Chapitre 38 : Women who didn't like men
Sidon regarda la lune bien blanche cette nuit-là. C'était rassurant de voir sa surface laiteuse, après la nuit précédente. Au moins cette fois il n'avait pas été blessé ! Et Sélène non plus.
_ Je déteste les Lunes de Sang.
_ Je ne connais personne qui aime ça, Sidon.
La Zora aveugle était bien plus détendue, signe que rien d'étrange ne faisait vibrer l'atmosphère. Pourtant, son visage arborait une expression soucieuse. Sidon se redressa, délaissant sa contemplation de la voute céleste pour se concentrer sur sa compagne.
_ Quelque chose de perturbe ?
_ Oui… Sidon, tu ne trouves pas ça étrange, deux Lunes de Sang en si peu de temps ? Je sais bien que ce genre de nuit peut se produire n'importe quand, sans tenir compte d'un quelconque cycle lunaire, mais ça ne s'était jamais produit de façon aussi proche dans le temps.
_ Maintenant que tu le dis…
_ Et l'air était… bizarre. Il avait une odeur différente des autres Lunes de Sang, une lourdeur presque palpable… Ce n'est pas normal.
_ Tu crois que ça signifie…
_ Que Ganon est de plus en plus près de se réveiller ? Oui.
Le prince Zora grimaça. Ce n'était pas bon signe.
_ Il faut qu'on se dépêche de retrouver la femme de Nelsine pour rentrer au Domaine.
_ Nous avons plutôt bien avancé, aujourd'hui, on ne devrait plus tarder à atteindre le lac Hylia. S'il n'y a rien là-bas, il faudra se résoudre à rentrer bredouille.
_ Oui… Ce sera plus prudent, surtout si les Lunes de Sang se font plus nombreuses.
_oOo_
Au relais en bordure de désert, Link se réveilla de bonne heure. La chaleur était déjà écrasante, malgré l'ombre appréciable de la toile flambant neuve. La plus grosse partie des dégâts de la Lune de Sang avaient disparus, et les voyageurs avaient tous gagné un repas et une nuit gratuite. Les guerrières Gerudos étaient reparties dans la soirée, peu désireuses de passer plus de temps que nécessaire en compagnie d'autant d'hommes. Elles leur avaient adressés un regard rempli de mépris condescendant, comme elles auraient regardé un insecte répugnant et pitoyable.
Link avait comprit pourquoi il lui serait impossible d'entrer dans leur cité en tant qu'homme. Il sorti de ses sacoches de selle la tenue que lui avait fabriqué le Héros du Temps et son compagnon. Il retira ses vêtements Hyliens pour enfiler la tenue tout en voilages et en bijoux d'or. Le pantalon bouffant s'arrêtait à ses genoux, dans une superposition de voiles violets. Le haut vert couvrait sa poitrine inexistante, laissant voir son ventre aux abdominaux particulièrement bien dessinés. Des voiles translucides d'un bleu clair couvraient ses bras, soulignant étrangement sa musculature.
_ Heureusement que les Gerudos sont au moins deux fois plus musclées que moi…
Le jeune homme détacha ses cheveux pour les laisser flotter librement sous le voilage bleu qu'il mit sur sa tête, et ajusta un autre plus petit devant son visage pour masquer autant ses traits indubitablement masculin que sa paume d'Adam tout aussi masculine. Il ne laissait rien au hasard, parce que son instinct lui hurlait que les Gerudos ne lui feraient pas de cadeau s'il se faisait démasquer. Il compléta son déguisement de divers bijoux d'or, dont un ceignant son front, orné d'un grenat. C'était clinquant, rutilant, coloré, tout ce que semblait aimer ce fier peuple de femmes.
Laissant Sulkik au relais, gardant ses sacoches sur son épaule comme il en avait désormais l'habitude, Link se dirigea vers le désert sur le sable duquel le soleil projetait déjà ses rayons aveuglants.
