Chapitre 4
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Harry, sortant de son cours de DCFM, se retrouva face à son frère. Celui-ci l'attendait devant la salle, adosser au mur.
- Comment as-tu su où j'étais ? Demanda Harry étonné.
- Privilèges de Survivant, répondit Gaëlian de façon énigmatique.
Mais voyant que son vis-à-vis le regardait semblant attendre une explication, il poursuivit :
- J'avais un trou entre mon cours de vol et mon cours de botanique, j'ai jeté un coup d'œil à ton emploi tu temps dans la salle des professeurs. Et j'avais tellement hâte de te parler que je suis sorti rapidement … Ça n'a pas l'air d'être ton cas, ajouta-t-il de façon beaucoup moins sûre qu'il ne paraissait l'être quelques instants plus tôt.
Harry le vit et le rassura :
- Si ! Bien sûr que si je veux te connaître ! Je … Seulement j'ai été distrais... Tout ça est tellement nouveau pour moi. Je ne sais plus où donner de la tête ! J'ai l'impression que ça fait une éternité que j'ai quitté Little Whinging et en même temps je nage encore en plein délire ! Désolé.
- Harry, cesse de t'excuser, je te l'ai déjà dit cinq fois aujourd'hui ! Intervint Blaise, derrière lui.
Harry haussa les épaules, ignorant le commentaire de son ami.
- Euh, je te présente Blaise. Mon ami, dit-il à son frère tout en se tournant vers le noir et lui souriant doucement avec toute la bienveillance qu'il ressentait pour lui.
Blaise répondit à son sourire et se tourna vers le jumeau de son camarade, lui tendant une main.
- Blaise Zabini.
- Gaëlian Potter.
- Excuse Harry, il parait qu'on ne s'appelle pas par son nom dans le monde moldu, ajouta Blaise en lançant un clin d'œil au petit brun, le taquinant,
Celui-ci rougit.
- Pas de soucis, contra Gaëlian. Dis, je connais l'endroit parfait pour une conversation en toute discrétion. On y sera tranquille. Tu nous accompagnes Zabini ?
- Non, merci, je crois que vous avez besoin de vous retrouver tous les deux. Harry, je serai dans notre salle commune.
Harry hocha la tête et Blaise partit lentement en direction des cachots. Gaëlian plongea alors les yeux dans ceux de son frère et souffla :
- C'est fou comme tu me ressembles et en même temps comme tu es différent !
Harry était effectivement plus petit et plus frêle. Il avait les même yeux que lui, d'un vert menthe à l'eau et en forme d'amande, mais une lumière inquiète y résidait. Ses cheveux noirs étaient tout aussi ébouriffés que les siens, mais sans le style savamment négligé que lui-même entretenait volontairement. Il avait des lunettes rondes, aussi, qui dissimulaient un peu son regard. Cependant, ses traits étaient exactement les même que ceux de Gaëlian. Ce petit nez retroussé, un visage ovale et harmonieux, légèrement tanné par le soleil et encore marqué par les rondeurs de l'enfance.
Sous l'inspection minutieuse de son frère, le petit brun baissa les yeux et se tritura les mains, mal à l'aise.
- Excuse-moi, je ne voulais pas être impoli. Et si nous allions dans cet endroit dont je t'ai parlé ?
Harry acquiesça sans relever la tête. Gaëlian souffla doucement pour se donner du courage et partit en direction du septième étage, mais son frère interpréta mal son geste et rougit de plus bel, persuadé qu'il exaspérait déjà son jumeau. Il avait l'air si assuré, si confiant. Il était beau, semblait très bien connaître le monde magique. Il appelait même les professeurs par leurs prénoms. Sans parler de cette histoire de Survivant. Qu'était-il, lui, à côté ? Un ignare, petit et maigrichon, d'une timidité maladive.
Sans s'en apercevoir, il s'était mis à trembler, toujours immobile au milieu du couloir. Des larmes s'étaient accumulées aux coins de ses yeux et une peur incontrôlable s'était emparée de lui. Et si son frère aussi, comme sa famille, le prenait pour un monstre ? D'un autre genre, mais encore un être bizarre, pas à sa place, un moins que rien.
- Harry ?
