Chapitre 30 : Blades and Blood
Teba regarda le rayon mortel cracher par le monstre répugnant face à lui. Ce rayon le tuerait s'il l'atteignait, il le comprit en une fraction de seconde. La fraction suivante, il revit son combat improvisé contre la Yiga dénommée Asahi. Elle aussi avait fondu sur lui avec la fulgurance d'un éclair, au début de leur affrontement.
Le Piaf se jeta sur le côté, comme il l'avait fait pour éviter les lames d'Asahi. Il senti le rayon frôler son flanc et en ressentit immédiatement une douleur cuisante. Il retomba sur le sol, blessé mais bien vivant, son arc tombant à quelques mètres de lui.
_ Teba !
_ Ne t'occupes pas de moi, Link ! Règle son compte à cette créature !
Link hocha la tête et fit tournoyer son épée. Il s'avança vers le monstre et frappa. La créature balaya l'air de son bras, repoussant le jeune homme qui heurta durement le sol. Son épée lui fut arrachée et son bouclier tomba plusieurs mètres plus loin. Le monstre hurla en levant son canon, le braquant sur Link. Une vive lumière se chargea à l'intérieur, comme s'il accumulait de l'énergie. Son œil vira au rouge en se fixant sur le jeune homme. De ce qu'il en voyait, cette ombre était bien décidée à le tuer.
Teba regarda le jeune Hylien et étendit son aile pour attraper son arc. Il prit une flèche dans son carquois et l'encocha. La douleur vrilla son flanc lorsqu'il tendit la corde mais il ne s'en soucia pas. La pointe de sa flèche bombée indiquait qu'il s'agissait d'une flèche explosive, la dernière en sa possession. Il inspira et relâcha la corde.
Sa flèche siffla en fendant l'air. Elle heurta l'œil et explosa.
Link leva son bras pour se protéger de la déflagration. Lorsqu'il l'abaissa, le monstre oscillait, sa tête totalement détruire et laissant échapper des flots d'un liquide noirâtre et nauséabond. Il disparu finalement dans une nouvelle explosion.
_ Comme c'est agaçant de constater que tu as réussi à vaincre ce monstre.
Link et Teba se retournèrent d'un même mouvement et regardèrent la silhouette nimbée de flammes vertes s'approcher d'eux. C'était un Piaf, un peu plus petit que Teba, au plumage anthracite et aux yeux verts et perçant. Il ne quittait pas Link du regard, tout sauf sympathique.
Link se souvenait de ce regard méprisant, qui le jaugeait avec dédain, comme s'il n'était qu'un moins que rien…
Il cheminait avec la lumière de sa vie et son escorte dans la froidure de la chaine d'Hebra. Le blizzard s'était levé, glacial. Link se figea en sentant une présence dans son dos et pivota sur lui-même, levant son bouclier. Une flèche explosive s'écrasa sur sa surface d'acier.
Sans attendre, Link s'élança à l'assaut de ce nouvel adversaire.
Leur affrontement fit voler la neige durant de longues minutes.
Link scruta le spectre face à lui.
_ Revali.
_ Quel honneur, le Héros se souvient de moi !
_ Vaguement. Je me souviens qu'on ne s'est jamais entendu, toi et moi, que tu aimais me narguer avec ta soi-disant grande capacité à décoller directement depuis le sol.
_ Tu es toujours aussi horripilant. Enfin… Je suppose que je dois te remercier, sans toi, mon âme serait toujours prisonnière de cette chose.
_ Remercie plutôt Teba, c'est sa flèche qui a porté le coup de grâce.
Revali tourna la tête vers le Piaf blanc et l'inclina.
_ A ce que je vois, notre tribu produit toujours d'aussi redoutables guerriers.
Teba se redressa autant que son flanc endolori le lui permettait. Revali se tourna à nouveau vers Link et le scruta.
