Chapitre 27 : Kingdom of Snow
Asarim observa Link fouiller dans ses sacoches de selle. Son compagnon de voyage n'avait pas décroché un seul mot depuis son accès de larmes un peu plus tôt dans la journée. Ils s'étaient remit en route et avait finalement rejoint la région de Tabanta. Le barde Piaf connaissait cette contrée glaciale, et son épais plumage bleu le protégeait des rigueurs du climat. Ce n'était pas le cas de Link. Le jeune homme tira de sa sacoche son vieux doublet offert par le vieil ours du plateau du Prélude. Il l'enfila par-dessus sa tunique Hylienne verte teintée de rouge par endroit, là où son sang n'était pas nettoyé. A la source, Ghirahim lui avait proposé de la nettoyer de ces tâches pourpres qu'il jugeait particulièrement disgracieuse, il avait refusé. Ainsi maculée, cette tunique lui rappelait ses erreurs. Le jeune Hylien enfila ensuite ses gants, doutant que le vêtement serait suffisant pour le protéger du froid ambiant. Quelques flocons de neige commençaient même à tomber, et il voyait des montagnes enneigées plus loin en avant sur la route. Il remonta en selle et regarda Asarim.
_ Je suis prêt.
_ Il va faire très froid à partir d'ici. Nous ferons une halte au prochain relais pour y dormir, ensuite il faudra voyager sans s'arrêter jusqu'au village Piaf. Si tu t'endors par ce froid, tu ne te réveilleras pas. Il y a beaucoup d'histoires qui courent sur des Hyliens qui se sont perdu dans ces montagnes. J'en ai retrouvé un, une fois, pétrifié par le gel.
Link inclina la tête et talonna Sulkik lorsque le Piaf s'éleva d'un battement d'ailes. Sous les sabots de Sulkik, la route était devenue dure comme de la pierre.
Ils voyagèrent longtemps, jusqu'à longer un gouffre profond bordant la route. Link ralentit l'allure pour éviter de basculer. Asarim lui-même vola plus bas alors que de forts courants d'air chahutaient son vol.
_ Il y a des légendes qui courent à propos de ce précipice, la gorge Tragite. Elle longe toute la chaine d'Hébra, les montagnes que tu vois là-bas et que nous traverserons. On dit qu'un dragon survolerait cet endroit, certaines nuits.
_ Un dragon ?
_ Personnellement, je ne l'ai jamais vu, et pourtant cette gorge passe à proximité de mon village ! Mais Teba dit l'avoir déjà vu une fois. Je suis tenté de le croire, et ça ferais une superbe chanson.
_ Sans doute.
Asarim se posa et Link mit Sulkik au pas pour rester à sa hauteur. Le Piaf prit son accordéon et commença à jouer tout en marchant.
_ Tu connais la ballade du Héros ? C'est un chant composé par mon maitre pour laisser une trace des évènements d'il y a cent ans. Je vais te l'interpréter si tu veux.
_ Avec plaisir.
Link connaissait l'histoire par cœur, celle du Héros ayant échoué à triompher de Ganon là où son ancêtre avait réussi dix milles ans plus tôt, mais l'entendre être chantée donnait une autre profondeur à sa tragique existence, la rendant impressionnante plutôt que pathétique. S'il ne savait pas être ce fichu Héros, il aurait put aimer cette histoire tragique.
Asarim cessa de jouer à la fin et repassa son accordéon dans son dos.
_ Mon maitre n'a pas assisté à la chute du Héros, mais il en savait suffisamment sur lui pour pouvoir me dire qu'il devait avoir combattu jusqu'à la mort pour protéger la princesse. Il lui était dévoué, sans doute bien plus qu'à son rôle de protecteur d'Hyrule… Ma chanson t'a plu ?
_ Oui, c'est une belle mélodie.
_ Je peux t'en jouer d'autres, si tu veux, il nous reste encore au moins une heure de route avant le prochain relais.
