Chapitre 22 : Separations and reunions
Daruk regarda Link essuyer ses joues avec vigueur et sourit. Il avait connu le jeune Hylien si impassible, et lui voir enfin une émotion, même la tristesse, lui faisait plaisir. Le Héros laissait la place à l'humain, et c'était rassurant.
_ Ça va mieux, p'tit gars ?
_ Oui… désolé…
_ Ce n'est certainement pas à toi de t'excuser, Link. C'est à cause de moi si tu es dans cette galère aujourd'hui, je me suis fait ratatiner par la vermine que ce jeune Goron et toi avez vaincue. J'ai laissé Hyrule sans défense, et pire encore, j'ai laissé Ganon s'emparer de Rudania. Mais te revoilà, cent ans plus tard, à nouveau prêt à te battre, même sans ton épée.
La lame brillait d'un éclat presque céleste sous le soleil, sa poignée bleue s'ajustait parfaitement à sa main, comme faite pour lui…
Link fronça les sourcils et finit par secouer la tête.
_ Je l'ai perdue, je crois. Je ne me souviens de presque rien.
Daruk afficha une expression peinée.
_ Même pas de Zelda ?
Le jeune Hylien secoua la tête. Il avait tout oublié, même la lumière de sa vie. Ça ne l'empêchait pas de vouloir la rejoindre, de découvrir enfin son visage que sa mémoire refusait de lui restituer.
_ Tu es plus à plaindre que moi alors…
L'esprit se tourna ensuite vers Yunobo, tremblant toujours autant malgré ses yeux tout écarquillés d'admiration.
_ Tu étais impressionnant, gamin ! C'est quoi ton nom ?
_ Yun… Mais on m'appelle Yunobo.
_ Merci à toi, Yunobo, tu as été impressionnant ! Tu es mon descendant, n'est-ce pas ? Je t'ai vu utiliser mon bouclier. Avec un Goron comme toi, l'avenir de notre peuple est assuré !
Le jeune Goron rougit sous le compliment, ce qui fit rire Daruk.
_ Je vous dois une fière chandelle à tous les deux ! Je vais pouvoir reprendre le boulot là où je l'ai laissé, et cette fois, hors de question d'échouer. Je vais amener Rudania à sa place et garder le château d'Hyrule dans sa ligne de mire. Cette fois je ne te ferais pas défaut, Link, même si tu as tout oublié de la première fois. Quand tu iras régler son compte à Ganon, je serais prêt à le canarder comme il se doit. Tu ne te battras pas seul, pas cette fois.
Link esquissa un sourire reconnaissant et hocha la tête. Daruk étendit sa main devant lui et une lueur orange se rassembla au-dessus de sa large paume, jusqu'à former un petit disque plat orange de cinq centimètres de diamètre.
_ Je n'en ai plus besoin, maintenant, alors le Bouclier de Daruk est à toi. Tu n'auras qu'à mettre ce disque sur ton bouclier et ça le rendra incassable. Si jamais tu changeais de bouclier un jour, tu pourras déplacer le disque.
Link récupéra le petit objet et remercia Daruk d'un léger sourire.
_ Je ne sais pas ce que tu penses de ton amnésie, mais moi je trouve qu'elle te va drôlement bien. Tu n'as jamais été aussi expressif ! Vous devriez filer maintenant. Yunobo, heureux de t'avoir rencontré ! Et toi p'tit gars, je suis vraiment content de t'avoir revu.
Link inclina la tête et s'éloigna avec Yunobo sous l'œil protecteur de Daruk.
_oOo_
Au sud du volcan d'Ordinn, Sidon et Sélène continuaient de longer la rivière en fouillant chaque recoin. Ils avançaient lentement, mais mieux valait ça plutôt que de passer à côté de la Zora qu'ils recherchaient.
_ Avec un peu de chance, on la croisera alors qu'elle remontera la rivière !
