Chapitre 40 : Underworld

Teba observa Harfor, silencieux. Il secoua la tête et retira le tapis couvrant la tache de sang sur son parquet.

_ Asahi se tenait juste à côté de ça, Dézelle morte à ses pieds. Et je l'ai très clairement vue ranger son arme lorsque je suis arrivé. Elle avait du sang sur elle.

_ Je sais, tu me l'as déjà raconté. Ce que moi en revanche je ne t'ai pas raconté, c'est ce que j'ai vu avant ton arrivée.

Harfor détourna le regard, incapable de soutenir celui de son ami. Il se leva et s'avança vers le bord de la maison, scrutant le ciel d'un bleu froid. Une légère brume dissimulait le lac en contrebas, mais il pouvait entendre l'eau clapoter doucement.

_ Les Yigas ont attaqués pendant ton absence, un peu après qu'Asahi soit partie, sans doute pour te rejoindre. Ils sont venus pour la récupérer, je crois qu'il la pensait prisonnière. Ils étaient furieux. Quand Asahi est revenue, elle s'est inquiétée pour ton fils et ta femme et est montée jusqu'à chez toi tout en tentant d'arrêter les Yigas. J'étais dans la maison juste à côté, j'ai tout vu… Il y avait déjà un Yiga chez toi lorsqu'Asahi est arrivée. Elle lui a crié d'arrêter mais c'était trop tard. C'est comme ça qu'elle s'est retrouvée avec le sang de Dézelle sur elle. Et… le Yiga a voulut s'approcher du placard où se cachait Babil. Asahi… Asahi a tiré son arme et la tournée contre le Yiga.

_ Elle a… Ce n'est pas possible, un Yiga ne retourne jamais son arme contre un autre Yiga, à plus forte raison une Yiga comme Asahi. Elle est trop loyale aux siens.

_ Et pourtant elle l'a fait, je peux te l'assurer. Tu es arrivé juste après, mais je crois qu'elle se serait battu contre son propre clan s'il l'avait fallut.

Teba resta muet, le récit de son ami s'insinuant dans son cerveau. Il se rappela alors de la façon dont la jeune femme l'avait regardé lorsqu'il l'avait accusée, accusée parce qu'elle tenait une lame, avait du sang sur ses vêtements, accusée parce qu'elle était une Yiga, et que tout le monde savait que les Yigas étaient sans foi ni loi, accusée parce qu'il n'était pas différent de tous ceux qui avait tenu responsables les Yigas de tous les maux du monde.

Asahi avait raison sur toute la ligne. L'origine du Mal, c'était le Bien, et ça le serait toujours. La moindre goutte de sang suffisait.

Une vague de culpabilité l'envahi violemment, lui donnant la nausée. Il n'avait même pas laissé une chance à Asahi de s'expliquer, pas une seule.

_ Désolé de ne rien t'avoir dit plus tôt, Teba.

Le Piaf aux plumes blanches se leva et s'approcha de son ami, les sourcils froncés.

_ Et je peux savoir pourquoi tu n'as rien dit ?

_ Parce que j'ai comprit que tu étais tombé amoureux d'elle.

_ Et alors ?

_ Et alors ? Mais tu es un Piaf, et elle une humaine ! Dois-je te rappeler à quel point vous êtes différents ? Elle n'est pas comme nous. Une telle union, ça ne se fait pas. C'est… sale. Les humains sont… trop étranges, trop… différents.

_ Et à leurs yeux, ce sont les Piafs qui sont bizarres. Pour eux, nous sommes plus proche des animaux que des hommes, je sais. Elle le sait. Nous le savons tout les deux. Ça ne se fait pas.

Harfor claqua du bec et se retourna pour faire face à son ami.

_ Alors pourquoi ? Tu avais Dézelle !

