« Alors Heiji-kun, comment t'es-tu débrouillé pour faire en sorte que Toyama-san pense que ta mère m'envoyait te chercher ? » questionna l'inspecteur dès que l'adolescent fut monté dans sa voiture.
« Euh…Je peux être assez convainquant… » répondit-il gêné sans regarder l'homme dans les yeux. Il ne voulait pas commencer à lui raconter que son jeune ami de Tokyo avait un nœud papillon modulateur de voix, car plusieurs questions risquaient de suivre et il ne voulait pas s'engager sur ce terrain-là.
« Je vois. » dit simplement Tachibana en démarrant la voiture.
« L'appartement des fils Shimono se trouve loin ? »
« Non…enfin pas vraiment…mais comme je n'ai pas vraiment déjeuner ce midi, ça te dit qu'on mange un morceau avant ? J'ai acheté à manger avant de venir, tu en voudras ? » proposa l'inspecteur tout en se concentrant sur la route.
« Je n'ai pas faim. » refusa assez sèchement le garçon, dans la seconde son ventre gargouilla ce qui amusa l'homme.
« Pourtant ton estomac indique le contraire. » rit-il.
« Ok. Je veux bien » accepta-t-il. L'osakien, il n'avait pas manger depuis la veille et bien qu'il était pressé, il savait qu'il serait plus juste de déjeuner avant.
« Je savais bien que tu accepterais, après tout Otaki-han disait toujours que tu étais un estomac sur patte. » plaisanta-t-il. Mais à la mention du nom d'Otaki le visage de Heiji se ferma, l'inspecteur le remarqua. « Pardonne-moi Heiji-kun, je… » soupira-t-il avec un air désolé.
« Ce n'est rien Tachibana-han. » dit-il en secouant la tête sans pour autant changer d'expression faciale.
L'homme continua de conduire et s'arrêta au bout d'un moment dans un parking peu fréquenté.
« On va s'arrêter ici pour déjeuner dans la voiture. Tiens j'ai pris plusieurs barquettes de sushis avant de venir. » déclara-t-il en lui tendant une barquette.
« Merci Tachibana-han, je mange vite et après on y va ! » s'exclama l'adolescent en prenant la boîte et en l'ouvrant.
Il commença à manger ses sushis.
Au bout de quelques bouchés, Heiji commença à sentir sa tête tournait à cause de cela il lâcha sa barquette.
« Ça va Heiji-kun ? » demanda-t-il alors qu'il redémarrait sa voiture.
« C'est rien…J'ai juste un peu la tête qui tourne…ça va aller… » dit-il alors qu'il se sentait de plus en plus étourdi et en mettant sa main sur la tête. « Qu'est-ce qu'il m'arrive ? » se questionna-t-il, ne comprenant pas son état.
« Ne t'inquiète pas, je vais t'emmener à un endroit où tu pourras te reposer… » répondit-il en faisant un sourire moqueur. Face à ce sourire, le détective lycéen pu en déduire quelque chose…
«Ta-Tachiban-han t-tu as mis quelque chose dans mon plat ? » réussit-il à articuler alors que ses paupières se fermaient.
« Il faut se méfier des gens à qui tu accordes ta confiance Heiji-kun. » c'était la dernière chose qu'il entendit avant de sombrer dans l'inconscience.
Chez les Toyama, Conan toujours fatigué à cause de la morsure, avait fini par s'endormir, devant l'ordinateur. Après le départ de l'Osakien il avait continué à effectuer des recherches sur internet, pour voir s'il trouvait d'autres information sur Shimono. Il s'était installé sur le bureau, mais il avait fini par s'assoupir après avoir lu une ancienne interview du médecin. Cette interview avait attiré son attention, mais il s'était senti trop fatigué pour réfléchir là-dessus en détail.
« Conan-kun ? » fit une voix qui le réveilla, il sentit également qu'on le secouait.
« Ran-neechan ? » dit-il en ouvrant les yeux tout en étant toujours un peu endormi.
