Chapitre 6
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Ce matin là, Gaëlian évinça les questions de ses amis sur sa mauvaise mine. Il essayait encore de digérer toutes les informations qu'il avait apprises la veille. Il en voulait à Albus, malgré tout l'amour qu'il pouvait lui porter, mais il ne voulait pas y penser et encore moins en parler pour l'instant. Même son meilleur ami, Ron, n'avait pas réussi à le dérider et l'avait laissé derrière lui dans la salle commune des Gryffondor, il avait prétexté ne pas avoir faim.
Il passa un long moment seul, à réfléchir à sa situation, ressassant les paroles de son mentor. Puis, le visage de son frère fit irruption dans son esprit et il décida de mettre ses pensées moroses dans un coin de sa tête, il prendrait le temps de faire le tri plus tard. Pour l'instant, il était pressé d'avoir son premier cours de la journée. Ce dernier se tiendrait avec les Serpentard et Gaëlian voulait profiter de ce moment pour se rapprocher de Harry et en apprendre plus sur lui.
En arrivant près de la salle de classe, il constata que son frère et son ami étaient déjà présent avec leurs camarades de Serpentard. Il ne savait pas encore trop quoi penser de la répartition de son jumeau et il ne voulait pas que ce soit une barrière entre eux, alors il se força à faire comme si Drago Malfoy ne se tenait pas à deux pas de lui et se concentra sur Harry.
- Bonjour Harry, bien dormi ? Bonjour Zabini.
Blaise se retourna et répondit calmement à son salut, son frère sursauta et se retourna un peu brusquement, mais Gaëlian fut soulagé de son voir sourire, dès qu'il le reconnut.
Bonjour Gaëlian, j'ai très bien dormi, merci. Et toi ?
Gaëlian ne dit rien sur sa mauvaise nuit et demanda plutôt :
Bien. Prêt pour le cours le plus soporifique de tout Poudlard ?
Blaise fronça alors les sourcils.
- Pourquoi est-ce que tu dis ça ?
- Le professeur Binns est un fantôme qui s'ignore. Il est mort il y a plusieurs dizaines d'années de vieillesse dans la salle des prof, mais il paraît qu'il s'est relevé sous forme de fantôme, l'air de rien et qu'il a continué à enseigner depuis, sans s'interrompre. Il relate sans cesse et avec détails les conflits sanglants entre sorciers et Gobelins. Heureusement que les manuels complètent son cours, car je ne sais pas s'ils sont vraiment mis à jours …
- Et pourquoi Dumbledore ne change pas de prof ? C'est quand même incongrue, cette histoire !
Harry gloussa au jeu de mot, mais était entièrement d'accord avec son ami.
- Les manuels sont complets, eux, au moins ? Voulut-il s'assurer. Moi qui voulais tant en apprendre plus sur le monde sorcier !
Gaëlian contempla un instant la moue boudeuse de son frère, songeant qu'il devait ressemblé à ça lorsque c'était lui qui était contrarié, puis se secoua la tête et lui assura que les manuels étaient bons.
- Je t'aiderai si nécessaire, lui promit-il avec un clin d'œil.
Sur ce, la porte de la classe s'ouvrit et il fut temps pour eux d'entrer pour leur premier cours de la journée. Harry le remercia et pénétra dans la salle, se plaçant dans les premiers rangs pour être le plus attentif possible.
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- Comment as tu réussi à prendre des notes et rester éveillé jusqu'à la fin de ce cour soporifique ? Heureusement que j'ai eu les mêmes par Albus, ils étaient beaucoup plus passionnants que celui de ce vieux fantôme, mort depuis trop longtemps !
- C'est simple, Potter, répliqua Blaise. Ton frère est un féru d'histoire ! Tu l'aurais vu hier quand je lui ai parlé des loups-garous ! Il voulait tout connaître de leur histoire. Tu en as de la chance toi, tu sais ! Dumbledore, lui-même, qui te donne des cours d'histoire !
Blaise siffla d'admiration. Gaëlian, qui avait passé le cours aux côtés son frère, n'avait pas pris une note.
- Et si tu arrêtais de m'appeler Potter et qu'on passait aux prénoms, Blaise.
Le Serpentard lui lança un regard scrutateur, évaluant le frère de son ami. Il espérait qu'il ne faisait pas d'erreur et que le Gryffondor ne ferait aucun mal à Harry. Il le surveillerait de près, parole de serpent.
