Bon anniversaire Setsuna ! *lance des confettis* *souffle dans le truc en papier qui fait un bruit horrible et se déchire*

Pour cette occasion spéciale je te dédis ce chapitre qui m'a été inspiré par notre chère Kuro [merci Kuro xD ! (Enfin… on ne te remerciera pas pour le mot du jour hein ! haha)] Je te laisse donc avec une mini suite à notre délire de Wilson & Wilson. Mais il se lit aussi si on ne connait pas l'histoire. Hé oui j'ai pensé à tout ! :D (bon c'est quand même mieux parce que je n'ai pas pu faire sans spoils mais bon… ) J'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir ajouté un chapitre sans toi à notre histoire et qu'il te plaira. Des bisous ma Setsu.

Et bonne lecture à vous aussi, fidèles lecteurs ^^ . Merci pour vos encouragements !

Shadow: Il se pourrait que oui héhé ^^ Même si je suis plus pro Marvel que DC, Batman a une place chouchou !


Coquille Saint-Jacques

Chapitre 4

Alors qu'il fait la vaisselle de leur repas de midi, Kagami se pose une dernière fois la question. Tout en essuyant la dernière assiette il jette un regard vers son homme. Oui, il est sûr de lui. Ça fait plusieurs semaines qu'il y réfléchit, il a même déjà regardé quelques annonces. Et surtout, il pense qu'ils sont prêts pour franchir ce cap dans leur relation. C'est un véritable engagement, mais il n'a aucun doute. Daïki est l'homme de sa vie, et il espère partager encore de nombreuses années à ses côtés, tant qu'il voudra bien de lui.

Il esquisse un sourire en se rappelant qu'il le fait aussi pour lui-même. Ils en ont besoin. Les derniers mois ont été difficiles, même si le temps allège leur peine de jours en jours. Il estime qu'ils ont bien mérité un peu de bonheur. La perte de leurs vieux amis, à quelques jours d'intervalle seulement les ont bouleversé. Leurs fidèles ballons, dont les portraits trônent ça et là dans leur appartement. Après leurs morts, ils n'ont pas voulu remplacer Wilson et Wilson. Ils ont d'autres balles pour jouer bien sûr mais affectivement parlant ce n'était pas envisageable. Ce lien particulier qu'ils avait crée avec eux que certains qualifient d'incongrue, voire de carrément débile, n'était que l'expression de l'extrême solitude dans laquelle ils se trouvaient à l'époque. Mais aujourd'hui c'est différent. Aujourd'hui ils sont là l'un pour l'autre. Et il est temps de tourner définitivement cette page.

Confiant mais tout de même nerveux de franchir cette étape il se surprend à vraiment espérer que Daïki acceptera sa proposition. Jamais ils n'ont évoqué le sujet, alors il ne sait pas du tout à quoi s'attendre. Les corvées terminées il rejoint son homme installé devant l'ordinateur. Il lui saisit les épaules et les presse un peu. Il dépose un baiser dans ses cheveux et demande :

« T'es occupé Daï ?

— Hmm non pas vraiment, pourquoi ? »

Kagami inspire en enlaçant sa moitié. D'un geste distrait, ce dernier répond à son étreinte en lui caressant le bras. Il réfléchit quelques secondes avant de choisir comment tourner la chose et se lance.

« J'avais envie de t'emmener quelque part.

— Où ça ? » Demande Daïki, son intérêt piqué à vif.

Il s'amuse de son air de gamin curieux , resserrant ses bras autour de lui dans un élan d'affection pour son Aomine enjoué qu'il a trop peu vu ces derniers temps, puis souffle à son oreille.

« C'est une surprise … »

Aomine se retourne pour lui offrir un baiser chaste qu'il accueil avec délice.

« Qu'est-ce qu'on attend !? »

Pour toute réponse, il s'esclaffe et l'embrasse à son tour, ravit qu'il soit prêt à le suivre sans plus de détails. Pour l'instant tout se passe comme prévu.