_ Ne rêve pas trop, Sidon, elle est partie depuis trop longtemps. Pour être franche, je doute même qu'on la retrouve vivante. On a croisé le dernier retardataire il y a une heure, et il était dans un tel état que ça tient du miracle qu'il soit vivant. Les monstres sont de plus en plus nombreux.
_ Estimons-nous heureux qu'il n'y ait pas encore eut de Lune de Sang, ça serait pire.
Sélène acquiesça d'un marmonnement tout en avançant les pieds dans l'eau pour sentir la moindre perturbation dans le courant. Une odeur fétide agressa subitement ses narines sensibles, la faisant plaquer sa main écailleuse sur son nez. Sidon aussi l'avait sentie et se protégea de son avant bras.
_ Quelle horreur ! On dirait qu'il y a un cadavre dans le coin !
_ Ça doit être le cas… Mais c'est un humain, il ne dégage pas l'odeur de décomposition des Zoras. Il doit trainer dans l'eau depuis un moment, je suis bien contente d'être aveugle et d'échapper à cette vision.
Sidon ne put qu'être d'accord avec elle alors qu'une masse boursoufflée d'un blanc verdâtre surgissait dans son champ de vision, à moitié immergée, à moitié dévorée. Il préféra ne pas s'attarder sur la plaie béante laissant s'échapper les viscères et souleva Sélène dans ses bras pour s'éloigner d'un pas rapide de la charogne.
_ C'était l'œuvre d'un Hinox, il était complètement fracassé.
Le prince Zora reposa Sélène une fois la macabre découverte hors de vue et soupira. Les monstres étaient de plus en plus violents, indiquant sans l'ombre d'un doute que Ganon gagnait en force.
_ J'espère que Link va bien…
_ Oui, moi aussi.
_oOo_
Sur le volcan d'Ordinn, Link allait effectivement bien. Très bien, même. Il était attablé devant un splendide gigot de caillasse à moitié dévoré, Buldo le chef Goron à sa droite et Yunobo à sa gauche, le reste du village attablé dans leur prolongation. Fous de joie d'être libérés de la menace représentée par Vah Rudania, ils avaient organisé une petite fête qui durait depuis la tombée du jour, et la lune pleine et ronde brillait actuellement bien haut dans le ciel. Les Gorons dansaient au rythme de leurs percussions, instruments typiques de leur culture, massif, produisant des sons sourds et profond se répercutant en écho sur les flancs du volcan.
L'ambiance était joyeuse, et la fête semblait bien partie pour se prolonger jusqu'au bout de la nuit.
Alors qu'il jetait un regard à la Créature Divine désormais immobile au sommet du volcan, Link eut l'impression de voir une silhouette les observer, mais un panache de fumée passa et la silhouette ne réapparut pas.
Le jeune Hylien haussa les épaules, sachant que ce n'était pas un Yiga, et se remit à manger avec appétit, sans chercher le moins du monde à dissimuler son enthousiasme. Il ne connaissait rien de meilleur que de manger.
Buldo, qui s'était curieusement remit de son mal de dos, se leva en brandissant une épaisse chope de fer noir, répandant dans le mouvement une bière brune et mousseuse.
_ Aujourd'hui est un grand jour ! Notre peuple compte un nouveau frère ! Link, à partir d'aujourd'hui, tu es l'un des nôtres. Ou que tu sois, les Gorons te viendront en aide si tu en as besoin !
_ Un… frère du peuple Goron ?
_ C'est une tradition ancestrale. Il semblerait qu'un Héros des temps anciens et devenu frère Goron. Que tu sois un Héros ou non ne change rien au fait que tu nous ais aidé, et que tu fais donc parti de la tribu !
Link sourit et brandit sa propre chope pour trinquer avec le vieux Goron borgne.
