Chapitre 5 : Bad Girl

Tout le long de la route menant au village de Cocorico, Link croisa ces étranges hommes vêtus d'amples vêtements beige et de chapeaux de paille. Tous le regardaient avec une certaine animosité et une grande suspicion. Du peu de bribes qu'il parvint à obtenir, il cru comprendre que ces gens cherchait un artéfact très précieux leur ayant été dérobé.

Son cheval s'arrêta net, coupant court à ses pensées. D'une crevasse rocheuse, un groupe de Bokoblins rouge sorti en poussant des cris aigus particulièrement désagréables. Ouranos se cabra et frappa vivement le sol de ses antérieur avant de ruer, désarçonnant son cavalier.

Link roula dans la poussière et, le temps de se remettre sur pieds, son cheval s'était enfuit au triple galop, reprenant le chemin de son relais. Le jeune homme eut la certitude qu'il ne ferait aucune difficulté pour franchir le pont de pierre, cette fois. Il secoua la tête et tira son épée pour faire face aux monstres. Sa lame dansa au bout de son bras, virevoltant avec souplesse. Il tournoya et trancha dans le vif les monstres, les laissant s'évanouir dans une épaisse fumée violacée, le rendant presque indiscernable.

Il s'arrêta finalement, quand plus aucun adversaire ne se jeta sur lui. Il n'en restait pas un seul.

Link rengaina sa lame dans son fourreau dorsal et se retourna pour partir. Ce fut seulement à cet instant qu'il aperçut un homme, lui aussi vêtu de beige, appuyé contre de la roche ocre maculée de pourpre. Il avait l'air peu sympathique, avec son visage taillé à la serpe, son hirsute moustache blanche remontant sur ses joues et ses petits yeux noirs. Son chapeau de paille couvrait ses cheveux et assombrissait davantage ses traits.

Une lance brisée gisait à ses côtés.

_ Tu sais te battre, gamin… Moi aussi à une époque, j'étais plutôt bon avec une épée… Je me suis ramollis on dirait, je ne serais pas dans cet état sinon.

Link haussa un sourcil et remarqua la tâche rouge s'épanouissant sur son flanc. Il s'approcha pour l'examiner mais grimaça lorsque l'odeur métallique du sang assaillit ses narines. Il secoua la tête et aida l'homme à enrouler un bandage autour de sa blessure pour endiguer l'épanchement sanglant.

_ Merci bien… Je m'appelle Durann, je suis un Sheikah du village de Cocorico.

_ Cocorico ? C'est justement là que je dois aller. On m'a dit que je devais rencontrer une certaine Impa.

_ Impa ? Elle n'est pas là pour le moment. Tu as dû le voir sur la route, les Sheikahs sont sur les nerfs. Quelqu'un nous a volé un artefact sacré, et ça ne peut être qu'un étranger au village.

Durann se releva péniblement et grimaça douloureusement.

_ Bon sang, je me suis rouillé avec le temps. Que dirais ma pauvre femme si elle me voyait… Et eux… Ils me riraient au nez… Gamin, si tu dois te rendre à Cocorico, serait-ce trop te demander que de m'y accompagner ? Je risque d'avoir du mal à rentrer seul, et toi d'y entrer seul. Les Sheikahs n'aiment pas beaucoup les étrangers.

Link hocha la tête et se glissa sans se faire prier sous le bras de Durann pour l'aider à marcher.

En claudiquant, ils reprirent l'ascension entre les deux parois rocheuses, sur le chemin de terre.

_ Tu n'as pas de cheval, gamin ?

_ Il m'a laissé en plan face aux Bokoblins…

_ Ah, les montures capricieuses… Il n'était pas celui qu'il te faut, alors ! Lorsque tu auras trouvé TA monture, elle préfèrera mourir que de t'abandonner. Il y a des milliers d'années, les hommes se liaient à des oiseaux immenses, d'après les légendes, peut-être qu'un tel lien existe avec les chevaux aussi, tu ne crois pas ?

_ Peut-être.