« Tu n'es pas raisonnable ! Le médecin a dit que tu devais te reposer et je te retrouve endormi sur le PC d'Hattori-kun ! » réprimanda-t-elle en mettant ses mains sur sa taille.
« Gomen Ran-neechan, Heiji-niichan m'a dit que je pouvais utiliser son ordi pour jouer. » dit-il en baillant et en s'étirant. « Quelle heure est-il ? »
« 18h, ça fait plus de 4h qu'Hattori-kun est parti et Kazuha-chan commence à s'inquiéter… » déclara-t-elle alors qu'elle-même paraissait également anxieuse.
« Quoi ?! » le petit détective écarquilla les yeux. Il saisit immédiatement son téléphone qui se trouvait sur le bureau et vérifia si Hattori avait répondu à son SMS. En effet, il avait envoyé un message à son ami pour lui demander de le tenir au courant de son arrivé à l'appartement. Il avait surtout envoyé ce message par rapport au pressentiment qu'il avait ressenti et quand il constata que l'adolescent à la peau sombre n'avait jamais répondu, son inquiétude s'amplifia.
« Ran-chan ! » fit Kazuha en rentrant soudainement dans la chambre avec un air affolé.
« Qu'il y a-t-il ? » demanda l'autre fille surprise face à l'état de son amie.
« H-Heiji…il n'a jamais eu rendez-vous chez le médecin… »
« Quoi ?! » s'étonna Ran.
« Comme je m'inquiétais j'ai demandé à Okan d'appeler sa mère pour savoir s'il avait eu un problème là-bas…et elle était surprise car Heiji n'a jamais eu rendez-vous avec le médecin. » dit-elle les larmes aux yeux.
« Bon sang Hattori, je savais que ton plan était une mauvaise idée…mais ce n'est pas normal qu'il ne soit pas encore revenu. » pensa Conan en fronçant les sourcils.
« Calme-toi Kazuha-chan, le rendez-vous était peut-être faux, mais il est avec Tachibana-keibu, normalement il ne peut être qu'en sécurité. » essaya de rassurer la fille aux cheveux long.
« Mais Ran-chan ce n'est pas normal, Okan a dit qu'elle a reçu tout à l'heure un appel de la mère d'Heiji qui disait qu'il avait rendez-vous et là quand elle rappelle, elle dit qu'elle n'a jamais appelé ! Je sens qu'il lui est arrivé quelque chose…j'ai eu un mauvais pressentiment quand il est parti tout à l'heure » avoua-t-elle en sanglotant.
« C'est étrange… » fit la tokyoïte avant de se tourner vers l'enfant. « Et toi Conan-kun, Hatori-kun t'a dit quelque chose ? »
« Non. » mentit-il en secouant la tête en essayant d'être convaincant.
Les trois amis entendirent soudainement des voix qui venaient d'en bas, plus précisément du salon, il reconnut tous la voix du père de Kazuha, il parlait assez fort et semblait mécontent.
« Otōsan est rentré. » dit-elle en quittant la chambre pour descendre, les deux autres la suivit.
« Comment as-tu pu laisser Heiji-kun sortir sans m'en informer ?! » dit Ginshiro à sa femme.
« Je suis vraiment désolée, mais j'ai reçu cette appelle de Shizuka-chan enfin apparemment ce n'était pas elle…et comme c'était Tachibana-keibu qui venait le récupérer, je ne me suis pas posé de question. » s'excusa-t-elle tristement en baissant la tête.
« C'est inutile de s'excuser maintenant, après tout Heiji-kun est un garçon malin, il a dû trouver une combine et à embarquer Tachibana dans son histoire de vengeance. » dit-il en se calmement. « Heizô m'a appelé quand j'arrivais, Shizuka-san venait de l'informer de ton appel, il m'a dit qu'il venait pour tirer cette histoire au clair. »
« Otōsan, tu crois qu'Heiji va bientôt rentrer ? » demanda la jeune fille à la queue de cheval avec les yeux humides.
« Mais oui Kazuha ! Comme je disais à ta mère il a sans doute réussi à convaincre Tachibana à l'aider à enquêter, mais malheureusement pour lui son plan est tombé à l'eau. » assura-t-il en mettant sa main sur l'épaule de sa fille.