_ J'imagine qu'il faut que je te remercie, ne serait-ce que pour être venu jusqu'ici.
Il étendit ses ailes et le vent sembla se lever, se rassemblant juste au dessus, jusqu'à prendre l'apparence d'une simple plume noire.
_ Voilà. Si tu es aussi lamentable qu'à l'époque, tu dois toujours utiliser ce morceau de tissu ridicule pour planer. Accroche cette plume dessus et tu n'auras plus à te soucier du sens du vent, tu pourras planer dans n'importe quelle direction.
_ Merci.
_ Ne me remercie pas, considèrent ça comme ma contribution à la bataille à venir. Teba, je suis heureux de savoir que le sang des Piafs est toujours aussi fort.
Revali disparu sans un au revoir. Link haussa les épaules. Il s'approcha de Teba et regarda sa blessure.
_ Ce n'est pas très joli, mais tu devrais t'en remettre.
_ Dézelle va me tuer…
Link le regarda et esquissa un léger sourire amusé. Il fouilla dans une petite sacoche à sa ceinture et en tira un bandage qu'il enroula autour du Piaf.
_ Tu t'es trompé, tu sais.
_ A quel sujet ?
_ Tu as dit que personne ne pourra jamais atteindre le niveau de Revali. C'et faux. Tu es plus fort que lui.
_ Je ne vois pas en quoi.
_ Il est mort, tu es vivant. Tu as survécu là où il a échoué.
Teba releva les yeux et le scruta. Il inclina la tête et son bec s'étira en ce qui ressemblait à un sourire.
_ Merci. Bon, ça devrait être suffisant le temps de rentrer au village.
Link hocha la tête et aida le Piaf à se relever. Ils s'avancèrent vers le bord du jardin céleste.
_ Je doute d'être capable de voler avec toi sur mon dos.
_ Alors c'est l'occasion de tester le cadeau de Revali
Le jeune Hylien déploya sa Paravoile et fixa la plume dans un coin du tissu. Il sauta dans le vide et fut surprit de pouvoir se diriger sans problèmes, allant contre le vent comme si de rien n'était. Teba l'imita sans tarder et le dépassa en quelques battements d'ailes pour le guider jusqu'au village.
_oOo_
Link se dirigea vers la maison du chef sitôt qu'il eut posé les pieds sur le plancher du village Piaf, laissant Teba aller rassurer sa femme, et sans aucun doute essuyer son courroux de le voir revenir blessé.
Le jeune Hylien résuma la situation à Kaï, le chef Piaf, avec l'impression que l'imposant hibou ne l'écoutait pas. Pourtant il se redressa lorsque Link termina son récit du combat.
_ Comment pourrais-je te remercier de nous avoir sauvé ? J'ai vu Vah'Medoh se percher au sommet du village, mais il n'a plus l'air menaçant du tout. Il y a une légende qui dit que la lumière des Créatures Divines mettra fin au règne du Fléau. J'espère qu'elle est vraie, et que Medoh t'aidera dans ta quête.
_ Merci.
_ Tu peux rester ici autant que tu veux, tu seras toujours le bienvenu.
Link le remercia d'un signe de tête.
_ Je ne vais pas m'attarder, il faut que je me remette en route. Il me reste une Créature Divine, celle des Gerudos.
_ Il te faut aller tout au sud d'ici, alors. Les Gerudos vivent dans le désert, ce n'est pas un endroit pour nous, les Piafs, il y fait beaucoup trop chaud !
_ C'est noté, je prendrais la direction du sud.
Le jeune homme quitta le vieux Piaf et passa dire au revoir à Teba. Il retourna ensuite au relais où se trouvais encore Sulkik. Le soleil commençant à baisser à l'horizon, il préféra prendre un lit pour une nuit de plus. Et puis, il avait bien mérité un peu de repos après la folle journée qu'il venait de passer à courir dans les entrailles de Medoh, à lutter contre le vent et à combattre un monstre.
