Chapitre 11
ADENOIDE je suis désolée si tu n'as pas bien si tu n'as pas compris le chapitre précédent, j'espère si celui la sera plus compréhensible, si tu es encore là et pour vous autres aussi !, je tiens à vous remercier pour vos commentaires ils me font particulièrement plaisir !
J'espère que cette suite vous plaira !
Bonne lecture !
Harry caressait la couverture du livre qu'il tenait dans ses mains comme si c'était un joyau des plus précieux. Hermione avait voulu lui prendre un fois, mais il ne l'avait pas laissé faire. Sans vraiment savoir pourquoi, il tenait à ce livre. Il l'aimait. En fermant les yeux des fois, il se souvenait de la dernière étreinte que son père lui avait donnée. La chaleur qu'il avait ressentit, l'amour, la tendresse et le désespoir. Il se revoyait serrer une mince poignée de ses cheveux sombres alors qu'il suçait ses doigts pour se calmer. C'était un souvenir étrangement flou et net à la fois. Il le chérissait.
C'était le livre du Prince de sang mêlé qu'il gardait précieusement. Le manuel de potion regorgeant de tout plein d'astuces pour avoir de bonne note en la matière. Harry voulait qu'il soit à l'un de ses parents, à son père surtout. Il voulait que ce livre, tout comme l'est la cape d'invisibilité, soit une sorte de lien immortel.
Le regard d'Harry était braqué sur Draco. Il savait. Il avait le mauvais pressentiment que celui ci préparait quelque chose. Les rumeurs tournaient. Les langues se déliaient. Et il en avait appris que Draco avait reçu la marque des ténèbres, cette tache si noire sur sa peau si blanche, une cicatrice à vie. C'était laid et il ne pouvait que se sentir déçu, comme si un jour, il avait espéré. Alors, dans l'espoir de mettre fin aux agissements du blond il le suivait, le traquait et cela l'obsédait.
Mais Draco n'était pas le seul à tourner et se retourner dans l'esprit d'Harry. Le livre du Prince de sang-mêlé aussi. Il souhaitait savoir. Il voulait savoir à qui il appartenait. Il voulait mettre un nom sur ce Prince. Surtout depuis qu'il savait que ni sa mère ni son père n'était fort en potion, depuis qu'il savait que son père n'avait jamais eu les cheveux longs. Ses pauvres souvenirs se mêlaient entre eux, devenant flous et tortueux. Et comme l'avait fait Severus, il souhaitait les sortir de sa tête pour ne plus y penser. D'ailleurs, il fuyait le professeur aussi. Car il avait vu dans sa tête. Les souvenirs, les sensations, les sentiments, la peur, l'angoisse, la colère, la frustration. Il les avait sentis en lui lorsqu'il avait plongé sa tête dans la Pensine. Il y avait vu son père, James, faire du mal à Severus. Il y avait vu le père de Severus, Tobias, faire du mal à Severus. Il y avait vu son lui, son propre lui, faire du mal au professeur. Il n'avait pas compris pourquoi. Mais les paroles qu'il disait semblaient blesser le brun au plus haut point. Il n'avait pas vu le reste mais il aurait voulu. Il aurait souhaitait.
Il sentit qu'on le regardait. C'était Draco.
Il voulait savoir ce que le souvenir de Severus écrivait dans le livre qu'il tenait fortement dans ses bras lorsqu'il était sous l'arbre. Il souhaitait savoir ce que son père avait bien pu dire pour que Severus ne lève la main sur lui pour la première fois. Il devenait curieux de son professeur. Sale curiosité.
Draco s'est levé et Harry l'a suivit. Il n'aurait pas dû car après, ils se sont battu. Le blond ne semblait pas l'avoir voulu mais Harry avait mal réagit. Il lui a lancé un mauvais sort et a faillit le tuer. Pour la première fois.
Pour la première fois les gens pense que leurs querelles vont trop loin.
Pour la première fois, Harry a peur pour Draco.
Pour la première fois Draco se sent seul dans son monde plein de gens et de bruit.
Pour la première fois Severus ne sait pas comment réagir.
Mais Greyback lui s'est bien amusé. Il tient encore le corps tout chaud de Lucius près de lui. L'autre ne pleure plus depuis longtemps. Les larmes ne coulent que lorsqu'il y a de l'espoir et cela fait bien longtemps que lui n'en a plus.
Alors Draco a supplié. Il voulait son papa. Il le voulait tellement. Il a lancé un regard à Severus avant de sortir de l'hôpital. Il allait sauver son papa. Il le devait. Il le fallait. L'armoire était presque prête.
Severus sait que Draco a toujours était étrange. Il avait une sorte de complexe. Il voulait constamment se reposer sur quelqu'un. Son père et sa mère qu'il idolâtrait. Puis Tom Jedusor et lui qu'il enviait. Puis Crabbe et Goyle qu'il soumettait. Puis Harry et Dumbledor qu'il méprisait. Toutes ces personnes avaient leur importance dans la vie de Draco car elles servaient de pilier, de repère dans la mer agitée qu'était sa vie. Si l'une d'elle craquait alors il se brisait totalement. Quand Crabbe et Goyle ne furent plus à la hauteur, il choisit Blaise et Théo qui endossèrent le rôle à merveille. Ces personnes là protègent, rabaissent, jouent et grondent. Draco a besoin de cela. Il lui faut deux camps, les gens qu'il aime et les gens qu'il n'aime pas.
Depuis qu'il est petit il agit comme cela et Severus le sait. Pourtant, il a remarqué que ces derniers temps, ces fameux camps semblaient s'effriter et se déchirer pour se mélanger et former quelque chose de plus complexe. Il aime Harry maintenant et il hait Voldemort. Il n'éprouve rien pour Crabbe et apprécie vraiment Blaise. Ses sentiments se peaufinent et se modélisent. Il grandit finalement.
La potion qui l'avait touché ne le tient peu être plus aujourd'hui. Son combat intérieur ressemble dorénavant à celui de tout humain.
Un cri retentit et Draco se bouche les oreilles. Lucius crie. Il souffle. Il supplie. Et Draco pleure car il doit attendre pour sauver son père.
Severus se leva doucement. Il sortit et ferma la porte derrière lui. Ce soir, il n'agira pas comme le Prince de sang-mêlé. Ce soir, il va faire un sacrifice. Si Dumbleodr accélère les choses de son coté alors lui peut les ralentir du sien.
Il sent des mains se poser sur lui. Ses vêtements le quittent. Mais les cris de Lucius ont stoppé. Ca y est, il le laisse tranquille. Ce sont seulement ses soupirs que l'on entend cette nuit. Car ce soir, le Prince a sauvé son ami. Lucuis dort dans les bras tremblants de sa femme pour la première fois et sous le regard mouillé de son fils. Severus lui ne dort pas. Mais il est aussi serré dans les bras de quelqu'un et se sont ses yeux qui se mouillent alors que les heures passent.
A suivre…
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