Chapitre 19 : Guardian of the Mountain
Link soupira profondément en regardant la carte venant d'apparaitre sur sa tablette Sheikah. Il avait quitté le relais du pied de la montagne dès les première lueurs de l'aube et n'avait même pas mit une heure à atteindre la tour d'Ordinn et à l'activer. L'escalade n'avait pas était bien complexe, et il avait même découvert des sources chaudes à proximité. Il n'avait à présent qu'une hâte, redescendre et se couler dans l'eau chaude pour délasser ses muscles du voyage qui n'en finissait pas et se débarrasser de la crasse accumulée. Il raccrocha sa tablette à sa ceinture et s'approcha du bord de la tour pour se laisser tomber dans le vide, sa Paravoile amortissant sa chute.
Le jeune homme confia à Sulkik la surveillance des alentours, et de ses vêtements, épée, bouclier, arc et flèches, et se glissa dans l'eau chaude.
C'était si bon, et il ne se rappelait pas la dernière fois qu'il avait prit un bain chaud. Une chose était sûre néanmoins, il aimait ça, et il était bien décidé à ne pas sortir de l'eau avant d'être fripé comme un pruneau. Il était si bien qu'il se surprit à somnoler. Il fallait dire que la nuit au relais n'avait pas été très agréable, l'une des voyageuses ayant un petit problème de ronflements tonitruants.
Il finit pourtant par sortir de l'eau et se rhabilla. Il sangla ses baudriers avec la sensation de n'avoir jamais été aussi léger. Ces sources d'eau chaude étaient vraiment une bénédiction de la Déesse, jamais rien de meilleur ne pourrait être inventé !
Le jeune homme se remit en selle et entama l'ascension du volcan en suivant le chemin creusé dans la roche. Il bénissait ce chemin d'ailleurs, parce que sans lui, il se serait perdu dans ce paysage où chaque rocher ressemblait à tous les autres.
Rapidement, il se retrouva couvert de sueur à mesure qu'il montait. La température grimpait tout autant, devenant de plus en plus insupportable. Il se serait bien débarrassé de sa tunique Hylienne, mais il craignait une attaque de monstres. Il avait déjà vécu ça, sur ce même chemin…
Il s'était battu, il le fallait. Daruk n'était pas un Goron mauvais, mais la force était le moyen le plus rapide de le convaincre. Link regarda les cadavres des monstres qu'il avait défais joncher le chemin. Des Bokoblins, des Moblins, des Lézalfos, même deux Lynels. Aucun n'avait fait le poids à face à lui. Son combat s'était révélé payant, Daruk avait accepté de devenir le pilote de la Créature Divine Vah'Rudania.
Link s'assit sur un rocher et regarda le sang couler de son bras à bouclier. La lanière de cuir avait pénétré sa chair sous la violence des assauts conjoints des deux Lynels. Il garderait sans doute une cicatrice. Ça ne serait jamais qu'une de plus.
_ Tu devrais faire plus attention…
Il se retourna et regarda sa lumière s'avancer vers lui, plus soucieuse qu'à son habitude. Le vent faisait danser ses longs cheveux d'or devant son visage, l'empêchant de distinguer ses traits, mais il entendait dans sa voix moins de morgue que d'habitude.
_ Je sais que tu es fort, mais tu n'es pas immortel… Des monstres de plus en plus dangereux font leur apparition… La résurrection de Ganon se rapproche si vite…
Elle s'agenouilla à côté d Link et regarda sa blessure en se mordant la lèvre.
_ Est-ce que c'est grave ?
_ Non.
_ Tant mieux…
Link revint brutalement au présent lorsque Sulkik se cabra sans prévenir avec un hennissement d'alerte. Il ne dû qu'à ses réflexes de cavalier de ne pas finir projeté au sol.
_ Je savais que tu étais en chemin, mais c'est une désagréable surprise de te trouver déjà là.