« Cet aho, toujours à se mettre en danger. » pensa-t-elle à haute voix en baissant la tête.
Conan qui trouvait quand même anormal le fait que le garçon ne soit toujours pas là, décida de prendre la parole.
« Ne, je veux bien qu'Heiji-niichan est monté un plan pour aller enquêter, mais pour que son plan soit parfait il aurait dû arriver avant Toyama-san afin qu'il n'y ait pas tous ces problèmes. »
« Tu n'as pas tort Conan-kun. » dit Ginshiro en mettant sa main sur son menton. « Kazuha as-tu essayé d'appeler Heiji-kun depuis son départ ? » demanda-t-il en sortant lui-même son téléphone.
« Non on s'est disputé donc… »
« Appelle-le ! » ordonna-t-il. « Même si je suppose que ses parents ont tenté de le joindre, toi il te répondra peut-être s'il ne veut pas leur parler. Moi je m'occupe d'appeler Tachibana. »
L'osakienne tout comme son père essayèrent de téléphoner mais les portables de leur correspondant semblaient éteints.
« Il ne répond pas. » sanglota la jeune fille.
« Calme-toi Kazuha-chan… » essaya de consoler Ran en posant ses mains sur les épaules de son amie.
Quelqu'un sonna tout à coup à la porte, madame Toyama alla ouvrir et laissa entrer Heizô Hattori.
« J'ai essayé d'appeler Tachibana et Heiji plusieurs fois, mais rien ! » commença-t-il d'un ton sec, il était tellement contrarié qu'il en avait même oublié de saluer la femme de Ginshiro.
« J'ai également essayé de l'appeler c'était pareil. » répondit Toyama en secouant la tête.
« Ce garçon est vraiment prêt à tout pour se mettre en danger. Je n'aurais pas dû accepter de le laisser venir ici, j'aurais dû me douter qu'il manigancerait quelque chose. » dit le chef de la police en serrant les dents. Il regrettait vraiment d'avoir laissé son fils partir, mais la veille il s'était senti tellement désemparé face à la colère de l'adolescent, qu'il avait accepté sans réfléchir à ce que le garçon aurait pu faire par la suite. En temps normal il savait qu'il n'aurait jamais accepté. « Allons dans ton bureau Toyama j'ai des choses à voir avec toi. » ajouta-t-il en regardant son ami.
« D'accord. » acquiesça le subordonné. « Kagura peux-tu nous prévenir si jamais Heiji-kun et Tachibana arrivent ? » demanda-t-il en se tournant vers sa femme, cette dernière hocha la tête et les deux hommes allèrent dans le bureau en prenant soin de fermer la porte.
« Bien. Je suis sûre qu'Heiji-kun ne va plus tarder à arriver. » déclara Kagura en se tournant vers les jeunes, bien qu'elle-même était inquiète et se sentait coupable de la situation. « En attendant si vous m'aidiez à préparer le dîner ? » proposa-t-elle en s'efforçant de sourire.
« D'accord on fait ça. » accepta Ran en souriant pour détendre l'atmosphère. « Hein Kazuha-chan ? » fit-elle en regardant son amie.
« Hmm. » fit simplement Kazuha en hochant la tête, la tristesse était toujours visible sur son visage.
« Tu viens Conan-kun ? » questionna la fille aux cheveux long.
« Non désolé, je me sens toujours fatigué, je vais aller me reposer. » s'excusa-t-il.
« Oui tu as besoin de repos après tout. » comprit la Tokyoïte.
Alors que les filles et la femme se dirigèrent vers la cuisine, Conan monta dans la chambre, mais ce n'était pas du tout pour se reposer. En effet, pendant que Toyama et Heizô s'étaient dirigés vers le bureau, le petit détective avait réussi à accrocher un micro miniature sur le pantalon du père d'Hattori. Il pouvait ainsi écouter ce que les deux hommes se disaient.