Le chemin était à peine discernable, mais si souvent emprunté que Link n'eut aucun mal à le suivre, du moins jusqu'à une oasis.
L'endroit était agréablement ombragé, et l'eau fraiche y formant un étang plus que bienvenue. Link y fit une halte pour boire longuement. Des Gerudos et d'autres marchands se rassemblaient là pour échanger marchandises et ragots. Un peu au-delà de l'oasis, nommée Bazar Assek, la tempête de sable se déchainait toujours.
Link l'observait en se demandant comment il pourrait traverser cette tourmente si son chemin la lui faisait croiser ; comment ne pas se perdre à l'intérieur de cet enfer de sable ? Quelqu'un le heurta par derrière, le déstabilisant.
_ Je suis désolé, je ne regardais pas où… j'allais…
Link haussa un sourcil en regardant le jeune homme qui venait de le percuter et qui s'excusait en rougissant. Il avait un visage banal et des oreilles pointues dépassaient de ses cheveux marron et lisses, typique des Hyliens. Il portait une paire de lunette et des vêtements indiquant qu'il voyageait depuis longtemps.
_ Ce n'est rien.
_ Si ! J'ai bousculé une si charmante demoiselle ! Comment me faire pardonner ?
_ Demoi… ah, oui…
Si son déguisement trompait même un Hylien, alors Link avait bon espoir de réussir à infiltrer la cité Gerudo. Il préféra jouer le jeu, prudent, alors que de nombreuses Gerudos se trouvaient dans les parages et accepta la main que lui présentait le jeune homme pour se relever.
_ Je… Je m'appelle Tuska… Et toi ?
_ Link…le. Linkle.
_ C'est ravissant !
Link ne trouvait pas ça ravissant du tout, ni féminin, mais il semblerait que le dénommé Tuska soit sous son charme. Il se sentait un peu coupable.
_ Tu as de si beaux yeux…
_ Merci ?
C'était ainsi que les hommes séduisaient les femmes ? Il comprenait mieux les Gerudos et leur mépris.
_ Où vas-tu ainsi, Linkle ?
_ La cité Gerudos. Je… connais quelqu'un là-bas.
Inutile de préciser que la personne qu'il connaissait, par déduction de son esprit d'amnésique, était sans doute une Gerudo morte à l'intérieur de la Créature Divine au siècle dernier.
_ Je vais venir avec toi, pour me faire pardonner de t'avoir bousculée !
_ Les hommes ne sont pas les bienvenus, là-bas.
_ Je resterais à l'extérieur, je t'escorterais simplement à travers le désert pour qu'il ne t'arrive rien.
Qu'il était agaçant… Link imaginait si bien Sélène lui assener un coup de trident en lui signalant qu'une femme pouvait parfaitement se débrouiller seule et assurer sa propre sécurité. Asahi aussi pourrait lui en faire une belle démonstration, dans un registre plus sanglant. Si elle n'était pas morte dans l'enfer gelé de la chaine d'Hébra cela s'entend. Le jeune homme ne voyait pas comment la Yiga aurait put survivre.
_ Merci, mais non merci.
_ J'insiste !
_ Oui, moi aussi.
Link tourna les talons, les semelles des babouches vertes assorties à sa tenue crissant sur le sable, laissant le Bazar Assek derrière lui. Il leva les yeux au ciel en entendant Tuska le suivre.
Marcher avec lui dans le sable se révéla plus pénible encore que prévu. Le jeune homme déployait ce qu'il pensait être des trésors de courtoisie pour le séduire, enfin, séduire la jeune fille à qui il pensait avoir affaire.
_oOo_
Perdue dans les ténèbres, Zelda observait Astor lui tourner le dos en ricanant nerveusement. Il semblait devenir de plus en plus fou à mesure que Ganon regagnait en puissance. Sans doute était-ce lié, et elle avait la certitude qu'il disparaitrait lorsque son ennemi se réveillerait. Parce qu'il se réveillerait, c'était une certitude, elle le sentait lutter avec tellement plus de force chaque jour contre son pouvoir le gardant emprisonné.
