« Kudô ?! » s'exclama Hattori instantanément en reconnaissant son ami dans sa forme d'origine.
« Tu t'es joué de moi Hattori Heizō ?! » s'énerva celui qui tenait toujours l'arme. « Où est mon père ? » demanda-t-il alors qu'il pointait son arme sur son ancien supérieur.
« Bien que je suppose que tu ne m'écouteras, je te demande de baisser ton arme, afin qu'on puisse parler calmement. » dit le chef de la police avec son visage impassible et en levant ses mains.
« Où est mon père ? » s'entêta-t-il à demander « Et pourquoi as-tu fait passer ce gamin pour lui ? » ajouta-t-il en regardant du coin de l'œil le détective de l'Est.
« Merde où sont Toyama et ses hommes ? » se demanda le père de l'osakien. En effet, Tachibana n'avait pas fouiller Shinichi, vu qu'il pensait qu'il était Shimono, mais il avait été prévu que l'adolescent aux yeux bleus garde sur lui un émetteur, qui signalerait l'endroit où ils se trouveraient pour l'échange. Cependant, aucuns policiers ne s'étaient montrés alors que la situation commençait à être tendu.
Voyant que l'ex-inspecteur était bien capable de tirer sur Heizô, le tokyoïte se prépara à endormir le malfaiteur grâce à sa montre bracelet. Malheureusement pour lui, l'autre eu le temps de le voir bouger dans son champs de vision, il se tourna rapidement dans sa direction et lui tira dessus.
« KUDO ! » cria l'osakien en voyant son ami tomber au sol. Il se précipita et s'agenouilla auprès de l'autre adolescent pour voir son état.
Le chef Hattori, profita du bref moment où Soma n'avait plus l'attention sur lui, pour se jeter sur ce dernier afin de récupérer son arme. Il ne voulait pas qu'il tire sur son fils aussi. Bien qu'il soit handicapé par son bras blessé, il été déterminé à récupérer le pistolet.
« Oy Kudô ? Kudô tu m'entends ? » demanda Heiji d'une voix inquiète en voyant que son ami semblait inconscient, tout en regardant son père qui se battait avec Tachibana.
« Ouais juste un peu sonné, je m'y attendais pas… » répondit l'autre jeune, alors qu'il rouvrit les yeux. « Ton père et Toyama-keibu avaient insisté pour que je mette un gilet pare-balle. » dit-il en se redressant. « Et toi tu vas bien ? »
« Ok. » fit Hattori soulagé. « Ouais je vais bien ! Détache-moi maintenant ! Il faut qu'on aide oyaji, on va pas rester comme l'autre idiot qui les regarde sans rien faire. » ajouta-t-il en voyant que Keisuke avait un air hébété, alors qu'il regardait les deux hommes se battre. Il était peut-être sous le choc, de constater que toute cette magouille, pour faire libérer son père n'avait finalement servit à rien.
Le lycéen de l'est se hâta pour libérer enfin son ami de ses menottes, mais à peine il eut terminé qu'un coup de feu se fit entendre.
Les deux jeunes pu voir, le chef de la police s'effondrer sur le sol, tenant son ventre ensanglanté.
« Oyaji… » murmura le garçon à la peau sombre. Alors que sur son visage se dessinait la même expression, qu'il avait eu le jour où Otaki était mort sous ses yeux. « Non pas toi, pas toi, PAS TOI ! » cria -t-il de tout son souffle.
« Hattori… » fit Shinichi avec un air peiné pour son ami et à la fois étonné.
« Tu entends ton fils honbuchou. » sourit Tachibana qui se trouvait au-dessus d'un Heizô pas mort, mais agonisant et qui était à moitié conscient. Il s'accroupit et s'approcha de lui. « Ne t'inquiète pas, tu ne devrais plus tarder à mourir et vu que tu n'as pas respecté notre marché, ton fils et l'autre gamin te rejoindront bientôt. » chuchota-t-il à l'oreille de son ancien supérieur.
« Heiji… » haleta le blessé.
« TACHIBANA ! » entendit Soma, il regarda dans la direction et vit l'osakien avancer vers lui avec une barre de fer à la main, qu'il avait probablement ramasser pendant qu'il était concentrer sur son ancien chef. Il avait de la haine visible dans son regard. Ses pas n'étaient toujours pas réguliers, mais il ne se préoccupait plus de ses douleurs.
« Hattori ?! Arrête ! Il est armé. » intervint le meilleur ami du jeune homme en tentant de le retenir par le bras.
« Lâche-moi Kudô ! » il dégagea son bras de son ami assez violemment. Il était vraisemblablement aveuglé par la vengeance.
« Toi t'as envie de mourir ?! » rit l'ex-inspecteur. Il pointa son arme vers Heiji, il appuya sur la gâchette mais constata qu'il n'avait plus de balle. « Merde. »
« Je vais te tuer… » annonça froidement le garçon alors qu'il était maintenant proche de l'homme et qu'il commençait a levé la barre de fer.