« Alors les hommes qui surveillent l'appartement des fils de Shimono-sensei n'ont vu ni Heiji-kun, ni Tachibana ? » fit la voix de Toyama.
« Non apparemment. Je pensais qu'Heiji aurait essayé d'aller fouiller là-bas, en supposant que Tachibana lui en aurait parler, mais visiblement ce n'est pas le cas…je me demande bien où il a bien pu l'emmener, vu que jusqu'à présent nous n'avons aucune pistes sérieuses. » répondit Heizô.
« Alors l'appartement était sous surveillance…mais pourquoi Tachibana-keibu n'a rien dit à Hattori ? Là j'ai vraiment l'impression que cet inspecteur n'est pas net…Je trouvais déjà ça bizarre qu'il accepte de l'aider… » se dit l'adolescent rétrécit tout en continuant d'écouter la conversation.
« Tachibana n'était même pas sur cette affaire d'ailleurs, je me demande vraiment ce qui lui a pris de d'aider Heiji-kun, ça ne lui ressemble pas lui qui d'habitude est si irréprochable et discret. Est-ce qu'au moins il se rend compte des conséquences que ça peut avoir sur son travail ? »
« Je ne dirais pas qu'il a toujours été irréprochable. Au début de sa carrière, il est venu me voir dans mon bureau, pour me dire qu'il trouvait injuste qu'on arrête les criminels sans leur laisser le bénéfice du doute. A ce moment-là je lui ai fait comprendre que ce n'était pas notre rôle et que s'il n'était pas d'accord c'est qu'il s'était trompé de métier. »
« Je vois, c'est un peu un amoureux de la justice. »
« Ça me fait penser aussi qu'à l'époque de sa formation c'est Otaki qui s'en occupait et il m'avait dit que Tachibana était calme, mais que ça n'avait pas toujours été ainsi, dans sa jeunesse c'était un voyou qui commettait des petits délits, mais un jour il a rencontré un homme qui est devenu comme un père pour lui et l'a aidé à s'en sortir. »
« Vraiment ? Je ne l'aurais pas imaginé comme ça. » s'étonna Toyama.
« Oui l'homme qui l'a aidé l'avait sauvé, apparemment un jour où il se battait dans la rue, il aurait reçu une blessure à l'arme blanche, la blessure aurait pu être grave mais heureusement pour lui l'homme était médecin et… » soudain le chef de la police tout comme Conan pensèrent à la même chose.
« Se pourrait-il que… » pensèrent-ils en même temps.
« Heizô ? » dit Ginshiro voyant que son ami ne parlait plus.
« Toyama envoie immédiatement des hommes au domicile de Tachibana ! Dépêche-toi ! » ordonna-t-il tout à coup, tandis qu'il sortait son téléphone.
« Euh d'accord. » répondit-il en sortant son portable. Il fit comme son supérieur lui avait ordonné et après avoir envoyé des policiers au domiciles de l'inspecteur, il regarda Heizô qui était en train de téléphoné dans le coin du bureau. Il entendait que le surintendant exigeait un parloir avec Shimono à la prison et cela même si la nuit était tombée.
« Heizô qu'est-ce qu'il te prend ? C'est de l'abus de pouvoir ce que tu es en train de faire. » intervint monsieur Toyama en arrachant le portable des mains du son supérieur et en raccrochant.
« Mais qu'est-ce que tu fais ?! » cria le surintendant en jetant un regard noir.
« C'est toi qui parles sans arrêt de garder son sang-froid non ? Là tu es en train de le perdre, tu agis vraiment de façon démesuré. Sais-tu ce qu'il risque de t'arriver si on apprend que tu abuses de ta position ? » il regarda monsieur Hattori droit dans les yeux. « D'après ce que j'ai pu comprendre tu penses que Tachibana est derrière toute cette histoire d'accord. On va agir calmement. »
« Tu as raison. » dit-il en se reprenant. « Je-Je suis désolé. » murmura-t-il presque. L'homme avait du mal à le reconnaître, mais il avait laissé la colère et la peur s'emparer de lui. Le fait de soupçonner que son fils avait été finalement enlever, par celui ou ceux qui le menaçait depuis plusieurs jours l'avait vraiment mis hors de lui.