_ Je veux bien.
Asarim hocha la tête et recommença à chanter au rythme de son accordéon.
_oOo_
Loin de là, dans les ténèbres lui étant désormais familières, Zelda regarda Astor marcher lentement en psalmodiant. Elle ne comprenait pas son langage, mais devinait sans mal leur sens général. Renforcer Ganon, accélérer sa résurrection totale en défaisant Zelda et sa résistance… Et anéantir Link.
Elle refusait que cela se produise.
Astor se figea soudainement et hurla en prenant sa tête entre ses mains, visiblement en proie à une douleur atroce.
Zelda fit un pas en avant mais s'interrompit en l'entendant se mettre à rire de façon hystérique, rejetant sa tête en arrière d'un air dément.
_ Urbosa avait raison… Vous êtes complètement fou…
Astor se tourna vers elle, son rire se muant en rage.
_ Ne prononce pas le nom de cette maudite Gerudo devant moi ! Elle m'a tout volé ! Vous, les représentants de la Sainte Lumière, vous pillez en son nom tout ce que vous convoitez ! C'était à moi ! URBOSA N'AVAIT PAS LE DROIT DE ME VOLER CE QUI M'APPARTENAIT !
_oOo_
Le soleil se couchait sur les contrées de Tabanta, perçant entre les nuages gris et bas pour jeter une pâle lueur sur la neige immaculée. Le relais des prairies gelées se dressait comme un refuge bienvenu pour tous les voyageurs errant dans les environs.
En regardant Asarim donner un récital au milieu de la pièce chauffée du relais, Link se dit qu'il serait intelligent de se reconvertir en ménestrel. Grâce à ça, il pouvait manger le meilleur repas et avoir le meilleur lit, et tout ça gratuitement !
Au moins, le jeune Hylien pouvait-il profiter des mêmes avantages que son compagnon de voyage. Il savourait un ragout de première qualité tout en écoutant les voyageurs parler et échanger les dernières rumeurs. Rien qui puisse l'intéresser, il s'agissait surtout d'histoires de marchands satisfait de voir le prix de leurs marchandises augmenter depuis la précédente Lune de Sang ayant provoqué beaucoup de destruction.
Le jeune homme termina son repas et alla rapidement se coucher.
_oOo_
Asarim et lui reprirent la route très tôt le lendemain, alors qu'un pâle soleil se levait à l'horizon, une fois que Link eut activé un nouveau sanctuaire en songeant sérieusement à arrêter cette routine agaçante. La neige tombée durant la nuit créait une couche épaisse sur la route, gênant la progression de Sulkik. Link tentait de se faire le plus léger possible sur sa selle pour ne pas la ralentir encore.
Ils cheminèrent de longues heures dans la neige, et sous la neige également. Au bout de quelques kilomètres à peine, de gros flocons s'étaient mit à tomber en silence, rendant la visibilité nulle. Sans Asarim pour le guider, Link se serait perdu. Il s'estimait chanceux, à chaque fois qu'il découvrait un nouveau territoire, il rencontrait un guide pour le mener à destination. Sélène, le gardien du volcan, Fay, et maintenant Asarim. Il se doutait que tous les Héros à travers les âges n'avaient pas eut cette chance.
_ Si nous avons de la chance, nous devrions atteindre la moitié du chemin avant la nuit. Comme je te l'ai dit, nous ne prendrons pas de repos, mais cela nous donnera une bonne indication du reste du parcours. Je préfère ne pas passer plus de nuits que nécessaire sur la route.
_ Les Stals ne sont pas si dangereux que ça.
_ Non, mais il fait encore plus froid la nuit que le jour, par ici. Et les Stals sont agaçants.
Ils continuèrent d'avancer, prenant petit à petit un rythme de voyage assez rapide.
Trouant soudainement le blizzard, une tour brillant de son habituelle lueur orange surgit devant eux. Asarim la regarda d'un air interrogateur
_ Elle n'était pas là la dernière fois que je suis venu.