Pendant qu'ils se préparent à sortir et aussi sur le chemin jusqu'à leur voiture, son homme n'a de cesse de lui poser des questions pour lui tirer les vers du nez, mais il ne lâche rien. À part quelques rires aux questions les plus loufoques.


Aomine prêche le faux pour avoir le vrai. Il tente d'embobiner Taïga en reposant plusieurs fois les mêmes questions, il demande aussi des choses pratiques pour essayer de deviner où ils se rendent. Au bout d'un moment, Kagami insiste pour lui bander les yeux. Aomine tient là une parfaite occasion de lui prouver la confiance aveugle qu'il place en son homme. Sans la vue, il essaie tout de même de se repérer, mais il suspecte Kagami de conduire plus que nécessaire pour brouiller les pistes.

Bientôt il lui semble que la voiture ralentit, puis s'immobilise. Toujours pas autorisé à retirer son bandeau, Kagami vient l'aider à descendre, prévenant. Il le guide sur quelques mètres sur un sol de gravier crissant et s'enfonçant sous leur pas. De plus en plus intrigué, il ne tient plus en place. Pourtant malgré l'excitation, il parvient à capter la main moite de Taï dans la sienne et il le sent se tendre à côté de lui. Il n'a pas besoin de le voir pour savoir qu'il est nerveux.

« Tu stress ? s'inquiète-t-il.»

— Hm nan, ça va. Ça va mais ne me lâche pas.»

C'est lui qui est dans le noir et dans le flou le plus total, mais c'est son homme qui a besoin de réconfort. Alors il presse ses doigts un peu plus fort dans les siens. Ça à l'air d'être important pour lui… Aomine entend la clochette d'une porte d'un commerce que l'on ouvre et sent le changement de revêtement sous ses pieds. Soudain la main qui n'est pas déjà dans la sienne s'agrippe très fort à son bras. Son tigre lui fait presque mal mais il ne bronche pas, le rapprochant de lui par instinct. Aomine est de plus en plus confus par l'état dans lequel se trouve son homme pour une surprise qu'il a lui-même organisé. Il ne comprend pas jusqu'à ce qu'au loin, un peu étouffé il ne perçoive d'autres sons qui le figent sur place. Ce n'est pas possible… Taïga doit être dans tout ses états et il n'a qu'une envie retirer son bandeau pour lever le mystère.

Sans lui demander son autorisation il retire le bout de tissus et cligne des yeux pour s'adapter à la luminosité. À ses côtés, Kagami est livide, et même tremblant, sur le point de flancher. Il le regarde pour tenter de comprendre et son homme lui adresse ce qu'il devine être un sourire. Que diable son tigre l'a-t-il emmener faire ici ? Le seul endroit au monde où jamais il ne l'aurait cru capable d'entrer ! Dans un élan d'affection face à cette preuve d'amour dont il ne saisit pas encore tout les tenants et les aboutissants, il enlace Kagami pour l'aider à se calmer. Une jeune femme se présente à l'accueil, s'excusant de les avoir fait patienter et les invite à la suivre, il ne sait où.

Dans le couloir qu'ils empreintes, il n'entend plus les nombreux aboiements qui les ont accueillis et Taïga dessert peu à peu sa prise sur lui.

« Taï… je sais que t'es courageux, pas besoin de m'emmener dans un chenil pout me le prouver…

— C'est pas un chenil Daïki, c'est un refuge. »

Face à l'air espiègle de son homme il fronce les sourcils, ne comprenant toujours pas ce qu'ils font ici. Comme si Kagami allait accepter de laisser prendre un chien… Puis la jeune femme s'arrête devant une porte qu'elle leur ouvre. Un pièce pleine de boules de poils de toutes les couleurs, prêtes à l'adoption. Incrédule, il écarquille les yeux. Jamais Daïki n'avais vu autant de chats réunis dans un même endroit. Il se tourne vers Taïga qui s'avance déjà pour s'assoir au centre de la pièce. Il l'imite, prenant un jouet à leur disposition au passage.

