A/N : Coucou tout le monde !

Ça fait un bail, pas vrai ? Un bail que j'ai pas posté en français dans ce fandom et un bail que j'ai pas posté sur cette histoire. Simple et bonne raison : il n'y a plus de confinement x) Bon, j'imagine que ça fait de cette histoire une histoire assez repoussante puisque fondamentalement cette période est considérée comme plutôt « traumatisante ».

Mais voilà, je n'aime pas laisser des histoires pas finies, j'avais besoin d'écrire, et La Fille dans le rue m'épuise, donc je me suis dit que j'allais vous faire un petit chapitre, cette fois sans l'aide de Grise. J'avais une entreprise à sauver !

Bref, on reparle à la fin, en attendant je vous souhaite une bonne lecture !


Dans les jours qui suivirent l'étrange rêve de Korra, cette dernière eut du mal à penser à autre chose qu'à Asami. Cela se révélait être un peu contraignant. Et le fait d'être avec elle pratiquement en permanence n'aidait pas.

Elle la voyait souvent rôder et soupirer dans l'appartement, probablement à cause de son entreprise. Korra essayait souvent de se concentrer dans ces moments-là, mais avoir son attirante colocataire qui faisait les cent pas dans son dos, parfois en s'arrêtant, parfois en la frôlant, ne lui permettait pas vraiment de suivre ses cours correctement.

Finalement, elle avait opté pour changer un peu ces horaires et rester dans sa chambre de temps en temps, là où Asami n'était pas. Mais ça ne l'empêchait pas de rêvasser. Et comme ça l'ennuyait profondément, elle se dit qu'il fallait en faire quelque chose de productif. Il devait bien y avoir un moyen d'aider Asami avec son entreprise ! Comme ça, elle arrêterait peut-être de rôder comme une âme en peine…

La grande question, c'était : que pouvait faire une entreprise automobile pendant une crise sanitaire ? Elle se mit alors à faire quelques recherches…


« Asami ! C'est bien une liste de vos machines et votre production ce bidule ? demanda Korra, en prenant une feuille qui était dans un dossier posé sur la table basse.

- Oui, mais…

- Ok, parfait, merci ! »

Et elle retourna dans sa chambre. Asami était perplexe. Elle ne savait pas ce qu'avait Korra en ce moment. Cela faisait deux jours qu'elle était excitée comme une puce. Elle sortait de sa chambre, mangeait en vitesse, prenait parfois des papiers, et elle semblait passer du temps à faire des vidéoconférences, mais ça ne semblait pas être pour ces cours sinon elle ne parlerait pas tant.

La jeune femme d'affaires ne savait pas de quoi elle parlait, ni pourquoi elle s'intéressait à son entreprise. Elle savait pas si elle devait en être ennuyée ou avoir un peu d'espoir. Ceci étant, elle trouvait ça étrange… Et elle en avait marre de se sentir inutile et stupide, alors elle allait trouver le fin mot de l'histoire. C'étaient ses dossiers à elle, mince !

Elle toqua à la porte. Elle entendit vaguement un :

« Franchement, Korra, je ne sais pas, ça paraît complètement fou.

- Oui, mais si ça marche…

- Si ça marche, je ferai tout pour qu'on puisse aider au mieux.

- Merci, Papa ! Tu me tiens au courant ?

- Bien sûr, ma chérie, je t'appelle dès que j'arrive à trouver du soutien pour ta fameuse idée tordue.

- Ça pourrait être une idée géniale. Bon, je te laisse, Asami veut me parler.

- À plus tard, ma chérie. »

Elle entendit ensuite des pas, puis Korra lui ouvrit la porte avec un sourire rayonnant qui s'excusait de l'avoir fait patienter.

« Je peux savoir ce que tu fais ? lui demanda Asami.

- Oh, je téléphonais à mon père.

- Non, je veux dire, qu'est-ce que tu fais avec mon entreprise familiale ? Je t'ai vu prendre des bilans économiques, des trucs sur la capacité de production, et maintenant le matériel ? Tu prévois de voler le peu de choses qui restent de mon usine, c'est ça ? plaisanta-t-elle.

- Mais non, bien sûr que non ! Viens, il faut que je t'explique. »

Elle sortit de sa chambre et s'assit en tailleur sur le canapé, en attendant qu'Asami la rejoigne. Toujours aussi perplexe, la jeune femme la suivit d'un pas mal assuré et s'assit en face de Korra les sourcils froncés.

« Vas-y, explique…

- J'ai peut-être trouvé un moyen de sauver ton entreprise.

- Ah oui ? s'étonna Asami, tout en ressentant une lueur d'espoir malgré elle.

- Oui. Il suffit qu'on sauve le monde en même temps !

- Alors, là, je ne te suis plus.