_ Non, elles sont sorti de terre récemment…
Combien de temps cela faisait-il au juste ? Leur émergence concordait à son réveil, mais Link était incapable de se rappeler depuis combien de temps exactement il s'était réveillé. Quelques jours ou plusieurs années, il avait l'impression que c'était la même chose.
_ Asarim, il faut que j'aille au sommet de cette tour.
Le Piaf hocha la tête et déploya ses ailes.
_ Je vais t'y emmener, ça ira plus vite que de l'escalader. La plupart des Piafs ne savent pas se propulser dans les airs et se laisse planer depuis un point en hauteur. Pour ma part, à force de voyager, il a bien fallut que j'apprenne. Le grand Revali savait le faire, il y a cent ans, mon maitre me l'a chanté. Je me suis dit que si un Piaf y était parvenu, je le pourrais aussi. Au final, tout est question d'inclinaison des ailes.
Link mit pied à terre et Asarim décolla. Il plongea vers le jeune homme et referma ses serres sur ses bras avant de s'élever rapidement. Jamais Link n'avait atteint le sommet d'une tour aussi vite. Il activa la tour avec sa tablette Sheikah et récupéra la carte de la région d'Hébra. Asarim la regarda avec lui.
_ Nous sommes environ ici. Le village Piaf se trouve… là, tout à l'ouest. Nous sommes à mi-distance.
Il leva les yeux et regarda le soleil décliner à l'horizon.
_ Nous sommes allé plus vite que je ne le pensais, ta jument est vraiment une bonne monture pour soutenir le rythme. Si nous continuons, nous arriverons demain dans la matinée, peut-être un peu plus tard si nous rencontrons des ennuis en route.
Ils redescendirent de la tour et reprirent la route après avoir mangé un peu. Link partagea ses rations de voyage avec Sulkik vérifia ses jambes et ses sabots. Il avait craint que la neige ne la blesse mais force était de constater que sa monture se portait comme un charme. Elle lui donna un léger coup de naseaux sur la joue et resta parfaitement immobile le temps qu'il se remette en selle.
_ Pardon de t'en demander tant, ma toute belle, mais nous avons encore de la route…
_ Il y a un relais juste à côté du village, elle pourra s'y reposer.
_ Tu entends ça Sulkik ? Je te promets de te payer le meilleur fourrage qui soit.
La jument hennit d'un air joyeux.
_ C'est vraiment un animal intelligent…
_oOo_
Link s'arrêta en haut d'une colline. La nuit n'avait pas été aussi agitée que le jeune homme l'avait pensé. Les monstres Stals ne devaient pas aimer le froid, ou la neige, peut-être les deux. Asarim et lui n'en avait rencontré qu'un petit groupe bien plus occupé à avancer sans glisser.
L'aube s'était levée et les deux compagnons de voyage avait fait une brève halte pour permettre à Sulkik de souffler un peu le temps qu'ils avalent quelques rations de voyage. Link grimaça en réalisant qu'elles diminuaient rapidement. Heureusement, il pourrait en racheter au prochain relais. Sa bourse commençait à s'alléger, mais pas au point que cela en soit alarmant pour le moment. Dans le pire des cas, il pourrait toujours louer son épée le temps de se renflouer.
A présent, il était plus de midi. Du haut de sa colline, Link pouvait voir le relais, juste en bas, et un cratère au centre duquel se dressait un éperon rocheux.
_ C'est là que se trouve le village Piaf. Nous sommes encore trop loin pour le voir, mais nous avons construit nos maisons tout autour du roc.
Un cri strident retentit à cet instant, faisant tressauter Sulkik, ce qui manqua de désarçonner son cavalier. Ils levèrent les yeux alors que l'ombre d'un oiseau gigantesque fendait les cieux dans un vol silencieux.
_ C'est Vah'Medoh. Il y a une chanson qui raconte qu'il tient son nom d'une Piaf des temps ancien qui aurait aidé un Héros.