Gaëlian s'était retourné, sentant que son frère ne le suivait pas, puis, voyant qu'il n'avait pas fait un geste, il l'avait interpellé. Il se rapprocha d'abord doucement, mais constatant ses tremblements, il courut jusqu'à lui.
Perdu dans son monde d'angoisses, Haary ne perçu que le mouvement vif du coin de l'œil et, dans un réflexe acquis par la force de l'habitude, il leva les bras dans une tentative de protection primaire.
- Pardon ! Je ne voulais pas te faire peur, je … Harry ?
Gaëlian était choqué. Son frère avait réagi si vite à son approche, avec d'excellents réflexes et pourtant il était encore prostré dans sa position de défense, tremblant et murmurant des « pardon » et des « je suis désolé ». Il ne savait pas quoi faire. L'approcher ne semblait pas être une bonne idée, mais il ne pouvait pas ne rien faire !
Il jeta un regard circulaire au couloir, Blaise venait juste de disparaître à son extrémité. Il tenta tout de même :
- Zabini ! Cria Gaëlian, faisant, par la même, sursauter son frère qui se recroquevilla plus encore. Zabini, s'il te plaît ! Pressa-t-il, désespéré.
Une seconde plus tard la tête du Serpentard réapparaissait derrière le mur. Il lui fallut à peine deux secondes pour comprendre la situation, voyant son ami ratatiné sur lui-même et le Survivant s'arrachant les cheveux d'impuissance.
Il accouru alors.
- Que s'est-il passé ? Qu'as-tu fait ? Harry ça va ? Demanda-t-il en se retournant vers le petit brun.
Il apposa doucement sa main sur son épaule et murmura son prénom à l'oreille plusieurs fois dans l'espoir de le sortir de sa torpeur. Harry s'était crispé au contact, mais les appels de son ami finirent par le faire réagir. Il baissa peu à peu son bras et releva timidement la tête.
Voyant son regard plus qu'incertain, voire craintif, Blaise envoya un regard noir à la grande brute et prit son ami dans les bras, le serrant fort. Il avait lu quelque part que serrer une personne fort dans ses bras pouvait endiguer une crise de panique. Et puis, un câlin était toujours réconfortant pour lui, grand tactile. Si au début, le petit brun ne s'était pas décrispé, après plusieurs passages de la main de son ami dans son dos, il réussit à reprendre le contrôle de son souffle.
Harry n'en croyait pas ses sens. C'était la première fois qu'il recevait un câlin. C'était curieux comme sensation. Agréable, chaud, réconfortant, ça lui fit un bien fou et il finit par se laisser couler dans l'étreinte. Avant de se souvenir de la présence de son frère. Là, il rougit furieusement et s'écarta brutalement, gardant la tête baissée, une main prisonnière dans celle de son ami qui la lui serrait gentiment.
- Pardon.
Le murmure de son frère réveilla Gaëlian.
- Hum … C'est moi qui … désolé, je savais pas … hum.
- Bien, coupa Blaise. Je crois que je vais rester, finalement.
Gaëlian acquiesça vivement en passant une main dans ses cheveux, mal à l'aise et, après une seconde a observé son frère se remettre de ses émotions, il les conduisit au septième étage.
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Arrivés là-haut, il demanda aux deux Serpentard d'attendre un instant et fit trois aller-retours devant un mur vierge. Blaise le regarda faire comme s'il était fou, tenant toujours la main du petit brun qui observait la tapisserie au mur, représentant d'affreuses créatures en tutu.
Soudain, une porte apparut dans le mur. Le Gryffondor l'ouvrit et entra dans la pièce révélée.
- Hé ! Cria Blaise en le suivant, tirant Harry à sa suite.
Quand il entra à son tour, il découvrit le décor de la salle et l'étudia, les yeux écarquillés. Jamais il n'aurait pu se douter qu'une telle pièce pouvait se trouver derrière ce mur.
- Bienvenu dans la Salle sur Demande ! Clama Gaëlian.
- La quoi ? Demanda le petit brun, encore sous le choc.
- La Salle sur Demande est une pièce magique qui apparaît quand on en a besoin. Elle prend la forme nécessaire ou demandée lorsque l'on passe trois fois devant le mur du couloir. C'est ici que je m'entraîne l'été, expliqua-t-il.