_oOo_

Link franchit une succession d'arches de bois et regarda autour de lui le village où il venait d'arriver. Les maisons étaient plantées un peu au hasard, avec leurs murs de terre et de bois et leurs toits de chaume rappelant les chapeaux de ses habitants. La végétation avait sa place dans ce village et les arbres poussaient un peu partout. De larges cultures en escaliers prenaient place entre deux maisons, ici des carottes, là-bas des potirons, plus loin encore des pruniers. Tout le village était cerné de hautes montagnes qui le rendaient impossible à approcher sans se faire repérer. Seuls quelques chemins férocement gardés permettaient d'y accéder.

_ J'aime cet endroit.

Durann tourna la tête vers le jeune homme supportant son poids et sourit avec une certaine mélancolie.

_ Oui, je comprends ce que tu ressens. Moi aussi je l'ai sentit en découvrant cet endroit caché dans les montagnes, la première fois.

_ Vous n'y êtes pas né ?

_ Non… Je suis né dans un désert…

_ Durann !

Ils tournèrent la tête alors qu'une vieille Sheikah se dirigeait vers eux aussi vite que le lui permettait son âge.

_ Bah Nahna !

_ Que t'est-il arrivé ?

_ Je me suis fait attaquer par des Bokoblins en cherchant la sphère… Sans ce gamin, je serais sans doute en train de rôtir sur l'une de leurs broches à viande. D'ailleurs, je ne t'ai pas demandé ton nom !

_ Link.

_ Link ? Les légendes disent que les Héros de la Lumière portent tous ce nom.

_ Mais je suppose que tous les Link ne sont pas des Héros, si ?

_ Oh non, c'est un nom populaire, par moment ! Il parait même qu'un Goron s'appelle comme ça, mais ce ne sont que des bruits apporté par des voyageurs qui ont discuté avec d'autres voyageurs ayant croisé une caravane de marchand qui aurait parlé à une Gerudo revenant du village Goron.

Link n'accorda qu'une fiabilité douteuse à cette information ayant visiblement fait plusieurs fois le tour d'Hyrule en bouche-à-oreille avant de lui parvenir.

La vieille femme répondant au nom de Bah Nahna observa Durann d'un œil critique.

_ Tu devrais te soigner rapidement, souviens-toi de la dernière fois qu'un Sheikah a été blessé et a négligé de se soigner.

_ Sa tombe a agrandis notre cimetière, je sais.

Sans se faire prier, et parce qu'il aimait bien cet homme affable derrière ses allures austères, Link l'aida à rejoindre sa maison, semblable à toutes les autres du village. Deux fillettes jouaient sur les marches de bois, se ressemblant beaucoup avec leurs cheveux blancs attachés en chignon et leurs yeux noirs. Cela dit, Link avait bien l'impression que tous les Sheikah avaient des cheveux blancs.

_ Papa !

_ Tu es rentré !

_ Pourquoi il y a du rouge sur ta veste ?

Durann afficha un large sourire en riant, tachant de s'appuyer un peu moins lourdement sur Link.

_ Je me suis bêtement tâché en rencontrant ce garçon ! Coconoa, Pricota, vous pourriez aller voir Amboise et Canni à la boutique de vêtement pour leur demander si elles pourront laver la tâche ?

Il donna son vêtement aux deux fillettes qui s'enfuirent en riant sans même comprendre que le rouge était du sang. Durann grinça des dents sous l'effet de la douleur et s'affaissa contre Link qui l'aida à monte les marches et entrer dans la modeste maison.

Elle n'était composée que d'une seule pièce, avec un grand lit et quelques meubles de bois. Une échelle menait à un grenier où devait se trouver un autre lit. Link aida l'homme à s'asseoir sur le premier et suivit ses instructions pour dénicher des bandages dans une commode. Il récupéra un linge propre et une bassine d'eau dans le petit coin cuisine.

_ Je suis désolé de t'embêter, gamin. Tu dois avoir mieux à faire que de t'occuper d'un vieux grabataire comme moi.

_ Si Impa n'est pas là, non. Je n'ai pas d'autre but.

_ Triste vie que la tienne, alors.