« Arrête s'il te plaît ! » fit soudainement Keisuke qui se précipita devant son aîné pour le protéger.
« Tire-toi enfoiré ! » rétorqua l'osakien qui avait dû interrompre son action par rapport à l'autre.
« Je ne voulais pas que ça aille aussi loin…Je m'excuse au nom de toute ma famille pour le mal qu'on a fait à la tienne. » il fit une courbette.
« Keisuke ne t'abaisse pas à… » commença Soma.
« Non Aniki, je dois m'excuser, les Hattori ne méritait pas ça. Hattori Heizô a eu raison de ne pas céder au chantage, Too-san faisait bien du trafic d'organe, je l'ai entendu en parler une fois… »
« Que quoi ?! » s'étonna l'autre homme.
« Je ne vous l'ai pas dit quand il a été arrêté parce que…je ne voulais pas que toi et Masaru ayez une mauvaise image de lui. Et quand tu as exposé ton plan de le faire libérer, pour qu'on est une nouvelle vie, j'étais partant. Je voulais que tout soit comme avant…je pensais qu'après avoir enlevé Hattori-kun, on récupérerait notre père et c'est tout. Je ne pensais pas que Masaru tirerait sur cet inspecteur…Je ne pensais pas que tout ça irait aussi loin. » il commença à pleurer. « Tout ça est de ma faute en fin de compte. » il essuya ses larmes d'un revers de la mains. Tachibana, tout comme le détective de l'Ouest étaient sous le choc de ses révélations. « Alors si tu veux tuer quelqu'un Hattori-kun, tue-moi, c'est de ma faute si Aniki a pété les plombs et si Masaru a tué Otaki-keibu. » dit-il en regardant le garçon droit dans les yeux.
Heiji tenait toujours sa barre de fer, il tremblait de colère et hésitait. Est-ce que c'était ce qu'il voulait vraiment ? Est-ce comme ça qu'il voulait rendre justice ? Ça ne lui ressemblait pas, ce n'était pas lui.
« Hattori. » commença Kudô qui se trouvait maintenant auprès d'Heizô. Pendant les explications de Keisuke, Le lycéen de l'Est avait décidé, qu'il valait mieux vérifier l'état du chef de la police, étant donné qu'il ne semblait plus y avoir de danger. « Tu es un détective, pas un meurtrier, Otaki-keibu n'aurait pas voulu que tu le venges de cette manière. Et écoute, ton père est vivant ! Il y a encore de l'espoir. » continua-t-il avec enthousiasme, alors qu'il était en train de compresser la blessure de l'homme qui était actuellement inconscient. « Je vais appeler une ambulance. »
« Il est vivant…kami merci. » fit l'adolescent alors que toute la colère qui s'affichait sur son visage disparu, pour laisser apparaitre du soulagement. Il laissa tomber la barre de fer tomba sur ses fesses, alors qu'il avait une main sur sa tête.
« Oy Hattori ça va ? » s'inquiéta le tokyoïte
« J'ai juste un peu la tête qui tourne. » répondit-il faiblement. « Ne t'occupe pas de moi, concentre-toi sur o-oyaji. »
« Tu dois voir un médecin toi aussi. » constata le tokyoïte en composant le numéro des urgences. « Merde ça passe pas ! »
« C'est à cause de mon brouilleur d'onde. » dit Tachibana tout à coup, il était resté muet après les déclarations de son frère. « Je vais le désactivé. Je l'avais amené au cas où Hattori Heizô, cacherait un émetteur quelque part. » il sortit effectivement un objet de la poche de sa veste.
« Je vois…C'est pour ça que la police n'est pas arrivée… Mais vous voulez l'aider maintenant ? » demanda le jeune homme avec un air suspicieux.
« Je ne porte pas cet homme dans mon cœur, mais…je déteste l'injustice et ce que j'ai fait allait à l'encontre de mes principes…Et j'ignorais que mon père… » il serra les poings et ferma les yeux. On aurait dit qu'il avait perdu foi en l'humanité.
« Aniki… » fit Keisuke en regardant son frère adoptif tristement.
« Tu étais obsédé par lui Tachibana… » dit le garçon affaibli au sol, tandis que son ami appelait une ambulance. « Tu as fait une fixette, sur lui…tu pensais qu'il était parfait…et qu'il ne pourrait jamais commettre aucune erreurs…mais sache qu'aucun être humain n'est parfait, on commet tous des erreurs. Maintenant tu vas devoir répondre de tes actes auprès de la justice. » déclara-t-il d'un ton sérieux, en regardant le responsable de toute cette histoire. Il était calme à présent, bien qu'inquiet pour son père, mais il savait qu'à présent toutes ces histoires de menace étaient belles et bien terminer
« Tu n'as pas tort Heiji-kun…Je méditerais sur mon obsession quand je serais en prison. » soupira Tachibana en rouvrant les yeux et en se tournant vers le détective de l'Ouest. « Tu… » commença-t-il à continuer, mais il fut interrompu par plusieurs pas qui se firent entendre.