Les félins, sûrement impressionnés de voir deux grands gaillards comme eux sont un peu farouches et ne s'approchent pas. Certains même se cachent dans les arbres à chats ou paniers et boîtes diverses meublant la pièce. Sauf un… Un petit curieux aussi roux que son chéri, avec de grands yeux bleus qui vient d'abord renifler timidement le pantalon de Taïga. Ce dernier le laisse faire, sans le brusquer. Puis le chaton se met à jouer avec les lacets de ses Jordan's. Une sueur froide parcours le dos d'Aomine à la vue de ses précieuses chaussures malmenées, et prend le relais avec le jouet qu'il a toujours en main. Très vite, ils rient de ces pirouettes acrobatiques dignes d'une gymnaste aux jeux olympique. Téméraire et vif, la boule de poile joue avec eux, attirant les autres, et très vite ils se retrouvent submergés de toute part. Kagami le regarde avec un sourire un peu contrit mais le regard pétillant, ne sachant que faire de ces petits monstres envahissant, quémandant attentions et papouilles en miaulant.

Aomine lui rend sout sourire, plus amusé qu'autre chose de la situation. Mais il sursaute quand l'un d'eux le prend pour cible, comme pour étouffer sa moquerie dans l'œuf. Il s'attend à subir des coups de pattes ou des morsures joueuses à l'instar de son homme mais rien ne se passe. Curieux, il se contorsionne pour saisir d'où vient le poids qu'il sent peser sur lui. Et lorsqu'il comprend, son cœur de jeune homme bougon qui se veut dur à cuire fond comme un marshmallow dans une tasse de chocolat chaud. L'intru n'est autre que le premier petit chat roux qui les a accueilli, ayant élu domicile dans la capuche de son sweat pour faire sa sieste. Étrangement ému d'avoir été ainsi choisi, il se retourne vers son homme, le regard implorant et luisant d'amour.


La moue qu'affiche son homme le fait rire. Kagami le trouve vraiment trop adorable avec cette boule de poil pendu à son cou et son regard de cocker. L'espace d'une seconde il se dit que ce n'était peut être pas une très bonne idée, qu'il aura à présent de la concurrence pour obtenir les attentions de sa moitié. Mais le sourire de Daïki en cet instant ne peut le tromper. Il l'a emmené ici pour lui soumettre l'idée, et voilà que c'est son chéri qui vient de se faire adopter… Il tend le bras pour caresser la petite tête tigrée et si douce sous ses doigts. Le chaton se met alors à ronronner et se blotti un peu plus à son contact, lui arrachant un sourire attendri.

« Taï on le prend hein dis ? Supplie Aomine, conquit.

— J'crois pas qu'on ait le choix… Ou alors tu lui laisses ton pull … » Répond-t-il en haussant les épaules, feignant l'indifférence.

Mais Aomine le connait, il devine son approbation et lui offre un sourire de mille méga watt. Une récompense plus que suffisante qui emballe son cœur. C'est tout ce qu'il voulait. Le bonheur de son homme et quelqu'un de plus à choyer. Ensemble.

Décidés et heureux, il finissent par quitter la pièce pour rejoindre l'accueil. Après avoir signer tous les papiers, payer les frais vétérinaires et acheter tout ce dont ils avaient besoin pour le bien être de leur nouvelle colocataire, ils rentrent chez eux, tous les trois.

Pendant que son petit ami fait visiter la pièce principale à la petite Tora, nom qu'ils ont naturellement choisit pour la tigresse miniature, il leur prépare un repas de fête pour célébrer son arrivée dans leur vie. Un plat que ses recherches culinaires ont mené en France et qu'ils adorent déguster pour les grandes occasions. Il espérait que son plan se termine bien, alors il avait déjà passé commande chez son poissonnier. Avec un sourire qui ne quitte décidemment plus ses lèvres, il surveille son homme déjà complètement gaga de leur Tora, tandis qu'il ouvre les coquilles-saint jacques.