- Soit, Gaëlian.
Il y eut quelques secondes de silence avant que Harry ne s'exclame :
- Chouette, c'était vraiment stupide cette histoire de nom de famille !
Tout le monde se tourna alors vers lui et le petit brun rougit furieusement.
- Pardon, fit-il penaud.
Gaëlian éclata de rire tandis que Blaise posait sa main sur son épaule :
- Tu as raison, Harry. C'est stupide, affirma-t-il.
- Au fait, se reprit son frère. Tu n'as pas encore rencontré Ron, il faut que je te le présente … Ron ! Cria-t-il à un rouquin qui s'attardait dans la salle de cours et écoutait une blague quelconque d'un de ses camarades. Ron, viens voir !
Un grand garçon à la démarche dégingandé, portant l'uniforme des rouge et or, se dirigea vers eux. Son visage était couvert de tâches de rousseurs et ses cheveux étaient flamboyants, attirant et reflétant toute la lumière environnante. Harry le regarda s'approcher avec légère inquiétude, c'était peut-être un ami de son frère, mais c'était un inconnu pour lui. Heureusement, Blaise était derrière lui.
Gaëlian, lui, observait son frère. Son frère, à chaque fois qu'il pensait ce mot, il avait un coup au cœur. Son regard dévia sur la petite silhouette à ses côtés qui lui ressemblait à la fois tant et si peu et se perdit dans sa contemplation.
Ce n'est qu'au bout de plusieurs secondes qu'une petite voix le sortit de ses pensées :
- Gaëlian ?
Il plongea son regard dans celui si semblable au sien de son frère et se secoua. Il lui sourit et se tourna vers son meilleur ami pour les présenter :
- Harry, voici Ron ! Ron, voici mon frère, Harry.
- T'es vraiment son frère ?
Harry, mal à l'aise jeta un coup d'œil à Blaise, cherchant sur son visage ce qu'il devait répondre. Finalement, ce fut son frère lui-même qui répondit en gloussant :
- Vieux, va falloir t'y faire ! J'ai pas eu le temps avant le cours de te le présenté officiellement et comme Harry est trop attentif pendant le cours …
Gaëlian déblatéra sur son jumeau avec son ami. Blaise leva les yeux au ciel :
- Comment peut-on être trop attentif à un cours ? Aller, viens Harry.
- Qu'est-ce que vous faites ? Demanda Gaëlian interloqué en s'apercevant de leur départ.
- Nous avons cours théorique d'astronomie, puis une petite demi-heure de libre avant l'heure du repas pour faire des révisions sur les cours de cet après-midi, expliqua Blaise.
- Vous êtes sérieux ? S'exclama Ron ébahi.
- Évidemment ! Nous ne voulons pas arriver en retard en cours …
- Je ne parlais pas de ça, l'interrompit le rouquin. Mais vous allez vraiment réviser avant le repas ?
- Bah, oui, répondit Harry perplexe.
Il ne voyait vraiment pas où était le soucis.
- Excusez-le, Ron est un ventre sur patte, pouffa Gaëlian. Il est incapable de réfléchir quand l'heure du repas arrive !
- Mais non ! S'insurgea Ron. Je …
- Aller, mon pote, nous aussi on a cours. Filius est sympa, mais il nous fera pas de cadeau si on arrive en retard.
Après de rapides saluts, les garçons se séparèrent et chacun rejoignit sa salle de classe.
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Les deux frères se retrouvèrent un temps, après le repas, pour échanger un peu et apprendre à se connaître.
- C'est fou que tu ne te sois jamais douté d'être un sorcier avant cet été !
Harry haussa les épaules, préférant évité le sujet sur la magie et ce qu'en pensait son oncle. Pour détourner un peu le sujet, il demanda plutôt :
- Et toi, qu'as-tu reçu comme enseignements ? Tu dois être un excellent élève si tu as grandi dans le monde sorcier et a eu cours avec nos professeurs !
- Bof, fit son frère avec un geste de la main désinvolte. C'était surtout théorique ! Les sorciers n'ont pas le droit d'avoir une baguette avant leur onze ans et il est interdit de faire de la magie en dehors de l'école avant d'être majeur …
Ainsi, Harry en découvrit un peu plus sur le fonctionnement de l'instruction sorcière.