_oOo_
Link se leva le lendemain matin après quelques heures de sommeil bien méritées. Les reliefs des festivités étaient toujours visibles, mais le village dormait encore. Le jeune homme en profita pour faire activer le sanctuaire de Shimo'Itose tout proche qu'il avait repéré en partant vers la mine abandonnée pour chercher Yunobo. Il remonta un peu sur le flanc du volcan, refaisant le chemin fait la veille, pour en activer un second repéré avec Yunobo, celui de Daka'Ka, tout proche du pont d'Ordinn, un solide pont de fer noir menant au volcan. Chercher les sanctuaires l'ennuyait profondément, mais il semblerait que ce soit utile, un jour. Il devait y en avoir d'autres dans la région, mais il préféra retourner au village Goron. Les sanctuaires lui donneraient au moins l'excuse pour revenir les voir. Il aimait bien ce peuple aux airs bourrus mais à la générosité sans limite. Comment Asahi avait-elle put vouloir les exterminer ?
De retour au village, le jeune homme se dirigea immédiatement vers la maison du chef et trouva Buldo geignant sur son dos à nouveau douloureux.
_ Il faudra que j'envoie Yunobo chercher de nouveaux antidouleurs… Mais grâce à toi, mon mal de dos est bien mon seul tracas ! Tu vas rester avec nous longtemps ? Si c'est le cas, je demanderais à Yunobo de te trouver un endroit où dormir.
_ C'est gentil, mais non. Je dois me remettre en route.
_ Pour aller où ?
C'était une bonne question. La vieille Impa lui avait parlé de quatre Créatures Divines, répartie dans les quatre peuples d'Hyrule, Zora, Goron, Piaf et Gerudo. Il en avait libéré deux, celle des Zoras et celle des Gorons. Quant à trouver les deux autres…
_ En premier lieu, je dois trouver une épée, la mienne à pas mal souffert pendant le combat dans Vah Rudania.
_ Une épée… Les armes Goron ne sont pas adaptées aux humains. Tu devrais retourner dans un relais, il y a toujours des marchands itinérants pour vendre des lames, mais je doute qu'elles soient de bonne qualité.
Link en doutait aussi. Aucune épée ne pouvait se comparer à celle dont il avait eu la fugace vision. Il savait que c'était cette épée-là qui lui fallait, plus que toute autre.
_ J'avais une bonne épée, il y a… longtemps. Je l'ai perdue.
_ Tu pourrais rechercher la lame purificatrice !
Link et Buldo tournèrent la tête et regardèrent Yunobo arriver, les yeux encore remplis de sommeil. Cette lame purificatrice chantait agréablement dans l'esprit du jeune Hylien, comme le nom d'une vieille amie longtemps oublié.
_ Où se trouve-t-elle ?
_ Personne ne le sais, elle a disparu il y a cent ans.
_ Elle est dans la forêt Korogu, à l'ouest du volcan. Tu devrais retourner au relais du pied de la montagne, ils sauront t'indiquer la route.
Buldo scruta le visage du jeune Goron avec attention. Il détourna les yeux avec timidité devant son regard, tordant ses doigts avec nervosité.
_ Comment sais-tu où trouver une lame perdue depuis un siècle ?
_ Oh… Euh… Je dormais, et j'ai entendu une voix qui m'a dit d'envoyer Link la chercher. L'épée, pas la voix. La voix… Je crois que c'était le gardien du volcan…
Link hocha la tête. Si le gardien du volcan l'avait dit, ça devait être vrai. Il devait deux fois la vie à cet homme à la beauté divine, et savait qu'il pouvait se fier à lui. Du moins, il l'espérait.
Il prit le temps de manger avec les Gorons avant de reprendre la route.
_oOo_
Pour redescendre du volcan, Link n'eut qu'à suivre un chemin formé par le piétinement des allées et venues des Gorons et autres voyageurs. Il traversa une mine encore exploitée par divers Gorons, certains rêvant de vivre ailleurs que sur les flancs du volcan d'Ordinn et ne s'en cachant pas. Songeant à Sérasieh et son village en construction, Link fit une brève halte pour leur en parler. Il reprit sa route sans savoir si les Gorons allaient se lancer dans ce grand changement de vie, mais au moins il avait remplie la mission confiée par l'homme lui ayant vendu sa maison.