_ Décidément, toutes les Créatures Divines portent des noms d'anciens amis de Héros…
_ Je vais partir en avance pour prévenir les gardes du village que tu arrives. Nous ne sommes pas forcément très… accueillant, surtout quand les choses vont mal. Prends ton temps au relais.
Link hocha la tête et regarda Asarim s'éloigner en marchant, regardant le ciel avec prudence. Un simple oiseau, à peine plus gros qu'un pigeon, s'envola à son passage. Un rayon de lumière jaillit de Vah'Medoh, sans prévenir, et frappa le volatile, le faisant exploser comme un gros melon trop mûr.
_ Voilà donc pourquoi les Piafs restent au sol…
Link talonna doucement Sulkik et gagna le relais en quelques minutes. Il était désert, signe que les voyageurs se méfiaient de la région. Le gérant se montra ravi d'avoir enfin un client, surtout un prêt à payer son meilleur fourrage au prix fort.
_ Je peux vous confier Sulkik pendant quelques jours ? Et je voudrais aussi un lit, j'ai des choses à faire au village Piaf.
_ Tu as l'embarras du choix, mon gars, il n'y a pas foule en ce moment.
_ Merci.
Link récupéra ses sacoches de selle avant de retirer le harnachement de sa jument et de le suspendre dans un coin prévu à cet effet. Le géant du relais ferait les réparations nécessaire si besoin était. Le jeune homme n'avait néanmoins pas assez confiance pour lui laisser ses sacoches. De toute façon, il avait l'habitude de se promener sacoches à l'épaule.
Link prit le temps de manger un bon repas chaud particulièrement bienvenu dans cette région glaciale, constitué d'une viande grasse absolument divine et de légumes merveilleusement tendres.
Le jeune Hylien se dirigea ensuite vers le village Piaf. Un ensemble de ponts suspendus et de pics rocheux permettait d'atteindre le village au centre du cratère rempli d'eau. La chute serait vertigineuse, l'eau promettait d'être glaciale, et aucun accès ne permettait d'en sortir une fois tombé, aussi Link déploya-t-il des trésors de prudence pour rejoindre sa destination. Deux gardes Piafs se trouvaient à l'entrée. Asarim était avec eux, tenant un gros paquet de tissu sous son aile.
_ Ah, le voilà ! C'est de lui que je vous parlais.
Les gardes hochèrent simplement la tête et relevèrent leurs lances pour laisser passer le jeune homme. Asarim lui tendit alors son paquet.
_ Tiens, mets ça, ça te tiendra plus chaud que ton doublet. Ces vêtements appartenaient à mon maitre, ils sont un peu vieux mais en très bon état.
Link le remercia d'un signe de tête et s'éloigna derrière une palissade de bois initialement prévue pour protéger le village des monstres et l'utilisa comme paravent pour se changer.
Les vêtements étaient en toile imperméabilisée épaisse dans les tons beige et brun, ornés de quelques broderies aux couleurs passées, chaudement doublé de fourrure. Il enfila les bottes assorties, aussi confortables que chaudes et rangea ses vêtements Hyliens soigneusement pliés dans ses sacoches de selle.
Link rejoignit Asarim et entra dans le village Piaf proprement dit. Il était tout en hauteur, constitué d'escaliers de bois collés à la roche, les maisons de bois sans mur s'épanouissant vers l'extérieur, maintenu par des poutres. L'ensemble était exposé aux vents.
_ Je vais te guider jusqu'au chef de notre village, c'est la tradition. Tout visiteur doit aller lui parler. Ensuite j'irais rejoindre ma famille.
Les Piafs connaissaient tous le barde et le saluaient avec chaleur, ce qui ralentissait considérablement leur progression.
Ils finirent néanmoins par atteindre le point le plus haut du village. Le chef du village ressemblait à un énorme hibou barbu et épuisé, mais ses yeux vifs démentaient cette apathie apparente.