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L'après-midi, alors que les Serpentard sortaient de leur leçon de vol, Harry se remémorait les diverses réflexions qu'il avait eu pendant le cours. Il semblait qu'il avait été particulièrement doué, surtout pour un élève ayant été élevé dans le monde moldu. Malgré sa découverte totale de la discipline, il s'était montré très habile sur un balai, ce qui lui avait valu la reconnaissance de ses pairs. Tous l'avaient encensé et, sous sa totale stupéfaction, tous voulurent le proposer au poste d'attrapeur de l'équipe de Quidditch de leur maison. Harry ne savait pas ce que c'était et il ne comprenait pas toute cette émulation.
Ce fut, une fois de plus, Blaise qui vint à son secours et lui expliqua les principe de ce jeu. Harry était déjà stupéfait par la capacité des sorciers à voler, alors qu'ils en aient créé un jeu, le laissait pantois. Il avait hâte d'en avoir un aperçu.
- Les première année sont rarement pris dans les équipes de leur maison. Surtout qu'on a pas le droit d'avoir notre propre balais …
- Ah, mais c'était ça ! Je n'avais pas compris cette phrase dans ma lettre d'admission … Il était écrit, en bas de la liste des fournitures, qu'il était interdit, pour un premier année, de posséder son propre balais. Je ne voyais pas les raisons de cette interdictions, expliqua Harry à Blaise qui était amusé par l'incompréhension de son ami.
Blaise gloussa un peu.
- Ne te moque pas de moi, bouda Harry s'apercevant de l'hilarité de son camarade.
- Désolé, Harry. C'est amusant, tu sais, mais je comprends que ça ne soit pas facile pour toi ! J'imagine très bien combien je serai perdu si je devais plonger dans le monde moldu du jour au lendemain ! Sûrement que je n'y comprendrait pas grand-chose non plus …
Harry sourit à la sollicitude manifestée par son ami.
- Si ça devait arrivé un jour, je promets de t'aider, comme tu le fais pour moi !
- Merci, Harry.
Les deux garçons prirent la direction des cachots. Ce n'était pas l'idéal, mais il avait cours de potion, à présent, et ils n'avaient pas le temps d'aller se changer, encore moins de prendre une douche. Tant pis, ils seraient décoiffés et débraillés, mais le professeur ne pourrait s'en prendre qu'au directeur. Ce n'était pas de leur faute si ces deux cours se suivaient.
En arrivant, les élèves de la maison Serdaigle, avec qui ils avaient cours, les regardèrent de travers. Drago, qui était à la tête de leur cortège, leur expliqua les raisons de leur état et le regard des bleu-et-bronze se changea pour quelque chose de plus compatissant. Tous avaient été prévenus par les plus âgés de leurs maisons respectives que le Professeur Snape pouvait se montrer très sévère.
Ce fut l'ouverture de la porte de la classe, brusque et tapant le mur, qui les prévint de l'arrivée du tant redouté professeur de potion. Une voix à l'intérieur leur ordonna sèchement d'entrer. Harry, comme plusieurs d'entre eux, avait sursauté et, après une demi-seconde, se hâta de pénétrer dans la salle. Cette dernière était sombre, sans fenêtre, mais on y voyait assez clair pour s'y diriger et prendre place sur les paillasses réparties de chaque côté d'une allée centrale. Dessus étaient déjà disposés un certain nombre d'instruments.
Harry avait demandé à Blaise comment ils allaient faire pour apporter leur chaudron et ingrédients sans repasser par leur dortoir, mais un préfet lui avait rétorqué que le professeur se chargerait de faire appeler dans la classe tout le matériel des élèves et qu'il resterait dans les cachots à partir du premier cours. Cela rassura les deux compères qui se voyaient mal trimbaler tout leur attirail de potion à chaque cours.
- Nul besoin de baguette magique dans se cours. Nous ne ferons aucune potion aujourd'hui, non plus, comme chaque cours que vous aurez en commun avec une autre maison. Sortez seulement de quoi prendre des notes.
Une fois de plus, Harry sursauta. Le professeur avait parlé d'une voix grave et profonde, un peu intimidante, sans même lever le nez d'un parchemin qu'il semblait lire à son bureau. Lui et ses camarades firent ce qui leur était demandé et patientèrent, le temps que leur professeur daigne leur prêter attention.
Ce qu'il fit à peine une seconde après que le dernier élève ait ouvert son encrier, comme s'il avait guetté leurs mouvements depuis le début.