_oOo_
Au bord de la rivière, Sélène s'occupait de changer le pansement improvisé sur le bras de Sidon. Elle ne pouvait pas voir l'état de la blessure, mais ce qu'elle sentait sous ses doigts lui déplaisait singulièrement. La texture n'avait plus rien à voir avec de la chair de Zora, et l'odeur encore moins.
_ Sidon, je n'aime pas ça… J'ai beau utiliser des plantes antiseptiques ça a l'air de pire en pire.
_ Ne t'inquiète donc pas tant, ce n'est pas grand-chose. D'ici quelques jours, je serais guéri.
_ J'en doute. Sauf si tu m'autorises à te couper le bras, mais je ne suis même pas certaine que ça n'est pas déjà remonté le long de ton bras.
_ Rassure-toi, ça va aller.
Sélène n'en était pas convaincue, et la voix de Sidon lui indiquait que lui-même ne l'était pas.
_oOo_
Link quitta le relais des Piaf de bonne heure ce matin-là, après avoir avalé un solide petit-déjeuner. Il sella Sulkik et prit sans tarder la route partant vers le sud. Au loin, il distinguait une tour encore inactive, celle de la région du village Piaf, sans doute. Elle serait son objectif immédiat.
_ Aller ma jolie, en route !
Sulkik ne se le fit pas dire deux fois et s'élança dans un galop léger plaisant autant à elle qu'à son cavalier.
Link l'obligea à ralentir en arrivant aux abords d'un pont en bois enjambant un petit gouffre. Sulkik pointa les oreilles en arrière et se cabra sans prévenir.
Link rassembla les rênes dans une main et tira son épée de l'autre.
_ Link, la probabilité que vous soyez observé et de 98%
Le jeune homme resta attentif. Un énorme cheval noir à crinière couleur de feu surgit de l'autre côté du pont. Il le franchit au galop, fondant droit sur Sulkik. La jument pointa légèrement et se retourna pour fuir le gigantesque cheval comme Link voulait fuir la cavalière montée dessus. Ils repartirent vers le nord à fond de train, dépassant le relais et l'entrée du village Piaf pour reprendre la route empruntée par le jeune Hylien et Asarim à l'allée, s'enfonçant dans les neiges de la chaine d'Hébra.
Link, couché sur l'encolure de Sulkik, jeta un regard par-dessus son épaule et grimaça.
_ Elle nous suit toujours !
Et elle gagnait du terrain. Le cheval noir avalait le chemin de toute la puissance de ses longues jambes. Link grinça des dents. Il ne lui échapperait pas, et s'il continuait ainsi, il épuiserait Sulkik et risquerait de la blesser.
_ Continue sans moi !
Il sauta de selle en plein galop, se réceptionnant d'une roulade lui permettant de se retrouver sur ses pieds en tirant son épée et son bouclier.
Comme si elle n'avait attendu que ça, la cavalière du géant noir stoppa sa monture et toisa le jeune homme du haut de sa selle.
_ J'étais certaine que tu finirais par croiser ma route, Héros.
_ Asahi.
_ Cette fois, je ne te laisserais pas m'échapper. Je vais te tuer, et j'offrirais ta tête à mon père et au clan tout entier. Nous aurons enfin notre vengeance.
_ Mais pourquoi me haïr autant ?
_ Que tu oses poser la question après ce que tu as fait il y a cent ans est la preuve la plus flagrante de ton méprit. Tu n'as rien d'un Héros de la Lumière ; et si c'est toi cette Lumière, alors je comprends pourquoi mon clan est dévoué aux Ténèbres !
Link resserra sa prise sur son épée sans pouvoir rétorquer quoi que ce soit à la Yiga. Il ne se souvenait presque de rien, alors il était tout à fait possible que ses accusations soient fondées. Ça ne l'empêcha pas de se défendre à l'instant où Asahi sauta à bas de son cheval pour se jeter sur lui, toutes lames dehors.