_ Asarim… Cela fait bien longtemps que nous ne t'avions plus vu par ici. Bon retour parmi nous.
_ Merci, mais je ne resterais pas. J'ai entendu dire que vous aviez des ennuis avec Vah'Medoh, et la chance a voulu que je rencontre ce jeune Hylien qui peut, semble-t-il, nous aider.
Le vieil hibou se tourna vers Link et le scruta avec attention. Le jeune homme senti Asarim s'éloigner alors que les yeux noirs le scrutait avec attention.
_ Je vois… Laisse-moi me présenter. Je me nomme Kaï, je suis le chef du village. A ce qu'on m'a dit, mon nom est un hommage à un oiseau très noble. Tu es un Prodige, n'est-ce pas ? Comme l'était le grand Revali. Je le sais à la tablette que tu portes à la ceinture.
_ Un Prodige… je n'irais pas jusque là. Je suis un chevalier errant.
_ Peu importe, tu vas pouvoir entrer à l'intérieur de Vah'Medoh grâce à cette tablette.
_ C'et pour ça que je suis venu ici. Je suis là pour vous aider, enfin essayer tout du moins.
_ Comment te remercier… Les Piafs ont bien tenté de se débarrasser de Medoh sans aide extérieur, mais ça n'a conduit qu'à la mort de braves guerriers. Les deux derniers à avoir essayé ont eut plus de chance, ils sont revenus blessés mais vivant. Teba et Harfor. Ils sont jeunes, impulsifs, ils se sont mit en tête de se comporter en héros et de protéger notre village. Teba s'en est sorti avec quelques écorchures, mais Harfor a été frappé par l'un des rayons de Medoh. Il ne volera sans doute plus jamais. Cela n'a pas calmé les ardeurs de Teba, bien au contraire. Il souhaite maintenant retourner combattre Medoh pour venger son ami.
_ Je le comprends…
_ Teba est sans doute quelque part en train de s'entrainer, si tu veux le trouver, tu devrais interroger sa femme. Ils habitent la maison juste à côté de la mienne.
Link inclina la tête et sorti de la maison du chef pour descendre quelques marches. Il trouva là une autre maison sans mur, mais elle était vide.
_ C'est mon papa et ma maman que tu cherches ?
Link se retourna et baissa les yeux. Un enfant Piaf le regardait, à peine plus haut que trois pommes bien mûres. Il avait les plumes blanches et trois aigrettes sur la tête.
_ Tu es le fils d'un dénommé Teba ?
_ Oui, c'est mon papa ! Mon papa c'est le plus fort !
_ Tu sais où il est ?
_ Non, il s'entraine en montagne. Mais ma maman le sait. Elle est partie soigner l'aile de parrain Harfor. Il est trop fort aussi, lui ! Moi, quand je serais grand, je serais un guerrier comme eux ! Viens, je vais t'emmener voir maman !
Le petit Piaf agrippa la main de Link et l'entraina en courant.
_oOo_
Teba était un Piaf aux plumes blanches et aux ailes striées de gris. Le froid de la chaine d'Hébra ne le gênait pas, il avait grandit là, après tout. Il tenait fermement son arc, à la recherche d'un monstre à abattre, n'importe lequel pourvu qu'il soit fort. Il s'arrêta en haut d'un rocher dépassant de la neige et plissa les yeux alors qu'une tâche rouge bougeait en contrebas. Une femme humaine, sans l'ombre d'un doute, de longs cheveux blancs dansant dans son dos au rythme de ses mouvements alors qu'elle se battait contre un groupe de Sorciers, des monstres encapuchonnés doués de magie.
Il s'avança imprudemment, impressionné par cette combattante aux lames impitoyables.
Elle élimina le dernier Sorcier et se figea. Lorsqu'elle leva vers lui son regard écarlate, il senti un frisson ébouriffer ses plumes.
Il n'avait jamais croisé un regard aussi dangereux.