Link se contenta de laver la blessure de Durann, une plaie que les pointes d'une massue en bois avaient déchiqueté en surface, mais n'avait pas étaient très profondément dans la chair. Link sut que la blessure n'était pas grave et guérirait vite.

_ C'était vos filles, tout à l'heure ?

_ Coconoa et Pricota ? Oui. Elles sont mes adorables jumelles. Je ne voulais pas les inquiéter, pour ma blessure… Je te serais reconnaissant de ne rien leur dire. Leur mère est morte il y a peu, alors je voudrais leur épargner l'inquiétude de perdre leur père en plus.

_ Je comprends.

Durann regarda par la fenêtre de la pièce les feuilles des arbres bruisser au dehors.

_ Ma tendre épouse ne me pardonnerait pas de causer des tracas à nos filles… Laissons ça de côté. D'ici à ce qu'Impa revienne, il peut se passer plusieurs jours. Elle est peut-être toute petite, toute vieille et centenaire, elle est encore bien alerte pour son âge ! Elle participe aux recherches de notre orbe. Je t'ai parlé de l'artéfact qui a été volé, non ? Il s'agit d'une drôle de grosse boule, je ne sais pas en quelle matière est elle. Nous l'avons depuis très, très longtemps et elle serait destinée à aider un héros de la Lumière. Elle était sous la surveillance de Pahya, la petite fille d'Impa. Hier, nous l'avons trouvée inconsciente, et la sphère avait disparu. D'après les indices que nous avons trouvés, le clan des Yigas à commit ce vol.

Link senti un frisson désagréable à l'évocation du nom ''Yiga''. Il eut la vague sensation de voir des silhouettes vêtues de rouge danser au fond de sa mémoire, mais la fugace apparition s'estompa bien vite.

_ Impa ne reviendra pas avant de l'avoir retrouvée ?

_ Je pense que si, elle n'aime pas s'éloigner du village. Mais ce n'est pas de ça que je veux parler. Si tu n'as nulle part où aller, pourquoi ne pas rester ici quelques jours ? Mes filles dorment dans le grenier, et moi je me contenterais du sol, tu peux prendre le lit. Ce sera une façon de te remercier de m'avoir sauvé.

Link hocha la tête avec un sourire de gratitude.

Coconoa et Pricota revinrent un peu plus tard avec la veste de leur père fraichement lavée par les dénommées Amboise et Canni, deux jeunes sœurs tenant la boutique de vêtement du village. Elles aidaient Durann dans ses corvées depuis la mort de sa femme et ne rechignaient jamais à laver les habits de la petite famille. En voyant la jovialité des petites jumelles, Link comprit que les deux femmes avaient tut l'origine de la tâche.

_oOo_

Link passa quelques jours avec Durann et ses deux filles, troquant son doublet contre une tunique Hylienne de bonne manufacture d'un rouge profond brodée de vert et protégé par de solide pièces de cuir bouilli. Il rangea son doublet dans un sac de voyage que lui donna Durann. Le séjour dans le village de Cocorico lui plaisait. Les Sheikah qui n'étaient pas partis à la recherche de l'orbe volée, essentiellement les plus âgés, les malades et les enfants, lui avaient fait un bon accueil, et c'était avec plaisir qu'il aidait le vieux Vocah à rattraper ses cocottes fugueuses.

Le soir venu, il cuisinait avec la petite Coconoa, lui apprenant des recettes qu'il ne savait même pas connaitre avant de les préparer. Selon les confidences de la petite, il cuisinait bien mieux que son père. C'était leur mère qui préparait les repas, avant.

Link admirait la force de cette si petite fille qui tâchait de surmonter la mort de sa mère avec courage.

Avec Picota, Link en apprit plus sur les habitants du village. Leurs noms évoquant des fruits, leurs petites habitudes, grand-mère Melo mangeant des carottes en cachette de son mari qui les avait en horreur, la couturière Amboise allant parfois au cimetière prier pour son défunt premier amour bien qu'elle soit mariée, Kangis le peintre excentrique voyageant de part le monde pour peindre les plus beaux paysages… La petite semblait vraiment tout savoir sur tout le monde, bien qu'elle ne sache pas vraiment expliquer pourquoi Cherrola, la gérante de l'épicerie, aime faire des calins toute nue avec le mari de la tenancière de l'auberge quand personne ne les voyait. Même la mémoire vide de Link n'eut aucun mal à trouver l'explication qu'il se garda bien de donner à la fillette.