« Tu crois vraiment que Tachibana a enlevé Heiji-kun ? » demanda-t-il en haussant les sourcils.
Heizô déglutit avant de répondre, il voulait faire en sorte qu'aucune inquiétude ne se remarque dans sa voix.
« En tout cas son comportement est suspect, on ferait mieux de se rendre nous aussi au domicile de Tachibana. On prend ma voiture. » déclara-t-il.
« D'accord. » acquiesça Ginshiro.
Les deux hommes quittèrent le bureau et se dirigèrent vers la porte d'entrée.
« Hattori-san, Toyama-san attendez ! » dit Conan en descendant précipitamment les escaliers.
« Conan-kun ? » fit le chef de la police en haussant un sourcil.
« Laissez-moi venir avec vous s'il vous plaît, je sais que Heiji-niichan est peut-être en danger. » demanda-t-il avec une inquiétude visible sur son visage.
« Comment tu…Bref il en est hors de question ! Ce n'est pas pour les enfants, je sais que tu es proche d'Heiji et que tous les deux vous aimez jouer aux détectives, mais là ce n'est pas un jeu. » refusa-t-il en étant sur le point de tourner les talons.
« Je suis quasiment sûr que Tachibana-keibu l'a enlevé. Heiji-niichan et moi avons fait des recherches sur Shimono-sensei et sa famille. Et même après son départ, j'ai continué à le chercher et j'ai trouvé une interview où Shimono-sensei disait que de son point de vue qu'être médecin, ce n'est pas seulement soigné des blessures, mais aussi soigné des âmes. Car il racontait que l'une des chose qui l'avait le plus marqué dans sa carrière, était d'avoir aidé un jeune voyou à s'en sortir et qu'il était actuellement fonctionnaire. » déclara le petit détective.
Le père d'Heiji qui s'était arrêté pour écouter les dires de l'enfant se tourna vers lui.
« Conan-kun est-ce que par hasard tu aurais écouté notre conversation pour en arriver à de telles conclusions ? » interrogea-t-il en fronçant les sourcils.
« Oui. » admit-il en sachant qu'il était inutile d'essayer de berner le surintendant d'Osaka. « Mais on en discutera plus tard, laissez-moi venir avec vous. »
« Entendu. » accorda Heizô, il ne savait pas pourquoi, mais il avait comme une intuition qui lui disait d'accepter la présence du jeune ami de son fils, surtout que ce dernier avait apporter une preuve de plus contre Tachibana.
« Ça ira Conan-kun ? Tu sais que tu as besoin de repos… » dit Toyama avec une légère inquiétude dans la voix.
« Oui. » répondit-il en hochant la tête avec une expression déterminée.
« Très bien allons-y. On prend ma voiture. » annonça le père d'Heiji.
« Otosan ? Ojisan ? » surgit Kazuha, Ran était à ses côtés.
« Kazuha ? » fit son père.
« Nous venions vous chercher pour le dîner, mais vous partez ? Il est arrivé quelque chose à Heiji ? » demanda-t-elle avec un air paniqué.
« Nous ne savons pas, nous devons vérifier quelque chose. » répondit le père de la jeune fille. « Mais ne t'inquiète pas je suis sûr qu'il va bien. » essaya-t-il de rassurer en voyant la panique dans les yeux de sa fille.
« Conan-kun tu y vas aussi ? » questionna la fille aux cheveux long.
« Oui, il a insisté, mais ne t'inquiète pas Ran-chan je veillerai sur lui. Maintenant excusez-nous les filles, mais nous devons y allez. » déclara Heizô pour écourter la conversation, il considérait qu'ils avaient suffisamment perdu de temps. Il ouvrit enfin la porte, pour quitter la maison, puis tous les trois montèrent dans la voiture.
