Bonjour bonjour !
En ce mois d'octobre particulièrement et anormalement chaud, permettez moi de vous offrir une petite limonade maison pour vous rafraîchir. Ou pas… ;)
Shadow: Sadique moi ? Ça ce saurait … ^^
Vide
Chapitre 14
La lutte fait rage dans leur salon et la tornade qu'ils sont devenue dans leur chahut désordonne la pièce. Mais son maniaque préféré n'y prête guère attention, preuve qu'il se trouve dans le même état que lui. Il s'amuse beaucoup, et cette bataille improvisée charge l'air d'électricité à laquelle il est très sensible. La tension monte et l'excitation s'empare de son corps un peu plus à chaque assaut. Soudain, alors que son homme le retient par le poignet, ses doigts enroulés fermement sur sa peau l'électrisent. Il éprouve la désagréable impression de ne pas avoir touché Taïga depuis une éternité qui lui tord les tripes. Bien échauffée, maintenant c'est à un autre jeu que la panthère a envie de jouer…
Stratégique, Aomine recule en entraînant son homme qui lui agrippe toujours le bras. Il prend volontiers un coup d'oreiller supplémentaire et en profite pour simuler sa chute dans laquelle Kagami tombe avec lui. Un peu rudement, ils atterrissent sur le canapé qui grince de mécontentement sous leur poids.
Hilare, Taïga se laisse emprisonner par les bras puissants de son homme. Depuis combien d'années n'avait-il pas fait une simple bataille de polochons ? Il met quelques instants à reprendre son souffle et calmer son fou rire. Puis, il observe Daïki sous lui qui ne le quitte pas des yeux. Son regard tempête est profond, presque noir. Noir de désir… Sa respiration se coince dans sa gorge tandis qu'il prend conscience de l'atmosphère brûlante qui les enveloppe et de son propre enfièvrement. Il se sent rougir un peu quand son homme se mord la lèvre en l'admirant toujours, comme s'il était l'homme le plus sexy de la Terre. Un frisson le parcourt lorsqu'il sent les mains de Daïki se faufiler sur ses fesses, caressant ses reins bouillonnants au passage. Sans plus réfléchir, incapable de résister plus longtemps à la tentation, il fond sur la bouche de son amant. Ce dernier happe ses lèvres et réquisitionne sa langue pour une autre lutte tout aussi acharnée, mais bien plus sensuelle.
Kagami grogne de plaisir, se délectant de ce baiser enflammé et avance son bassin pour frotter leurs érections impatientes. En réponse, le fauve sert ses fesses dans ses paumes pour accentuer la pression, tandis que lui vient glisser ses doigts dans ses cheveux sombres en bataille pour les tirer un peu en arrière. Avec empressement, il explore la bouche de son homme ainsi offerte, vient caresser sa langue et ses lèvres, les mordiller voracement, emporté par son désir fulgurant. Le feulement de protestation de sa panthère ne fait qu'attiser son envie de lui. Naturellement, son corps ondule sur le sien, dure chaud et ferme, cherchant le plus de contact possible.
À son grand damne, son postérieur se voit délaissé. Aomine déplace ses mains entre eux et entreprend de défaire son jean. Il se soulève un peu pour l'aider et sans se détacher de lui ni de ses lèvres, ôte pantalon et caleçon encombrants. D'un mouvement fluide, usant de ses abdominaux d'acier son homme se redresse et l'installe à califourchon sur lui. Taïga se perd dans l'admiration de son anatomie finement sculptée, avide de sentir ses mains plus haut que sur ses cuisses dénudées. Mais le fauve sous lui n'est pas en reste, il le parcourt du regard et se lèche les babines avec gourmandise et souffle :
« Trop sexy putain… »
Aomine redessine du bout des doigts le numéro sur le maillot qui l'obsède depuis qu'il l'a vu avec sur le parquet, avant de couler ses mains au-dessous pour le faire remonter et dévoiler le sexe fièrement dressé de son tigre. Il vient se faufiler sous le tissu pour embrasser son ventre et son torse puissant. Il joue avec ses mamelons, les titille pour arracher des gémissements à Kagami puis se décide à lui retirer son jersey pour mieux le voir. Enivré par son parfum post-effort, il remonte vers sa bouche en savourant le salé de sa peau moirée de sueur. Mordille sa clavicule et sa gorge qu'il caresse d'une main possessive alors que l'autre erre sur son aine.
Lorsque leurs lèvres s'effleurent, ils renouent le contact dans un baiser sulfureux, redessinant leurs contours dans des caresses appuyées. Taïga l'aide à se défaire de son unique vêtement pour libérer sa queue. Il le voit planter ses dents sur sa lèvre inferieur et sent l'effleurement de ses doigts sur sa virilité tendue.