La jeune fille regard le dos vouté du soi-disant devin avec pitié. Un détail lui fit froncer les sourcils, un symbole qu'elle connaissait et qu'elle remarquait pour la première fois. Pourtant, il était là depuis qu'elle connaissait Astor, alors pourquoi l'interpelait-il seulement maintenant ?
Le symbole Gerudo, brodé au fil d'or dans le dos de son vêtement sombre en lambeaux.
_ Maudite Urbosa… Les Yigas auraient dû te tuer le jour de ta naissance, te massacrer, d'éviscérer vivante et te pendre avec tes propres intestins, au moins ils auraient fait quelque chose d'utile, ces assassins…
Zelda frissonna. Les Yigas aussi lui étaient familiers. Elle se souvenait si bien de cette fois où les pires assassins du gang l'avaient pourchassée à travers le désert Gerudo alors qu'elle rendait visite à Urbosa… Elle avait cru que tout était terminé lorsque son pied s'était enfoncé dans le sable et qu'elle était tombée. Ils avaient fondus sur elle, toutes lames dehors, lui hurlant leur haine au visage. Et puis Link était arrivé. Il l'avait protégée, encore, éliminant les Yigas sans hésiter. Il avait été blessé, elle s'en rappelait, tout comme elle se rappelait de son regard droit, de son visage concentré, de la danse létale de sa lame…
Mais lui ne se souvenait pas de ce jour-là, elle le savait. C'était le prix à payer pour le sauver. Il ne se rappelait plus d'elle, de leur rencontre, du jour où il avait été nommé son chevalier servant, du méprit injuste qu'elle lui témoignait ; le temps qu'il avait passé ensemble, s'apprivoisant mutuellement, avait disparu de sa mémoire. Effacée la première fois qu'elle l'avait remercié ; effacées les confidences qu'ils échangeaient par touches subtiles, chacun se rendant compte que la vie de l'autre n'était pas si belle que ça… Et tant d'autres choses encore, dont elle se souvenait si clairement mais qui ne serait plus que ça, des souvenirs ; et ce, que Ganon triomphe ou soit vaincu.
La jeune fille soupira, commençant à comprendre pourquoi Astor perdait la raison, après cent ans prisonnier dans cette immensité d'obscurité.
_oOo_
La chaleur du désert Gerudo était presque insupportable, et Link comprenait pourquoi les Gerudos étaient toutes aussi solides. Une personne un tant soit peu fragile n'aurait pas survécu dans cet environnement. Le jeune homme soupira, ignorant Tuska lui parlant d'un air un peu vantard de son périple à travers les montagnes encerclant le désert Gerudo.
_ J'ai vu une épée de pierre absolument gigantesque ! Et une statue de guerrière sculptée dans la roche, c'était incroyable ! D'après la légende, c'est la huitième héroïne, et il y en a sept autres dans ce désert. Voudras-tu que je t'emmène les voir, dame de mon cœur ?
_ Sans façon.
_ Ta froideur est aussi délicieuse que ton regard, ma chère Linkle !
Link leva les yeux au ciel. Il sourit derrière son voile en apercevant enfin les remparts de la cité Gerudo.
La ville entière en était entourée, bâtie d'un seul bloc dans de la glaise beige polie par le sable au fil du temps. Des guerrières armées de lances impressionnantes gardaient l'entrée. Elles croisèrent leurs lances pour bloquer le passage aux deux voyageurs et Link senti son estomac se nouer.
_ Qui va là ?
_ Je m'appelle Linkle et je souhaite venir faire du commerce dans votre ville.
_ Et moi je suis Tuska, et j'escorte cette frêle demoiselle.
_ Frêle, elle l'est comme vous l'êtes tous, vous les Hyliens. Mais avec l'épée qu'elle a dans le dos, je doute fort qu'elle ait besoin de ta protection de Voï.