Le décor était monotone, et le jeune homme s'ennuya rapidement. Passé la mine, il ne croisa plus âme qui vive, à part les animaux peuplant la région.
Il y avait d'étranges oiseaux haut comme un homme au plumage rêche d'un ocre rouge se fondant dans le paysage, et visiblement incapable de voler, d'autres volatiles plus petits s'enfuyant à tire d'ailes au moindre son, des lézards tout aussi trouillards, quelques insectes… et un cheval.
Link fronça les sourcils en remarquant l'équidé errer sur le chemin comme une âme en peine.
_ Sulkik !
L'animal releva la tête et pointa les oreilles vers l'avant. Son hennissement tonitruant provoqua la fuite d'un groupe de papillons aux ailes écarlates.
La jument démarra son galop dans une envolée de pierres et se précipita vers son maitre. Link courut à sa rencontre, lui qui s'imaginait déjà avoir perdu sa fidèle monture après la rencontre avec Asahi. Il l'avait frappée du plat de sa lame, après tout, elle devait le haïr ! Et pourtant Sulkik caracolait autour de lui en frottant ses naseaux veloutés contre sa joue. Le jeune homme sourit avec bonheur et entoura son encolure de ses bras, enfouissant son visage contre son épaisse crinière noire. Il retrouva avec délice la chaleur de sa jument, son odeur équine si agréable pour toute personne aimant les chevaux.
_ Comme je suis content de te revoir, ma toute belle… J'avais peur que tu te sois enfuie loin d'ici. Pardon de t'avoir frappée, je ne voulais pas que la Yiga te fasse du mal.
Il ne savait pas si Sulkik comprenait ce qu'elle lui disait mais elle s'appuya contre lui avec un léger soupir de cheval.
Link s'écarta et gratta doucement le chanfrein de sa jument. Il en fit le tour pour s'assurer qu'elle ne s'était pas blessée, inspectant ses sabots et ses jambes avec minutie. Sulkik était indemne, ainsi que le harnachement dont elle ne semblait même pas avoir cherché à se débarrasser.
_ C'est parfait…
Le jeune homme se remit en selle et reprit la route, appréciant le trot léger de sa monture.
Le voyage lui parut bien moins ennuyeux.
_oOo_
Ils arrivèrent au relais du pied de la montagne en fin de journée, alors que le soleil couchant teintait d'orange et de pourpre le monde. Link s'assura que Sulkik avait du foin de première qualité pour se restaurer avant de commander son propre repas et un lit. S'il avait prit le meilleur pour sa jument, il se contenta d'un gruau grisâtre aux ingrédients indéterminés mais qui avait l'avantage de tenir au corps. Les voyageurs présents au relais échangeaient les dernières rumeurs, bon nombre d'entre eux relatant des attaques de monstres de plus en plus nombreuses. Même le son de l'accordéon d'Asarim, le ménestrel Piaf que Link avait aperçut au tout début de son voyage dans le premier relais et de passage dans celui où il se trouvait, ne parvint à totalement chasser l'inquiétude ambiante. Un groupe de marchands racontait avoir perdu deux hommes dans une attaque de Moblins, un mercenaire avait perdu son client contre un Lynel, et un chasseur de trésors maudissait des Yigas l'ayant détroussé.
_ Estime-toi heureux, mon gars, ils sont rares les gens à survivent face aux Yigas. A ce qu'il parait, ils servent le Fléau Ganon et œuvrent pour sa résurrection.
Link avala une cuillère de son gruau. De ce qu'il en savait, les Yigas cherchaient surtout à le tuer lui.
_ Il y a cent ans, ils ont joués un grand rôle dans sa résurrection. C'est mon arrière grand-mère, paix à son âme, qui me l'a raconté quand j'étais môme. Elle était servante au palais, elle sait !