- On va dire que j'ai certains contacts…

- Des… contacts ? Quel genre de contacts exactement ? »

Elle savait que Korra n'était pas vraiment ce genre de fille, mais elle ne pouvait s'empêcher de l'imaginer trainer avec la pègre maintenant… Brrr, il faudrait espérer qu'elle ne comptait pas la faire rentrer dans l'illégalité pour sauver Future Industries. De toute façon, l'illégalité avait déjà fait beaucoup trop de mal à son entreprise et à son nom pour qu'elle s'y consacre.

« Ça, c'est pas important, dit la femme de la Tribu de l'Eau en écartant la question d'un geste de la main. On en reparlera plus tard. En plus, avant que mes contacts fassent quoi que ce soit, il faut que tu trouves un moyen de reconvertir ton entreprise. »

Asami explosa de rire.

« Korra, c'est une entreprise automobile. On fait des voitures.

- Mais personne n'a besoin de voitures maintenant ! On a besoin de gel, de masques, de respirateurs, et peut-être même de PQ.

- Tout ce que je ne fabrique pas, donc.

- Il faut qu'on trouve un moyen de les fabriquer.

- De fabriquer du PQ ?

- Mais non ! Laissons tomber le PQ. Du gel, des respirateurs, des masques ! On peut faire ça !

- On peut ?

- C'est toi l'ingénieure, non ?

- Korra, je vais me répéter, mais c'est une entreprise automobile.

- Asami, dit sérieusement Korra en plongeant son regard dans les yeux de jade. S'il te plait, regarde. »

Elle lui tendit les papiers qu'elle avait pris à Asami. En fait, c'étaient des copies où certaines données étaient surlignées, barrées, entourées, avec quelques notes sur le côté.

« J'ai fait des recherches et il y a des points communs entre la production de voiture et la production médicale. On pourrait adapter. Enfin, tu pourrais adapter, parce que moi j'y connais rien. Et si on entre en relation avec une entreprise qui produit déjà ces trucs-là… En plus, tu as des entrepôts vides et des usines qui ne fonctionnent plus. Je connais quelqu'un qui pourrait les utiliser pour fabriquer du gel ou mettre des installations médicales, et il n'y encore rien de fait, mais la Tribu de l'Eau…

- Attends. »

Asami lisait les papiers, les sourcils froncés. Korra savait qu'elle réfléchissait.

« Les entrepôts ne sont pas vides, dit-elle d'un air absent. Pas complètement. »

La jeune femme aux yeux bleus ne répondit pas, elle savait que ces paroles ne lui étaient pas vraiment destinées. Asami essayait simplement de trouver un sens à tout cela. Elle essayait de croire à cette lueur d'espoir qui venait d'apparaître, de la concrétiser et de s'y accrocher.

« Je… commença-t-elle. Aussi fou que ça puisse paraître, ça pourrait marcher… Korra, ça pourrait marcher. »

La jeune femme d'affaires cligna des yeux avant de les remonter vers le visage souriant de sa colocataire. Elle était encore sous le choc, alors elle chercha à amasser des informations.

« Comment… comment t'as fait pour penser à tout ça ?

- Oh, eh bien, je n'y connais rien en entreprise, mais je connais quelqu'un qui s'y connaît, et la Tribu de l'Eau aurait besoin d'aide, surtout dans le sud, mais comme Republic City est déjà très occupée, comme toutes les autres nations... En plus, personne n'en a rien à faire de ce qu'a pu faire ton père là-bas, donc ça pourrait redorer le blason de ton entreprise. Enfin, j'espère…

- C'est extraordinaire. Vraiment. »

Asami était bluffée. Elle n'avait pas pensé à profiter de la crise. Bon, il fallait dire qu'elle trouvait ça presque moralement répréhensible, mais c'est pas comme si elle propageait le virus. Justement, elles allaient le combattre et si ça pouvait permettre à Future Industries de rester à flot pendant un temps, ce n'en était que mieux !

La jeune femme aux yeux verts dirigea son regard plein de tendresse vers sa nouvelle amie et l'entoura soudainement de ses bras.

« Merci, lui dit-elle et elle avait envie de pleurer.

- Oh, c'est pas bien grand-chose… Je veux dire, on va surement pas pouvoir faire une marge conséquente avec les temps qui courent et ça va être énormément de logistique, et…

- Ce sera parfait, Korra. »

Elle se remit face à elle.

« Ça nous donnera le temps dont j'ai besoin.

- Je ne sais pas Asami… Il y a peut-être des coûts que je n'ai pas prévu et… tu es fauchée.

- Je… Ouais… J'espère ne pas en arriver là, mais… il me reste une carte à jouer. »

Korra jeta un regard curieux à l'autre femme, mais celle-ci ne développa davantage son idée. Où pourrait-elle trouver des ressources ? Elle arrivait à peine à payer le loyer… Elle ne chercha pas à en savoir davantage et parla plutôt de tout ce qu'elle espérait pouvoir mettre en place dans les prochains jours.