_ Parce qu'elle est comme moi. Asahi, elle me ressemble tellement, nous nous comprenons sans avoir besoin de mots depuis l'instant où nous nous sommes rencontrés. On s'est affrontés en duel, elle a gagné et j'ai adoré perdre. Et ensuite, alors que j'aurais dû mourir face à l'Ombre dans la Créature Divine, je ne me suis souvenu ni de Dézelle, ni de Babil, mais d'Asahi, alors même que je ne la connaissais pas encore. Tu sais ce que j'ai envie de croire ? Que c'est le destin qui m'a fait survoler l'endroit où elle a été blessée, que c'était pour que je la sauve que je suis allé justement là-bas, que mon instinct m'y a poussé. Je sais bien qu'elle est humaine, qu'elle n'a pas de bec, pas de serres, pas de plumes, qu'elle porte de drôle de combinaisons pour rester au chaud, ne voit pas aussi loin que moi, ne sent pas le vent comme moi… Mais elle a le même cœur que moi. A l'intérieur, nous sommes pareils.

Harfor soupira, se trouvant incapable de répondre quelque chose à ça. Il se retourna à nouveau vers le ciel, le regardant sans le voir avec Teba.

_ Et Dézelle ? Tu comptais faire quoi avec elle ?

_ Juste avant de rentrer et de la trouver morte, je venais de prendre ma décision. Je ne pouvais pas rester indéfiniment à hésiter entre deux femmes. Hésiter, tu parles… Au fond je le savais depuis le début. C'est Asahi que j'ai choisi, et je rentrais justement pour annoncer à Dézelle que je la quittais.

_ Tu es vraiment sérieux, alors…

_ Et oui… Un Piaf amoureux d'une humaine, et qui était prêt à envoyer paitre toutes nos traditions et nos valeurs morales. Et celles d'Asahi par la même occasion, parce que je doute que beaucoup d'humains donneraient leur bénédiction à leur fille pour fréquenter un oiseau.

_ Tu dis ça comme si tu savais ce qu'elle…

_ Je le sais. Je te l'ai dit, nous n'avons jamais eut besoin de mots. Elle savait que je l'aimais, tout comme je savais qu'elle m'aimait. C'est presque trop simple.

Harfor regarda l'ombre de Vah'Medoh se dessiner sur le sol en contrebas, sans répondre. Il finit par soupirer.

_ Qu'est-ce que tu fais encore là, Teba ? Maintenant que tu connais la vérité, que ta Yiga est innocente… Je vais garder Babil pendant jusqu'à ton retour, je suis son parrain, après tout.

Teba se tourna vers son ami, étonné.

_ Tu… Tu es en train de me dire de la rejoindre ? Après m'avoir très clairement fait comprendre que tu désapprouvais ?

_ C'est plus que désapprouver, Teba. Je trouve ça dégoutant. Mais tu es mon meilleur ami, et ça ne changera pas. Ce que tu fais, et avec qui tu le fais, ne me concerne pas. File la retrouver, dissipe ce malentendu, je pense qu'elle comprendra, puisque vous vous comprenez si bien…

Le bec de Teba s'étira en un sourire heureux et il ouvrit ses ailes.

_ Teba, une dernière chose…

_ Quoi donc ?

_ Soit heureux.

Le Piaf aux plumes blanches inclina la tête et décolla, s'élançant dans le ciel d'un bleu terne.

_oOo_

Link regarda le soleil décliner à l'horizon, disparaissant lentement derrière le sable du désert. Il exerça une dernière traction sur ses bras et se hissa enfin en haut de la plus haute tour qu'il ait eut à escalader depuis… sans doute depuis toujours, mais sa mémoire défaillante l'empêchait d'en être certain.

Il s'empressa d'activer la tour en posant sa tablette Sheikah sur la stèle en son centre. La lumière orange de la tour céda la place à une lueur bleue plus douce. La pierre au-dessus de la stèle s'alluma et les runes à sa surface parurent glisser sur la surface lisse, jusqu'à ce qu'une goutte tombe sur la tablette.

La carte de la région apparut enfin sur l'écran.