_ C'est vrai que la princesse Zelda est encore là-bas ? Il y en a qui disent qu'elle se bat toujours et que c'est grâce à elle que Ganon n'a pas encore dévasté Hyrule.
_ Ça, personne n'est revenu vivant du château pour le confirmer.
Link reposa son bol vide après l'avoir saucé d'un pain noir un peu sec. Il se tourna vers son voisin, un marchand ambulant d'une cinquantaine d'années.
_ Vous avez tous l'air inquiet de la résurrection de Ganon, pourtant dans les villages que j'ai traversés, les gens ne semblaient pas s'en soucier.
_ Les villageois ne sortent jamais des villages, ils ne voient pas les monstres de plus en plus nombreux, et les cadavres de nos camarades. Tu voyages, toi aussi, tu dois bien voir les signes.
Le jeune homme hocha la tête. Effectivement, en errant sur les routes du pays, il était difficile de ne pas comprendre que quelque chose de grave se préparait.
_ Tu vas par où, gamin ?
_ La forêt Korogu.
_ Tu as le gout du risque. Tu n'es pas le premier à aller là-bas, mais les Bois Perdu qu'elle renferme ne laissent jamais s'échapper ceux qui s'y égarent. Là-bas aussi il doit y avoir beaucoup de cadavres de nos compagnons. Mais un voyageur m'a dit qu'il tenait d'une prostituée qu'un marchand lui avait dit avoir rencontré des explorateurs qui auraient entendu quelqu'un leur dire que tendre l'oreille et écouter le vent pouvait aider à sortir vivant des Bois Perdu.
_ Merci du conseil.
L'homme inclina la tête et se leva pour aller se coucher sans plus de cérémonie. Link l'imita un peu plus tard, gagnant sa propre couchette.
Il mit du temps à s'endormir, trouvant quelque chose de lourd dans l'air ambiant, une gravité inquiétante, un peu comme si un orage couvait.
Il ne tarda pas à voir son intuition confirmée lorsqu'une pluie battante tomba sans prévenir sur le relais, accompagnée d'éclairs illuminant l'intérieur à travers la toile en même temps que le tonnerre claquait. L'orage était juste au-dessus d'eux, et dura une bonne partie de la nuit, empêchant les voyageurs de dormir. Beaucoup se relevèrent pour jouer aux cartes ou aux dés pour passer le temps. Pour chacun d'eux, ce n'était qu'un orage parmi tant d'autres, ni le premier, ni le dernier.
Une fois le calme revenu, ils retournèrent tous se coucher et Link admira la rapidité avec laquelle les ronflements s'élevèrent. Il se retourna et finit lui aussi par s'endormir.
Ce fut un hurlement animal qui le réveilla en sursaut. Il cru un instant que le soleil se levait, ne comprenant pas d'où venait la lumière d'un rouge vif filtrant à travers la toile du relais.
Un autre animal cria et la silhouette d'un cheval passa en ombre découpée à l'extérieur. Quelque chose le poursuivait, quelque chose que Link savait n'avoir jamais vu, ni avant, ni après son amnésie.
Les voyageurs empoignaient leurs armes, enfilant leurs protections de cuir bouilli ou d'acier. Aucun n'osait prononcer les mots flottant dans l'air alors que la menace était plus que palpable, empoissant l'atmosphère d'une odeur de charogne donnant la nausée.
Il ne savait pas ce qu'il se passait, mais pouvait le deviner. Il avait déjà entendu parler de ce phénomène, sans comprendre pourquoi il effrayait tant les voyageurs.
Il comprenait.
Un marchand écarta la porte de toile du relais, laissant la lumière écarlate de la lune se déverser sans obstacle à l'intérieur. Son cri d'alerte résonna en Link comme un cor sonnant le rappel, faisant pulser l'adrénaline dans ses veines.
_ Lune de Sang !