- Ça fait deux fois que tu parles d'entraînement, fit remarquer Blaise.
- On m'entraîne depuis que je sais marcher et parler, privilèges de Survivants, ajouta-t-il avec ce qui semblait être un peu d'amertume. Le sport, la magie, la politique, tout y est passé !
- Pourquoi ? Demanda Harry, timidement.
Son frère le regarda dans les yeux. Il ne tremblait plus, mais sa main était toujours cramponnée à celle de son ami. Il jeta un œil à l'ami en question. Blaise faisait la même taille que lui, à peu de chose près. Il était d'une carrure modeste, mais qui promettait de bien se développer avec l'adolescence. Il avait le regard sûr, bien qu'ayant encore cette lueur d'innocence de l'enfance, un peu rieuse et ses yeux clairs voyageaient sur la décoration luxueuse de la salle avec un air un peu idiot. Il dégageait une aura de bienveillance qui rassura Gaëlian et il finit par leur désigner, à tous les deux, des fauteuils devant une cheminée.
- Asseyons-nous et je vous expliquerais tout.
Blaise ramena alors son regard sur le jumeau de son ami et acquiesça. Harry le suivit et, devant les trois sièges qui trônaient devant l'âtre, il eut un dilemme. Il devait lâcher la main de son ami, mais s'il le faisait, il n'était pas certain de rester aussi calme. La chaleur de la poigne amicale lui apportait de tels réconfort et soutien, choses qu'il n'avait jamais connu, qu'il n'avait pas envie de s'en détacher.
C'est alors que, sous ses yeux, deux des fauteuils se rapprochèrent l'un de l'autre et fusionnèrent. Harry eu un hoquet de surprise et Blaise regarda le phénomène en haussant un sourcil. Il se tourna vers son ami, une question dans les yeux. Celui-ci rougit brusquement et Blaise comprit. Ce fut naturellement qu'il s'assit sur le nouveau canapé, entraînant son ami à ses côtés, tandis que l'autre Potter avait déjà pris place dans le fauteuil restant.
- Bien. Ce que je vais vous dire, très peu de monde le sait. Je vous demande donc de garder le secret. J'espère que je peux vous faire confiance, mais … Harry, tu es la seule famille qu'il me reste et j'ai vraiment envie de pouvoir te faire confiance et toi, Zabini, tu as l'air d'être une bonne personne.
Harry lui fit un petit sourire qu'il espérait assuré et son frère le lui retourna. Quant à Blaise il demanda :
- Veux-tu un serment ?
- Non, ce ne sera pas nécessaire, mais c'est aimable à toi de l'avoir proposé, Zabini.
Harry n'était pas certain d'avoir compris la demande, mais il ne voulait pas poser d'autres questions maintenant.
- Hum … Voilà, Albus … Je veux dire le professeur Dumbledore, pense que Voldemort va revenir.
Blaise avait violemment frissonné. Harry le regarda perplexe, la tête penchée et murmura :
- Blaise ?
- Ça va, Harry, dit-il en lui serrant la main et lui lançant un regard rassurant. Peux-tu ne pas appeler Tu-Sais-Qui par son nom, s'il te plaît, Potter.
- Excuse-moi, mais je ne le ferais pas, Zabini, répondit le dit-Potter, d'une voix affirmée.
Blaise serra compulsivement ses mains, attirant par la même l'attention de son ami sur sa soudaine nervosité. Harry n'y comprenait rien.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda-t-il avec détresse voyant l'état de son ami et ayant perçu le changement de ton de son frère, alors qu'il ne s'était rien passé, qu'il n'avait rien vu.
La poigne de Blaise se desserra et se fit plus caressante.
- Avoir peur du nom, ne fait que renforcer la peur de la chose elle-même. Et je n'ai pas peur de Lui. J'essaierais de ne pas trop souvent mentionner son nom, mais tu vas devoir t'y faire.
Blaise hocha de la tête avant de se tourner complètement vers Harry.
- Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcé-Le-Nom, celui qui a tué tes parents, Harry, enfin vos parents, c'est son nom. Enfin, celui qu'il se donne pour terroriser les populations. Ton frère à raison, bien sûr. Je n'ai juste pas l'habitude, j'ai été élevé dans une famille sorcière. On m'a éduqué avec cette peur, mais ce n'est rien. Je vais m'entraîner à l'entendre sans frissonner.