Link s'assit à même le sol, sortant des rations de voyages de ses sacoches de selle. Les lanières de viandes séchées étaient résistantes, mais au moins elles le nourriraient. Tout en mangeant, il examina sa carte nouvellement acquise.

La nuit tombant vite, et la fraicheur qu'elle apportait venant tout aussi vite, le jeune homme arrêta son examen pour enfiler le haut de la tenue Piaf que lui avait donné Asarim par-dessus sa tunique Hylienne. Il vida une gourde d'eau déjà bien entamée et recommença à scruter la carte.

La région bordant le désert était montagneuse, et offrait donc une multitude de cachette possible pour le repaire Yiga. Mais il devait bien y avoir quelque chose, un indice, un signe…

La fosse circulaire semblait l'appeler, lui susurrer de se laisser tomber dedans pour mieux se fracasser en bas, tout en bas… C'était surtout la dizaine de Yigas cherchant à le faire basculer dans le vide qui l'exhortait à tomber. Ils ne lui laissaient pas de répit, le harcelant de leurs lames et de leurs arcanes étranges, le forçant à déployer toutes ses ressources pour ne pas mourir.

Link sursauta. Il ne parvenait pas à se rappeler ce qu'il s'était passé avant et après ce bref souvenir, mais une chose était sûre, il n'était pas tombé dans la fosse circulaire sans fond.

Et cette fosse était à ciel ouvert, il voyait la lumière du soleil se réfléchir sur la lame de son souvenir.

Se penchant sur sa carte, il la regarda avec plus d'attention que jamais.

La lune se leva finalement dans un ciel rempli d'étoiles brillantes, s'élevant de plus en plus haut, croissant presque plein jetant sur le monde une douce lueur argentée.

Enfin, son doigt se posa sur ce qu'il cherchait.

_ Là !

Il laissa échapper une exclamation mêlant joie et soulagement. Il s'étira longuement pour détendre ses muscles tétanisés par cette longue recherche immobile. Il planifia la route qu'il emprunterait dès l'aube le lendemain, devant redescendre de sa tour pour récupérer le morse des sables attaché en bas de la muraille rocheuse qu'il lui avait fallut escalader pour atteindre le cratère d'où jaillissait la tour. Il longerait cette muraille vers l'ouest, jusqu'à trouver une brèche s'enfonçant dans un canyon. Au fond, il savait qu'il trouverait l'entrée du repaire Yiga, c'était une certitude qu'il ne s'expliquait pas. Il se la serait sans doute expliquée si sa mémoire n'avait pas été aussi vide.

Le chemin finalement établi, Link s'installa le plus confortablement qu'il put pour dormir un peu.

_oOo_

Le jeune homme reprit sa route dès l'aube, retrouvant avec soulagement le morse des sables là où il l'avait attaché. Il lui fallut quelques heures pour atteindre l'entrée du canyon qu'il avait repéré sur sa carte, mais au moins n'eut-il aucune mauvaise surprise durant le trajet.

Un vent sec soufflait dans le canyon, faisant voler un sable doré piquant les yeux. Link scruta les alentours mais ne vit aucun Yiga. Si leur repaire était au fond du canyon comme il le pressentait, ils devraient être là à monter la garde. Le jeune homme se débarrassa des vêtements Gerudo qu'il avait remit une fois descendu de la tour pour supporter la chaleur déjà élevée du désert et tira de ses sacoches de selle une tenue qu'il n'avait jamais mise. La tenue Sheikah que lui avait donnée Pahya juste avant qu'il ne quitte le village Sheikah était d'un bleu profond, l'œil pleurant rouge cousu sur le devant. Il doutait de s'attirer la sympathie des Yigas en arborant l'emblème de leurs ennemis, mais n'était de toute façon pas là pour se faire des amis. Les Yigas cherchaient à le tuer depuis son réveil, l'accusant d'un crime qu'il ne se souvenait pas avoir commit, le pourchassant de leur haine sans relâche. Une fois de plus, il songea à Asahi, se demandant si elle avait survécu contre toute attente. Mais ça ne changerait rien à l'envie de meurtre qu'éprouvait ce peuple à son égard.