« Hmm already so hard for me…»
Comme pour répondre, elle tressaute d'approbation; ça l'excite toujours beaucoup quand son homme perd son japonais… Le souffle éraillé, Daïki harponne sa nuque, l'embrasse avec fougue et sert sa hanche un peu plus fort avant de laisser sa main dériver sur la verge de son amant. Fermement, il enroule ses doigts autour de leurs membres turgescents et commence à les masser de bas en haut. Avec délice, il boit les gémissements de Taïga, il se repait de son plaisir s'échouant sur ses lèvres tel un mort de faim. Kagami ondule du bassin sur lui pour accompagner ses mouvements, pose un bras sur ses épaules pour prendre appuis alors que sa main libre vient enlacer la sienne pour accélérer son rythme. Un grognement appréciateur lui échappe et ensemble ils se masturbent, ne se lâchant du regard que pour mieux admirer la fusion de leurs corps entre leurs poings liés.
« Fuck ! It's so damn good Daï, keep… keep going.
— Tais-toi où j'vais jouir. »
À ces mots, Kagami ne peut retenir un sourire. Il adore l'effet qu'il lui fait avec sa langue d'adoption… Soudain il rejette la tête en arrière dans un cris silencieux. Sa main se crispe sur l'épaule nouée de Daïki lorsque ce dernier glisse ses doigts entre ses lobes pour flatter la peau sensible de son anus. Instinctivement il se cambre, creusant les reins et cesse de bouger pour lui permettre d'insérer ses phalanges aventureuses en lui. Très vite, il peut les sentir bouger, et ainsi stimulé, il gémit d'extase. Doucement il reprend sa danse lascive, se donnant du plaisir sur la main de son homme. Son homme qui reste un moment fasciné par le spectacle qu'il lui offre sans complexe, puis active de nouveau son poignet entre eux, massant leurs verges pulsantes l'une contre l'autre.
Le souffle court, Kagami pose son front sur son épaule, au bord de l'implosion. La cadence s'accélère et les doigts perdus dans son intimité frottent sa prostate dans un mouvement circulaire plus audacieux pour le faire flancher.
La sueur goutte sur sa nuque à force de retenir son propre orgasme. Mais bientôt, dans un cris étranglé, Taïga se répand sur son torse. La brulure de son sperme, ses chaires se refermant sur ses doigts, autant que son prénom écorché par la jouissance dans sa bouche sont un appel auquel son corps ne peut résister. Il cède à son tour au délicieux tsunami libérateur qui ébranle tout son être, le brisant en mille morceaux.
Éreinté par leur troisième mi-temps, vide de toute énergie, tous les muscles totalement relâchés, le carmin laisse son corps peser sur son homme, enfouissant son visage dans le creux de son cou pour reprendre son souffle. Lorsqu'il en est capable, toujours caché contre la peau mate, il lui fait part de sa pensé décousue.
« T'étais trop bandant ce soir. Tu m'as déconcentré.
— Tu vas dire que c'est de ma faute si t'as perdu maintenant ?
— Hm oui un peu.
— Tsss … sale gosse. » Grommelle la panthère en lui claquant les fesses.
Il glapit de surprise d'abord, ricane puis l'enlace amoureusement. Un sourire aux lèvres, il goute sa peau caramel dans de légers baisers papillons.
Ils restent ainsi soudés un temps indéfini. Perdus dans un demi sommeil aux pensées vagabondes. Il trace des arabesques imaginaires sur le dos de son tigre détendu, de son coccyx à la racine de ses cheveux sur sa nuque. Il peut le sentir frissonner et voir sa chair de poule envahir son épiderme sur le passage de ses doigts. Il embrasse tendrement sa tignasse et rompt le silence de sa voix un peu rauque de ses nombreux soupirs.
« Tu as été incroyable aussi tu sais. Je suis tellement fier de toi Taï…»
Son homme dépose un énième baiser entre ses pectoraux avant de se redresser pour plonger son regard de braise dans le sien, un doux sourire illuminant son visage.
« Thanks… Mais ta victoire était amplement mérité. Alors ne t'excuse plus jamais d'être le meilleur d'accord ? Même si j'adore le bœuf séché… »
Aomine sent la chaleur brûler ses joues. Être le meilleur… il en a tellement souffert qu'il a toujours un peu peur de lui-même. De ce dont il est capable. Mais la détermination dans le ton et le regard défiant de son rival le rassurent. Kagami lui a prouvé plus d'une fois qu'il n'a plus rien à craindre, qu'il peut être entièrement lui-même, autant sur un terrain que dans la vie. Alors il le sert plus fort contre lui, le cœur gonflé de reconnaissance et l'embrasse tendrement. Son homme soupir d'aise contre sa bouche et vient encadrer son visage de ses mains chaudes pour les sceller un peu plus longtemps. Quand ils se séparent, Daïki murmure contre ses lèvres humides :
« Tu sais que je t'aime toi ? »
Son adoré épouse son front du sien et lui adresse un sourire en coin, empreint de connivence.
« Yeah… I know. I love you too Daï.»