Cette vie calme avait au moins le mérite de lui permettre de rassembler le peu de certitudes qu'il avait et de faire le point avec lui-même. Comme il l'avait dit à Durann, tous les Link n'étaient pas des Héros, et il se mettait à espérer qu'il ferait parti de cette foule d'anonymes.

Un soir, une semaine après son arrivée, Link s'occupait d'allumer les torches entourant de la statue de la Déesse Hylia du village à la demande de Cherrola, qui avait certaines choses à faire dont elle ne jugea pas utile de préciser la nature, lorsqu'il eut la sensation désagréable d'être observé.

Il se retourna en brandissant sa torche, pataugeant dans la mare cernant la statue. Aveuglé par la flamme, il ne put que vague distinguer une longue trainée blanche brillant sous la lune.

Le temps d'un battement de cil et l'étrange apparition avait disparue.

Quelques gouttes de pluie se mirent à tomber, éteignant les torches qu'il venait d'allumer. Le jeune homme rabattu sur ses cheveux châtains sa capuche Hylienne, une belle pièce de tissu gris ardoise brodée de blanc et d'or maintenue au col par des boutons de bois. Le pan de tissu coulait dans son dos jusqu'à ses reins et lui offrait une protection efficace contre la pluie. A pas rapide, Link s'empressa de rentrer chez Durann pour s'abriter.

En s'approchant, il fut étonné de voir son hôte sortir en regardant autour de lui comme s'il redoutait d'être vu. Son regard capta à nouveau l'éclat blanc, et celui de Durann aussi puisqu'il le suivit immédiatement.

Intrigué, Link lui emboita le pas, restant à bonne distance. Il monta un sentier à flanc de montagne menant au sanctuaire du village, Taro'Nihi, activé par le jeune homme le lendemain de son arrivée, mais poursuivit sa route bien au-delà, ce qui étonna Link. On lui avait dit que le bois derrière était hanté par une voix agonisante. Selon le peintre Kangis, il s'agissait simplement d'une Grande Fée cherchant à extorquer quelques Rubis aux malheureux assez naïfs pour les lui donner. Mais Durann et l'éclat blanc percevable par instants entre les arbres ne s'arrêtèrent pas non plus devant le gros bourgeon supposé abriter ladite Grande Fée.

Link suivait en se dissimulant dans les broussailles. Il franchit finalement un petit cours d'eau sur un pont de planche et se jeta derrière un arbre lorsque Durann s'arrêta et se retrouva.

_ Je sais que tu es là.

Link se demanda si c'était à lui que l'homme s'adressait. Il retint sous souffle, le trouvant soudainement bien moins sympathique que de prime abord.

_ Tu m'as suivie avec la discrétion d'un buffle asthmatique, Durann, tu t'es vraiment ramolli.

Link jeta un regard curieux en entendant cette douce voix féminine s'élever un peu devant Durann. Il vit alors une jeune femme au visage banal sortir des fourrés. Banale, sa chevelure ne l'était pas, elle, interminable, d'un blanc à la pureté qui aurait fait pâlir d'envie la lune. Elle portait un uniforme rouge moulant son corps aux courbes élégantes, orné d'un œil larmoyant à l'envers. Si Link avait comprit que l'œil pleurant était l'emblème Sheikah, il ne s'expliquait pas pourquoi celui de cette inconnue était renversé.

_ Asahi.

La jeune femme sourit, mais son sourire n'atteignait pas ses yeux rouges comme le sang. Link aperçut alors la sphère qu'elle faisait rouler sous son pied, d'une matière noire lui rappelant celle des sanctuaires. Durann la remarqua aussi et son regard s'assombri.

_ Je savais que c'était toi qui as volé notre trésor.