Link termina de se changer, ajusta les bottes souples et silencieuses, le masque sur le bas de son visage et rassembla ses cheveux longs en chignon serré sur le dessus de sa tête. Il était prêt. Le bleu sombre ne paraissait pas être une bonne idée pour se fondre dans le décor de sable jaune et de roche rouge, mais les ombres lui offriraient leur protection dans laquelle il pourrait disparaitre.

Rapidement, il sut qu'il avait eut une bonne intuition. L'endroit appartenait aux Yigas, et il en repéra plusieurs dissimulés à divers endroits stratégiques du canyon. Ils surveillaient les alentours avec attention, sans pour autant repérer le jeune homme avança avec une prudence extrême.

Il lui fallut presque deux heures pour atteindre enfin le fond du canyon, et l'entrée du repaire. Elle ressemblait à un simple trou dans la roche, entourée de deux étendards rouges au motif de l'œil pleurant inversé.

Link inspira et attendit de voir un solide garde masqué de blanc pour se glisser dans l'obscurité du repaire.

A l'intérieur, il eut la surprise de se retrouver dans une succession de couloir éclairaient de torches, formant bien plus des rues souterraines qu'un labyrinthe.

Il les arpentait sans hésiter, son épée dégoutante de sang à la main. Derrière lui, il n'avait laissé que des cadavres. Devant lui, ce n'était que des cadavres en devenir. Il était là pour libérer les Gerudos que les Yigas avaient capturées, il ne repartirait pas sans elles, il l'avait promit à Urbosa. Comment aurait-il put refuser, alors que la lumière de sa vie l'avait supplié d'aider les captives ?

Alors il avançait. Et tuait.

C'était eux ou lui, et il refusait de mourir. Il devait protéger la lumière de sa vie, et pas seulement parce qu'il était son chevalier servant nommé par le roi en personne. Pour la protéger, il devait vivre. Il voulait la protéger, à n'importe quel prix, sa princesse si belle et si forte…

Link dû se rattraper à un mur pour ne pas tomber.

_ Asahi avait raison…

Elle l'avait accusé d'avoir commit un crime cent ans plus tôt, et il commençait à comprendre que son incursion dans le repaire Yiga en était une partie.

Il y avait eut tellement de sang sur sa lame et sur ses vêtements…

Oui, il avait sans doute été bien plus un monstre qu'un Héros.

Le jeune homme reprit son avancée, se hissant sur une coursive en bois pour éviter un groupe de Yigas. Ils bavardaient avec insouciance en mangeant des bananes Lames, riant comme n'importe qui rirait avec un ami. Un enfant passa en courant à côté d'eux, poursuivi par une fillette.

Une épée plantée dans son corps n'aurait pas autant secoué Link que cette simple scène si… normale.

Et en avançant, il en vit tant d'autres, dans les rues de cette ville enfouie dans la montagne, ici des femmes s'arrêtant devant un magasin de vêtements, appréciant les diverses versions de l'uniforme Yiga, là un couple flânant main dans la main autour d'une fontaine alimentée par une source souterraine… Un groupe d'enfants entrait en classe un peu plus loin sous le regard stricte mais aimant d'un vieux professeur. De jeunes gens s'affrontaient avec des épées en bois. Des hommes buvaient tranquillement sur un banc.

Tant de vie, tant de quiétude, tant de normalité humaine…

Où étaient les assassins ? Où étaient les monstres sans foi ni loi ? Où était ce clan incapable d'éprouver autre chose que de la haine ?

Etait-ce ces gens que Link avait décimés cent ans plus tôt ? Avait-il le sang d'enfants sur sa lame ? Le sang de couples d'amoureux ? Le sang de femmes et d'hommes innocents ?

Non, il ne voulait pas s'en rappeler, ne pas avoir de réponse à ces terribles questions…

Les Yigas le haïssaient, Asahi avait juré sa mort…

Et en cet instant, il l'aurait laissée lui trancher la tête si elle s'était tenue devant lui.