« Que personne ne bouge maintenant ! » Un Toyama armé venait d'arriver et plusieurs agent de police était derrière lui.
Keisuke et Tachibana se rendirent sans faire d'histoire. Shinichi était étonné que la police arrive tout à coup alors que ces derniers ne pouvaient pas les retrouvés par rapport au brouilleur d'ondes. Ce n'est que plus tard, que le subordonné d'Heizô lui expliquera, comment ils les avaient retrouvés.
Ginshiro était tout de même peiné, de voir son supérieur et ami au sol et inconscient avec une blessure par balle dans le ventre. Par chance, il avait eu le réflexe d'appeler une ambulance en sachant, qu'Heiji qui avait été séquestré pendant plus de 24h aurait surement besoin de voir un médecin. Il voulait s'assurer qu'Heizô irait bien, mais malheureusement, il dû quitter les lieux rapidement pour amener les deux hommes au commissariat.
Les ambulanciers avaient examiné Hattori père et fils. Voyant que l'état de l'homme était bien plus préoccupant, ils décidèrent de l'embarquer. Ils avaient cependant dit à l'osakien d'attendre le véhicule que Shinichi avait appelé, afin qu'il puisse être embarquer, mais le garçon refusa catégoriquement, il demanda à monter avec son père pour qu'il puisse être à ses côtés. Les brancardiers avaient hésité, mais vu l'état alarmant du surintendant et l'insistance de l'adolescent, ils acceptèrent à condition que l'adolescent ne s'agite pas dans l'ambulance. Le tokyoïte avait eu lui aussi la permission de monter, il voulait rester au côté de son ami pour le soutenir.
Tous les deux se retrouvèrent donc assis l'un à côté de l'autre dans le véhicule. Leurs yeux étaient fixés sur Heizô, ce dernier reposait à présent sur une civière, il avait un masque à oxygène sur le visage et était relié à un moniteur de fréquence cardiaque. En face des garçons, se trouvaient également deux ambulanciers qui surveillaient les constantes du blessé.
Le détective de Tokyo, jeta un instant un coup d'œil à sa montre, pour constater qu'il lui restait encore quelques heures avant de redevenir Conan. Ses yeux se posèrent ensuite sur l'autre lycéen, il pouvait voir à quel point les yeux de ce dernier étaient remplis d'inquiétude, mais dans la seconde d'après, il mit une main sur sa tête.
« Hattori ? Ça va ? » questionna-t-il bien qu'il était évident que son ami n'allait pas bien, autant physiquement que mentalement.
« Ça va, ça va. Les ambulanciers m'ont donné des cachets pour ma tête tout à l'heure. » répondit-il simplement en relevant sa tête et en se reconcentrant sur son père.
« Vous auriez dû attendre une ambulance pour vous jeune homme ! Vous avez peut-être une commotion, vous seriez mieux allongé ! » dit un des brancardier pour réprimander le garçon têtu.
Heiji ignora ce que l'homme venait de lui dire, il resta focaliser sur le surintendant, mais soudain il réalisa qu'il avait quand même des chose à dire à celui qui était à côté de lui.
« Kudô ? » fit-il tout en gardant un œil sur son père.
« Oui ? »
« Merci pour tous que tu as fait, t'as risqué ta vie pour me sauver et je ne l'oublierais pas. »
« T'inquiète pas pour ça Hattori ! C'est ce qu'on fait entre ami ! » sourit Shinichi.
« Il faudra aussi que je parle à oyaji, je crois que lui et moi, on a beaucoup de chose à se dire. » pensa-t-il à haute voix.
Soudain, le moniteur de fréquence cardiaque fit un bruit qui n'était en rien de bonne augure. Le cœur d'Heiji se serra, car lui tout comme Kudô savaient que cela signifiait qu'Hattori Heizô était en arrêt cardiaque.
« On est en train de le perdre ! » s'exclama l'un des ambulanciers, tandis que l'autre attrapa un défibrillateur pour commencer la réanimation.
« Oyaji ! » cria presque le fils du blessé.
« Calme-toi Hattori… » dit le tokyoïte en mettant une main sur son épaule, mais lui-même craignait pour la vie du surintendant.
« Oyaji s'il te plaît ne meurt pas… » pria le jeune homme avec un visage assez pâle et un visage choqué. Il ne pouvait que regarder impuissants, les hommes en train de commencer la réanimation sur le chef de la police d'Osaka.
Bon ben voilà deux chapitres publiés le même jour, je pense qu'il reste à cette histoire 1 ou 2 chapitres. J'espère pouvoir publié la fin ce mois-ci ^^" (ça fait quand même, un moment que je suis dessus). En tout j'espère que vous apprécierez. Bonne journée ^^.
PS : Je sais qu'Heiji en voit de toutes les couleurs, dans cette histoire le pauvre :(