_ Oui, je ne vais pas le nier… Dis-moi jeune espion s'imaginant que je ne l'ai pas entendu, aurais-tu l'obligeance de te montrer ?

Cette fois, Link sut que c'était bien à lui qu'on parlait. Il sorti de sa cachette et adressa un sourire contrit à Durann. La jeune femme s'inclina dans une parodie de révérence.

_ Voyez-vous ça, le Héros en personne. Comme je suis flattée…

_ Comment… ?

_ Allons, ton visage est célèbre parmi les Yigas. Nous avons bonne mémoire. Jamais nous n'oublierons le visage de l'homme qui a assassiné notre peuple il y a cent ans.

_ Je ne comprends pas… Qu'est-ce que c'est, les Yigas ?

_ Et c'est ça le Héros supposé sauver Hyrule ? Notre maitre Ganon peut prendre tout son temps pour renaitre, tu n'es pas là de parvenir à l'en empêcher ! Enfin, je vais éclairer ta lanterne. Je me présente, Asahi, lieutenant du peuple des Yigas. Nous sommes, malheureusement, liés aux Sheikahs. Jadis, les Sheikahs possédaient une technologie à la puissance colossale qu'ils mirent au service d'Hyrule pour combattre le Fléau Ganon. Les sanctuaires, la tablette à ta ceinture, l'orbe sous mon pied, tout cela est issue de ce savoir ancestral. Un roi d'Hyrule plus stupide que ses prédécesseurs prit peur de notre force et nous bannis. Nos ancêtres se divisèrent alors sur l'attitude à adopter. Les Sheikahs s'exilèrent dans le village de Cocorico, leur appartenant depuis la nuit des temps. Ils y menèrent une existence paisible en attendant bien sagement comme de bons chiens que la famille royale d'Hyrule les siffle pour accourir en remuant la queue. Les moins naïfs prirent le nom de gang des Yigas et quittèrent ces terres pour partir vivre loin des Hyliens leur ayant tourné le dos. Le Fléau Ganon leur pardonna leur traitrise passée de l'avoir combattu et les Yigas se dévouent à lui depuis ces temps anciens. Malheureusement, certains d'entre nous ont décidés de tourner casaque à notre maitre pour batifoler avec les jeunes et jolies Sheikahs de Cocorico. N'est-ce pas, Durann ?

Durann claqua sa langue contre son palais d'un air méprisant, adressant un regard noir à Asahi.

_ Je ne suis plus un Yiga, Asahi, tu n'es plus mon lieutenant, ni rien. Vous n'êtes qu'une bande d'assassins et de voleurs sans foi ni loi !

_ Tu sais très bien que non, toi aussi tu as apprit notre histoire. Nous avons des principes, que tu as allègrement envoyé promener. Je me demande qui n'a ni foi ni loi, entre toi et moi.

_ Tu as assassiné ma femme !

_ Il fallait bien te punir. Tu as déserté, tu sais très bien que c'est interdit. Estime-toi heureux que je n'ai pas tué tes filles.

Durann blêmit. Asahi émit un rire froid et tira une courte lame d'un fourreau accroché à ses reins.

_ Je savais qu'en volant l'orbe, tu te montrerais, Durann. La traitrise est punie de mort, tu le sais pour avoir toi-même passé les traitres au fil de ton épée. Je savais aussi que cela déstabiliserait votre village ridicule s'imaginant inatteignable… Et, cerise sur le gâteau, ce vol m'amène également le Héros !

_ Laisse ce garçon en dehors de ça, Asahi, c'est entre toi et moi.

_ Oui Durann, entre toi et moi…

Le sourire qui étira ses lèvres était proprement terrifiant…


Les noms des Sheikahs rappellent des fruits. Pour Asahi, bien qu'elle soit une Yiga j'ai voulut poursuivre dans cette voie, j'ai donc choisi la baie d'açaï. Bon, je me suis rendu compte après que c'est aussi le nom d'une marque de bierre japonaise… Je préfère l'origine fruitée qu'alcoolique, c'est plus joli XD Quoi qu'il en soit, Asahi est un personnage que j'adore ^^