Il s'appuya contre un mur pour garder son équilibre…

Et tout bascula.

_oOo_

_ Alor nous voilà enfin arrivé au lac Hylia… Je commençais à croire qu'on ne l'atteindrait jamais !

_ Oui, moi aussi.

Sidon regarda l'étendue d'eau immobile s'étendant devant eux. Le soleil jouant entre les nuages se reflétait sur sa surface lisse. Un pont en partie en ruine qui n'en perdait pas son imposante majesté traversait le lac de part en part, permettant de relier deux régions d'Hyrule. Quelques petits ilots affleuraient à la surface de l'eau.

_ On ne devrait pas perdre plus de temps et commencer à fouiller.

Le prince Zora fit un pas vers le bord de l'eau mais Sélène le retint par le bras. Elle semblait scruter de son regard aveugle toute l'étendue du lac, les narines frémissantes.

_ Il y a un problème ?

_ Sidon, ça sent bizarre.

_ C'est l'eau stagnante. Même moi je la sens, et je n'aime pas cette odeur.

_ Non, ça sens un truc sucré. Le sucre est agréable, mais ça ne me dit rien qui vaille. Il y a une chose tapie au fond de l'eau.

Sidon ne discuta pas. Sélène ne se trompait jamais. Lui ne se reposait que sur ses yeux pour déterminer si le lac était sans danger. Elle, elle se basait sur tout le reste. Et tout le reste semblait bien plus infaillible.

_ Tu crois que cette chose a fait du mal à la femme de Nelsine ?

_ Possible…

Sidon regarda le lac. Il ne voulait pas rebrousser chemin alors qu'ils avaient enfin atteint leur destination, sans savoir ce qu'il était advenue de la Zora qu'ils recherchaient.

_ On va devoir explorer prudemment alors.

_ Oui.

Sélène fit tournoyer son trident et le planta vivement tout au bord de l'eau. La terre était molle et spongieuse, désagréable, mais ce n'était pas des sables mouvants, ils pourraient avancer sans risque.

_oOo_

Link cligna des yeux en se retrouvant brutalement dehors, les fesses dans le sable, sans comprendre comment il avait put passer de la pénombre du repaire Yiga à l'éclat aveuglant du soleil.

Il se redressa en position assise et regarda le mur de pierre en face de lui, à moitié ouvert.

L'explication était simple, finalement. Le mur sur lequel il s'était appuyé était pivotant, sans doute une issue de secours ou une entrée secrète. Il se releva et regarda autour de lui, prêt à retourner à l'intérieur du repaire Yiga. Le sable crissant sous un pas lourd le fit se retourner.

L'homme qui se trouvait juste derrière lui, au bord d'une fosse circulaire que Link savait sans fond, était un Yiga, indubitablement. Il était rondouillard et plutôt petit, mais son masque blanc orné de l'œil pleurant rouge inversé était différent des autres, pourvu de cornes.

_ Le Héros des Landes, voyez-vous ça… Tu dois avoir de sérieuses tendances suicidaires pour être venu jusqu'ici.

_ Je ne vous veux pas de mal, simplement récupérer…

_ Pas de mal ? Pas de mal ?! Tu as massacré notre clan il y a cent ans ! Tu as assassinés mes hommes à cette époque ! ET TU AS BLESSE MA FILLE ! Tu as vraiment du culot pour me dire que tu ne nous veux ''pas de mal''.

L'homme ventripotent tira une effrayante lame circulaire creuse en son centre, hérissées de crans promettant mille souffrances. Il se mit en garde, et sa position trahissait son manque d'entrainement tout autant que sa détermination à vaincre.

_ Aujourd'hui, tu vas mourir… Toucher à mon clan est une chose. Toucher à ma fille en est une autre, et rien que pour ce crime, je vais te massacrer.

Les crans de son arme étincelèrent au soleil, dangereusement, lorsqu'il s'élança.