Elle était plus forte encore que lors de leur précédente rencontre, au volcan d'Ordinn, et la neige ne semblait pas la gêner outre mesure, ni même la ralentir. Elle tournoyait autour de lui, ses lames se faufilant sous sa garde à la moindre erreur. Link avait toutes les peines du monde à se protéger, et son sang avait plus d'une fois éclaboussé la neige immaculée de gouttelettes grenat.
Peut-être avait-il fait quelque chose, cent ans plus tôt, peut-être qu'il s'était comporté comme un monstre et non un Héros, mais il ne comptait certainement mourir pour expier un potentiel crime dont il ne gardait pas le moindre souvenir ! Il bloqua une première lame de son bouclier et repoussa la seconde de son épée, serrant les dents pour résister à la pression exercée par la jeune femme. Elle le scrutait de son glacial regard écarlate empli de haine.
Sans prévenir, Asahi projeta son pied dans l'estomac de Link, le repoussant loin d'elle et lui coupant le souffle. Il parvint à rester debout et leva son bouclier à temps pour parer les deux lames croisées de la Yiga.
Cette fois, il savait qu'elle ne le laisserait pas s'échapper vivant, qu'aucun gardien de la montagne ne viendrait le sauver.
S'il voulait survivre, il devait la vaincre.
Il fit tournoyer son épée pour repousser son ennemie et passa à son tour à l'attaque pour de bon. Il atteignait bien moins souvent sa cible qu'Asahi. Elle était rapide, réussissait toujours à se glisser hors de portée de sa lame, à esquiver à la dernière seconde, et à riposter.
Le fracas de l'acier résonnait sur la route, se répercutant sur la neige éclaboussée de sang. Les coups s'échangeaient encore et encore en une danse où le moindre faux-pas serait mortel. Les lames se croisaient, se heurtaient, se repoussaient. Les deux adversaires ne se quittaient pas du regard, sans jamais interrompre leurs échanges. Rien ne pouvait plus les arrêter. Leur combat ne prendrait fin qu'à la mort de l'un d'eux, et ils le savaient tous les deux. Ils luttaient pour leur vie, dans ce décor immaculé figé dans le froid.
Une énième fois, Link se protégea de son bouclier. Il modifia sa prise sur son épée et la plongea en avant.
Asahi le regarda avec un certain étonnement. Elle laissa échapper un simple ''Oh'' en baissant les yeux, regardant la lame de Link s'enfonçant dans son ventre. Le jeune homme était aussi surprit qu'elle d'avoir réussi à l'atteindre. Il recula, retirant son épée de la blessure, regardant l'uniforme rouge de la Yiga se tâcher d'un rouge plus sombre encore. Il avait déjà tué des Yigas pour sauver sa vie, mais aucun ne lui avait parut… humain, dissimulés par leurs masques. Asahi l'affrontait à visage découvert.
_ Je suis… désolé.
Elle lui adressa un sourire sordide en s'écroulant dans la neige, le genre de sourire qui le poursuivrait toute sa vie, un sourire lui promettant la vengeance de tout le gang des Yigas.
Il essuya sa lame sur son canon d'avant-bras et siffla pour rappeler Sulkik, devinant qu'elle ne s'était pas enfuit bien loin. Le géant noir d'Asahi était quant à lui hors de vue. Il regarda la Yiga dans la neige, le toisant avec une haine inimaginable dans son agonie, la neige de colorant de pourpre autour d'elle, faisant ressortir l'immaculé de ses longs cheveux. Il flatta l'encolure de Sulkik en soutenant le regard de la Yiga, se demandant s'il fallait l'achever et l'enterrer, ou bien la laisser là, mourir de froid et être ensevelie à a prochaine chute de neige.