La Gerudo l'observait avec un dégout non dissimulé. Les deux gardes laissèrent finalement passer Link sans faire d'histoires, qui eut envie de bénir ce lieu interdit à son soupirant indésirable.
L'intérieur de la cité Gerudo était construit dans la même argile que les remparts, les maisons soigneusement ordonnées en bloc autour d'une allée bordée de palmiers menant à un bâtiment tout en hauteurs rondes. Un réseau de canalisations aériennes circulait sur les toits des bâtiments pour alimenter les diverses résidences et fontaines, rafraichissant agréablement l'air. Les murs étaient décorés de tentures brodées et de mosaïques colorées.
Une joyeuse agitation régnait dans les rues, où toute la gent féminine des peuples d'Hyrule semblait s'être rassemblée là pour aller d'échoppe en étal et admirer l'artisanat incroyable des Gerudos. Autant leurs vêtements de voiles que leurs bijoux d'or et de pierres précieuses attiraient l'attention. Il y avait beaucoup d'Hylienne, quelques rares Piafs, et même une Zora verte ne s'éloignant pas de la fontaine. Par quel miracle avait-elle réussi à venir jusque là sans mourir dessécher, Link l'ignorait. Il fronça les sourcils en apercevant un Goron vendre à une commerçante Gerudo un assortiment de pierreries.
_ Je croyais que les hommes étaient interdis, ici…
_ C'est parce que les Gerudos ne les voient pas comme des mâles, ni même comme des femelles, mais plutôt comme des cailloux asexués parlant, ou comme des hermaphrodites rocheux, comme les escargots. Pas des mâles en tout cas, des Voïs comme elles disent. Ça doit les arranger de penser ça, pour se fournir en pierres précieuses venant directement du volcan d'Ordinn. Ce sont les plus belles !
Une Hylienne s'approcha de lui avec un sourire espiègle. Elle était jolie à sa façon, avec ses courts cheveux violets dont une mèche retombait devant son œil droit. L'autre était d'un bleu doux comme un ciel de printemps. Elle portait une robe sombre passée sur un chemisier crème, sa taille soulignée par une étoffe rouge.
Elle se pencha vers Link en souriant un peu plus, baissant la voix.
_ Tu dois vraiment avoir quelque chose d'important à faire par ici pour oser venir… Mais je dois dire que ton déguisement est réussi.
Link fit un pas en arrière mais l'Hylienne le rassura d'un sourire paisible.
_ Je ne te trahirais pas, soyons solidaires ! Surtout que le dernier homme qui a osé se travestir pour entrer ici a finit avec la tête plantée au bout d'une pique. Il se faisait appeler Vivian… Et toi, comment dois-je t'appeler ? Moi c'est Lhys.
_ Linkle.
_ Drôle de nom, je me demande où tu as été le chercher ! Ah… les gardes sont de sortie.
Lyhs désigna du menton un escadron de guerrière descendant le marches du grand bâtiment tout en hauteurs rondes pour remonter l'allée bordée de palmier. Elle dégageait quelque chose de martial et d'effrayant.
_ Un Yiga a réussi à entrer dans la cité à leur insu et à dérober l'un des trésors de leur peuple. Elles n'ont pas apprécié. Depuis c'est le défilé pour tenter de le récupérer. Mais la tempête de sable n'aide pas à fouiller le désert, et comme elles ignorent où trouver le repère des Yigas… Pour résumer, la situation s'enlise. Riju, c'est la cheffe de la cité, recherche désespérément quelqu'un qui serait capable de lui rapporter ce qui a été volé.
_ Je pourrais peut-être l'aider…
Lyhs tapota sa joue d'un ongle verni de noir.
_ Ça va être difficile de lui proposer ton aide. On ne se présente pas à visage couvert devant la cheffe Gerudo, pour justement ne pas la tromper sur son identité. Et si tu retires ton voile…
_ Ma tête ira rejoindre celle de ce dénommé Vivian…
_ Gagné ! Mais heureusement, le destin t'a porté jusqu'à moi !
