Chapitre 10.
Je tiens d'abord à vous remercier pour vos reviexs, ça fait plaisir ! N'hésitez pas à commenter encore et toujours et à aller faire un tour sur mes autres histoire !J'essaye de faire de mon mieux pour illustrer les sentiments des personnages tout en restant le plus fidèle à l'histoire d'origine alors si vous remarquez quelque chose qui cloche, dites le moi !
Merci et gros bisous
Bonne lecture !
Draco ne savait plus quoi penser. Son cœur battait encore une fois si vite, ses mains étaient trop moites et son souffle lui brulait la gorge. Depuis qu'il était né, il vivait des moments semblables à cela. Son corps ne répondait plus de rien, sa magie semblait prendre le dessus sur lui et il avait l'impression que son âme allait s'envoler, comme si l'on prenait possession de son corps. Severus lui avait dit qu'il ne devait s'inquiéter et qu'un jour, son père lui dirait la vérité, alors il avait attendu.
La cinquième année était finie, les vacances aussi, et bientôt, dans quelques heures, il devra aller prendre le train pour se rendre dans son école. Il se regardait dans le miroir de sa chambre et souffla doucement pour se concentrer sur autres choses que les pas des sorciers qui résidaient chez lui maintenant et le bruit des sorts qui fusaient de part et d'autre dans son manoir. Il avait encore un peu grandit mais restait plutôt fin et joliment musclé. Maman avait coupé ses cheveux la veille, et il les avait plaqués sur le coté se qui rendait son visage légèrement princier, comme son papa.
Il aimait ses parents, il les aimait plus que tout au monde. Son papa était son modèle de force et de fierté, sa maman de détermination et d'élégance. Il avait toujours voulu être un parfait mélange d'eux, entouré des bonnes personnes, la tête pleine d'idéologies révolutionnaires et respirant la grâce et la beauté. Mais il n'était plus un sang-pur.
Ses poings se serrèrent et son regard se fit dur et cruel. Il voulait pleurer.
Mais il était un Malfoy, et les Malfoy ne pleuraient pas. On lui répétait cela tout les jours. Il devait être fort, il devait être brave, il devait être intelligent, il devait être malin et au dessus des autres s'il ne voulait pas être mangé par ceux la. Alors pourquoi ? Pourquoi aujourd'hui tout semblait s'écrouler ? Tout ce dont il avait cru pendant toutes ses années n'était qu'illusion et il n'avait même pas eu l'intelligence de le remarquer. Bercé par ses conneries, il avait cru que Voldemort régnerai en maître sur le monde, que les gens comme Bellatrix, Ombrage et plein d'autres n'étaient que les fervents d'une idéologie pleine de bon sens, que Potter ne valait pas la peine et surtout, que ses parents étaient ses véritables parents. Une vie remplie de mensonges.
Son cœur se serrait au fur et à mesure que les mots prenaient le chemin jusqu'à son cerveau. Severus lui avait tout dit, il en avait été obligé. Après tout, Voldemort venait de lui confier une mission des plus importantes. Leur frayer un chemin jusque dans l'école et tuer Dumbledor.
C'était impossible. Il n'était pas fait pour cela, il s'en était rendu compte lorsque la main glaciale du monstre qu'était le Lord s'était posée sur son épaule et que le visage de Greyback s'était déchiré en deux par son sourire effroyable. Il ne voulait pas le faire. Il n'était pas un meurtrier.
Son papa avait voulu lui éviter cela. Il s'était interposé plusieurs fois, lors de la réunion, et après, mais aussi lors de sa croissance. Avec le tue loup.
Quand les mots étaient sortis de la bouche de Severus, sa maman l'avait regardé avec effroi. Avait-elle peur qu'il réagisse mal ? Qu'il se mette à les détester ? Et bien non, il aurait au contraire voulu remercier son papa. S'il avait été un lycanthrope, sa vie aurait été bien plus compliquée qu'elle ne l'est déjà. Ses petits sauts d'humeur, ses manies, ses pertes de contrôles, il en avait pris l'habitude, et il les préférait à une transformation dans les cachots de Poudlard, ou dans la forêt interdite.
Il frissonna.
-Draco… J'ai besoin, nous avons besoin de savoir si tu seras là pour nous aider à sauver ton père, à tous nous sauver ? demanda alors Severus mettant ainsi fin à ses réflexions.
-Je veux retrouver mon père.
Une certaine appréhension, une peur, une angoisse. Ils ne savaient plus de quoi serait fait demain. Une lueur d'espoir, un plongeon dans les profondeurs des ténèbres ou alors rien et tout à la fois. Un mélange de souffrance et de tranquillité. Severus observa Draco. Le bébé qui pleurait tout le temps avait bien changé, il ne pleurait plus devant tout le monde, il s'endurcissait et regardait son monde s'écrouler. Comme lui, comme son père, comme tout le monde sur cette Terre.
Il allait devoir faire ses bagages car ils allaient partir. Soupirant, le professeur posa les cartes du destin dans les mains de Merlin, espérant alors que celui-ci sache jouer.
A suivre….
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