Le jeune homme leva les yeux et fronça les sourcils. Il connaissait cette silhouette vêtue d'écarlate, aux longs cheveux blancs froissés par le vent chaud du volcan. Son regard rouge était chargé de haine, braqué droit sur lui.
_ Asahi.
_ Quel honneur ! Le Héros se souvient de mon humble personne !
La Yiga descendit du piton rocheux où elle était perchée et tira les courtes lames ceintes à ses hanches.
Link mit pied à terre et tira sa propre épée.
_ Sulkik, fiche le camp.
La jument renâcla mais le jeune homme ne la laissa pas faire et claqua violement sa croupe du plat de sa lame pour la faire partir, ce qu'elle fit dans une envolée de pierre volcanique et un cri furieux. Il préférait qu'elle le méprise plutôt que de la voir morte.
_ Tu es un bon maitre, je ne peux pas te retirer ça. Moi-même je n'aime pas laisser Sheïtan dans les parages lorsque je me bats. Ça nous fait un point commun !
_ Je n'ai aucun point commun avec une criminelle telle que toi.
Asahi le regarda avec un rictus mauvais et haussa les épaules. Link n'eut que le temps de lever son bouclier lorsqu'elle se jeta sur lui. Elle était tellement rapide qu'il lui était impossible de tenter une attaque. Il ne pouvait que se protéger de son mieux, et compter les blessures que son adversaire lui infligeait.
Elle le poussait hors du chemin, toujours plus loin au cœur du volcan, dansant autour de lui un ballet mortel, ses deux courtes lames tranchant de concert.
Link parvint à contrer une attaque et la repoussa de son bouclier avant de plonger, pointe en avant. Asahi était là, juste au bout de sa lame… et elle disparu. Link sentit une douleur affreuse lui déchirer le dos et tomba lourdement au sol.
Asahi se tenait derrière lui avec un sourire horriblement victorieux.
_ Tu es vraiment faible, Héros, presque ennuyeux. Je voulais te garder en vie pour mon père, mais j'ai changé d'avis. Tu as tué trop des miens pour que je prenne le risque de te voir récidiver.
_ Ce sont eux qui m'ont attaqués les premiers !
_ Oh non, gamin, c'est toi qui as ouvert les hostilités il y a cent ans ! Les anciens Yigas sont morts, mais notre peuple n'oubliera jamais !
Elle fit tourner l'arme de sa main droite et s'approcha du jeune homme.
Link avait l'impression de se retrouver face à un fauve prêt à dévorer sa proie. Il était cette proie, et n'avait jamais éprouvé autant de peur depuis son réveil.
Il ne voulait pas mourir, pas maintenant ! Il devait sauver la lumière de sa vie, et rentrer chez lui pour construire sa maison !
Mais Asahi se moquait bien de ses envies. Elle abaissa son arme, l'acier sifflant dans l'air.
Link ferma les yeux.
Une vive lumière filtra derrière ses paupières closent.
Asahi recula d'un bond pour éviter l'attaque et scruta les alentours. Link tâtonna pour ramasser son épée, regardant autour de lui. Il finit par repérer son sauveur un peu plus haut sur le volcan. C'était un jeune homme, et il était certain que très peu de créatures pouvaient rivaliser avec sa beauté. S'il avait des traits clairement Hylien, ses oreilles en pointe dépassant des ses cheveux blancs ébouriffés, sa beauté avait quelque chose de divine. Son regard d'un rose mordoré scrutait Asahi, glacial. Ses bras tatoués de lierre entrelacé de gemmes étaient croisés sur son torse nu finement musclé, des bracelets de cuir protégeant ses poignets. Il allait pieds nus dans cet enfer ardent, vêtu d'un simple pantalon de cuir brun moulant ses jambes et d'une cape verte qui avait connu des jours meilleurs.
Link vit Asahi se ramasser comme un chat prêt à détaler.