Il donna un sourire rassurant au petit brun face à lui et lui serra légèrement la main. Harry acquiesça lentement et rendit son sourire à son ami.
- Donc, reprit Blaise, se retournant vers le troisième fauteuil, Dumbledore pense que … Qu'Il va revenir et c'est pour ça que tu t'entraînes ? Désolé, mais ça n'éclaire pas la situation. Pourquoi toi ? Tu y as certes survécu une fois, ça ne veut pas dire que ce sera encore le cas ! Je ne te souhaite pas la mort, hein ! Qu'on s'entende. Mais je te souhaite surtout de ne pas Le revoir ! C'est stupide …
- Pas stupide, répondit Gaëlian, bizarre, oui, incompréhensible, sûrement, mais si Albus m'a entraîné c'est qu'il a une bonne raison.
- Et bien sûr, il ne t'a pas communiqué cette raison, rétorqua Blaise avec justesse.
Gaëlian soupira.
- Non. Je lui fais confiance, il m'a appris presque tout ce que je sais. Lui et les autres professeurs, ainsi que d'autres membres de l'Or… Ainsi que d'autres, se reprit-il, ils ont été les seuls contacts humains que j'ai eu toute mon enfance, ils m'ont appris tout ce que je sais !
- Tout sauf que tu as un jumeau, répliqua Blaise avec un peu d'amertume dans la voix, serrant encore la main du jumeau en question.
Cette fois ce fut au tour de Gaëlian de rougir.
- Peut-être qu'il ne le savait pas non plus ?
- Oh, je t'en prie ! C'est Dumbledore ! Le président du Magemageot, comment pourrait-il ne pas savoir ce genre de chose ? Les Potter étaient une famille prestigieuse, ancienne et James Potter était un sang-pur très bien intégré dans la société. Pourquoi personne ne connaissait l'existence de Harry avant son arrivée à Poudlard ? Pourquoi, lui-même, ignorait-il tout de l'existence même de la magie ? C'est trop bizarre cette histoire et loin d'être clair, si vous voulez mon, avis.
Harry était resté silencieux, écoutant son ami parler de choses qu'il ne saisissait pas bien et de notions complètement inconnues, mais il avait bien compris que cette histoire de séparation n'étaient pas anodine. Et pour la première fois c'est lui qui posa une question.
- Que sais-tu de nos parents ?
Blaise lui avait raconter la version des journaux, mais il n'avait alors pas réalisé que l'histoire de l'assassinat des parents de Gaëlian Potter était aussi celle des siens. Et si le monde magique était comme celui des moldus, il savait aussi qu'il y avait toujours plusieurs versions des faits.
Gaëlian le regarda fixement un instant. Il avait un air triste sur le visage. Il soupira légèrement et commença son récit :
- D'après ce que Albus m'a dit, cette nuit d'Halloween 1981, alors que j'avais … Que nous avions juste un an et quelques mois, le manoir Potter où nous vivions a été attaqué. Mes … Nos parents étaient au rez-de-chaussée et moi à l'étage, dans ma chambre. Je suis désolé, je ne sais pas ce qu'il en était pour toi. Voldemort et ses Mangemorts ont pénétré dans le domaine et ont tout détruit.
Il ne releva pas le frisson de Blaise et continua de regarder Harry dans les yeux. Celui-ci arborait un air concentré, enregistrant toutes les données délivrées par son frère afin de pouvoir revenir dessus pour les traitées correctement une à une, plus tard, quand le récit entier serait fini.
- Nos parents ne s'attendaient pas à être attaqués, le manoir était sous Fidelitas et c'était Sirius Black, cracha-t-il, l'un des meilleurs amis de notre père. Ils n'auraient jamais du être capable de le trouver.
Harry ne comprit rien de cette partie de l'histoire, mais il ne voulait pas interrompre son frère qui semblait prit dans ce passage particulier et en lutte avec ses sentiments. Alors il garda la question dans un coin de sa tête.