Quand ils arrivèrent à l'adresse de Tachibana, les policiers que Ginshiro avait appelé était déjà sur place, l'uns des officiers s'étaient approcher d'Heizô pour lui dire qu'il semblait que l'inspecteur n'était pas encore chez lui. Le chef de la police annonça à ses hommes qu'à partir de maintenant Tachibana était considéré comme suspect sur l'affaire de l'assassinat d'Otaki et des menaces à l'encontre de sa famille. Ils n'avaient pas d'autres choix que de forcer l'ouverture de la porte de la maison de l'inspecteur.
Après avoir enfoncé la porte, comme ils s'y attendaient la maison était vide. La demeure de Tachibana était modeste et peu ordonnée, Conan nota que l'inspecteur semblait vivre seul et inspecta les lieux. Les policiers quant à eux commencèrent également leur investigations.
« Hattori-san regardé ! » interpella le petit détective en montrant une photo qui se trouvait sur un meuble du salon.
Heizô s'approcha et pu voir Tachibana posé avec le docteur Shimono et ses fils, la photo semblait datée, mais on pouvait parfaitement reconnaître l'inspecteur.
« Ce salaud… » grogna le père d'Heiji en serrant les dents.
« Heizô, l'un des hommes à trouver ça dans sa poubelle. » montra Toyama (avec des gants). C'était une photographie de Shizuka Hattori rentrant dans un magasin de kimono.
« Il a suivi Shizuka ?! Ça doit être en la suivant partout qu'il a su où est-ce qu'elle commandait ses kimonos et c'est comme ça qu'il a eu l'idée d'envoyer le colis avec le serpent caché. » en déduit Heizô.
Après avoir inspecter la maison et prient les pièces à convictions qui semblaient importante (comme l'ordinateur de l'inspecteur), tout le monde à l'exception de quelques policiers qui devaient surveiller les alentours partirent. Heizô avait décidé de se rendre avec Ginshiro au commissariat pour attendre les résultats des indices qui avaient été relevés, mais il fallait qu'il fasse un détour pour déposer Conan chez les Toyama qui était assez pâle et fatigué. L'adolescent rétrécit disait qu'il allait bien, mais les deux hommes ne l'écoutèrent pas, ils voyaient bien que l'enfant était encore faible. Durant le trajet qui menait à la maison, le téléphone du surintendant qui se trouvait dans la boîte à gants sonna, vu qu'il conduisait, il demanda à son ami de regarder qui c'était.
« C'est un numéro masqué. » dit Ginshiro après avoir récupéré le téléphone et en regardant l'écran.
« Décroche et mets le haut-parleur. » répondit-il avec un air suspicieux.
Le subordonné décrocha et fit comme on lui avait demandé.
« Bonsoir, honbuchou. » fit une voix venant du téléphone. « Je vois que vous n'avez pas perdu de temps en mettant des hommes devant ma porte. Vous vous inquiétiez parce votre fiston n'est jamais rentré chez les Toyama. » se moqua l'interlocuteur. Tout le monde reconnut la voix de Tachibana.
« Qu'as-tu fait d'Heiji ? » demanda le chef d'Osaka, en gardant comme il pouvait son sang-froid, car vu qu'il conduisait ce n'était pas le moment de se remettre en colère.
« Il va bien, il va bien, enfin là il dort, comme vous le savez l'un des fils de Shimono est étudiant en médecine, donc il a pu se décotter de quoi endormir Heiji-kun. Tout à l'heure il était réveillé, mais il râlait tellement qu'on l'a de nouveau endormi. »
« Salaud. » grommela le père de l'osakien. Conan et Ginshiro étaient restés silencieux, mais tous deux serrèrent les poings en imaginant l'adolescent séquestré et drogué.
« Oh quel vilain mot ! Mais je ne lui ferais rien d'autres pour le moment à une condition, vous la connaissez déjà ? Faîtes libérer Shimono. Ah oui et trouvez nous de quoi quitter le pays à lui et à mes frères, vous serez gentil. » dit-il avec arrogance. « Je vous laisse 24h pour me dire si vous acceptez de libérer Shimono mais si vous refusez…Je vous rappelle dans 24h. » il raccrocha.
Après cet appel, personne ne parla dans la voiture, mais tous ressentaient de la peur et de la frustration.