_ Nous te crèverons, Link le Héros… Où que tu sois… quoi que tu fasses… un jour nous t'aurons… Si ce n'est pas moi, ça sera un autre… Tu n'as rien d'un Héros… Tu es un assassin !
Optant pour la seconde option, Link se mit en selle et talonna Sulkik, partant au galop en direction de l'est. Ce n'était pas la direction qu'il aurait dû prendre pour rejoindre le désert Gerudo, il le savait. Mais en l'état actuel des choses, il ne se sentait plus capable de se battre contre quoi que ce soit. Les blessures infligées par Asahi étaient sérieuses, et il n'avait arraché la victoire que d'un fil. Il voulait aller quelque part où il pourrait se reposer, guérir ses blessures, et peut-être avoir un partenaire d'entrainement digne de ce nom. Il connaissait un tel endroit, mais n'aurait pas pensé y retourner aussi vite. Ce n'était pas son chez-lui, ça ne le serait jamais, mais en attendant que la paix revienne et qu'il puisse se consacrer à sa maison à Elimith, c'était le seul abri qu'il avait.
Sulkik devait le sentir, elle fournissait un effort considérable pour ne pas ralentir son galop et l'amener le plus vite possible à destination. A l'allée, accompagné d'Asarim, Link avait mit plusieurs jours. Cette fois, sa jument semblait déterminée à réduire la durée de voyage.
_oOo_
Teba survolait la chaine d'Hébra, malgré la douleur dans son flanc. Dézelle lui avait bien signifié son désaccord de le voir repartir en montagne, mais elle ne pouvait pas comprendre le besoin du guerrier de retourner s'entrainer.
Il s'en voulait un peu d'inquiéter sa femme, mais cette incompréhension l'agaçait. Même Harfor comprenait ce besoin viscéral qu'il avait de s'entrainer, de se perfectionner. Si la blessure de son ami ne l'avait pas cloué au lit, lui aussi serait en plein ciel à chercher une cible d'entrainement. Ou alors ils seraient à se battre l'un contre l'autre quelque part sur un plateau en montagne, comme ils le faisaient depuis toujours. Ils avaient grandis ensemble ainsi, étaient devenus amis ainsi, en s'affrontant. Et il avait gagné la main de Dézelle ainsi également.
Sa femme était considérée comme l'une des plus jolies Piaf du village, et plus d'un mâle avait livré bataille pour se montrer digne d'elle. Teba les avait tous vaincus, même Harfor. Son ami ne lui en avait jamais tenu rigueur, il n'avait jamais vraiment tenu à se marier et n'avait vu dans ces combats qu'un challenge intéressant. Teba aussi n'y avait vu au début qu'un moyen comme un autre de montrer qu'il était le meilleur guerrier de son village. Avec le recul, il trouvait particulièrement ridicule le fait d'avoir dû se battre pour la main de Dézelle alors qu'elle méprisait la violence.
Teba se força à sortir de ses pensées en survolant une tâche rouge dans la neige. Il glissa sur le vent en plissant les yeux. La tâche bougeait, prenant progressivement forme humaine. Une femme, et qui ne lui était pas inconnue. Il se posa à côté et regarda la trainée sanglante dans la neige alors que la jeune femme rampait, le bras tendu pour tenter de récupérer son arme.
_ Je peux pas… je dois me battre… pas mourir… tuer…
_ Asahi…
Elle tourna la tête vers lui, le regard vitreux à demi fou. Elle laissa retomber son bras dans la neige, ses doigts frôlant la poignée de l'une de ses lames.
Teba la regarda, étendue là avec sa rage de vaincre même dans sa défaite. Rien ne lui avait jamais parut plus beau que cette Yiga baignée de son propre sang rampant pour reprendre son arme. Il secoua la tête et retira le bandage protégeant sa propre blessure pour tenter de garrotter sommairement celle d'Asahi.
_ Tiens le coup !
Non, rien ne lui avait jamais parut plus beau, et il refusait de laisser mourir la jeune femme.