- Je suis le Professeur Snape et vous enseignerais l'art compliqué des potions. Il vous faudra beaucoup d'attention, de concentration et de rigueur dans mes cours, mais aussi une part de travail et de recherche personnelle entre chacun d'entre eux. J'attends de vous que les devoirs soient rendus à temps, le jour demandé. Aucun retard ne sera toléré.
Son regard parcourut l'assemblée devant lui, avant de s'arrêter sur le groupe de Serpentard. Là, il grimaça devant leur aspect plus que négligé. Harry se crispa instantanément. Le professeur Snape était aussi son directeur de maison et, s'il ne l'avait que peu aperçu depuis son arrivée à Poudlard – normalement, il devait venir le soir même dans leur salle commune faire un discours de rentrée – Harry appréhendait beaucoup ce cours. Même si, apparemment, le professeur réservait ses plus belles piques à la maison Gryffondor, il ne voulait décevoir personne, surtout celui qui était le maître, en quelque sorte, de leur maison.
- J'ai d'ors et déjà soulevé le problème de la succession de ce cours avec celui de vol des Serpentard. À partir de la semaine prochaine, le cours sera décalé d'une demi-heure, pour que tout le monde ait le temps de se présenter correctement. Je ne supporterait pas longtemps d'avoir affaire à des animaux.
Il renifla et poursuivit son inspection. Aucun ne songea à protester. Les Serpentard étaient heureux d'obtenir ce répit et les Serdaigles n'étaient pas dérangés de voir le cours être un peu déplacé. Ils n'avaient aucun cours avant dans l'après-midi, ça leur donnerait seulement plus de temps pour travailler à la bibliothèque.
Snape, malgré son dégoût devant l'allure générale de ses petits serpents, était assez satisfait devant leur attitude. Tous se tenaient correctement, leur matériel idéalement préparé et leur regard attentif. Son regard s'arrêta alors sur Harry Potter, frère jumeau de Gaëlian, découvert la veille.
Lorsque le petit avait été appelé, juste après le passage du Survivant, il avait caché sa sidération, mais avait attendu avec impatience les explications du directeur. Tout à coup, les souvenirs scellés avaient refait surface et il avait été en colère d'être ainsi écarté du Secret. Il avait pourtant contribué activement à l'éducation de Gaëlian. Il ne décolérait pas face à Albus et avait hâte de voir ce que valait son nouvel élève.
Rien que le fait qu'il ait atterri dans sa maison, parmi toutes, l'avait étonné. Son jumeau était un Gryffondor pure souche et il lui avait fallu un certain temps pour le tolérer, puis finalement l'apprécier. Pourtant, en l'observant bien, Harry Potter était très différent de son frère. Hormis les quelques caractéristiques physiques qui les distinguaient assez bien, leurs attitudes respectives étaient diamétralement opposées. Là où Gaëlian se montrait sûr de lui, confiant et joyeux, Harry s'était montré jusqu'à présent timide, craintif et triste, bien qu'une curiosité et un émerveillement fassent aussi leur apparition sur son visage de manière ponctuelle.
Finissant son inspection, Snape testa plusieurs de ses élèves, dont Harry et il fut satisfait lorsqu'il s'avéra que le petit avait préparer son cours. C'était évidemment le cas des Serdaigle aussi et de quelques-uns de ses Serpentard. Il n'était, cependant, pas étonné que Messieurs Crabbe et Goyle se soient montrer plutôt ignares.
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Harry se sentit soulagé en sortant de ce premier cours de potion. Son professeur avait acquiescé lorsqu'il avait correctement répondu à ses questions et la leçon sur les différentes façons de préparer un ingrédients avait été immensément intéressante. Il espérait que la suite soit aussi passionnante.
Comme prévu, lui et Blaise remontèrent dans leur dortoir. Ils avaient vraiment besoin de prendre une douche. Puis ils pourraient prendre le temps de réviser un peu et d'entamer leurs recherches demandées par leur professeur. Ils avaient jusqu'à vendredi pour les faire, mais comme ils n'avaient encore aucun autre devoir, ils préféraient se délester de celles-ci pour être plus serein par la suite. Comportement qu'approuva leur préfet qui les avait croisé dans les couloirs des dortoirs les bras chargés de parchemins et manuels, un peu après la fin des cours, et par leur tête de maison qui venait de pénétrer dans la salle commune où ils s'étaient installés pour faire son fameux discours de rentrée.
Tous les Serpentard avaient été mis au courant que leur tête de maison passerait à 18h45 précise et donc tout le monde était déjà sur place. Le professeur Snape acquiesça, fier de cette rigueur chez ses serpents, puis s'assit dans l'un des fauteuil du salon.