Elle expliqua à Asami qu'elle lui laissait bien entendu la direction de l'entreprise, la gestion du personnel, et bien sûr les casse-têtes que ses ingénieurs et elle-même auraient à faire pour pouvoir adapter la production industrielle à des fins médicales. Après tout, Asami avait encore des machines et des chaines de production qui étaient fonctionnelles. Elle avait fermé la plupart de ses filiales et tous ses moyens de distribution à l'étranger, mais l'usine de Future Industries à Republic City existait encore et était tout à fait fonctionnelle. Oui, certains équipements commençaient à se faire un peux vieux et n'étaient pas vraiment à la pointe de la technologie mais ça suffirait, du moins elle espérait et comptait sur Asami pour que ça fonctionne.

D'un autre côté, il y avait les entrepôts. Asami avait raison, ils n'étaient pas totalement vides, mais elle avait bon espoir de pouvoir rassembler les dernières productions dans un lieu unique pour qu'une partie des entrepôts soit vide. Pourquoi ? Korra avait pris contact avec Varrick Global Industries, son fameux contact en affaires. Il produisait différents biens de consommation, dont du gel désinfectant. Mais il n'avait pas la place pour en faire une quantité nécessaire, si bien qu'il ne pouvait étendre sa production qu'à la Tribu de l'Eau du Sud où il était localisé.

Varrick, le PDG, cherchait à trouver différents lieux de production dans les autres nations. Il disait avoir trouvé un moyen de déployer une production mobile pour peu qu'on lui donne un endroit où pouvoir produire. Ainsi, se chargerait-il de louer les entrepôts, de produire du gel et de le distribuer à la Tribu de l'Eau du Nord, à Republic City, mais aussi à la République de la Terre à laquelle ils étaient géographiquement rattachés. De plus, Varrick avait accepté de se charger de l'exportation des respirateurs et des masques qu'Asami arriverait à produire.

Et c'était là que Korra intervenait. Elle savait que c'était compliqué, mais elle avait demandé à son père de jouer en faveur d'Asami auprès du conseil de la Tribu de l'Eau du Sud pour qu'elle ait la demande des respirateurs. Ainsi, la Tribu de l'Eau du Sud devrait financer en avance la production promise et le reste lors de la réception. Asami aurait alors l'exclusivité et il se pourrait bien que les autres nations prenne exemple sur la Tribu de l'Eau et demandent elles aussi des respirateurs de Future Industries.

Si tout se passait bien, Asami pourrait rappeler une partie de ses employés, les payer à la fin du mois, avec les diverses taxes qui lui incombaient. Non, elle ne croulerait pas sous l'or, ça allait être compliqué pendant encore un temps, mais ça leur donnerait un peu de répit et surtout, ça donnerait une image de sauveur à Future Industries. Il fallait au moins ça pour occulter le trafic d'armes d'Hiroshi.

Asami voulait y croire. Elle voulait croire que pour une fois, il y avait une solution, même si ce n'était que temporaire. Elle voulait d'autant plus y croire que Cabbage Corps n'avait pas encore eu une idée pareille. Et même s'ils l'avaient, ils ne l'avaient pas elle, et elle était bien meilleure ingénieure que ces têtes de nœuds qui faisaient baisser les couts pour du matériel de moindre qualité. Hors, pendant une crise pareille, il fallait de la qualité et de la sureté, ce qui avait toujours été la marque de fabrique de Future Industries.

Oui, ça pouvait marcher, mais il fallait qu'elle mette tout cela en place en quelques jours à peine. Tout le monde allait plancher dur, elle la première, mais elle ferait en sorte que ça fonctionne. Il n'y avait plus le choix. Et c'était le moins qu'elle puisse faire pour Korra, qui avait tant organisé en l'espace de quelques jours. Il faudrait qu'elle la remercie pour tout ça. Elle avait vraiment tout donné, de sa famille à ses amis, à elle-même… Oui, il fallait vraiment qu'elle la remercie… Elle était sa sauveuse maintenant. Et ça marcherait grâce à elle. Elle allait sauver l'entreprise de son père. Et le monde aussi, comme l'avait si bien dit Korra !


A/N : Voilà, fin de chapitre ! C'est pas très long, je sais. Mais j'ai pas la force de faire bien plus pour l'instant x) Merci pour la lecture ! Hésitez pas à laisser une review, ce serait sympa x)

Il paraît que l'été n'est pas une bonne période pour poster. Je crois que c'est vrai x) Mais bon… Pour ce qui est de continuer cette histoire ou pas, ça dépendra de vous. Si personne ne dit rien, je vous gribouillerai peut-être un chapitre express pour résoudre quelques petites choses, mais ce sera bâclé.

On se reverra au moins pour le dernier chapitre bonus de La Fille dans la rue pour ceux qui suivent et sinon… c'est un grand mystère.

Bon été tout le monde !

Lion


Réponse review :

Fanmangas2 : Coucou !

J'étais très contente de lire ta review et ton enthousiasme x) Je l'ai gardée dans un coin pour pas oublier de te remercier et pour me donner le courage d'écrire un chapitre supplémentaire x) J'espère que tu pourras lire cette réponse. Merci beaucoup pour ta review !

À une prochaine fois, j'espère !