_ Alors c'est vrai… Il y a bien un gardien sur ce volcan… piètre gardien si tu veux mon avis, incapable que tu es de protéger les Gorons… Vous avez vraiment tous perdus face à Ganon, finalement.
_ Silence, Impa.
_ Impa ? Je n'ai rien à voir avec la vieille de Cocorico.
L'inconnu s'avança, attisant d'avantage la méfiance de la Yiga.
_ Je me suis trompé… mais tu dégages les mêmes ombres lumineuses que cette maudite femme, il y a tellement, tellement longtemps…
Link vit Asahi reculer encore, visiblement peu désireuse d'affronter le nouveau venu. La Yiga claqua sa langue contre son palais et disparu sans prévenir, comme elle l'avait fait durant leur combat. Sans doute un arcane Yiga. Mais cette fois, elle ne réapparut pas.
L'inconnu se tourna vers Link et se détendit, esquissa un sourire mutin.
_ Elle ne t'a pas loupé. C'est une fille intelligente, elle savait qu'elle ne pouvait pas gagner contre moi.
Il s'agenouilla à côté du jeune homme et passa sa main au-dessus de son corps. Les blessures se refermèrent d'elles-mêmes, sans douleur, en émettant une légère lueur dorée.
_ Est-ce que ça va mieux ?
_ Oui… Merci…
_ Je t'en prie, c'est normal ! C'est mon rôle de veiller sur les pauvres âmes que le destin désigne comme Héros de la Lumière condamné à lutter contre le Mal absolu…
Link regarda l'inconnu et reconnu sans savoir comment la marque sur son pectoral droit, celle du peuple Goron. L'ombre en son cœur en revanche, avec son bonnet en pointe, il ne la reconnaissait absolument pas. L'homme surprit son regard et sourit.
_ L'ombre à l'intérieur est celle d'un vieil ami. Je ne l'ai plus vu depuis si longtemps que je crains parfois de ne plus me souvenir de son visage… C'est à lui que je dois mon prénom…
_ Votre prénom ?
_ Nous devrions nous mettre en route au lieu de bavarder.
Link fronça les sourcils mais se releva tout de même pour suivre l'inconnu. Sans lui, il n'aurait sans doute jamais retrouvé son chemin dans ce dédale de roches volcaniques et de lave. Son guide n'était pas bavard, et dégageait une telle tristesse que le jeune homme en aurait presque pleuré. Il paraissait si seul, si mélancolique et surtout tellement, tellement épuisé.
_ Vous… euh… Vivez ici depuis longtemps ?
_ Trop pour pouvoir compter les millénaires… Je pensais que ce serait amusant, l'éternité…
_ L'éternité…
Link ne fut même pas surprit d'apprendre que l'homme était vieux de plusieurs millénaires, son aura céleste était trop imposante pour qu'il soit un simple mortel.
Il le plaignait.
Ils cheminèrent en silence, longuement. Plus ils avançaient, plus Link avait chaud. L'inconnu s'en rendit compte et l'embrassa sur le front sans prévenir. Aussitôt, le jeune homme sentit la chaleur se faire plus supportable.
_ Une bénédiction. Elle t'aidera à supporter la température du volcan aussi longtemps que tu t'y trouveras. Je n'ai plus assez de pouvoir pour la rendre permanente au-delà de cette région, pardon…
L'étrange guide se remit en marche sans plus rien ajouter. Ses pieds nus ne semblaient pas le faire souffrir de fouler des pierres parfois tranchantes. C'était comme si ce volcan si inhospitalier était son domaine, et que rien ne pouvait lui arriver sur ses flancs.
L'homme finit par s'arrêter, au bout de plusieurs heures de marche silencieuse.
_ Les Yigas sont partis, tant mieux… Avec un peu de chance, les Gorons pourront être sauvés… Elle avait raison, cette fille, je suis un bien piètre gardien…
Link pencha la tête sur le côté. Son guide lui désigna du doigt un point devant lui.
_ Le chemin est juste là. Remonte-le tout droit et tu arriveras au village Goron.