Link pencha la tête sur le côté alors que Lyhs souriait avec espièglerie. Elle fit signe au jeune homme de l'attendre et se dirigea vers une petite fille Gerudo et lui murmura quelque chose. La fillette hocha la tête et parti en courant. Lyhs revint vers Link et sourit.
_ Voilà, il n'y a plus qu'à attendre ! Viens avec moi, on va boire un verre !
Elle l'entraina d'autorité dans une rue passante, puis un enchainement de ruelles dont il ne se sortirait jamais seul, pour s'arrêter finalement devant une porte fermée à laquelle elle frappa selon un rythme étrangement précis. Une trappe s'ouvrit dans le battant de bois, et deux yeux d'un rouge délavé la scrutèrent.
_ Mot de passe.
_ Il n'y en a pas.
_ Entrez.
La porte s'entrouvrit et Lyhs poussa Link à l'intérieur de ce qu'il s'avéra très vite être un bar clandestin. A part la Gerudo leur ayant ouvert et qui était sans aucun doute la propriétaire, il n'y avait personne.
_ Lyhs, tu nous ramènes une nouvelle… Attends une seconde… Un nouveau venu. Ça fait si longtemps que je n'ai pas eut de Voï dans mon établissement… Soit le bienvenu. Ici, tu ne risques rien.
Link abaissa son voile avec soulagement et scruta l'endroit avec curiosité. Les bouteilles poussiéreuses s'alignaient sur une étagère derrière le bar en bois de marqueterie solide. La Gerudo était très pâle, encore plus que les Hyliennes, et la teinture rousse de ses cheveux ne suffisait pas à couvrir ses racines blanches. Elle était vieille, mais restait encore alerte pour son âge. Elle retourna derrière le comptoir et prit un verre avant de l'essuyer avec un chiffon, ses yeux rouge délavé observait Link avec attention à la lueur des flammes des appliques murales.
_ Qu'est-ce qui vous amène ?
_ Ce garçon doit rencontrer quelqu'un en toute discrétion.
_ Je vois… Tu es au bon endroit. Ici, les coutumes moyenâgeuses des Gerudos sont abolies, les Voïs peuvent venir, s'ils arrivent à traverser la cité sans encombre. Tu trouveras ici les alcools interdits et les livres censurés. Lyhs est la fille d'un ami Hylien qui a un jour échoué ici pour échapper à la garde, elle m'amène souvent de nouveaux clients lorsqu'elle est de passage en ville. Quant à moi, je ne supporte pas la lumière du soleil, je demeure donc ici.
Link regarda la vieille femme remplir le verre d'un liquide transparent comme de l'eau. Il dégageait une odeur forte. Avec prudence, le jeune homme le gouta du bout des lèvres. L'alcool était plus fort encore que son odeur, lui brûlant la gorge. Il reposa le verre avec prudence.
Des coups frappés selon un ordre précis contre la porte rompirent le silence installé depuis quelques minutes. La vieille Gerudo alla ouvrir, demandant à nouveau un mot de passe n'existant semble-t-il pas. A moins que le mot de passe soit ''il n'y en a pas'', Link avait un doute.
Il regarda une petite silhouette entrer, dissimulée sous une lourde cape écarlate brodée d'or sur le bas et la capuche. Elle avança jusqu'au bar et s'assit sur le tabouret voisin de Link, se tournant vers lui. D'une petite main à la peau cuivrée, elle retira sa capuche, révélant le visage d'une jeune fille à peine sortie de l'enfance, portant d'imposants bijoux d'or, une couronne presque trop lourde pour elle couvrant ses cheveux rouges. Ses yeux verts étaient beaucoup trop maquillés et ses lèvres peintes en bleu, comme si elle avait essayé par ces artifices de se vieillir prématurément.
_ Tu voulais me voir ? Lyhs m'a fait prévenir. Je me présente, je m'appelle Makeela Riju, et je suis l'actuelle cheffe Gerudo.