Il prit le temps de se lancer un Sonorus, pour ne pas avoir à élever la voix et débuta :
- Bonsoir. Je suis Severus Snape, je ne présente plus mes responsabilités, tout le monde m'a déjà rencontré.
Le grand homme habillé tout en noir paru moins intimidant, assis là, dans ce fauteuil, au milieu d'une centaine d'élèves de 11 à 17 ans. Il était moins intimidant, mais non moins impressionnant.
- J'attends de chacun d'entre vous un comportement irréprochable, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de cette salle. N'attendez de moi aucune faveur, je suis peut-être votre directeur de maison, mais certainement pas votre ami. Cependant, je suis votre professeur et je reste disponible pour tout problème sérieux.
Ce dernier mot fut accompagné d'un regard qui parcouru toute la salle.
- En dehors des heures de cours, vous pourrez me trouver à mon bureau sur les créneaux affichés au tableau d'informations, ajouta-t-il en désignant le panneau de liège près de la porte d'entrée. La salle de classe voisine à la mienne est aussi ouverte à tous les élèves qui voudraient travailler leurs potions à d'autres moment que pendant leurs cours. Vous pouvez y accéder si je suis présent à côté.
Un court silence succéda l'annonce. Il était clair pour tout le monde que la sécurité était un point extrêmement important pour le professeur de potion. Son discours du premier cours résonnait encore dans les oreilles de Harry et il pouvait facilement comprendre quels étaient les risque dans ce cours.
- Sachez aussi que je dirigerais une étude particulière, dans ma salle de classe, les lundis de 18h à 19h et les jeudis de 20h à 21h, pour ceux qui souhaiteraient un cour de soutien.
La plupart du temps, seuls les élèves en cinquième et septième année venaient réviser pour leurs examens. Pourtant, Harry avait noté l'information dans un coin de sa tête. Peut-être que son travail et l'aide de Blaise suffiraient, mais il préférait assurer ses arrières, au cas où il soit dépassé par les cours dans l'année.
- Je rappelle aussi que les préfets sont là pour vous aider dans tout ce qui concerne la vie scolaire et que des volontaires de sixième-année peuvent proposer des tutorats pour les première et deuxième-année.
À cet appel, les deux préfets se levèrent pour se faire voir de tous. L'un d'eux fit circuler des prospectus avec plusieurs informations dessus, notamment les différents clubs qui existaient à Poudlard et les annonces diverses qui avaient été portées à leur intention. Il y avait aussi une feuille vierge, destinée aux tuteurs potentiels.
Quand ce fut terminé, Le professeur Snape jeta un dernier regard à l'assemblée et termina par un sec « Des questions ? » Et puisque aucun élève ne se manifestait, il clôtura par un « Bon appétit ! », se leva, fit un tournoiement de cape spectaculaire et quitta la salle.
Après une poignée de secondes, tous les élèves de Serpentard sortirent d'un même mouvement pour se diriger vers la Grande Salle afin d'y prendre leur dîner.
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À peine entrés dans la Grande Salle, Albus Dumbledore avait remarqué l'agitation qui y régnait. Ayant eu des papiers à traiter en urgence, il n'avait pas été là lors de la distribution du journal et, apparemment, la Une faisait parler d'elle. Une fois attablé, il se pencha sur l'exemplaire de la Gazette de Minerva et lut les gros titres.
La presse y révélait l'existence de Harry Potter « frère jumeau caché du Survivant » et, une fois n'est pas coutume, mettait en cause sa responsabilité. Une photo des deux frères, accompagnés de leurs amis respectifs prenait la moitié de la page. Elle avait dû être prise dans les couloirs, ce qui révélait la participation d'un élève de l'école. Il faudrait qu'il enquête.
Il soupira et commença mentalement à écrire un courrier à la rédaction mentionnant le fait que Harry, comme Gaëlian Potter étaient des mineurs et qu'elle n'avait nullement le droit de traiter de leur sujet sans l'autorisation de leurs tuteurs, chose qu'elle n'avait pu obtenir, car, comme mentionné dans leur article, personne ne connaissait l'existence de Harry et donc, à fortiori, son lieu de résidence ou l'identité de ses tuteurs. Et il était lui-même celui de Gaëlian.
Cependant, le mal était fait et il craignait les retombées de telles nouvelles.
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