Link regarda la direction indiquée et hocha la tête. Il se retourna vers son guide pour le remercier à nouveau, mais il n'y avait plus personne.
_ Bizarre…
Il suivit néanmoins sa dernière indication et rejoignit le chemin. Quelques minutes plus tard, le jeune homme atteignait un massif portail de fer noir marquant l'entrée d'un village de roche et de fer particulièrement… sinistre.
_oOo_
_ Tu les maitrises de mieux en mieux, tes pouvoirs !
Loin du volcan, dans les ténèbres les plus opaques, Zelda venait de décocher sa flèche de Lumière avec adresse, l'invoquant du plus profond de son être, l'envoyant aux pieds d'Astor. L'homme n'osait plus s'approcher depuis que la toute première porteuse de l'âme de la Déesse avait fait son apparition.
_ Tu as comprit ce qui éveille leur véritable puissance, n'est-ce pas ?
_ Oui… Je veux protéger Link. Il se bat seul depuis si longtemps… Je n'ai pas comprit à l'époque qu'avec ou sans mes pouvoirs, je pouvais lui être utile. Je me morfondais sur mon propre sort sans voir le sien, alors qu'il souffrait le plus, lui qui sacrifiait tout ce qu'il était pour… pour moi.
Zelda se souvenait si bien…
Ce jour-là, Link avait livré bataille pour convaincre Daruk de devenir le pilote de Vah'Ruta. Elle le voyait assit seul après le combat contre d'horribles monstres, à l'écart de la fête organisée par les Gorons. Il n'avait sans doute même pas conscience de cette animation. Elle, elle n'avait rien put faire à part rester sur le côté et regarder. Elle n'était qu'une princesse inutile, une incapable. La jeune fille s'avança vers le jeune homme que son père lui avait récemment assigné comme chevalier servant, lui qui était si fort, comme pour la narguer de son propre échec à accomplir son devoir.
_ Tu devrais faire plus attention…
Link se tourna vers elle, son visage restant de marbre. Elle ne le voyait plus sourire comme elle l'avait entraperçut dans la taverne. Il ne parlait pas beaucoup non plus. Son bras de bouclier saignait.
_ Je sais que tu es fort, mais tu n'es pas immortel… Des monstres de plus en plus dangereux font leur apparition… La résurrection de Ganon se rapproche si vite…
Elle s'agenouilla à côté de Link et regarda sa blessure en se mordant la lèvre.
_ Est-ce que c'est grave ?
_ Non.
_ Tant mieux…
Elle tira un mouchoir de sa poche et le posa sur son bras blessé. Même le soigner, elle ne pouvait pas le faire, elle n'avait pas le talent de Mipha où les connaissances d'Impa.
_ Vous n'avez pas à me soigner, Votre Altesse.
_ Pourquoi tu dis ça ? C'est pour moi que tu t'es battu, je te dois bien ça…
_ Mais une princesse n'a pas à s'abaisser ainsi devant un vulgaire chevalier tout juste bon à brandir une épée.
Zelda soupira en secouant doucement la tête. Ce jour-là, elle avait comprit à quel point Link était seul, elle l'avait vu dans son regard d'un bleu si beau. Lui aussi avait des failles, des doutes, lui qui ne se croyait utile qu'avec une épée à la main, comme s'il ne pouvait être autre chose qu'un épéiste.
_ Je ne veux plus jamais le laisser combattre seul, je ne l'ai que trop fait…
La Zelda des temps anciens sourit avec mélancolie. Si seulement elle-même avait eut la même lucidité, son meilleur ami n'aurait jamais eut à souffrir autant.