- Nos parents se sont défendus, bien sûr. Ils étaient entraînés, mais à deux contre plusieurs et face à Lui, particulièrement, ils n'avaient aucune chance. Notre père est mort en essayant de les repousser alors qu'ils entraient dans le hall.
Aucune émotion ne transperça sa voix à cette annonce, mais ses yeux s'étaient durcit.
- Notre mère est morte en tentant de me sauver, enfin de NOUS sauver, j'imagine. Son sacrifice a déclenché une magie ancienne, la magie de l'amour et, ce n'est qu'une hypothèse d'Albus, mais il y croit fortement, c'est ce qui m'aurait permis de survire au sort mortel. L'Avada se serait alors retourné à l'envoyeur et Il est mort. Ou du moins, a disparu. La maison s'est ébranlée, faisant fuir le reste de Mangemorts présents.
- C'est beaucoup plus complet que la version que je connais, commenta Blaise, essayant de détendre un peu l'atmosphère qui était devenue très pesante pendant le récit. Enfin, j'imagine que c'est normal.
- Qu'est-ce qu'un « Fidelitas » ? demanda timidement Harry.
Ce fut Blaise qui lui répondit.
- C'est un sortilège très puissant, infaillible si le Gardien du Secret l'est. On l'emploi pour protéger les demeures abritant des personnes en danger. Il était très courant durant la guerre. Il suffit d'un petit rituel qui lie le secret de l'emplacement de la demeure à une personne de confiance, le Gardien du Secret. Elle ne devient alors plus perceptible que par lui, permettant à ses habitant d'être protéger.
- Et Black, Gaëlian cracha encore ce nom, n'était finalement pas une personne de confiance. Il a trahi son meilleur ami, le condamnant lui et sa famille, nous.
- Il paraît qu'il pourrit à Azkaban depuis, la prison pour sorciers, ajouta Blaise à l'adresse de son ami.
Gaëlian acquiesça, les sourcils toujours froncés par la colère.
- Et après ? Demanda finalement Blaise.
- Après j'ai été recueilli par Albus qui a ma tutelle et j'ai grandi entouré des …
Il hésita à continuer, mais décida d'aller jusqu'au bout et d'être franc avec son frère, même si ça voulait dire que Zabini apprenait lui aussi la vérité. Il demanderait peut-être un serment, finalement.
- Des membres de l'Ordre du Phoenix. C'est un groupe de Résistants formé par Albus lors de la guerre. Il est constitué de la plupart des professeurs de Poudlard, ainsi que de quelques Aurors et autres sorciers qui voulaient lutter activement contre Voldemort et ses Mangemorts. Nos parents en faisaient partis, indiqua-t-il à Harry en lui souriant.
Son frère lui rendit son sourire et il continua :
- Ils m'ont tous apprit leur spécialité et j'ai eu des cours dans tous les domaines possibles : sortilèges, métamorphose, potion, défense sorcière, mais aussi moldue avec une pratique régulière sportive. J'ai été éduqué dans la tradition sorcière, mais j'ai dû apprendre toutes les autres traditions qu'elles soient sang-pur, moldue ou de créatures magiques, afin d'être en mesure de comprendre les enjeux politiques de Grande-Bretagne. J'y ai été initié dès mes 6 ans et ai dû lire un million de livres sur les sujets les plus variés.
Harry regardait son frère avec admiration. Il était si sûr de lui, si charismatique, il connaissait Poudlard, ses professeurs et tellement de choses. Il avait eu une enfance épanouie, chargée en aventures et en découvertes. Même s'il semblait aussi avoir travaillé vraiment dur, son enfance n'avait pas non plus dû être si insouciante.
Gaëlian vit les émotions de son frère dans ses yeux et lui sourit en ajoutant :
- Heureusement, tout adulte qu'ils étaient, les membres de l'Ordre ont pris soin de moi et j'y suis très attaché …
Il sourit doucement, le regard se perdant une seconde dans le vide.
- Mais finalement, j'ai un dernier membre de ma vraie famille encore en vie et ça, c'est une excellente surprise !
Il offrit un grand sourire à son frère et lui fit un clin d'œil. Harry le lui rendit avant de le perdre brusquement lorsque son jumeau lui demanda :
- Et toi alors ? Où as-tu grandi ?
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