinaires. Pourtant, Albus n'eut aucun mal à repérer celui qu'il était venu voir : Neville. Le professeur se tenait au fond de la serre. Il avait l'air aussi concentré sur ses plantes que d'ordinaire mais Albus n'était pas dupe. Il voyait bien au raidissement de ses phalanges qu'il savait qu'il était ici.

- Minuit a sonné, déclara Albus sans autre préambule.

Neville restant silencieux, le brun s'approcha de lui.

- J'ai 17 ans, insista-t-il. Je suis majeur.

- Cela ne change rien ! Tu es toujours mon élève.

- Cela change qu'aux yeux de la loi, je suis assez mature pour voter ou transplaner. Alors pourquoi ne serais-je pas assez mature pour savoir qui aimer ?

- Ce n'est pas pareil...

Albus demeura silencieux quelques instants, avant de se rapprocher encore, jusqu'à sentir le souffle de Neville.

- Tu savais que je viendrais, murmura Albus. Si tu ne voulais pas de moi, tu n'avais qu'à aller ailleurs cette nuit. Mais tu es là.

Neville leva des yeux pleins de doutes et de désir vers lui. Albus le vit déglutir, comme pour se battre avec lui-même. Finalement, il lâcha une phrase qui sonnait comme un aveu :

- Mais je suis là... Là où j'ai envie d'être.

Le souffle de cette confession sur sa peau brisa ses barrières. Albus l'embrassa alors. Quand il sentit Neville lui rendre le baiser, il sut que, malgré ce que le monde pourrait bien dire, là était sa place.