_oOo_
Sur le volcan d'Ordinn, Link s'armait de tout son courage pour entrer dans le village Goron. Il était battit dans la pierre de la montagne, parcourut de rivières de lave enjambées par des ponts de fer noir grossièrement taillés. Il régnait sur les lieux un calme morbide, et il ne voyait pas âme qui vivent. Avec prudence, il suivit un sentier qui avait été piétiné par des pas très lourds, scrutant les alentours à la recherche de quelqu'un à qui parler. C'était impossible que les Gorons soient tous morts, ils devaient plutôt se terrer dans leurs habitations troglodytes en redoutant une nouvelle attaque Yiga.
Il se dirigea vers une bâtisse plus grande que les autres et se pencha par l'ouverture. L'intérieur était sombre, mais deux points brillant le fixaient depuis les tréfonds de la caverne.
_ Tu n'es pas un Yiga…
Link sursauta en entendant cette voix rocailleuse et profonde. Ses yeux s'habituèrent à l'obscurité et il put distinguer une massive silhouette pierreuse dans le fond de l'antre.
_ Je… Non… Je m'appelle Link et…
Et quoi ? Il venait s'occuper de Rudania et des Yigas, mais comment le dire sans ressembler à un petit vantard arriviste ?
_ Je suis juste un Hylien de passage, et si je peux vous aider, je le ferais avec plaisir... Je… La fille qui commande les Yigas qui vous ont attaqués a été mise en déroute, ils ne devraient plus revenir.
_ Est-ce toi qui l'as vaincue ?
_ Non, moi, elle a failli me tuer. C'est un homme très beau qui l'a fait fuir. C'est lui qui m'a guidé jusqu'ici.
_ Si Link t'a guidé jusqu'ici, alors c'est que tu es le nouveau Héros de la Lumière.
_ Link ?
_ L'homme qui t'a guidé, il s'appelle Link. Comme les Héros, bien qu'il n'en soit pas un à proprement parler. Il est une sorte d'esprit protecteur de ce volcan depuis des temps immémoriaux. D'après les légendes, il serait le fils d'une ancienne Grande Fée et du légendaire chef Goron Darunia. Notre Créature Divine lui doit d'ailleurs son nom, c'était un Sage à l'époque du Héros du Temps. C'était il y a des milliers d'années… Ils ont nommés leur enfant en l'honneur de ce Héros, un frère du peuple Goron. Ce pauvre garçon tiens de sa mère sa nature féérique, et son immortalité. Comme je le plains, il a vu mourir son père, ses amis, son peuple, ceux qu'il aimait, les uns après les autres alors que le temps s'écoulait pour tous, sauf pour lui… Puis il refaisait des rencontres, mais les perdait à nouveau… Sa tristesse l'a éloigné de nous, au point qu'il ne veillait sur notre peuple que de loin, avec sa mère. Et il y a cent ans, Ganon est revenu à la vie et a gagné la bataille opposant Lumière et Ténèbres. Il a lâché ses armées de monstres, et s'est débarrassé de toutes les formes de Lumière. La mère de Link en faisait parti. La Grande Fée morte également, il n'avait plus personne, et ne voulais plus se lier à personne pour ne plus avoir à subir d'autres pertes. Je le plains tant, ce pauvre enfant. Il ne se montre plus, et nous pensions qu'il avait abandonné notre peuple. Certains lui en veulent, mais moi je me dis juste qu'il est là pour nous rappeler que l'éternité est un cadeau empoisonné. La vie est précieuse parce qu'elle s'achève un jour. Vivre sans connaitre la mort, est-ce réellement la vie ?
Le gardien de la montagne est un personnage qui apparaît dans la fanfic de mon amie dont je vous ai déjà parlé. Il était enfant à cette époque-là, celle du Héros du Temps, et correspond en fait à Link-goron, fils de Darunia, qui apparaît dans la seconde partie du jeu Ocarina of Time. J'ai eut envie de le reprendre et de me servir de lui pour montrer à quel point la victoire de Ganon est totale, lui qui a tout perdu ; et aussi souligner le fait que l'éternité n'est pas un cadeau. C'est un personnage très mélancolique que j'apprécie beaucoup, j'espère que vous aussi ^^
